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Ministère de la Sécurité publique

La sécurité incendie au Québec - Statistiques sur les incendies déclarés en 2015

Introduction

Depuis de nombreuses années, le bilan statistique permet de mieux comprendre les causes et les circonstances des incendies et d’en faire une analyse à l’échelle provinciale.

En 2015, les municipalités québécoises ont déclaré, en moyenne, près de 47 incendies par jour. Ces incendies ont été causés principalement par des distractions, des comportements inappropriés ou encore par des installations inadéquates.

Ces informations statistiques confèrent l’importance pour le Québec de trouver des solutions afin de diminuer l’occurrence des incendies et leurs conséquences. Le ministère de la Sécurité publique a donc choisi, dans sa planification triennale de prévention des incendies, de sensibiliser les gens à adopter des comportements sécuritaires.

La Semaine de la prévention des incendies, tenue en octobre 2016, sous le thème « Le combat des chefs. C’est dans la cuisine que ça se passe ! », a servi de lancement aux capsules mensuelles de prévention des incendies. Chaque mois, en collaboration avec ses partenaires, le ministère diffuse des conseils de prévention des incendies sur ses comptes Facebook et Instagram. Les municipalités et les services de sécurité incendie sont invités à participer à la promotion de la prévention des incendies en partageant les capsules à leurs citoyens.

Les capsules sont disponibles sur le site Web du ministère à l’adresse : www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-incendie/prevenir-incendie/conseils-prevention/capsule-prevention.html

Ainsi, la population est invitée à réfléchir sur ses habitudes quotidiennes et, le cas échéant, à y apporter des changements afin de mettre en pratique les conseils de prévention.

Les relevés de fréquentation du site Web ministériel révèlent que la publication annuelle des statistiques est consultée en moyenne plus de 1 200 fois par mois.

Les statistiques annuelles de 2015 couvrent la période échelonnée du 1er janvier au 31 décembre 2015 et proviennent des données transmises par les municipalités au ministre de la Sécurité publique.

Les données utilisées pour la réalisation du présent rapport ont été extraites de la banque de données du ministère de la Sécurité publique en février 2017. La valeur, la qualité et la fiabilité des statistiques présentées dans ce rapport reposent sur la rigueur et la justesse des renseignements transmis au ministère. Par la nature dynamique de la banque de données qui implique l’ajout de données spécifiques aux années antérieures, il est possible que certains chiffres soient différents de ceux publiés dans les rapports précédents.

Les appels d’urgence au 9-1-1 en 2015

En 2015, les 29 centres d’appels d’urgence (CU 9-1-1) ont reçu près de 5 millions (M) d’appels d’urgence. Cela représente plus de 13 575 appels par jour. Ces appels ont été faits sur une ligne 9‑1‑1 du Service public d’appels d’urgence (SPAU) ou sur une ligne administrative (numéro à 10 chiffres).

Les préposés au traitement des appels ont transféré un peu plus de 3,1 M d’appels soit à un centre secondaire d’appels d’urgence (policiers, ambulanciers ou pompiers) ou vers d’autres services comme les travaux publics, l’électricité, le gaz, d’autres CU 9-1-1, etc.

Enfin, les appels reçus ne sont pas tous transférés puisque certains appels sont considérés comme non urgents ou indésirables (non fondés), notamment, lorsque le numéro 9-1-1 est composé par erreur ou lorsqu’il n’y a personne au bout du fil. Il arrive également que plusieurs appels soient faits pour un même événement. Ces appels représentent 36,8 % de l’ensemble des appels d’urgence, soit plus de 1,8 M d’appels.

Transfert des appels

Nombre

%

Policiers

1 585 606

50,7

Ambulanciers

663 790

21,2

Pompiers

165 418

5,3

Autres services 

714 883

22,8

Total

3 129 697

100,0

Des 165 418 appels transmis aux services de sécurité incendie en 2015, 17 038 concernaient le combat du feu. Par conséquent, plus de 148 000 appels ont été dirigés vers les services de sécurité incendie pour des secours spécialisés (intervention en présence de matières dangereuses, désincarcération, sauvetage en hauteur, en milieu isolé, en espace clos, nautique ou sur glace), des vérifications diverses (fils électriques, présence de fumée, etc.) ou d’autres types d’interventions (périmètre de sécurité, évacuation, assistance aux citoyens, etc.).

Les statistiques sur les incendies déclarés en 2015

Les dispositions de la loi sur la sécurité incendie

La Loi sur la sécurité incendie (RLRQ, chapitre S-3.4) précise les obligations de la municipalité à déclarer un incendie (article 34) et les pouvoirs du ministre à produire des données statistiques (article 142).

La déclaration d’incendie

34. Toute municipalité locale sur  le territoire de laquelle est survenu  un incendie doit communiquer au ministre, au plus tard le 31 mars  de l’année qui suit l’incendie, la date, l’heure et le lieu de survenance de l’incendie, la nature des préjudices, l’évaluation des dommages causés et, s’ils sont connus, le point d’origine, les causes probables et les circonstances immédiates de l’incendie que sont, entre autres, les caractéristiques de l’immeuble ou des biens endommagés et le déroulement des événements.

Toutefois, un renseignement dont la divulgation risquerait vraisemblablement d’avoir un effet sur une procédure judiciaire dans laquelle la municipalité ou un membre de son conseil a un intérêt peut n’être rapporté que lorsque le jugement dans cette cause est passé en force de chose jugée.

Les pouvoirs du ministre

142. En outre, le ministre peut :

  1. effectuer, faire effectuer ou favoriser des recherches portant sur la gestion des risques d’incendie ou sur la planification des secours ou tendant à l’amélioration des techniques, des méthodes ou des équipements de prévention, de détection, d’alerte ou de lutte contre les incendies ;
  2. proposer, coordonner ou exécuter des activités ou des travaux susceptibles de supprimer ou de réduire les risques ou les effets d’un incendie ;
  3. faire des analyses des données statistiques et des études sur la situation de la sécurité incendie à l’échelle nationale, régionale ou locale, ou sur les incidences de cette situation, notamment sur l’économie régionale ou en matière d’assurance, et les rendre publiques.

La procédure d’archivage de la déclaration d’incendie

La déclaration d’incendie produite en vertu de l’article 34 de la Loi sur la sécurité incendie demeure la propriété de la municipalité. Cette dernière est tenue de conserver la déclaration d’incendie conformément aux règles d’archivage en vigueur.

Les incendies déclarés en 2015

La déclaration des incendies par les municipalités

Les 1 110 municipalités du Québec ont été jointes par l’équipe de la Direction de la sécurité incendie afin de leur rappeler l’obligation de déclarer tous les incendies survenus sur leur territoire, conformément à l’article 34 de la Loi  sur la sécurité incendie.

En 2015, 944 municipalités ont transmis au ministère des déclarations d’incendies survenus sur leur territoire. De plus, 87 municipalités ont confirmé n’avoir aucun incendie à déclarer en 2015. Ainsi, près de 93 % des municipalités québécoises ont respecté leur obligation de déclarer les incendies survenus sur leur territoire respectif.

Les exercices de validation ont cours depuis 2013 et ils obtiennent un très bon taux de réponse des municipalités. En plus de résoudre certaines difficultés vécues par les municipalités lors de la transmission des rapports, ces exercices permettent de les rejoindre d’une façon plus personnalisée. À titre d’exemple, en 2015, 51 municipalités de plus qu’en 2014 ont respecté les provisions de la loi.

Déclaration des incendies par les municipalités, 2015
Municipalités tenues de déclarer les incendies sur leur territoireNombre de municipalitésNombre de municipalités qui ont déclaré%
Note : La dénomination du type de municipalité est établie selon l’organisation municipale en vigueur au Québec. Voir les documents sur le site du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire.
Cantons444090,9
Cantons unis22100,0
Municipalités64058591,4
Paroisses15714894,3
Villes22321998,2
Villages443784,1
Total1 1101 03192,9

Les incendies déclarés

De 2010 à 2014 inclusivement, les statistiques révélaient une tendance à la baisse du nombre d’incendies. En 2015, cette baisse s’est interrompue. En effet, 17 038 incendies ont été déclarés par les municipalités, soit  une augmentation de 1 086 incendies par rapport à 2014. Cela représente une majoration de 9,3 %. Toutefois, en 2015, c’est 51 municipalités de plus qu’en 2014 qui ont respecté les provisions de la loi en matière de déclaration des incendies. Il est donc possible de croire que le nombre d’incendies déclaré au cours des années précédentes était en deçà de la réalité.

Nombre d'incendies déclarés au Québec, 2010 à 2015
AnnéeNombre d'incendies déclarés
201021 932
201121 487
201218 560
201316 376
201415 952
201517 038

Les incendies déclarés par type d’incendie

Les incendies limités à l’extérieur, sans perte directement causée par le feu et sans victime (code 11) et les incendies limités au bâtiment d’origine (code 16) représentent plus de 70 % de l’ensemble des incendies déclarés.

Les proportions varient très légèrement d’une année à l’autre. En 2015, la principale variation concernait les feux limités à l’extérieur, sans perte directement causée par le feu et sans victime (code 11). Cela représente 805 incendies extérieurs de plus qu’en 2014.

Nombre d'incendies déclarés par type d'incendie, 2015
Code* et type d'incendieNombre d'incendies2015 (%)2014 (%)2013 (%)
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie. 
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant d'incendies.
11 : Feu limité à l'extérieur, sans perte causée directement par le feu et sans victime6 55238,436,038,4
16 : Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 155 71933,635,334,6
12 : Feu de véhicule limité à l'extérieur2 24513,213,912,8
15 : Feu de cheminée, sans propagation1 3077,68,06,9
13 : Feu limité à l'extérieur, autre que 11 et 128314,94,65,1
14 : Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment2171,31,21,3
17 : Feu propagé à au moins un autre bâtiment1671,01,00,9
Total17 038100,0100,0100,0

Les incendies déclarés par région administrative 

Le pourcentage d’incendies déclarés dans une région administrative est généralement proportionnel à son poids démographique.

Nombre et proportion d'incendies par région administrative, 2015
Région administrativeNombre d'incendiesIncendie (%) PopulationPopulation (%)
Note : Population provisoire 
Sources : Statistique Canada, Division de la démographie et Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques démographiques, 10 février 2016.
Abitibi-Témiscamingue3732,2147 7001,8
Bas-Saint-Laurent4832,8199 5772,4
Capitale-Nationale1 0466,1737 4558,9
Centre-du-Québec5693,4322 0992,9
Chaudière-Appalaches1 0216,0421 8325,1
Côte-Nord1220,793 9321,1
Estrie5783,4322 0993,9
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine2451,491 7861,1
Lanaudière8825,2496 0866,0
Laurentides1 4498,5592 6837,2
Laval1 0266,0425 2255,1
Mauricie6273,7266 9073,2
Montérégie2 66415,61 520 09418,4
Montréal4 34625,51 999 79524,2
Nord-du-Québec880,544 7690,5
Outaouais8615,1385 5794,7
Saguenay–Lac-Saint-Jean6583,9277 2093,4
Total17 038100,08 263 600100,0

Le taux d’incendies par 1 000 habitants, par région administrative

Nombre d’incendies et taux par 1 000 habitants, par région administrative, 2014 et 2015
Région administrativeNombre d'incendies en 2014Taux d'incendies par 1 000 habitants en 2014Nombre d'incendies en 2015Taux d'incendies par 1 000 habitants en 2015
Note : Population provisoire
Sources : Statistique Canada, Division de la démographie et Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques démographiques, 10 février 2016
Abitibi-Témiscamingue3992,703732,53
Bas-Saint-Laurent4432,214832,42
Capitale-Nationale1 2211,671 0461,42
Centre-du-Québec5302,215692,36
Chaudière-Appalaches9732,321 0212,42
Côte-Nord1251,321221,30
Estrie5801,815781,79
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine2082,252452,67
Lanaudière8911,818821,78
Laurentides1 1631,981 4492,44
Laval8932,121 0262,41
Mauricie5211,956272,35
Montérégie2 3101,532 6641,75
Montréal4 2852,164 3462,17
Nord-du-Québec1062,40881,97
Outaouais7311,918612,23
Saguenay–Lac-Saint-Jean5732,066582,37
Total15 9521,9417 0382,06

Taux d’incendies par 1 000 habitants, 2010 à 2015

En 2015, toute proportion gardée, le nombre d’incendies a augmenté plus rapidement que le nombre d’habitants. Cela influe directement sur le taux d’incendies par 1 000 habitants qui est passé de 1,94 en 2014 à 2,06 en 2015.

Malgré l’augmentation du nombre d’incendies de la dernière année, le taux d’incendies par 1 000 habitants a diminué de 25,6 %, ou 0,71 incendie par 1 000 habitants entre 2010 et 2015.

Taux d'incendies par 1 000 habitants au Québec, 2010 à 2015
AnnéeTaux d'incendies par 1 000 habitants
20102,77
20112,69
20122,30
20132,01
20141,94
20152,06

Les incendies de bâtiments

Incendies de bâtiments selon le type d'incendie, 2015
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant d’incendies.
Type d'incendie*Nombre d'incendies %
16. Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 15 5 71977,2
15. Feu de cheminée, sans propagation1 30717,6
14. Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment2172,9
17. Feu propagé à au moins un autre bâtiment1672,3
Total7 410100,0

En 2015, le nombre d’incendies a augmenté pour tous les types d’incendie  de bâtiments. Par contre, les proportions sont demeurées sensiblement les mêmes que celles observées au cours des années précédentes. De 2010 à 2015, le nombre moyen d’incendies de bâtiments, incluant les feux de cheminées sans propagation, s’établissait à environ 7 300 par année ou 20 incendies par jour.

Nombre d'incendies de bâtiments, 2010 à 2015
AnnéeNombre d'incendies de bâtiments
20107 455
20117 319
20127 225
20137 152
20147 256
20157 410

Les feux de cheminée sans propagation

Les renseignements demandés sur le formulaire de déclaration d’un incendie permettent de documenter les causes et les circonstances d’un incendie de bâtiment, sauf s’il s’agit d’un incendie de type 15 (feu de cheminée sans propagation). En effet, l’absence de perte matérielle causée par les flammes justifie, dans ce cas, d’exclure la collecte des renseignements sur les causes  et les circonstances de l’incendie. Pour cette raison, les feux de cheminée sont traités distinctement des incendies de bâtiments.

En 2015, les feux de cheminée constituaient 17,6 % de l’ensemble des incendies de bâtiments déclarés au ministère.

Les données historiques sur le climat colligées sur le site de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie[1] indiquent que pour une deuxième année consécutive, l’hiver 2014-2015 a été particulièrement froid au Québec. Ainsi, pour les années 2014 et 2015, ces conditions météorologiques hivernales pourraient expliquer cette recrudescence observée au niveau des feux de cheminée.

Nombre de feux de cheminée sans propagation, 2011 à 2015
AnnéeNombre de feux de cheminée
20111 343
20121 122
20131 132
20141 283
20151 307

Les incendies de bâtiments avec pertes matérielles

En 2015, les déclarations d’incendies rapportaient 6 103 incendies de bâtiments ayant entraîné des pertes matérielles sur 6 377 bâtiments. Les dommages matériels au bâtiment étaient dus  à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction de même qu’au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

Incendies de bâtiments (sans les feux de cheminée), 2015
Type d'incendie*Nombre de bâtiments endommagésNombre d'incendies
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant de bâtiments endommagés.
16. Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 155 7465 719
17. Feu propagé à au moins un autre bâtiment383167
14. Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment248217
Total6 3776 103

L’usage des bâtiments endommagés

La codification de l’usage d’un bâtiment endommagé est uniformisée pour l’ensemble du territoire québécois. Depuis 2013, les statistiques confirment qu’environ trois bâtiments endommagés sur quatre sont d’usage résidentiel. En 2015, cela représentait 4 784 résidences sur l’ensemble des 6 377 bâtiments endommagés. En d’autres mots, il y a en moyenne plus de 13 résidences endommagées lors d’un incendie chaque jour de l’année.

Usage des bâtiments endommagés, 2015
Usage*Bâtiments endommagés (Nombre)Bâtiments endommagés (%)
*Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Les résultats sont présentés en nombre décroissant de bâtiments endommagés.
Résidentiel4 78475,02
Commercial4717,39
Industries manufacturières3665,74
Services2994,69
Production et extraction de richesses naturelles2143,35
Immeubles non exploités et étendues d'eau901,41
Transports, communications et services publics791,24
Culturel, récréatif et de loisirs741,16
Total6 377100,00

Les bâtiments endommagés par catégorie de risque

La déclaration des incendies prévoit la désignation de la catégorie de risque à laquelle est associé le bâtiment incendié ou endommagé. L’établissement de cette catégorie de risque vise à déterminer les ressources nécessaires pour combattre un incendie de bâtiment et non à établir une occurrence d’incendie.

Les données observées depuis 2013 indiquent qu’il y a près d’un incendie sur 3 qui touche des bâtiments à risque élevé ou très élevé. Les hôpitaux, les centres d’accueil, les immeubles résidentiels à logements multiples, les établissements de détention, les industries et les installations portuaires sont quelques exemples  de bâtiments classés à risque élevé ou très élevé.

La catégorisation des risques est établie lors des travaux d’élaboration et de révision du schéma de couverture de risque. En effet, ce dernier est un exercice de planification et d’optimisation des ressources portant sur la sécurité incendie sur le territoire de chaque autorité régionale. Il a pour but premier d’améliorer la protection des citoyens et de leurs biens contre l’incendie et d’accroître l’efficience dans la gestion des services publics responsables de la sécurité incendie.

Bâtiments endommagés par usage et par catégorie de risque, 2015
 Usage*1. Risque faible2. Risque moyen3. Risque élevé4. Risque très élevé9. Risque indéterminéTotalTotal (%)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Les résultats sont présentés en nombre total décroissant de bâtiments endommagés.
Résidentiel2 862908670286584 78475,0
Commercial231362079874717,4
Industries manufacturières93614617323665,7
Services164910512452994,7
Production et extraction de richesses naturelles48211231932143,4
Immeubles non exploités et étendues d'eau261427176901,4
Transports, communications et services publics141822214791,2
Culturel, récréatif et de loisirs131916206741,2
Total3 0111 2011 316758916 377 100,0
Proportion - catégorie de risque (%)47,218,820,711,91,4100,0-

La survenance des incendies de bâtiments

Chaque jour de l’année, il survient en moyenne 16,5 incendies de bâtiments avec pertes matérielles ou humaines.  Au cours des dernières années, les tendances observées ont permis de faire une corrélation entre certaines habitudes quotidiennes et les différents types d’incendies tels les feux de cuisson ou les feux de cheminée.

Les heures

Depuis 2010, les données confirment qu’en moyenne 28,5 % des incendies de bâtiments surviennent entre 15 h et 19 h 59. Les incendies qui surviennent entre 10 h et 14 h 59 suivent de près avec une moyenne de 24,5 % des incendies de bâtiments.

Les jours

Les données observées depuis 2010 confirment que les incendies de bâtiments surviennent sans prédominance pour un jour ou l’autre de la semaine.

Les mois

Nombre d'incendies de bâtiments déclarés par jour selon de mois de l'année, 2015
Mois de l'annéeNombre%Nombre d'incendies par jour*
* Le nombre d’incendies par jour (quotient) est obtenu par le nombre d’incendies (dividende) / le nombre de jour dans le mois (diviseur).
Janvier6071019,6
Février570920,4
Mars5761018,6
Avril548918,3
Mai5911019,1
Juin430714,3
Juillet440714,2
Août432713,9
Septembre440714,7
Octobre552917,8
Novembre450717,9
Décembre467815,1
Total6 10310016,7

Pour 2013 à 2015, les statistiques démontraient qu’il survient en moyenne 20,7 incendies de bâtiments chaque jour de janvier.

Incendies de bâtiments par jour, selon le mois de l’année, 2013 à 2015
Mois de l'année201320142015
Janvier20,921,519,6
Février16,418,220,4
Mars15,018,218,6
Avril18,015,018,3
Mai18,216,019,1
Juin14,915,214,3
Juillet16,213,914,2
Août14,214,313,9
Septembre13,815,514,7
Octobre15,414,617,8
Novembre15,917,915,0
Décembre18,916,015,1
Total16,516,416,7

Les décès liés aux incendies de bâtiments

Les données sur les décès liés à des incendies proviennent du Bureau du coroner, organisme responsable d’établir les causes de tout décès survenu au Québec, dont les décès par incendie. Le coroner s’engage à livrer son rapport le plus rapidement possible. Cependant, l’investigation du coroner dépend du travail de plusieurs partenaires et il doit donc attendre les rapports de ces partenaires pour être en mesure de produire le sien. En moyenne, un délai d’environ 12 mois est nécessaire au coroner pour recueillir et analyser toute l’information pertinente dans le cadre de son investigation ou de son enquête publique. Au terme de son analyse, il rédige un rapport dans lequel il énonce l’identité de la personne décédée, la date et le lieu de son décès ainsi que les causes et les circonstances du décès.

Le nombre de décès déclaré dans les statistiques est donc révisé annuellement au rythme du dévoilement des conclusions du coroner sur les causes des décès.

Analyse différenciée des décès selon l'âge et le sexe, liés à des incendies de bâtiments, 2010 à 2014
Année0 à 17 ans (M)0 à 17 ans (F)18 à 64 ans (M)18 à 64 ans (F)65 ans et + (M)65 ans et + (F)Nombre de décès
* Le Bureau du coroner a confirmé la mort de 47 personnes lors de l’accident ferroviaire survenu le 6 juillet 2013 à Lac‑Mégantic.
** Le Bureau du coroner a confirmé le décès de 32 personnes lors de l’incendie de la Résidence du Havre survenu le 23 janvier 2014 à L’Isle-Verte.
Source : Rapports d’investigation du coroner, Bureau du coroner, 20 janvier 2017.
2010201879743
20112217115239
20120012710231
20130644291311103*
2014111810143276**

Les statistiques des 10 dernières années démontrent qu’en moyenne, près de 52 décès accidentels surviennent annuellement lors d’incendies de bâtiments. Depuis 2010, malgré une année 2012 plutôt clémente, le nombre de décès tend à la hausse. Les tragédies survenues en 2013 et en 2014 expliquent en grande partie cette augmentation. En 2014, pour une seconde année consécutive, le nombre de décès lors d’incendies de bâtiments est supérieur à la moyenne observée.

Décès liés aux incendies de bâtiments, 2010 à 2014
AnnéeDécès
201043
201139
201231
2013103
201476

Le taux de mortalité dans les incendies de bâtiments

Taux de mortalité par 100 000 habitants, lié aux incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2014
Groupe d'âge

Population*

Proportion 
de la population

Nombre
de décès**

Proportion du
 nombre de décès (%)

Taux de 
mortalité par 100 000 habitants

* Population révisée, Statistique Canada, Division de la démographie, Estimation de la population. Adapté par l’Institut de la statistique du Québec, 28 septembre 2016.
**Rapports d’investigation du coroner, Bureau du coroner, 20 janvier 2017.

0-17 ans

1 521 711

18,5

2

2,6

0,13

18-64 ans

5 286 827

64,4

28

36,9

0,53

65 ans +

1 405 965

17,1

46

60,5

3,27

Ensemble de la population

8 214 503

100,0

76

100,0

0,93

En 2014, le nombre de décès est demeuré élevé principalement en raison des 32 décès attribuables à l’incendie de la résidence du Havre à L’Isle-Verte. De 2010 à 2014, le taux de mortalité moyen se situait à 0,72 par 100 000 habitants. Pour 2014, ce taux s’élevait à 0,93 décès pour 100 000 habitants, soit 29 % de plus que la moyenne établie.

Taux de mortalité par 100 000 habitants, lié aux incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2010 à 2014
Groupe d'âge20102011201220132014
0-17 ans0,130,260,000,390,13
18-64 ans0,480,540,361,380,53
65 ans +1,320,560,921,773,27
Ensemble de la population 0,540,490,381,260,93

Les blessées liés aux incendies de bâtiments

Les données sur les blessés proviennent des déclarations d’incendies transmises par les municipalités. Le ministère  ne dispose d’aucune donnée quant à la sévérité des blessures.Taux de mortalité par 100 000 habitants, lié aux incendies de bâtiments, par groupe d’âge, 2010 à 2014

En 2015, il y a eu 327 personnes blessées lors de 251 incendies de bâtiments. Il s’agit de 41 victimes de moins qu’en 2014, où 368 blessés avaient été rapportés par les déclarants.

D’année en année, les statistiques indiquent que deux victimes de blessures lors d’incendies de bâtiments sur trois sont de sexe masculin.

Analyse différenciée des blessés selon l'âge et le sexe, liés à des incendies de bâtiments, 2015
SexeCivils de 0 à 17 ansCivils de 18 à 64 ansCivils de 65 ans et plusPompiersNombre de blessés total
Masculin241251745211
Féminin248391116
Total482072646327

De 2013 à 2015, pour l’ensemble de la population, le taux de blessés par 100 000 habitants a atteint en moyenne 3,9. Comparativement à celui de 2014 qui était de 4,5, le taux de 2015, établi à 4,0, représentait une diminution de près de 12 %.

Taux de blessés par 100 000 habitants, lié à des incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2015
* Population révisée, Statistique Canada, Division de la démographie, Estimation de la population. Adapté par l’Institut de la statistique du Québec, 10 février 2016.
Groupe d'âgePopulation*Proportion de la populationNombre de blessésProportion du nombre de blessés (%)Taux de blessés par 100 000 habitants
0-17 ans1 521 71118,54814,73,2
18-64 ans5 286 82764,425377,44,8
65 ans +1 405 96517,1267,91,8
Ensemble de la population8 214 503100,0327100,04,0

Les accidents de travail et les maladies professionnelles

En 2015, il y a eu une diminution du nombre de demandes d’indemnisation déposées par le personnel spécialisé dans la lutte contre l’incendie passant de 430 en 2014 à 405 en 2015. Pour les 5 dernières années, il y a eu,
en moyenne, 404 demandes par année. La tendance à la hausse observée dans le graphique qui suit s’explique, en partie, par les tragédies survenues à Lac-Mégantic en 2013 et à L’Isle-Verte en 2014.

Les accidents de travail et les maladies professionnelles chez le personnel spécialisé dans la lutte contre l'incendie, 2011 à 2015
AnnéeAccidents de travail et les maladies professionnelles 
2011389
2012379
2013419
2014430
2015405

En 2015, ce sont les demandes concernant les chutes qui ont subi la plus forte augmentation passant de 80 en 2014, à 91 en 2015.

Les accidents de travail et les maladies professionnelles chez le personnel spécialisé dans la lutte contre l'incendie, 2010 à 2014
Type de lésion20112012201320142015
Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. Lésions acceptées au 1er mars de l’année suivante pour les années 2011 à 2015, octobre 2017.
Note : Les résultats sont présentés en nombre décroissant de 2015.
Réactions du corps et efforts172146185163156
Contact avec un objet ou de l'équipement8193919491
Chutes6975708087
Exposition à une substance ou à un environnement nocif4748466746
Autre événement, exposition et inconnu8491312
Accidents de transport441198
Voies de fait et actes violents65224
Feux et explosions24521
Total389379419430405

L’évaluation des pertes matérielles dans les incendies de bâtiments

L’évaluation des pertes matérielles en bâtiment et en contenu est l’ensemble des dommages matériels dus à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction, de même que ceux dus au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

En 2015, les pertes estimées en bâtiment s’élevaient à près de 226 M $ et celles estimées en contenu à près de 193 M $. Comparativement à l’année précédente, il s’agit d’une baisse de 19,4 M $ pour les pertes en bâtiments ; et d’une hausse de 42,7 M $ pour celles en contenu.

Les bâtiments endommagés par un incendie en 2015 étaient évalués, avant l’incendie, à plus de 14,9 G $. Les pertes matérielles estimées pour ces bâtiments étaient de 226 M $, soit un peu plus de 1,5 % de leur valeur foncière. Par conséquent, à la suite de l’intervention des pompiers, la valeur foncière protégée était évaluée à plus de 14,7 G $.

L'évaluation des pertes matérielles pour les incendies de bâtiments, selon l'usage, 2015
Usage*Pertes estimées en bâtiment (000 $)Proportion des pertes en bâtiment (%)Valeur des bâtiments avant l'incendie (000 $)Valeur protégée des bâtiments (000 $)Pertes estimées en contenu (000 $)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012. Note : Les résultats sont présentés en nombre décroissant de pertes estimées en bâtiment.
Résidentiel150 2160,664 201 8314 051 61564 581
Commercial22 4390,103 974 5023 952 06219 240
Services16 2910,072 474 4822 458 19170 167
Production et extraction de richesses naturelles10 2760,053 622 7083 612 43116 092
Industries manufacturières19 2490,09166 354147 10517 148
Culturel, récréatif et de loisirs3 0570,0148 19245 1362 096
Immeubles non exploités et étendues d'eau2 1120,01192 981190 8692 571
Transports, communications et services publics2 3480,01265 093262 745937
Total225 9891,0014 946 14314 720 154192 833

Bien que la valeur protégée soit considérable, depuis 2011, les pertes matérielles capitalisées dépassent 2,4 G $. Ces pertes justifient pleinement la nécessité de tenir des activités de prévention.

Évaluation des pertes matérielles en millions de dollars dans les incendies de bâtiments, 2011 à 2015
 2011 (M$)2012 (M$)2013 (M$)2014 (M$)2015 (M$)
En bâtiment 275,2271,6250,8245,4226,0
En contenu141,7165,0148,4150,1192,8
Extérieures42,531,3169,644,153,8
Total459,4467,9568,8439,6472,6

Par rapport à 2014, les pertes matérielles en bâtiment ont diminué de 19,4 M $ en 2015. Les pertes en contenu et les pertes extérieures ont, quant à elles, subi une augmentation de 42,7 M $ et 9,7 M $ respectivement. Au final, c’est 33 M $ de pertes matérielles de plus qu’en 2014, soit une hausse de 7,5 %.

De 2011 à 2015, la variation des pertes la plus importante est survenue en 2013 avec la tragédie ferroviaire de Lac Mégantic. En effet, les pertes matérielles extérieures déclarées pour ce seul événement représentaient 150 M $.

En 2015, les pertes matérielles estimées par personne étaient de 57,22 $, soit 2,85 $ de plus par personne comparativement à celles de l’année précédente où elles étaient inférieures à 55 $.

Pertes matérielles par personne, actualisées, 2011 à 2015
AnnéePertes matérielles (en M$)Pertes matérielles par personne (en $)Pertes matérielles (en M$ constants*)Pertes matérielles par personne (en $ constants*) 
* La Banque du Canada utilise les données mensuelles de l’indice des prix à la consommation pour calculer l’inflation. De juillet 2011 à juillet 2012, la variation de l’inflation était de 0,83 %, de juillet 2012 à juillet 2013, de 1,24 %, de juillet 2013 à juillet 2014 de 1,47 % et de juillet 2014 à juillet 2015 de 1,61 %.
2011459,457,58480,159,96
2012467,9 58,09477,259,02
2013568,869,75577,270,78
2014439,653,51439,653,51
2015472,657,22472,657,22

Les incendies de bâtiments à usage résidentiel

La répartition des incendies de bâtiments à usage résidentiel

Qu’entend-on par « usage résidentiel » ?

Un bâtiment à usage résidentiel est un logement, un chalet ou une maison de villégiature, une maison mobile, une roulotte, une habitation en commun (maison de chambres et pension, habitation pour groupes organisés, résidence  et maison d’étudiants, maison de retraite et orphelinat, maison d’institutions religieuses, autres habitations de groupes), un hôtel-motel résidentiel, un parc de roulottes et de maisons mobiles, une résidence provisoire ou autres immeubles résidentiels (habitation pour la chasse, la pêche et la forêt, espace détenu en copropriété divise résidentielle, autres immeubles résidentiels).

Source : Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds, Manuel d’évaluation foncière
du Québec, accessible en ligne sur le site Web du MAMOT : www.mamot.gouv.qc.ca/evaluation-fonciere/manuel-devaluation-fonciere-du-quebec/codes-dutilisation-des-biens-fonds

En 2015, 4 784 bâtiments à usage résidentiel ont été endommagés lors d’incendies, entraînant des pertes matérielles estimées à près de 215 M $.

Rappelons que les dommages matériels au bâtiment sont dus à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction de même qu’au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

Bâtiments à usage résidentiel endommagés et pertes matérielles estimées, 2015
Code* et type de bâtiment à usage résidentielBâtiments (Nombre)Bâtiments (%)Pertes totales estimées (bâtiment et contenu) (000 $)Pertes totales estimées (bâtiment et contenu) (%)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Les résultats sont présentés en nombre décroissant de bâtiments endommagés.
1000 : Logement (maison unifamiliale, appartement) 4 253 88,90 192 065 89,42
1100 : Chalet ou maison de villégiature 152 3,18 9 514 4,43
1923 : Espace de rangement, cabanon 88 1,84 1 820 0,85
1211 : Maison mobile 80 1,67 2 500 1,16
1990 : Autres immeubles résidentiels 64 1,34 3 744 1,74
1543 : Maison pour personnes retraitées autonomes 53 1,11 1 743 0,81
1541 : Maison pour personnes retraitées non autonomes (incluant les CHSLD) 18 0,38 686 0,32
1590 : Autres locaux de groupes 12 0,25 228 0,11
1913 : Camp de chasse et pêche 9 0,19 455 0,21
1511 : Maison de chambres et pension 9 0,19 304 0,14
1600 : Hôtel résidentiel 6 0,13 129 0,06
1532 : Maison d’étudiants (collège et université) 6 0,13 410 0,19
1921 : Stationnement intérieur 6 0,13 206 0,10
1890 : Autres résidences provisoires 5 0,10 90 0,04
1914 : Camp forestier 5 0,10 36 0,02
1212 : Roulotte résidentielle 5 0,10 26 0,01
1521 : Local pour les associations fraternelles 3 0,06 0 0,00
1911 : Pourvoirie avec droits exclusifs 3 0,06 151 0,07
1539 : Autres résidences d’étudiants 2 0,04 51 0,02
1610 : Motel résidentiel 2 0,04 612 0,29
1551 : Couvent 1 0,02 1 0,00
1522 : Maison des jeunes 1 0,02 4 0,00
1912 : Pourvoirie sans droits exclusifs 1 0,02 25 0,01
Total4 784100,00214 798100,00

La survenance des incendies à usage résidentiel

Les heures

Depuis 2010, les statistiques indiquent que la période contenue entre 15 h et 19 h 59 est celle où il survient le plus d’incendies de bâtiments, soit près d’un incendie sur trois.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel par période de la journée, 2015
Période de la journéeNombre
0 h à 4 h 59687
5 h à 9 h 59593
10 h à 14 h 591 129
15 h à 19 h 591 379
20 h à 23 h 59772

Les jours

Aucune journée de la semaine ne prévaut sur les autres quant à la survenance d’un incendie.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel par jour de la semaine, 2015
Jour de la semaine Nombre(%)
Dimanche71015,6
Lundi65214,3
Mardi62713,8
Mercredi61213,4
Jeudi63814,0
Vendredi65414,3
Samedi66714,6
Total4 560100,0

Les mois

Les incendies résidentiels ont tendance à survenir plus souvent pendant les mois les plus froids de l’année et à entraîner plus de pertes matérielles. Exceptionnellement, le nombre d’incendies survenus au mois de mai 2015 est comparable à celui généralement observé pour les mois les plus froids.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel selon de mois de l'année et proportion des pertes matérielles entraînées, 2015
Mois de l'annéeNombre d'incendiesIncendies (%)Pertes matérielles (%) Nombre d'incendies par jour*
* Le nombre d’incendies par jour (quotient) est obtenu par le nombre d’incendies (dividende)/le nombre de jour dans le mois (diviseur).
Janvier46110,112,114,9
Février4329,512,215,4
Mars4389,611,114,1
Avril3798,38,712,6
Mai4529,98,314,6
Juin3237,17,310,8
Juillet3307,27,310,6
Août3347,35,410,8
Septembre3217,16,710,7
Octobre3928,66,812,6
Novembre3397,46,811,3
Décembre3597,97,311,6
Total4 560100,0100,012,5

Nombre d'incendies de bâtiments à usage résidentiel par jour selon de mois de l'année, 2013 et 2015
Mois 201320142015
Janvier15,215,714,9
Février13,013,515,4
Mars11,013,414,1
Avril12,810,412,6
Mai13,712,114,6
Juin11,410,910,8
Juillet11,910,010,6
Août10,710,210,8
Septembre10,211,210,7
Octobre11,210,812,6
Novembre11,513,011,3
Décembre14,311,711,6

Le lieu d’origine

Le lieu d’origine est l’endroit où a probablement commencé l’incendie. En 2015, comme pour les années précédentes, les pièces habitées d’une résidence (cuisine, chambre à coucher, etc.), à l’exception des aires de rangement et du garage, sont le lieu d’origine le plus fréquent. En 2015, le taux a atteint 54,6 % des incendies  de bâtiments résidentiels ayant entraîné des pertes matérielles.

Lieu d'origine des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code* et lieu d'origineNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
200 : Lieu résidentiel, sauf les aires de rangement et le garage (cuisine, chambre à coucher, etc.)2 49054,6
700 : Espace intégré à la structure (balcon extérieur, surface d'un mur, etc.)56912,5
400 : Entreposage intérieur et garage (garage intérieur, remise, chambre froide, etc.)4058,9
800 : Aire extérieure (cour, terrasse, abri d'auto, etc.)3638,0
999 : Lieu d'origine indéterminé1994,4
000 : Lieu de circulation (vestibule, corridor, escalier intérieur, etc.)1633,6
600 : Aire de service et salle d'équipement et de machinerie (placard de chauffe-eau, salle de distribution électrique, etc.)1202,6
300 : Lieu commercial, de service ou institutionnel, sauf les aires de rangement et d'entreposage et les stationnements (commerces à la résidence)922,0
900 : Autre lieu d'origine861,9
500 : Gaines et conduits (cheminée, conduit de ventilation, canalisation, etc.)661,4
100 : Lieu de rassemblement (espace de rassemblement, bibliothèque, etc.)70,1
 Total4 560100,0

Le lieu résidentiel d’origine

Les pièces habitées d’une résidence (codes 200 à 299) sont le lieu d’origine de plus de la moitié des incendies de bâtiments résidentiels. Parmi celles-ci, la cuisine est le lieu où ont débuté près de 28 % des incendies déclarés en 2015.

Il est important de sensibiliser la population aux comportements sécuritaires à adopter en cuisine. C’est pour cette raison que le ministère de la Sécurité publique, dans son plan triennal de prévention des incendies, a choisi comme thème de sa campagne « C’est dans la cuisine que ça se passe ! ».

Lieu résidentiel d'origine des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code* et lieu résidentiel d'origine Nombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
230 : Cuisine, coin-cuisine1 25927,6
210 : Chambre à coucher3277,2
220 : Salon, salle de séjour, salle de jeux3217,0
290 : Autre lieu résidentiel, sauf garage et aire d'entreposage2836,2
240 : Salle de bains, salle d'eau1703,7
299 : Lieu résidentiel indéterminé711,6
235 : Salle à manger591,3
Total2 49054,6

La source de chaleur

La source de chaleur (ou d’inflammation) est l’objet (appareil, équipement, matériel ou machine) à l’origine de l’inflammation. Pour une sixième année consécutive, les données confirment le nombre important de feux de cuisson. Encore en 2015, les appareils de cuisson étaient la source de chaleur du quart (25,3 %) des incendies de bâtiments à usage résidentiel ayant entraîné des pertes matérielles.

Les deux premières sources de chaleur les plus fréquentes, soient les appareils de cuisson et les articles de fumeur et autres objets à flamme nue, concernent près de la moitié des incendies.

À elles seules, ces sources de chaleur confirment l’importance de sensibiliser la population à adopter des comportements sécuritaires et à rester vigilante. À cet égard, le ministère travaille à la diffusion de conseils de prévention des incendies en lien avec ces sujets. www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-incendie/prevenir incendie/conseils-prevention/capsule-prevention.html

Source de chaleur des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code* et source de chaleurNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
100 : Appareil de cuisson (élément d'un poêle, cuisinière, friteuse, micro-ondes, etc.)1 15325,3
700 : Articles de fumeur et objets à flamme nue (articles pour fumeurs, cendres chaudes, chandelle, etc.)86519,3
500 : Équipement de distribution d'électricité (câbles et fils électriques, connecteurs, prises de courant, etc.)66214,5
999 : Source de chaleur indéterminée60513,3
200 : Appareil de chauffage (poêle à bois ou à granules, appareil de chauffage individuel fixe, etc.)54111,9
300 : Appareil et équipement électrique (sécheuse, lampe incandescente, ampoule, etc.)47910,5
900 : Autre source de chaleur (réaction chimique, combustion spontanée, etc.)1994,3
800 : Véhicule (automobile, véhicule tout-terrain, etc.)561,2
Total4 560100,0

Le combustible ou l’énergie qui alimente la source de chaleur

Depuis 2010, les données statistiques confirment que l’électricité est l’énergie qui alimente la source de chaleur dans plus de 40 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel

Combustible ou énergie qui alimente la source de chaleur des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code* et combustible ou énergieNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
50 : Électricité (courant continu, courant alternatif, foudre)1 97443,3
11 : Combustible solide1 17923,9
99 : Combustible ou énergie indéterminé64714,2
23 : Autre liquide combustible (huile et alcool à fondue)2375,2
90 : Autre combustible ou énergie1683,7
32 : Gaz propane1332,9
88 : Aucun combustible ou énergie851,9
22 : Carburant (essence)691,5
21 : Fuel-oil (diesel, kérosène, mazout)230,5
33 : Autre gaz200,4
31 : Gaz naturel190,4
12 : Naphtalène50,1
60 : Mixte (véhicule hybride)10,0
Total4 560100,0

Le premier matériau enflammé

Le premier matériau enflammé est celui dont l’inflammation est à l’origine de l’incendie. Pour plus d’un incendie de bâtiment à usage résidentiel sur quatre, un élément de la structure du bâtiment est le premier matériau enflammé.

Premier matériau enflammé des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
Code* et premier matériau enflamméNombre%
100 : Élément de la structure (mur, plancher, plafond, toit, escalier intérieur, isolation, etc.)1 23427,1
900 : Autre (déchets, ordures ménagères, rebut, poussière, etc.)76716,8
500 : Liquide inflammable et liquide combustible (huile végétale et gras animal, carburant, essence, etc.)69215,2
999 : Premier matériau enflammé indéterminé66714,6
400 : Produits en bois ou en papier (boîte, papier et matériel d'emballage, fournitures de bureau, journaux, etc.)3607,9
200 : Meubles et ameublements (meuble rembourré, matelas, literie, table, commode, piano, rideau, etc.)2856,3
300 : Vêtements et textiles (fibre synthétique ou combinée, fibre naturelle, de coton ou de laine, vêtement, nappe, serviette, etc.)2345,1
700 : Produits chimiques, plastiques et métaux (caoutchouc naturel et synthétique, matière plastique et métal, produit chimique, etc.)2074,5
800 : Produits agricoles et forestiers (herbages, broussailles, feuilles, arbres et arbustes, foin, etc.)892,0
600 : Gaz inflammable (gaz propane, butane, gaz de pétrole liquéfié, gaz naturel, etc.)250,5
Total4 560100,0

La cause probable

La cause probable est l’acte ou l’événement ayant provoqué l’inflammation. Précisons qu’il s’agit de la cause probable et non de la cause hors de tout doute. En 2015, l’erreur humaine (24,7 %) et la défaillance ou la défectuosité mécanique ou électrique (23,4 %) étaient les deux premières causes probables des incendies de bâtiments à usage résidentiel déclarés au ministère.

Cause probable des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code* et cause probableNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
700 : Erreur humaine (distraction, personne endormie, etc.)1 12424,7
400 : Défaillance ou défectuosité mécanique ou électrique (court-circuit électrique)1 06923,4
300 : Utilisation inadéquate du matériau enflammé (huile de cuisson, graisse, combustible placé à proximité d'une source de chaleur, etc.)60613,3
999 : Cause indéterminée46210,1
110 : Dossier transmis pour enquête policière (suspect, volontaire)3768,2
600 : Mauvaise utilisation d'un équipement (mauvais usage d'un appareil brûlant du bois, quantité excessive de combustible, etc.)2946,5
200 : Utilisation inadéquate d'une source d'inflammation (jouer avec des allumettes, soudage ou découpage à proximité d'un combustible, etc.)2625,7
500 : Défaut de conception, de construction ou d'installation (installation à proximité d'un combustible, défaut de construction, etc.)2174,8
900 : Autre (réactivation d'un incendie éteint, cause naturelle, etc.)1503,3
Total4 560100,0

Les systèmes de détection et d’extinction

L’avertisseur de fumée

L’avertisseur de fumée est un système de détection et d’avertissement d’incendie  qui émet un signal sonore pour alerter les occupants lorsqu’il y a une présence anormale de fumée dans le bâtiment. L’avertisseur émet un signal local ou est relié à un centre de télésurveillance.

Les statistiques observées au cours des dernières années le confirment : dans 36,1 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel, l’absence ou le fonctionnement indéterminé des avertisseurs de fumée ont été déclarés. En effet, en 2015, aucun avertisseur de fumée n’était présent dans 15,5 % des cas. À cela s’ajoutent les 20,6 % des incendies pour lesquels la présence ou le fonctionnement des avertisseurs sont indéterminés.

Présence et fonctionnement des avertisseurs de fumée dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
Code*Fonctionnement de l'avertisseur de fuméePrésence d'avertisseur de fumée : 01. Avec signal local seulementPrésence d'avertisseur de fumée : 02. Relié à un centre de télésurveil-lance88. Aucun avertisseur de fumée99. IndéterminéNombre d'incendies%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
11L'avertisseur de fumée a fonctionné1 635372002 00744,0
21Emplacement inapproprié25500300,7
22Pile à plat65-00651,4
23Aucune pile97100982,1
24Prise électrique pas connectée ou hors fonction9100100,2
25Bris mécanique14-00140,3
26Volontairement inactif28200300,7
28N'a pas fonctionné pour une autre raison35543003988,7
29N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée12115001363,0
88Aucun avertisseur de fumée00706070615,5
99Indéterminé012539381 06623,4
 Total2 349564709938 4 560100,0
%51,512,415,5 20,6 100,0

Le système d’alarme-incendie

Un système d’alarme-incendie (ou réseau avertisseur d’incendie) est  un dispositif électronique pour détecter un début d’incendie dans un bâtiment. Le système d’alarme-incendie émet un signal local ou est relié à un centre de télésurveillance.

Sur les 4 560 incendies déclarés, 2 919 sont survenus dans un bâtiment dépourvu d’un système d’alarme-incendie. La présence d’un système d’alarme-incendie a été constatée dans 22 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel survenus en 2015, soit 1 017 incendies.

Toutefois, 17,2 % des 4 560 incendies sont survenus dans un bâtiment où un système d’alarme était en place et a fonctionné.

Mentionnons que des bâtiments résidentiels incendiés ayant été répertoriés sans système d’alarme-incendie sont possiblement des bâtiments secondaires (ex. : cabanon).

Présence et fonctionnement des systèmes d'alarme-incendie dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
 Code*Fonctionnement du système d'alarme-incendiePrésence de système d'alarme-incendie : 01. Avec signal local seulementPrésence de système d'alarme-incendie : 02. Relié à un centre de télésurveil-lance88. Aucun système d'alarme-incendie90. Autre système de détection99. IndéterminéNombre d'incendies%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
11Le système d'alarme-incendie a fonctionné32845401078317,2
21Emplacement inapproprié4100050,1
24Prise électrique pas connectée ou hors fonction1100020,1
25Bris mécanique1000010,0
26Volontairement inactif2301060,1
28N'a pas fonctionné pour une autre raison53710001242,7
29N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée2921010511,1
88Aucun système d'alarme-incendie002 919002 91964,0
99Indéterminé30110462466914,7
 Total4485622 91976244 560 100,0
%9,812,364,00,213,7 100,0

Le système fixe d’extinction

Un système fixe d’extinction, communément appelé gicleur, est un dispositif généralement sensible à la chaleur conçu pour réagir à une température prédéterminée en libérant automatiquement une matière destinée  à contrôler ou à éteindre le feu.

L’absence d’un système fixe d’extinction a été constatée dans 85,4 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel survenus en 2015, soit 3 892 incendies. Précisons que ces équipements ne sont obligatoires que pour certains types de bâtiments.

Présence et fonctionnement des systèmes fixes d'extinction dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2015
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Code*Fonctionnement du système fixe d'extinctionPrésence de système fixe d'extinction : 01. Système fixe d'extinction completPrésence de système fixe d'extinction : 02. Système fixe d'extinction partielPrésence de système fixe d'extinction : 03. Appareil ponctuel d'extinction automatiquePrésence de système fixe d'extinction : 04. Réseau de canalisation uniquement 88. Aucun système fixe d'extinction99. IndéterminéNombre d'incendies%
11Un gicleur a fonctionné4152000481,1
12Deux gicleurs ont fonctionné20000020,0
13Trois gicleurs ou plus ont fonctionné01000010,0
14Le nombre de gicleurs qui ont fonctionné est indéterminé20100030,1
15Réseau ou système autre que système de gicleurs240700130,3
21Équipement non alimenté ou alimentation insuffisante en agent d'extinction 00010010,0
23Défectuosité de l'équipement00000000,0
24Feu trop petit642411000992,2
25Emplacement inapproprié22000040,1
28N'a pas fonctionné pour une autre raison1681100260,6
29N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée00100010,0
88Aucun système fixe d'extinction dans le bâtiment----3 892-3 89285,4
99Indéterminé1012046847010,2
 Total130447193 8924684 560100,0 
%2,81,00,20,485,410,2100,0

Les comparaisons interprovinciales pour les incendies survenus en 2014

Au moment de produire ce rapport statistique, les plus récentes données accessibles pour établir les comparaisons interprovinciales étaient celles de l’année 2014. Ces comparaisons servent d’éléments d’étalonnage pour mesurer la performance du Québec selon certains indicateurs : le nombre d’incendies par 1 000 habitants, le nombre de décès par 100 000 habitants, et les pertes matérielles estimées par habitant.

Il faut examiner ces comparaisons avec discernement puisque les exigences en matière de déclaration des incendies diffèrent d’une province à l’autre et que le Canada ne dispose pas d’un système unifié pour évaluer la situation en sécurité incendie à l’échelle du pays. Les règles et la méthodologie pour la collecte, l’analyse et l’interprétation des données dans le but d’en tirer des apprentissages varient d’une province à l’autre.

Incendies, décès et pertes matérielles, 2014
 Nombre d’incendies par 1 000 habitantsNombre de décès par 100 000 habitantsPertes matérielles relatives aux incendies de bâtiments par habitant ($)
Sources :
  1. Banque de données du MSP (février 2017).
  2. Sommaire des incendies en Ontario (février 2017), publié par le Bureau du commissaire aux incendies (www.mcscs.jus.gov.on.ca).
  3. Office of the Fire Commissioner – Public Safety Division, Alberta Municipal Affairs (correspondance d’octobre 2015).
  4. Rapport annuel 2013-2014 – ministère de la Sécurité publique, Nouveau-Brunswick (www2.gnb.ca).
  5. Statistique Canada : Population par année, par province et territoire (septembre 2016).
Québec11,90,9348,15 
Ontario20,80,5862,99 
Alberta31,21,0097,69
Nouveau-Brunswick4 4,30,7938,87
Moyenne2,10,8361,92

Le nombre d’incendies par 1 000 habitants

Depuis 2010, le nombre d’incendies par 1 000 habitants est à la baisse  pour les quatre provinces canadiennes à l’étude, passant d’un taux moyen de 3,0 incendies par 1 000 habitants en 2010 à 2,1 en 2014.

Nombre d'incendies par 1 000 habitants, 2010 à 2014
 20102011201220132014
Québec2,82,72,32,01,9
Ontario1,81,61,81,40,8
Alberta1,21,81,41,21,2
Nouveau-Brunswick6,04,85,45,14,3

Le nombre de décès par 100 000 habitants

Les événements survenus en 2013 à Lac-Mégantic et en 2014 à L’Isle-Verte ont entraîné la perte de nombreuses personnes. Cela explique l’augmentation dramatique du taux de mortalité du Québec pour ces deux années.

Nombre de décès par 100 000 habitants, 2010 à 2014
 20102011201220132014
Québec0,520,430,311,210,93
Ontario0,570,610,470,490,58
Alberta0,560,660,490,501,00
Nouveau-Brunswick1,331,190,921,060,79

Les pertes matérielles estimées par habitant

Les résultats observés pour 2010 à 2014 indiquent que les pertes matérielles par habitant se situent environ à 53 $ par année au Québec. La situation du Québec en cette matière est similaire à celle de l’Ontario.

Pertes matérielles relatives aux incendies de bâtiments par habitant, 2010 à 2014
 20102011201220132014
Québec5458584948
Ontario3943414763
Alberta10619211719198
Nouveau-Brunswick4024272939

Conclusion

Les événements majeurs des dernières années ont démontré la nécessité d’entraide entre les municipalités, l’importance de la prévention et l’incontournable préparation des interventions de sécurité incendie  et de secours.

Le rapport de statistiques annuelles sur les incendies déclarés est un outil privilégié pour orienter la prise de décision en matière d’incendie. Il s’agit d’un outil d’aide à la planification des interventions, à la révision des schémas, ainsi qu’un guide judicieux pour établir  le choix des activités de sensibilisation et de prévention auprès de la population.

Le ministère a confié à l’Institut de la statistique du Québec le mandat d’effectuer, au cours de l’été 2017, un recensement de l’effectif en sécurité incendie. Les municipalités étaient invitées à collaborer lors de cet exercice. Ces informations permettront d’obtenir un portrait complet de l’effectif et d’aider à la réflexion en matière d’organisation  et de formation en incendie.

Entre 2010 et 2015, le taux d’incendies par 1 000 habitants a diminué de 25 %. Les efforts consentis par les municipalités dans l’élaboration et  la mise en œuvre du schéma de couverture de risques, ainsi que dans la tenue plus fréquente d’activités de prévention contribuent à ce résultat.

Les événements tragiques des dernières années ont assombri la statistique sur le taux de mortalité. Ainsi, de 2009 à 2014, on observe une tendance à la hausse du nombre de décès lors d’incendies de bâtiments. En 2014, le taux de mortalité par 100 000 habitants se situait à 0,93 pour l’ensemble de la population.

À chaque quinquennat, les pertes matérielles estimées lors d’incendies de bâtiments atteignent 2,4 milliards de dollars. À elle seule, cette somme justifie l’importance fondamentale de la prévention des incendies. En effet, en 2015, les pertes matérielles ont légèrement augmenté, passant de 54,37 $ à 57,22 $ par personne,
soit une hausse de 2,85 $.

D’année en année, les statistiques  le confirment : les bâtiments résidentiels représentent 75 % des bâtiments endommagés lors d’incendies. La cuisine est le lieu d’origine de 28 % des incendies survenus dans des logements résidentiels. Dans son plan triennal de prévention des incendies ayant pour thème « C’est dans la cuisine que ça se passe ! », le ministère vise à sensibiliser la population afin qu’elle adopte des pratiques sécuritaires dans la cuisine.

Pour améliorer davantage la performance du Québec en matière de prévention et de protection contre les incendies,
le ministère, en collaboration avec ses partenaires, publie mensuellement une capsule de prévention en incendie sur ses comptes Facebook et Instagram. Les municipalités et les services de sécurité incendie sont invités à participer à la promotion de la prévention en incendie en partageant à leurs citoyens, chaque mois, ces capsules de prévention adaptées à l’actualité.

Au cours des dernières années, les municipalités locales et régionales ont accompli un immense travail en sécurité incendie pour livrer de meilleurs services à la population et des interventions plus efficaces. Les schémas de couverture de risque, attestés par le ministre, confirment que les municipalités se sont approprié l’organisation de la sécurité incendie sur leur territoire. Le temps est maintenant venu d’évaluer les possibilités d’amélioration des services de sécurité incendie et de secours. C’est pourquoi les municipalités sont invitées à évaluer la pertinence des activités de mise en commun, voire même de regroupement des services.

Coûts des services municipaux rendus en sécurité incendie au québec, 2015

L’annexe des coûts des services municipaux en sécurité incendie au Québec en 2015, par strate de population, présente
les données des municipalités locales régies par le Code municipal du Québec (RLRQ, chapitre C-27.1) ou la Loi sur les cités
et villes (RLRQ, chapitre C-19). Les villages cris, naskapis, nordiques et le Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James sont exclus de la compilation. Le tableau des données municipales est accessible en ligne sur le site Web du ministère
de la Sécurité publique : www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-incendie/publications-et-statistiques/couts-services-municipaux-incendie.html.


Le tableau récapitulatif illustre les données regroupées de l’ensemble des municipalités, par strate de population. Les données compilées ont été extraites en février 2017 de la section « Finances, indicateurs de gestion et fiscalité » du site Web du MAMOT.

Coûts des services municipaux en sécurité incendie pour les municipalités locales québécoises, par strate de population, 2014
Strate de populationNombre de municipalitésPopulation moyenneRichesse foncière uniformisée (RFU) moyenneCoûts des services municipaux en SI $ moyensCoûts des services municipaux en SI/100 000 RFU $ moyensCharges totales $ moyennesCoûts des services municipaux en SI/charges totales % moyennesCoûts des services municipaux en SI/habitant $ moyensEffectifs personne-année moyensCoûts des effectifs moyens
Municipalités de 0 à 1 499 habitants62071487 358 52977 536109,241 341 5925,82114,945,2513 979
Municipalités de 1 500 à 4 999 habitants2982 590300 884 470214 42678,684 344 4585,4984,8012,2363 577
Municipalités de 5 000 à 9 999 habitants796 878813 444 583583 57875,2212 163 9134,9985,7615,83218 195
Municipalités de 10 000 à 24 999 habitants5815 4951 997 111 7821 625 72175,4432 152 6814,6497,5415,55477 140
Municipalités de 25 000 à 49 999 habitants2635 8284 045 962 2403 456 39585,2169 234 1084,8197,1122,621 443 115
Municipalités de 50 000 à 99 999 habitants971 0667 847 636 2026 360 57382,51120 246 6405,3591,0632,342 424 236
Municipalités de 100 000 à 199 999 habitants5139 46214 056 993 34515 104 971106,47300 719 9705,12107,24110,2810 074 887
Municipalités de 200 000 à 524 999 habitants4368 77544 155 676 37944 327 531107,55865 642 7195,34125,18307,5633 878 329
Montréal11 731 245232 499 602 002363 912 000156,526 188 848 0005,88210,202 430,00307 224 000
Le Québec1 1008 131 250979 151 483 8861 016 224 413103,7918 989 565 2305,35124,9814 141,00609 672 623

L’annexe des coûts des services municipaux en sécurité incendie au Québec en 2015, par strate de population, présente
les données des municipalités locales régies par le Code municipal du Québec (RLRQ, chapitre C-27.1) ou la Loi sur les cités
et villes (RLRQ, chapitre C-19). Les villages cris, naskapis, nordiques et le Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James sont exclus de la compilation. Le tableau des données municipales est accessible en ligne sur le site Web du ministère
de la Sécurité publique : www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-incendie/publications-et-statistiques/couts-services-municipaux-incendie.html.


Le tableau récapitulatif illustre les données regroupées de l’ensemble des municipalités, par strate de population. Les données compilées ont été extraites en février 2017 de la section « Finances, indicateurs de gestion et fiscalité » du site Web du MAMOT.

Coûts des services municipaux en sécurité incendie pour les municipalités locales québécoises, par strate de population, 2014
Strate de populationNombre de municipalitésPopulation moyenneRichesse foncière uniformisée (RFU) moyenneCoûts des services municipaux en SI $ moyensCoûts des services municipaux en SI/100 000 RFU $ moyensCharges totales $ moyennesCoûts des services municipaux en SI/charges totales % moyennesCoûts des services municipaux en SI/habitant $ moyensEffectifs personne-année moyensCoûts des effectifs moyens
Municipalités de 0 à 1 499 habitants62071487 358 52977 536109,241 341 5925,82114,945,2513 979
Municipalités de 1 500 à 4 999 habitants2982 590300 884 470214 42678,684 344 4585,4984,8012,2363 577
Municipalités de 5 000 à 9 999 habitants796 878813 444 583583 57875,2212 163 9134,9985,7615,83218 195
Municipalités de 10 000 à 24 999 habitants5815 4951 997 111 7821 625 72175,4432 152 6814,6497,5415,55477 140
Municipalités de 25 000 à 49 999 habitants2635 8284 045 962 2403 456 39585,2169 234 1084,8197,1122,621 443 115
Municipalités de 50 000 à 99 999 habitants971 0667 847 636 2026 360 57382,51120 246 6405,3591,0632,342 424 236
Municipalités de 100 000 à 199 999 habitants5139 46214 056 993 34515 104 971106,47300 719 9705,12107,24110,2810 074 887
Municipalités de 200 000 à 524 999 habitants4368 77544 155 676 37944 327 531107,55865 642 7195,34125,18307,5633 878 329
Montréal11 731 245232 499 602 002363 912 000156,526 188 848 0005,88210,202 430,00307 224 000
Le Québec1 1008 131 250979 151 483 8861 016 224 413103,7918 989 565 2305,35124,9814 141,00609 672 623