Bandeau d'identification visuelle du Ministère de la sécurité publique
Ministère de la Sécurité publique

Profil correctionnel 2015-2016 : les femmes confiées aux Services correctionnels

Date de publication : 2018

Sommaire

Bien que les femmes soient sous-représentées dans la population carcérale et dans le nombre de personnes suivies dans la communauté, leur situation et caractéristiques propres font qu’elles requièrent une attention particulière de la part du ministère de la Sécurité publique. Pour définir des programmes, des services et des activités qui vont pleinement contribuer à la réinsertion sociale des femmes contrevenantes, il y a lieu de connaître leurs profils et leurs besoins.

Les femmes non-autochtones contrevenantes sont relativement jeunes, moins scolarisées que les autres femmes, sans-emploi pour la plupart et aussi nombreuses à prendre des médicaments d’ordonnance. Elles ont donc des caractéristiques minant leur capacité à s’intégrer socialement. Notons de plus que les femmes en général sont plus souvent victimes de maltraitance que les hommes, ce qui les rend plus vulnérables à adopter des comportements criminels et à être judiciarisées. Nous pouvons considérer que les femmes détenues ou suivies dans la communauté sont, la plupart, autant des contrevenantes que des victimes.

Les femmes autochtones contrevenantes représentent un groupe à part. Elles se différencient des femmes non‑autochtones en général, mais aussi des femmes non‑autochtones contrevenantes. Elles sont jeunes, peu scolarisées et peu à avoir un emploi rémunéré. Toutefois, elles ne présentent pas un état de santé physique ou mental bien différent des femmes non‑autochtones contrevenantes. Notons aussi que le profil des femmes autochtones varie quelque peu d’une nation autochtone à l’autre.

Pour ce qui est des données criminelles, nous désirons souligner qu’une femme non‑autochtone incarcérée sur cinq a commis une infraction relative à l’administration de la justice. Notons aussi qu’elles reçoivent des peines d’incarcération relativement courtes. Du côté des femmes autochtones, retenons qu’elles sont détenues pour une multitude d’infractions différentes. Toutefois, il appert que le défaut de se conformer à une ordonnance de probation revient plus souvent que les autres infractions.

Donc, le fait que les femmes contrevenantes, autochtones ou non, demeurent peu longtemps en détention, sont condamnées pour des infractions parmi les moins graves, souvent liées à l’administration de la justice, sont plus socialement désorganisées et sont, pour plusieurs, autant des victimes que des contrevenantes vient teinter la nature des programmes, des services et des activités qui leur sont offerts afin de les réhabiliter et les réinsérer socialement.