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Ministère de la Sécurité publique

Programme d'activités en milieu carcéral

Le programme d’activités fait partie des mesures mises en place par le ministère de la Sécurité publique pour favoriser la réinsertion sociale des personnes contrevenantes.

Services éducatifs et développement de l’employabilité des individus

La clientèle des établissements de détention présente en général des lacunes sur les plans de la scolarité et de l’employabilité. La bonne volonté n’étant pas toujours suffisante pour permettre à une personne contrevenante de réintégrer la société, la formation représente un moyen privilégié pour combler certaines lacunes. De même, cette clientèle n’a pas toujours les bons « outils » pour aborder le marché du travail et faciliter son embauche.

Quels sont les cours offerts?

Issus d’un partenariat entre le ministère de la Sécurité publique, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et les fonds des établissements, des cours de formation présecondaire et secondaire sont donnés dans les établissements de détention. Mentionnons, entre autres, des cours d'alphabétisation, de français et de mathématiques.

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport assume la totalité des coûts des formations se rapportant aux services éducatifs offerts à l’intérieur du régime pédagogique de la formation générale aux adultes. Pour leur part, les fonds locaux de soutien à la réinsertion sociale des établissements ont déboursé en 2011 la somme 837 471 $ en matériel pédagogique et en allocations versées aux étudiants en guise d’incitatifs pour poursuivre leurs études.

L'intervention du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale

Les ressources engagées par le MESS offrent des services de base en matière de développement de la main-d’œuvre et de l’emploi en plus de participer à l’élaboration de projets de travail qui tiennent compte des caractéristiques de la clientèle carcérale et des réalités du marché du travail.

Elles offrent :

  • un service d'accueil et d'évaluation des besoins en employabilité
  • un service d'information sur le marché du travail
  • une formation sur les techniques de recherche d'emploi
  • un accompagnement durant la période de formation ou de recherche d'emploi

D’autres ressources communautaires offrent également des cours de développement personnel et social traitant du savoir vivre, du budget, de l’hygiène, de la sexualité, des habiletés parentales et d’autres sujets répondant aux problématiques des personnes contrevenantes.

Travail rémunéré

Les travaux confiés aux personnes contrevenantes résultent généralement d’ententes conclues avec des ministères, des organismes publics et parapublics et des organismes sans but lucratif. À certains endroits, des entreprises confient des travaux d’ensachage et d’emballage d’articles réalisés à l’intérieur d’un établissement.

Travaux confiés aux fonds des établissements

  • Lavage de linge
  • aide à la cuisine
  • entretien ménager
  • entretien paysager et déneigement
  • peinture à l'intérieur des établissements
  • manutention et petites réparations

Ces travaux sont habituellement réalisés à l'intérieur du périmètre sécuritaire de l'établissement de détention.

Les fonds des établissements de détention ont établi un barème de rémunération fixant le salaire à un taux horaire de base correspondant à 35 % du salaire minimum en vigueur au Québec. Ce taux tient compte du roulement élevé de la main-d’œuvre et du statut d’apprenti qui demeure omniprésent durant toute la période du stage de la personne contrevenante.

Pour certains postes de travail rémunéré, la commission scolaire peut, selon certains critères, attester des connaissances et des compétences acquises par la personne contrevenante.

Selon le Rapport d’activités du Fonds central de soutien à la réinsertion sociale (2011), en ce qui a trait au travail rémunéré, les tâches confiées aux personnes contrevenantes proviennent de contrats de service et de fabrication de biens conclus avec des ministères, des organismes publics et parapublics, des organismes à but non lucratif et, dans certains cas, des entreprises privées. Dans l’ensemble du réseau correctionnel, on compte environ 500 postes de travail offerts aux personnes contrevenantes.

Travail non rémunéré ou services rendus à la collectivité

La personne contrevenante a accès, sur une base volontaire, à des activités de services qui peuvent favoriser l’acquisition et le maintien de valeurs sociales comme l’entraide, la coopération, le respect et le sens des responsabilités :

  • entretien des aires de vie à l'intérieur de l'établissement
  • bénévolat auprès d'organismes sans but lucratif

Leur implication dans la communauté contribue à démystifier l’image de la personne contrevenante. Près de 300 personnes contrevenantes participent annuellement à ce genre d’activités. Des activités liées à la pastorale et à divers sujets à caractère culturel sont également offertes.

Activités socioculturelles, loisirs et sports

En ce qui a trait aux activités sportives, de nombreuses études montrent que l’incarcération est une source de stress, d’anxiété et de dépression. En effet, cette étude conclut que les personnes détenues qui font de l’exercice ont des niveaux de stress et d’anxiété moins élevés, sans compter que le personnel correctionnel subit moins de stress dans le travail quotidien. On peut donc affirmer que les investissements des fonds, de plus de 500 000 $ par année dans la mise en application des programmes sportifs, socioculturels et de loisirs dans les établissements de détention du Québec, ont des répercussions positives sur les contrevenants ainsi que sur le personnel.

Ce qui est couvert par le fonds des établissements

Le fonds assume tous les coûts pour l’achat des équipements, des jeux et des accessoires :

  • service de câblodistribution
  • téléviseurs et autres accessoires
  • bâtons de hockey
  • équipement d’haltérophilie ou matériaux
  • équipement et honoraires de l’animateur pour la pratique de diverses formes d’art et de bricolage