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Ministère de la Sécurité publique

La sécurité incendie au Québec

Statistiques sur les incendies déclarés en 2014

Introduction

Le bilan statistique des incendies déclarés en 2014 est marqué, pour une deuxième année consécutive, par une catastrophe destructrice qui s’est inscrite dans la mémoire collective. En janvier 2014, un violent incendie a fait rage à la Résidence du Havre à L’Isle-Verte. Trente-deux personnes âgées ont péri. À quelques mois seulement de la tragédie de Lac-Mégantic, le Québec est encore une fois bouleversé.

Au-delà de ces tristes événements, le nombre d’incendies déclarés en 2014 diminue, confirmant une tendance constatée depuis 2010. Ce résultat est encourageant et pourrait être le fruit des efforts investis par les municipalités dans la mise en œuvre de leur schéma de couverture de risques en incendie, par l’ensemble des partenaires qui offrent une meilleure planification des ressources consacrées à la prévention des incendies ou encore dans les campagnes provinciales de prévention.

Les statistiques annuelles de 2014 couvrent la période du 1er janvier au 31 décembre 2014 et proviennent des données transmises par les municipalités au ministre de la Sécurité publique.

Les données utilisées pour la réalisation du présent rapport ont été extraites de la banque de données du ministère de la Sécurité publique en février 2016. La valeur, la qualité et la fiabilité des statistiques présentées dans ce rapport reposent sur la rigueur et la justesse des renseignements transmis au ministère. Par la nature dynamique de la banque de données qui implique l’ajout de données propres aux années antérieures, il est possible que certains chiffres soient différents de ceux publiés dans les rapports précédents.

Les appels d’urgence au 9-1-1 en 2014

En 2014, les 29 centres d’appels d’urgence (CU 9-1-1) ont reçu plus de 4,7 millions d'appels d'urgence. Cela représente plus de 12 875 appels par jour. Ces appels ont été faits sur une ligne 9‑1‑1 du Service public d’appels d’urgence (SPAU) ou sur une ligne administrative (numéro à 10 chiffres).

Les préposés au traitement des appels ont transféré un peu plus de 3,2 millions d’appels soit à un centre secondaire d’appels d’urgence (policiers, ambulanciers ou pompiers), soit vers d'autres services comme l’eau, l’électricité, le gaz, l’environnement, d’autres CU 9-1-1, etc.

Enfin, l’ensemble des appels reçus ne peut être transféré, puisqu’il y a des appels multiples pour un même événement ainsi que des appels non urgents ou indésirables (non fondés). Ils représentent 31,6 % de tous les appels d’urgence, à savoir près de 1,5 million d’appels.

Transfert des appels

 

Nombre

%

Policiers

1 533 089

47,7

Ambulanciers

656 568

20,4

Pompiers

129 314

4,0

Autres services

897 413

27,9

Total

3 216 384

100,0

Des 129 314 appels transmis aux services de sécurité incendie en 2014, moins de 16 000 concernent le combat du feu. Par conséquent, plus de 113 300 appels ont été dirigés vers les services de sécurité incendie pour des secours spécialisés (intervention en présence de matières dangereuses, désincarcération, sauvetage en hauteur, en milieu isolé, en espace clos, nautique ou sur glace), des vérifications diverses (fils électriques, présence de fumée, etc.) ou d’autres types d’interventions (périmètre de sécurité, évacuation, assistance aux citoyens, etc.).

Les statistiques sur les incendies déclarés en 2014

Les dispositions de la loi sur la sécurité incendie

La Loi sur la sécurité incendie (RLRQ, chapitre S-3.4) précise les obligations de la municipalité à déclarer un incendie (article 34) et les pouvoirs du ministre à produire des données statistiques (article 142).

La déclaration d’incendie

34. Toute municipalité locale sur le territoire de laquelle est survenu un incendie doit communiquer au ministre, au plus tard le 31 mars de l’année qui suit l’incendie, la date, l’heure et le lieu de survenance de l’incendie, la nature des préjudices, l’évaluation des dommages causés et, s’ils sont connus, le point d’origine, les causes probables et les circonstances immédiates de l’incendie que sont, entre autres, les caractéristiques de l’immeuble ou des biens endommagés et le déroulement des événements.

Toutefois, un renseignement dont la divulgation risquerait vraisemblablement d’avoir un effet sur une procédure judiciaire dans laquelle la municipalité ou un membre de son conseil a un intérêt peut n’être rapporté que lorsque le jugement dans cette cause est passé en force de chose jugée.

Les pouvoirs du ministre

142. En outre, le ministre peut :

  1. effectuer, faire effectuer ou favoriser des recherches portant sur la gestion des risques d’incendie ou sur la planification des secours ou tendant à l’amélioration des techniques, des méthodes ou des équipements de prévention, de détection, d’alerte ou de lutte contre les incendies;
  2. proposer, coordonner ou exécuter des activités ou des travaux susceptibles de supprimer ou de réduire les risques ou les effets d’un incendie;
  3. faire des analyses des données statistiques et des études sur la situation de la sécurité incendie, à l’échelle nationale, régionale ou locale, ou sur les incidences de cette situation, notamment sur l’économie régionale ou en matière d’assurance, et les rendre publiques.

La procédure d’archivage de la déclaration d’incendie

La déclaration d’incendie produite en vertu de l’article 34 de la Loi sur la sécurité incendie demeure la propriété de la municipalité. Cette dernière est tenue de conserver la déclaration d’incendie conformément aux règles d’archivage en vigueur.

1. Les incendies déclarés en 2014

1.1 La déclaration des incendies par les municipalités

Les 1 111 municipalités du Québec ont été jointes par l’équipe de la Direction de la sécurité incendie afin de leur rappeler l’obligation de déclarer tous les incendies survenus sur leur territoire, conformément à l’article 34 de la Loi sur la sécurité incendie.

En 2014, 867 municipalités ont transmis au ministère des déclarations d’incendies survenus sur leur territoire. De plus, 113 municipalités ont confirmé n’avoir aucun incendie à déclarer en 2014. Ainsi, plus de 88 % des municipalités québécoises ont respecté leur obligation de déclarer les incendies survenus sur leur territoire respectif.

Les exercices de validation réalisés en 2014 et en 2015 respectivement pour les publications statistiques des incendies survenus en 2013 et en 2014 ont obtenu un très bon taux de réponse des municipalités. De plus, ces exercices ont permis de résoudre certaines difficultés éprouvées par les municipalités lors de la transmission des rapports.

Déclaration des incendies par les municipalités, 2014
Municipalités tenues de déclarer les incendies sur leur territoire Nombre de municipalités Nombre de municipalités qui ont déclaré %
Note : La dénomination du type de municipalité est établie selon l’organisation municipale en vigueur au Québec. Voir les documents sur le site du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire.
Cantons 44 37 84,1
Cantons unis 2 1 50,0
Municipalités 638 557 87,3
Paroisses 160 138 86,3
Villes 223 210 94,2
Villages 44 37 84,1
Total 1 111 980 88,2 

1.2 Les incendies déclarés

Depuis 2010, le nombre d’incendies est à la baisse, passant de près de 22 000 incendies à moins de 16 000. Il s’agit là d’une baisse de plus de 27 %. De 2013 à 2014, cette diminution représente plus de 2,6 %.

Plusieurs hypothèses ont été énoncées pour expliquer cette diminution :

  • Des activités de prévention efficaces, notamment toutes celles liées à l’élaboration, à la mise en œuvre et à la révision des schémas de couverture de risque;
  • Les changements apportés par les services de sécurité incendie dans leur compilation des données quant à la surchauffe des aliments ou des fils électriques.
Nombre d'incendies déclarés au Québec, 2010 à 2014
Année Nombre d'incendies déclarés
2010 21 932
2011 21 487
2012 18 560
2013 16 376
2014 15 952

1.3 Les incendies déclarés par type d’incendie

Les incendies limités à l’extérieur, sans perte ni victime (code 11) et les incendies limités au bâtiment d’origine (code 16) représentent plus de 70 % de l’ensemble des incendies déclarés.

Les proportions varient légèrement d’une année à l’autre. En 2014, la variation à la baisse est plus importante pour les incendies limités à l’extérieur sans perte ni victime. Toutefois, on a enregistré plus de feux de véhicule (code 12) et de feux de cheminée (code 15) qu’en 2013.

Nombre d'incendies déclarés par type d'incendie, 2014
Code* et type d'incendie Nombre d'incendies 2014 (%) 2013 (%)
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
11 : Feu limité à l'extérieur, sans perte causée directement par le feu et sans victime 5 747 36,0 38,4
16 : Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 15 5 629 35,3 34,6
12 : Feu de véhicule limité à l'extérieur 2 222 13,9 12,8
15 : Feu de cheminée, sans propagation 1 283 8,0 6,9
13 : Feu limité à l'extérieur, autre que 11 et 12 727 4,6 5,1
14 : Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment 189 1,2 1,3
17 : Feu propagé à au moins un autre bâtiment 155 1,0 0,9
Total 15 952 100,0 100,0

1.4 Les incendies déclarés par région administrative

Le pourcentage d’incendies déclarés dans une région administrative est généralement proportionnel à son poids démographique.

Nombre d'incendies par région administrative, 2014
Région administrative Nombre d'incendies Incendie (%)  Population Population (%)
Note : Population provisoire
Sources : Statistique Canada, Division de la démographie et Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques démographiques. 11 février 2015.
Abitibi-Témiscamingue 399 2,5 147 868 1,8
Bas-Saint-Laurent 443 2,8 200 292 2,4
Capitale-Nationale 1 221 7,6 731 838 8,9
Centre-du-Québec 530 3,3 239 990 2,9
Chaudière-Appalaches 973 6,1 419 755 5,1
Côte-Nord 125 0,8 94 906 1,2
Estrie 580 3,6 320 008 3,9
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 208 1,3 92 472 1,1
Lanaudière 891 5,6 492 234 6,0
Laurentides 1 163 7,3 586 051 7,1
Laval 893 5,6 420 870 5,1
Mauricie 521 3,3 266 794 3,3
Montérégie 2 310 14,5 1 508 127 18,4
Montréal 4 285 26,9 1 988 243 24,2
Nord-du-Québec 106 0,6 44 256 0,5
Outaouais 731 4,6 383 182 4,7
Saguenay–Lac-Saint-Jean 573 3,6 277 786 3,4
Total 15 952 100,0 8 214 672 100,0
Proportion d'incendies par région administrative, 2014
Région administrative Incendie (%) Population (%)
Abitibi-Témiscamingue 2,5 1,8
Bas-Saint-Laurent 2,8 2,4
Capitale-Nationale 7,6 8,9
Centre-du-Québec 3,3 2,9
Chaudière-Appalaches 6,1 5,1
Côte-Nord 0,8 1,2
Estrie 3,6 3,9
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 1,3 1,1
Lanaudière 5,6 6,0
Laurentides 7,3 7,1
Laval 5,6 5,1
Mauricie 3,3 3,3
Montérégie 14,5 18,4
Montréal 26,9 24,2
Nord-du-Québec 0,6 0,5
Outaouais 4,6 4,7
Saguenay–Lac-Saint-Jean 3,6 3,4
Total 100,0 100,0

1.5 Le taux d’incendies par 1 000 habitants, par région administrative

Nombre d’incendies et taux par 1 000 habitants, par région administrative, 2013 et 2014
Région administrative Nombre d'incendies en 2013 Taux d'incendies par 1 000 habitants en 2013 Nombre d'incendies en 2014 Taux d'incendies par 1 000 habitants en 2014
Abitibi-Témiscamingue 328 2,22 399 2,70
Bas-Saint-Laurent 410 2,04 443 2,21
Capitale-Nationale 1 150 1,59 1 221 1,67
Centre-du-Québec 571 2,39 530 2,21
Chaudière-Appalaches 1 006 2,40 973 2,32
Côte-Nord 123 1,29 125 1,32
Estrie 683 2,15 580 1,81
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 190 2,04 208 2,25
Lanaudière 864 1,77 891 1,81
Laurentides 998 1,72 1 163 1,98
Laval 923 2,21 893 2,12
Mauricie 607 2,28 521 1,95
Montérégie 2 409 1,23 2 310 1,53
Montréal 4 612 3,08 4 285 2,16
Nord-du-Québec 36 0,82 106 2,40
Outaouais 759 1,99 731 1,91
Saguenay–Lac-Saint-Jean 707 2,54 573 2,06
Total 16 376 2,01 15 952 1,94

1.6 Le taux d’incendies par 1 000 habitants, 2010 à 2014

Le taux d’incendies par 1 000 habitants est passé de 2,77 en 2010 à 1,94 en 2014. Il s’agit d’une diminution de 30 % ou  de 0,83 incendie par 1 000 habitants.

Taux d'incendies par 1 000 habitants au Québec, 2010 à 2014
Année Taux d'incendies par 1 000 habitants
2010 2,77
2011 2,69
2012 2,30
2013 2,01
2014 1,94

2. Les incendies de bâtiments

2.1 Les incendies de bâtiments

Incendies de bâtiments selon le type d'incendie, 2014
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
Type d'incendie* Nombre d'incendies %
16. Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 15 5 629 77,6
15. Feu de cheminée, sans propagation 1 283 17,7
14. Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment 189 2,6
17. Feu propagé à au moins un autre bâtiment 155 2,1
Total 7 256 100,0

Depuis 2013, le nombre total d’incendies a diminué de 2,6 %. En effet, il est passé de 16 376 en 2013 à 15 952 en 2014. Par contre, le nombre d’incendies de bâtiments a connu une augmentation de près de 1,5 %. Effectivement, il est passé de 7 152 incendies en 2013 à 7 256 en 2014.

La tendance à la baisse d’incendies de bâtiments observée depuis 2010 s’est interrompue en 2014. Cette situation s’explique principalement par une augmentation du nombre de feux de cheminée sans propagation.

Nombre d'incendies de bâtiments, 2010 à 2014
Année Nombre d'incendies de bâtiments
2010 7 455
2011 7 319
2012 7 225
2013 7 152
2014 7 256

2.2 Les feux de cheminée sans propagation

Les renseignements demandés sur le formulaire de déclaration d’un incendie permettent de documenter les causes et les circonstances d’un incendie de bâtiment, sauf s’il s’agit d’un incendie de type 15 (feu de cheminée sans propagation). En effet, l’absence de perte matérielle justifie, dans ce cas, d’exclure la collecte des renseignements sur les causes et les circonstances de l’incendie. Pour cette raison, les feux de cheminée sont traités distinctement des incendies de bâtiments.

En 2014, les feux de cheminée constituent 17,7 % de l’ensemble des incendies de bâtiments déclarés au ministère. La tendance à la baisse observée depuis quelques années s’est interrompue en 2013.

Les données historiques sur le climat colligées sur le site d’Environnement et Changement climatique Canada indiquent que l’hiver 2013-2014 a été particulièrement froid au Québec. Ces conditions météorologiques expliquent probablement cette recrudescence observée en ce qui concerne les feux de cheminée. 

Nombre de feux de cheminée sans propagation, 2011 à 2014
Année Nombre de feux de cheminée
2011 1 343
2012 1 122
2013 1 132
2014 1 283

2.3 Les incendies de bâtiments avec pertes matérielles

En 2014, les déclarations d’incendies font état de 5 973 incendies de bâtiments ayant entraîné des pertes matérielles sur 6 248 bâtiments. Les dommages matériels aux bâtiments sont dus à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction de même qu’au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

Incendies de bâtiments (sans les feux de cheminée), 2014
Type d'incendie* Nombre de bâtiments endommagés Nombre d'incendies
* Guide pour la déclaration des incendies. Contenu du rapport d’incendie.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant de bâtiments endommagés.
16. Feu limité au bâtiment d'origine, autre que 15 5 653 5 629
17. Feu propagé à au moins un autre bâtiment 396 155
14. Feu extérieur propagé à au moins un bâtiment 199 189
Total 6 248 5 973

2.4 L’usage des bâtiments endommagés

La codification de l’usage d’un bâtiment endommagé est uniformisée pour l’ensemble du territoire québécois. Comme pour l’année 2013, les données de 2014 confirment que près de trois bâtiments endommagés sur quatre (73,06 %) sont d’usage résidentiel.

Usage des bâtiments endommagés, 2014
Usage* Bâtiments endommagés (Nombre) Bâtiments endommagés (%)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
Résidentiel 4 565 73,06
Commercial 500 8,00
Industries manufacturières 346 5,54
Services 317 5,08
Production et extraction de richesses naturelles 202 3,23
Immeubles non exploités et étendues d'eau 128 2,05
Transports, communications et services publics 103 1,65
Culturel, récréatif et de loisirs 87 1,39
Total 6 248 100,00

2.5 Les bâtiments endommagés par catégorie de risque

La déclaration des incendies prévoit la désignation de la catégorie de risque à laquelle est associé le bâtiment incendié ou endommagé. L’établissement de cette catégorie de risque vise à déterminer les ressources nécessaires pour combattre un incendie de bâtiment et non à établir une occurrence d’incendie.

Les données observées en 2013 et en 2014 indiquent que près d’un incendie sur trois touche des bâtiments à risque élevé ou très élevé. Les hôpitaux, les centres d’accueil, les immeubles à logements multiples, les établissements de détention, les industries et les installations portuaires sont quelques exemples de bâtiments classés à risque élevé ou très élevé.

Nombre de bâtiments endommagés par usage et par catégorie de risque, 2014
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Le total des résultats est présenté par ordre décroissant.
 Usage* 1. Risque faible 2. Risque moyen 3. Risque élevé 4. Risque très élevé 9. Risque indéterminé Total Total (%)
Résidentiel 2 580 955 665 274 91 4 565 73,1
Commercial 21 163 213 94 9 500 8,0
Industries manufacturières 11 37 137 156 5 346 5,6
Services 32 50 93 132 10 317 5,1
Production et extraction de richesses naturelles 40 30 99 24 9 202 3,2
Immeubles non exploités et étendues d'eau 31 30 18 44 5 128 2,0
Transports, communications et services publics 23 13 39 25 3 103 1,6
Culturel, récréatif et de loisirs 23 20 18 23 3 87 1,4
Total 2 761 1 298 1 282 772 135 6 248 100,0
Proportion - catégorie de risque (%) 44,2 20,8 20,5 12,3 2,2 100,0

2.6 La survenance des incendies de bâtiments

Les heures

Depuis 2010, les données confirment qu’en moyenne 28,6 % des incendies de bâtiments surviennent entre 15 h et 19 h 59. Les incendies qui ont lieu entre 10 h et 14 h 59 suivent de près, avec une moyenne de 24,2 % des incendies de bâtiments.

Les jours

Les données observées depuis 2010 confirment que les incendies de bâtiments surviennent sans prédominance pour un jour ou l’autre de la semaine.

Les mois

Depuis 2010, une tendance se confirme : c’est en janvier qu’il survient le plus d’incendies de bâtiments.

Nombre d'incendies de bâtiments déclarés par jour selon de mois de l'année, 2014
Mois de l'annéeNombre%Nombre d'incendies par jour*
* Le nombre d’incendies par jour (quotient) est obtenu par le nombre d’incendies (dividende) / le nombre de jour dans le mois (diviseur).
Janvier 667 11 21,5
Février 510 9 18,2
Mars 564 9 18,2
Avril 451 8 15,0
Mai 497 8 16,0
Juin 456 8 15,2
Juillet 432 7 13,9
Août 443 7 14,3
Septembre 465 8 15,5
Octobre 454 8 14,6
Novembre 538 9 17,9
Décembre 496 8 16,0
Total 5 973 100 16,4

2.7 Les décès liés aux incendies de bâtiments

Les données sur les décès liés à des incendies proviennent du Bureau du coroner, organisme responsable d’établir les causes de tout décès survenu au Québec, dont les décès par incendie. Le coroner s’engage à livrer son rapport le plus rapidement possible. Cependant, comme l’investigation du coroner dépend du travail de plusieurs partenaires, il doit attendre leurs rapports pour être en mesure de produire le sien. En moyenne, un délai de 12 mois est nécessaire au coroner pour recueillir et analyser toute l’information pertinente dans le cadre de son investigation ou de son enquête publique. Au terme de son analyse, il rédige un rapport dans lequel il énonce l’identité de la personne décédée, la date et le lieu de son décès ainsi que les causes et les circonstances du décès.

Le nombre de décès déclaré dans les statistiques est donc révisé annuellement au rythme du dévoilement des conclusions du coroner sur les causes des décès.

Analyse différenciée des décès selon l'âge et le sexe, liés à des incendies de bâtiments, 2009 à 2013
Année 0 à 17 ans (M) 0 à 17 ans (F) 18 à 64 ans (M) 18 à 64 ans (F) 65 ans et + (M) 65 ans et + (F)Nombre de décès
Source : Rapports d’investigation du coroner, Bureau du coroner, novembre 2015.
* Le Bureau du coroner a confirmé la mort de 47 personnes lors de l’accident ferroviaire survenu le 6 juillet 2013 à Lac‑Mégantic.
2009 0 3 20 2 8 7 40
2010 2 0 18 7 9 7 43
2011 2 2 17 11 5 2 39
2012 0 0 12 6 10 2 30
2013 0 5 43 28 13 10 99*

Les statistiques des 10 dernières années démontrent qu'en moyenne, 50 décès accidentels surviennent annuellement lors d’incendies de bâtiments. Depuis 2009, malgré une année 2012 plutôt exceptionnelle, le nombre de décès tend à augmenter. De plus, avec la tragédie de la Résidence du Havre survenue à L’Isle-Verte en janvier 2014, il est probable que le nombre de décès lors d’incendies de bâtiments soit, pour une seconde année consécutive, supérieur à la moyenne observée.

Décès liés à des incendies de bâtiments, 2009 à 2013
Année Décès
2009 40
2010 43
2011 39
2012 30
2013 99

2.8 Le taux de mortalité dans les incendies de bâtiments

Taux de mortalité par 100 000 habitants, lié aux incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2013
Groupe d'âge

Population*

Proportion
de la population

Nombre
de décès**

Proportion du
 nombre de décès (%)

Taux de
mortalité par 100 000 habitants

* Population révisée, Statistique Canada, Division de la démographie, Estimation de la population. Adapté par l’Institut de la statistique du Québec, 29 septembre 2015.
**Rapports d’investigation du coroner, Bureau du coroner, novembre 2015.

0-17 ans

1 521 298

18,5

5

5,1

0,33

18-64 ans

5 287 455

64,4

71

71,7

1,34

65 ans +

1 405 919

17,1

23

23,2

1,64

Ensemble de la population

8 214 672

100,0

99

100,0

1,21

En 2013, le nombre de décès a augmenté de façon vertigineuse au Québec, et ce, principalement en raison des 47 décès attribuables à la tragédie ferroviaire survenue à Lac-Mégantic en juillet. Par conséquent, on a enregistré une forte augmentation du taux de mortalité par 100 000 habitants. En effet, comparativement à 2012, le taux de mortalité pour l’ensemble de la population en 2013 a plus que triplé, passant de 0,37 à 1,21.

Taux de mortalité par 100 000 habitants, lié aux incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2009 à 2013
Groupe d'âge 2009 2010 2011 2012 2013
0-17 ans 0,20 0,13 0,26 0,00 0,33
18-64 ans 0,43 0,48 0,54 0,34 1,34
65 ans + 1,28 1,32 0,56 0,92 1,64
Ensemble de la population 0,51 0,54 0,49 0,37 1,21

2.9 Les personnes blessées lors d’incendies de bâtiments

Les données sur les blessés proviennent des déclarations d’incendies transmises par les municipalités. Le ministère ne dispose d’aucune donnée quant à la sévérité des blessures.

En 2014, 368 personnes ont été blessées lors d’incendies de bâtiments, soit 108 victimes de plus qu’en 2013, où les déclarations faisaient état de 260 blessés.

Analyse différenciée des blessés selon l'âge et le sexe, liés à des incendies de bâtiments, 2014
Sexe Civils de 0 à 17 ans Civils de 18 à 64 ans Civils de 65 ans et plus Pompiers Nombre de blessés total
Masculin 32 146 25 45 248
Féminin 13 73 31 3 120
Total 45 219 56 48 368

En 2013, pour l’ensemble de la population, le taux de blessés par 100 000 habitants était de 3,2. En 2014, il a connu une augmentation de 40 %. À ce stade-ci, les données ne permettent pas d’établir les raisons d’une telle augmentation.

Taux de blessés par 100 000 habitants, lié à des incendies de bâtiments, par groupe d'âge, 2014
* Population révisée, Statistique Canada, Division de la démographie, Estimation de la population. Adapté par l’Institut de la statistique du Québec, 29 septembre 2015.
Groupe d'âge Population* Proportion de la population Nombre de blessés Proportion du nombre de blessés (%) Taux de blessés par 100 000 habitants
0-17 ans 1 521 298 18,5 45 12,2 3,0
18-64 ans 5 287 455 64,4 267 72,6 5,0
65 ans + 1 405 919 17,1 56 15,2 4,0
Ensemble de la population 8 214 672 100,0 368 100,0 4,5

2.10 Les accidents de travail et les maladies professionnelles

Depuis 2010, on observe une tendance à la hausse du nombre de demandes d’indemnisation déposées par le personnel spécialisé dans la lutte contre l’incendie. Pour les 5 dernières années, on a enregistré en moyenne 400 demandes par année.

Les accidents de travail et les maladies professionnelles chez le personnel spécialisé dans la lutte contre l'incendie, 2010 à 2014
Année Accidents de travail et les maladies professionnelles 
2010 385
2011 389
2012 379
2013 419
2014 430

En 2014, ce sont les demandes concernant l’exposition à une substance ou à un environnement nocif qui ont subi la plus forte augmentation, passant de 46 en 2013 à 67 en 2014.

Les accidents de travail et les maladies professionnelles chez le personnel spécialisé dans la lutte contre l'incendie, 2010 à 2014
Type de lésion 2010 2011 2012 2013 2014
Source : Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. Lésions acceptées au 1er mars de l’année suivante pour les années 2010 à 2014. Octobre 2015.
Note : Les résultats de 2014 sont présentés par ordre décroissant.
Réactions du corps et efforts 175 172 146 185 163
Contact avec un objet ou de l'équipement 84 81 93 91 94
Chutes 64 69 75 70 80
Exposition à une substance ou à un environnement nocif 45 47 48 46 67
Autre événement, exposition et inconnu 5 8 4 9 13
Accidents de transport 8 4 4 11 9
Voies de fait et actes violents 2 6 5 2 2
Feux et explosions 2 2 4 5 2
Total 385 389 379 419 430

2.11 L’évaluation des pertes matérielles dans les incendies de bâtiments

L’évaluation des pertes matérielles en bâtiment et en contenu est l’ensemble des dommages matériels dus à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction de même que ceux dus au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

En 2014, les pertes estimées en bâtiment s’élèvent à plus de 245 millions de dollars et celles estimées en contenu sont de plus de 150 millions de dollars. Il s’agit d’une baisse de 5 millions de dollars comparativement à l’année précédente.

Les bâtiments endommagés par un incendie en 2014 étaient évalués, avant l’incendie, à plus de 14,8 milliards de dollars. Les pertes matérielles estimées pour ces bâtiments sont de 245 millions de dollars, soit un peu moins de 1,7 % de leur valeur foncière. Par conséquent, à la suite de l’intervention des pompiers, la valeur foncière protégée est évaluée à plus de 14,6 milliards de dollars.

L'évaluation des pertes matérielles pour les incendies de bâtiments, selon l'usage, 2014
Usage* Pertes estimées en bâtiment (000 $) Proportion des pertes en bâtiment (%) Valeur des bâtiments avant l'incendie (000 $) Valeur protégée des bâtiments (000 $) Pertes estimées en contenu (000 $)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Résidentiel 154 566 62,97 3 375 037 3 220 471 77 626
Commercial 38 122 15,53 2 294 815 2 256 694 27 721
Services 17 692 7,21 4 590 567 4 572 875 9 133
Production et extraction de richesses naturelles 14 010 5,71 362 147 348 136 9 009
Industries manufacturières 8 394 3,42 2 758 337 2 749 943 13 787
Culturel, récréatif et de loisirs 5 659 2,31 444 988 439 329 6 324
Immeubles non exploités et étendues d'eau 4 448 1,81 302 568 298 121 1 589
Transports, communications et services publics 2 556 1,04 718 237 715 680 4 953
Total 245 446 100,00 14 846 697 14 601 251 150 142

Bien que la valeur protégée soit considérable, depuis 2010, les pertes matérielles capitalisées atteignent près de 2,4 milliards de dollars. Ces pertes justifient pleinement la nécessité de tenir des activités de prévention.

Évaluation des pertes matérielles en millions de dollars dans les incendies de bâtiments, 2010 à 2014
  2010 (M$) 2011 (M$) 2012 (M$) 2013 (M$) 2014 (M$)
En bâtiment 236,4 275,2 271,6 250,8 245,4
En contenu 140,3 141,7 165,0 148,4 150,1
Extérieures 49,5 42,5 31,3 169,6 44,1
Total 426,2 459,4 467,9 568,8 439,6

De 2010 à 2014, la variation des pertes la plus importante est survenue en 2013 avec la tragédie ferroviaire survenue à Lac-Mégantic. En effet, les pertes matérielles extérieures déclarées pour ce seul événement représentaient 150 millions de dollars.

Les pertes matérielles estimées par personne en 2014 sont les plus basses observées depuis 2010. Elles sont passées sous la barre des 55 $ par personne.

Pertes matérielles par personne, actualisées, 2010 à 2014
Année Pertes matérielles (en M$) Pertes matérielles par personne (en $) Pertes matérielles (en M$ constants*) Pertes matérielles par personne (en $ constants*)
*La Banque du Canada utilise les données mensuelles de l'indice des prix à la consommation pour calculer l'inflation. De juillet 2010 à juillet 2011, la variation de l'inflation était de 2,35 %, de juillet 2011 à juillet 2012, de 2,46 %, de juillet 2012 à juillet 2013, de 0,5 % et, de juillet 2013 à juillet 2014, de 1,48 %.
2010 426,2 53,91 455,8 57,48
2011 459,4 57,58 480,1 59,96
2012 467,9  58,09 477,2 59,02
2013 568,8 69,75 577,2 70,78
2014 439,6 53,51 439,6 53,51

3. Les incendies de bâtiments à usage résidentiel

3.1 La répartition des incendies

Qu’entend-on par « usage résidentiel »?

Un bâtiment à usage résidentiel est un logement, un chalet ou une maison de villégiature, une maison mobile, une roulotte, une habitation en commun (maison de chambres et pension, habitation pour groupes organisés, résidence et maison d’étudiants, maison de retraite et orphelinat, maison d’institutions religieuses, autres habitations de groupes), un hôtel-motel résidentiel, un parc de roulottes et de maisons mobiles, une résidence provisoire, autres immeubles résidentiels (habitation pour la chasse, la pêche et la forêt, espace détenu en copropriété divise résidentielle, autres immeubles résidentiels).

Source : Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds, Manuel d’évaluation foncière du Québec, MAMOT.

En 2014, 4 565 bâtiments à usage résidentiel ont été endommagés lors d’incendies, entraînant des pertes matérielles estimées à plus de 232 millions de dollars.

Rappelons que les dommages matériels aux bâtiments sont dus à l’incendie, au roussissement, au cloquage, à la fumée, à l’eau ou aux autres agents d’extinction de même qu’au combat de l’incendie et à l’exploration des lieux par les pompiers.

Bâtiments à usage résidentiel endommagés et pertes matérielles estimées, 2014
Code* et type de bâtiment à usage résidentiel Bâtiments (Nombre) Bâtiments (%) Pertes totales estimées (bâtiment et contenu) (000 $) Pertes totales estimées (bâtiment et contenu) (%)
* Liste numérique des codes d’utilisation des biens-fonds. Manuel d’évaluation foncière du Québec, 2012.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
1000 : Logement (maison unifamiliale, appartement) 4 012 87,89 207 041 89,17
1100 : Chalet ou maison de villégiature 134 2,94 8 809 3,79
1923 : Espace de rangement, cabanon 106 2,32 1 819 0,78
1990 : Autres immeubles résidentiels 82 1,80 3 330 1,43
1211 : Maison mobile 70 1,53 2 157 0,93
1543 : Maison pour personnes retraitées autonomes 55 1,21 3 550 1,53
1541 : Maison pour personnes retraitées non autonomes (y compris les centres hospitaliers de soins de longue durée) 22 0,48 260 0,11
1590 : Autres locaux de groupes 12 0,26 10 0,00
1511 : Maison de chambres et pension 10 0,22 2 391 1,03
1921 : Stationnement intérieur 8 0,18 138 0,06
1600 : Hôtel résidentiel 8 0,18 1 044 0,45
1212 : Roulotte résidentielle 6 0,13 141 0,06
1911 : Pourvoirie avec droits exclusifs 5 0,11 409 0,18
1922 : Stationnement extérieur 4 0,09 104 0,05
1914 : Camp forestier 4 0,09 48 0,02
1912 : Pourvoirie sans droits exclusifs 4 0,09 54 0,02
1890 : Autres résidences provisoires 4 0,09 199 0,09
1553 : Presbytère 3 0,07 43 0,02
1913 : Camp de chasse et pêche 2 0,04 17 0,01
1702 : Parc de maisons mobiles (fonds de terre seulement) 2 0,04 60 0,03
1551 : Couvent 2 0,04 1 0,00
1549 : Autres maisons pour personnes retraitées 2 0,04 1 0,00
1512 : Maison de chambres pour personnes ayant une déficience intellectuelle 2 0,04 413 0,18
1701 : Parc de roulottes (fonds de terre seulement) 1 0,02 1 0,00
1610 : Motel résidentiel 1 0,02 80 0,03
1559 : Autres maisons d'institutions religieuses 1 0,02 35 0,02
1552 : Monastère 1 0,02 8 0,00
1539 : Autres résidences d'étudiants 1 0,02 29 0,01
1532 : Maison d'étudiants (collège et université) 1 0,02 1 0,00
Total 4 565 100,00 232 192 100,00

3.2 La survenance des incendies 

Les heures

La tendance observée depuis 2010 est confirmée. La période contenue entre 15 h et 19 h 59 est celle où il survient le plus d’incendies de bâtiments, soit près de 30 % des cas.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel par période de la journée, 2014
Période de la journée Nombre
0 h à 4 h 59 614
5 h à 9 h 59 575
10 h à 14 h 59 1 098
15 h à 19 h 59 1 293
20 h à 23 h 59 766

Les jours

Aucune journée de la semaine ne prévaut sur les autres quant à la survenance d’un incendie.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel par jour de la semaine, 2014
Jour de la semaine Nombre (%)
Dimanche 591 13,6
Lundi 628 14,4
Mardi 590 13,6
Mercredi 583 13,4
Jeudi 630 14,5
Vendredi 650 15,0
Samedi 674 15,5
Total 4 346 100,0

Les mois

En janvier, il survient plus de 15 incendies résidentiels par jour au Québec. Ces incendies sont également ceux où les pertes matérielles sont nettement plus élevées.

Incendies de bâtiments à usage résidentiel selon de mois de l'année et proportion des pertes matérielles entraînées, 2014
Mois de l'année Nombre d'incendies Incendies (%) Pertes matérielles (%) Nombre d'incendies par jour*
* Le nombre d’incendies par jour (quotient) est obtenu par le nombre d’incendies (dividende)/le nombre de jour dans le mois (diviseur).
Janvier 487 11,2 19,9 15,7
Février 379 8,7 9,9 13,5
Mars 414 9,5 10,7 13,4
Avril 313 7,2 7,6 10,4
Mai 376 8,7 7,0 12,1
Juin 328 7,6 5,0 10,9
Juillet 309 7,1 7,1 10,0
Août 317 7,3 5,8 10,2
Septembre 336 7,7 6,6 11,2
Octobre 336 7,7 5,4 10,8
Novembre 389 9,0 7,5 13,0
Décembre 362 8,3 7,5 11,7
Total 4 346 100,0 100,0 100,0
Nombre d'incendies de bâtiments à usage résidentiel par jour selon de mois de l'année, 2013 et 2014
Mois  2013 2014
Janvier 15,2 15,7
Février 13,0 13,5
Mars 11,0 13,4
Avril 12,8 10,4
Mai 13,7 12,1
Juin 11,4 10,9
Juillet 11,9 10,0
Août 10,7 10,2
Septembre 10,2 11,2
Octobre 11,2 10,8
Novembre 11,5 13,0
Décembre 14,3 11,7

3.3 Le lieu d’origine

Le lieu d’origine est l’endroit où a probablement commencé l’incendie. En 2014, comme pour les années précédentes, les pièces habitées d’une résidence (cuisine, chambre à coucher, etc.), à l’exception des aires de rangement et du garage, sont le lieu d’origine le plus fréquent. En 2014, le taux atteint 56,3 % des incendies de bâtiments résidentiels ayant entraîné des pertes matérielles.

Lieu d'origine des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code* et lieu d'origineNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies,  Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
200 : Lieu résidentiel, sauf les aires de rangement et le garage (cuisine, chambre à coucher, etc.) 2 446 56,3
700 : Espace intégré à la structure (balcon extérieur, surface d'un mur, etc.) 486 11,2
400 : Entreposage intérieur et garage (garage intérieur, remise, chambre froide, etc.) 355 8,2
800 : Aire extérieure (cour, terrasse, abri d'auto, etc.) 327 7,5
999 : Lieu d'origine indéterminé 237 5,5
000 : Lieu de circulation (vestibule, corridor, escalier intérieur, etc.) 147 3,4
600 : Aire de service et salle d'équipement et de machinerie (placard de chauffe-eau, salle de distribution électrique, etc.) 116 2,7
300 : Lieu commercial, de service ou institutionnel, sauf les aires de rangement et d'entreposage et les stationnements (commerces à la résidence) 99 2,3
900 : Autre lieu d'origine 63 1,4
500 : Gaines et conduits (cheminée, conduit de ventilation, canalisation, etc.) 61 1,3
100 : Lieu de rassemblement (espace de rassemblement, bibliothèque, etc.) 9 0,2
 Total 4 346100,0

Le lieu résidentiel d’origine

Les pièces habitées d’une résidence (codes 200 à 299) sont le lieu d’origine de plus de la moitié des incendies de bâtiments résidentiels. Parmi celles-ci, la cuisine est le lieu où ont débuté 28 % des incendies déclarés en 2014.

Une sensibilisation aux comportements à adopter dans la cuisine serait à privilégier dans les activités de prévention.

Lieu résidentiel d'origine des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code* et lieu résidentiel d'origine Nombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
230 : Cuisine, coin-cuisine 1 217 28,0
210 : Chambre à coucher 312 7,2
220 : Salon, salle de séjour, salle de jeux 311 7,1
290 : Autre lieu résidentiel, sauf garage et aire d'entreposage 303 7,0
240 : Salle de bains, salle d'eau 179 4,1
299 : Lieu résidentiel indéterminé 73 1,7
235 : Salle à manger 51 1,2
Total 2 44656,3

3.4 La source de chaleur

La source de chaleur (ou d’inflammation) est l’objet (appareil, équipement, matériel ou machine) à l’origine de l’inflammation. Pour une cinquième année consécutive, les données confirment un nombre important de feux de cuisson. En 2014, les appareils de cuisson sont la source de chaleur de près du quart (24,7 %) des incendies de bâtiments à usage résidentiel ayant entraîné des pertes matérielles, confirmant ainsi l’importance de sensibiliser les gens à adopter des comportements sécuritaires.

Source de chaleur des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code* et source de chaleurNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
100 : Appareil de cuisson (élément d'un poêle, cuisinière, friteuse, micro-ondes, etc.) 1 075 24,7
700 : Articles de fumeur et objets à flamme nue (articles pour fumeurs, cendres chaudes, chandelle, etc.) 750 17,3
500 : Équipement de distribution d'électricité (câbles et fils électriques, connecteurs, prises de courant, etc.) 677 15,6
999 : Source de chaleur indéterminée 647 14,9
200 : Appareil de chauffage (poêle à bois ou à granules, appareil de chauffage individuel fixe, etc.) 510 11,7
300 : Appareil et équipement électrique (sécheuse, lampe incandescente, ampoule, etc.) 468 10,8
900 : Autre source de chaleur (réaction chimique, combustion spontanée, etc.) 163 3,8
800 : Véhicule (automobile, véhicule tout-terrain, etc.) 56 1,3
Total 4 346100,0

3.5 Le combustible ou l’énergie qui alimente la source de chaleur

En 2014, l’électricité est l’énergie qui alimente la source de chaleur dans plus de 40 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel.

Combustible ou énergie qui alimente la source de chaleur des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code* et combustible ou énergieNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
50 : Électricité (courant continu, courant alternatif, foudre) 1 897 43,6
11 : Combustible solide 1 040 23,9
99 : Combustible ou énergie indéterminé 670 15,4
23 : Autre liquide combustible (huile et alcool à fondue) 255 5,9
90 : Autre combustible ou énergie 163 3,7
32 : Gaz propane 107 2,5
88 : Aucun combustible ou énergie 81 1,9
22 : Carburant (essence) 55 1,3
21 : Fuel-oil (diesel, kérosène, mazout) 24 0,6
33 : Autre gaz 24 0,6
31 : Gaz naturel 19 0,4
12 : Naphtalène 9 0,2
60 : Mixte (véhicule hybride) 2 0,0
Total 4 346 100,0

3.6 Le premier matériau enflammé

Le premier matériau enflammé est celui dont l’inflammation est à l’origine de l’incendie. Pour le quart des incendies de bâtiments à usage résidentiel, un élément de la structure du bâtiment est le premier matériau enflammé.

Premier matériau enflammé des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
Code* et premier matériau enflammé Nombre %
100 : Élément de la structure (mur, plancher, plafond, toit, escalier intérieur, isolation, etc.) 1 111 25,6
900 : Autre (déchets, ordures ménagères, rebut, poussière, etc.) 747 17,2
500 : Liquide inflammable et liquide combustible (huile végétale et gras animal, carburant, essence, etc.) 673 15,5
999 : Premier matériau enflammé indéterminé 682 15,7
400 : Produits en bois ou en papier (boîte, papier et matériel d'emballage, fournitures de bureau, journaux, etc.) 364 8,4
200 : Meubles et ameublements (meuble rembourré, matelas, literie, table, commode, piano, rideau, etc.) 283 6,5
300 : Vêtements et textiles (fibre synthétique ou combinée, fibre naturelle, de coton ou de laine, vêtement, nappe, serviette, etc.) 220 5,0
700 : Produits chimiques, plastiques et métaux (caoutchouc naturel et synthétique, matière plastique et métal, produit chimique, etc.) 174 4,0
800 : Produits agricoles et forestiers (herbages, broussailles, feuilles, arbres et arbustes, foin, etc.) 64 1,5
600 : Gaz inflammable (gaz propane, butane, gaz de pétrole liquéfié, gaz naturel, etc.) 28 0,6
Total 4 346 100,0

3.7 La cause probable

La cause probable est l’acte ou l’événement ayant provoqué l’inflammation. Précisons qu’il s’agit de la cause probable et non de la cause hors de tout doute. En 2014, l’erreur humaine (distraction, personne endormie) est la cause probable de 25,9 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel déclarés au ministère.

Cause probable des incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code* et cause probableNombre%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Note : Les résultats sont présentés par ordre décroissant.
700 : Erreur humaine (distraction, personne endormie, etc.) 1 026 23,6
400 : Défaillance ou défectuosité mécanique ou électrique (court-circuit électrique) 1 019 23,4
300 : Utilisation inadéquate du matériau enflammé (huile de cuisson, graisse, combustible placé à proximité d'une source de chaleur, etc.) 568 13,1
999 : Cause indéterminée 487 11,2
110 : Dossier transmis pour enquête policière (suspect, volontaire) 402 9,3
600 : Mauvaise utilisation d'un équipement (mauvais usage d'un appareil brûlant du bois, quantité excessive de combustible, etc.) 266 6,1
200 : Utilisation inadéquate d'une source d'inflammation (jouer avec des allumettes, soudage ou découpage à proximité d'un combustible, etc.) 235 5,4
500 : Défaut de conception, de construction ou d'installation (installation à proximité d'un combustible, défaut de construction, etc.) 233 5,4
900 : Autre (réactivation d'un incendie éteint, cause naturelle, etc.) 110 2,5
Total 4 346 100,0

3.8 Les systèmes de détection et d’extinction

L’avertisseur de fumée

L’avertisseur de fumée est un système de détection et d’avertissement d’incendie qui émet un signal sonore pour alerter les occupants lorsqu’il y a une présence anormale de fumée dans le bâtiment. L’avertisseur émet un signal local ou est relié à un centre de télésurveillance.

Les statistiques observées au cours des dernières années le confirment : dans 35 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel, l’absence ou le fonctionnement indéterminé des avertisseurs de fumée ont été déclarés. En effet, en 2014, aucun avertisseur de fumée n’était présent dans 17 % des cas. À cela s’ajoutent les 18,4 % des incendies pour lesquels la présence ou le fonctionnement des avertisseurs sont indéterminés.

Présence et fonctionnement des avertisseurs de fumée dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
Code*Fonctionnement de l'avertisseur de fuméePrésence d'avertisseur de fumée : 01. Avec signal local seulementPrésence d'avertisseur de fumée : 02. Relié à un centre de télésurveil-lance88. Aucun avertisseur de fumée99. IndéterminéNombre d'incendies%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
11 L'avertisseur de fumée a fonctionné 1 469 364 0 0 1 833 42,2
21 Emplacement inapproprié 37 0 0 0 37 0,9
22 Pile à plat 56 0 0 0 56 1,3
23 Aucune pile 88 1 0 0 89 2,0
24 Prise électrique pas connectée ou hors fonction 13 0 0 0 13 0,3
25 Bris mécanique 12 0 0 0 12 0,3
26 Volontairement inactif 37 2 0 0 39 0,9
28 N'a pas fonctionné pour une autre raison 328 32 0 0 360 8,3
29 N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée 97 21 0 0 118 2,7
88 Aucun avertisseur de fumée 0 0 739 0 739 17,0
99 Indéterminé 235 17 0 798 1 050 24,1
 Total 2 372 437 739 798  4 346 100,0
% 54,6 10,0 17,0  18,4  100,0

Le système d’alarme-incendie

Un système d’alarme-incendie (ou réseau avertisseur d’incendie) est un dispositif électronique pour détecter un début d’incendie dans un bâtiment. Le système d’alarme-incendie émet un signal local ou est relié à un centre de télésurveillance.

Puisque l’utilisation de ce dispositif est généralement non réglementée pour la majorité des bâtiments résidentiels, l’absence d’un système d’alarme-incendie a été constatée dans 63,1 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel survenus en 2014. Sur les 4 346 incendies déclarés, 2 741 ont eu lieu dans un bâtiment dépourvu d’un système d’alarme-incendie.

Toutefois, 17,5 % de ces incendies ont pris naissance dans un bâtiment où le système d’alarme en place a fonctionné. Mentionnons que des bâtiments résidentiels incendiés ayant été répertoriés sans système d’alarme-incendie sont possiblement des bâtiments secondaires (ex. : cabanon).

Présence et fonctionnement des systèmes d'alarme-incendie dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
 Code*Fonctionnement du système d'alarme-incendiePrésence de système d'alarme-incendie : 01. Avec signal local seulementPrésence de système d'alarme-incendie : 02. Relié à un centre de télésurveil-lance88. Aucun système d'alarme-incendie90. Autre système de détection99. IndéterminéNombre d'incendies%
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
11 Le système d'alarme-incendie a fonctionné 342 419 0 1 0 762 17,5
21 Emplacement inapproprié 7 1 0 0 0 8 0,2
24 Prise électrique pas connectée ou hors fonction 0 1 0 0 0 1 0,0
25 Bris mécanique 1 2 0 0 0 3 0,1
26 Volontairement inactif 3 4 0 0 0 7 0,2
28 N'a pas fonctionné pour une autre raison 49 65 0 1 0 115 2,6
29 N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée 23 22 0 0 0 45 1,0
88 Aucun système d'alarme-incendie 0 0 2 741 0 0 2 741 63,1
99 Indéterminé 39 11 0 0 614 664 15,3
 Total 464 525 2 741 2 614 4 346  100,0
% 10,7 12,1 63,1 0,0 14,1  100,0

Le système fixe d’extinction

Un système fixe d’extinction est un dispositif généralement sensible à la chaleur conçu pour réagir à une température prédéterminée en libérant automatiquement une matière destinée à contrôler ou à éteindre le feu.

L’absence d’un système fixe d’extinction a été constatée dans 84,8 % des incendies de bâtiments à usage résidentiel survenus en 2014, soit 3 683 incendies.

Présence et fonctionnement des systèmes fixes d'extinction dans les incendies de bâtiments à usage résidentiel, 2014
* Guide pour la déclaration des incendies, Liste des codes.
Code* Fonctionnement du système fixe d'extinction Présence de système fixe d'extinction : 01. Système fixe d'extinction complet Présence de système fixe d'extinction : 02. Système fixe d'extinction partiel Présence de système fixe d'extinction : 03. Appareil ponctuel d'extinction automatique Présence de système fixe d'extinction : 04. Réseau de canalisation uniquement  88. Aucun système fixe d'extinction 99. IndéterminéNombre d'incendies%
11 Un gicleur a fonctionné 24 7 5 0 0 0 36 0,8
12 Deux gicleurs ont fonctionné 2 1 1 0 0 0 4 0,1
13 Trois gicleurs ou plus ont fonctionné 0 1 1 0 0 0 2 0,0
14 Le nombre de gicleurs qui ont fonctionné est indéterminé 3 0 0 0 0 0 3 0,1
15 Réseau ou système autre que système de gicleurs 3 4 0 14 0 0 21 0,5
21 Équipement non alimenté ou alimentation insuffisante en agent d'extinction 1 0 0 1 0 0 2 0,0
23 Défectuosité de l'équipement 0 0 0 1 0 0 1 0,0
24 Feu trop petit 64 24 3 9 0 0 100 2,3
25 Emplacement inapproprié 1 2 0 0 0 0 3 0,1
28 N'a pas fonctionné pour une autre raison 7 10 4 0 0 0 21 0,5
29 N'a pas fonctionné pour une raison indéterminée 3 2 0 0 0 0 5 0,1
88 Aucun système fixe d'extinction dans le bâtiment 0 0 0 0 3 683 0 3 683 84,8
99 Indéterminé 5 1 1 2 0 456 465 10,7
 Total 113 52 15 27 3 683 456 4 346 100,0  
% 2,6 1,2 0,3 0,6 84,8 10,5 100,0  

4. Les comparaisons interprovinciales pour les incendies survenus en 2013

Au moment de produire ce rapport statistique, les plus récentes données accessibles pour établir les comparaisons interprovinciales étaient celles de l’année 2013. Ces comparaisons servent d’éléments d’étalonnage pour mesurer la performance du Québec selon certains indicateurs : le nombre d’incendies par 1 000 habitants, le nombre de décès par 100 000 habitants et les pertes matérielles estimées par habitant.

Il est préférable d’examiner ces comparaisons avec prudence puisque les exigences en matière de déclaration des incendies diffèrent d’une province à l’autre et que le Canada ne dispose pas d’un système unifié pour évaluer la situation en sécurité incendie à l’échelle du pays.

Incendies, décès et pertes matérielles, 2013
  Nombre d’incendies par 1 000 habitants Nombre de décès par 100 000 habitants Pertes matérielles relatives aux incendies de bâtiments par habitant ($)
Sources :
  1. Banque de données du MSP (décembre 2015).
  2. Sommaire des incendies en Ontario (octobre 2015), publié par le Bureau du commissaire aux incendies (www.mcscs.jus.gov.on.ca).
  3. Office of the Fire Commissioner - Public Safety Division, Alberta Municipal Affairs (correspondance d'octobre 2015).
  4. Rapport annuel 2013-2014 - ministère de la Sécurité publique, Nouveau-Brunswick (www2.gnb.ca).
 
Québec1 2,0 1,21 48,95 
Ontario2 1,4 0,49 46,96 
Alberta3 1,2 0,50 191,32 
Nouveau-Brunswick4 5,1 1,06 29,31 
Moyenne 2,4 0,82 79,1

4.1 Le nombre d’incendies par 1 000 habitants

Depuis 2010, le nombre d’incendies par 1 000 habitants est en baisse au Québec, passant de 2,8 en 2010 à 2,0 en 2013.

Nombre d'incendies par 1 000 habitants, 2010 à 2013
  2010 2011 2012 2013
Québec 2,8 2,7 2,3 2,0
Ontario 1,8 1,6 1,8 1,4
Alberta 1,2 1,8 1,4 1,2
Nouveau-Brunswick 6,0 4,8 5,4 5,1

4.2 Le nombre de décès par 100 000 habitants

De 2010 à 2012, le Québec était la province où le nombre de décès liés aux incendies de bâtiments par 100 000 habitants était le plus bas. En 2013, avec les événements de Lac-Mégantic, le Québec est maintenant la province la plus lourdement affectée.

Sans la tragédie de Lac-Mégantic qui a coûté la vie à 47 personnes, le Québec aurait quand même enregistré sa pire performance depuis 2007 en matière de décès. En effet, le taux de mortalité aurait été de 0,64 décès par 100 000 habitants, soit plus du double de celui constaté en 2012.

Nombre de décès par 100 000 habitants, 2010 à 2013
  2010 2011 2012 2013
Québec 0,52 0,43 0,31 1,21
Ontario 0,57 0,61 0,47 0,49
Alberta 0,56 0,66 0,49 0,50
Nouveau-Brunswick 1,33 1,19 0,92 1,06

4.3 Les pertes matérielles estimées par habitant

Le Québec a subi moins de pertes matérielles en 2013 lors d’incendies de bâtiments qu’au cours des trois années précédentes. Avec un peu moins de 49 $ par habitant, la performance du Québec se compare aisément à celle de l’Ontario, qui est de 47 $.

Pertes matérielles relatives aux incendies de bâtiments par habitant, 2010 à 2013
  2010 2011 2012 2013
Québec 54 58 58 49
Ontario 39 43 41 47
Alberta 106 192 117 191
Nouveau-Brunswick 40 24 27 29

Conclusion

Le rapport de statistiques annuelles sur les incendies déclarés est l’outil privilégié pour orienter la prise de décision des administrations compétentes en matière d’incendie. Il s’agit d’un outil d’aide à la planification des interventions et d’un guide judicieux pour choisir des activités de sensibilisation et de prévention auprès de la population.

Depuis 2010, le bilan statistique révèle une diminution du nombre d’incendies déclarés au ministère et une diminution du taux d’incendies par 1 000 habitants. En 2014, ce taux s’est établi à 1,94, sous la barre des 2 incendies par année, par 1 000 habitants. Les efforts consentis par les municipalités dans l’élaboration et la mise en œuvre du schéma de couverture de risques en incendie contribuent à ce résultat.

Malgré la baisse du nombre d’incendies déclarés par les municipalités, en 2014, on a dénombré 104 incendies de bâtiments de plus qu’en 2013. Le tiers de ces incendies survient dans des bâtiments classés dans les catégories de risque d’incendie élevé et très élevé. Les bâtiments résidentiels représentent 73,06 % des bâtiments endommagés lors d’incendies.

Les événements tragiques des dernières années ont noirci la statistique sur le taux de mortalité. Ainsi, de 2009 à 2013, et ce malgré une année 2012 exceptionnellement clémente, on observe une tendance à la hausse du nombre de décès lors d’incendies de bâtiments.

En 2014, les pertes matérielles par personne ont diminué, passant de 70,78 $ à 53,51 $, soit une baisse de 17,27 $. À cet égard, il s’agit de la meilleure performance réalisée depuis 2009. Néanmoins, les pertes matérielles estimées lors d’incendies de bâtiments atteignent 2,4 milliards de dollars pour la période de 2010 à 2014. À elle seule, cette somme justifie donc l’importance fondamentale de la prévention des incendies.

La sensibilisation à des pratiques sécuritaires à adopter dans une cuisine pourrait contribuer à diminuer la statistique selon laquelle la cuisine est le lieu d’origine de plus de 28 % des incendies de bâtiments résidentiels. En 2014, ces incendies sont survenus dans 30 % des cas entre 15 h et 19 h 59, sans égard au jour de la semaine. Par contre, les statistiques démontrent clairement que janvier est le mois où il survient le plus d’incendies de bâtiments résidentiels, soit plus de 15 par jour. Les incendies résidentiels de janvier représentent également près de 20 % des pertes matérielles annuelles pour ces bâtiments.

Trouver les axes de prévention à privilégier pour faire diminuer ces chiffres contribuerait à améliorer encore davantage la performance du Québec en matière de protection contre les incendies.

Enfin, les événements majeurs des dernières années démontrent la nécessité d’entraide entre les municipalités, la pertinence des activités de mise en commun voire de regroupement des services ainsi que l’importance de la prévention et de la préparation pour affronter efficacement les sinistres.

Annexe – Coûts des services municipaux en sécurité incendie au Québec en 2013, par strate de population

L’annexe des coûts de services municipaux en sécurité incendie au Québec en 2013, par strate de population, présente les données des municipalités locales régies par le Code municipal du Québec (RLRQ, chapitre C-27.1) ou la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19). Les villages cris, naskapis, nordiques et le Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James sont exclus de la compilation.

Le tableau récapitulatif illustre les données regroupées de l’ensemble des municipalités, par strate de population. Les données compilées ont été extraites en septembre 2015 de la section « Finances, indicateurs de gestion et fiscalité » du site Web du MAMOT.

Coûts des services municipaux en sécurité incendie pour les municipalités locales québécoises, par strate de population, 2013
Strate de population Nombre de municipalités Population moyenne Richesse foncière uniformisée (RFU) moyenne Coûts des services municipaux en SI $ moyens Coûts des services municipaux en SI/100 000 RFU $ moyens Charges totales $ moyennes Coûts des services municipaux en SI/charges totales % moyennes Coûts des services municipaux en SI/habitant $ moyens Effectifs personne-année moyens Coûts des effectifs moyens
Municipalités de 0 à 1 499 habitants 619 719 78 662 398 71 134 112,69 1 322 914 5,62 103,86 5,54 12 254
Municipalités de 1 500 à 4 999 habitants 304 2 592 274 523 526 202 726 82,33 4 211 251 5,36 79,52 12,76 60 790
Municipalités de 5 000 à 9 999 habitants 78 6 831 738 030 516 516 530 74,62 11 716 506 4,59 75,89 17,38 197 950
Municipalités de 10 000 à 24 999 habitants 57 15 274 1 839 619 632 1 513 037 77,06 31 684 235 4,39 92,34 15,73 471 774
Municipalités de 25 000 à 49 999 habitants 26 35 123 3 768 267 395 3 148 683 83,51 66 412 200 4,60 90,55 20,25 1 147 453
Municipalités de 50 000 à 99 999 habitants 9 69 518 6 839 076 348 5 592 346 86,65 114  201 134 4,92 81,36 40,29 2 485 254
Municipalités de 100 000 à 199 999 habitants 5 137 325 12 655 240 997 13 536 001 105,98 294 175 334 4,70 97,52 102,86 8 894 114
Municipalités de 200 000 à 524 999 habitants 4 359 888 39 770 263 060 44 911 189 120,64 862 546 934 5,41 129,63 302,62 34 340 079
Montréal 1 1 678 837 212 259 378 703 353 554 000 166,57 6 098 520 000 5,80 210,59 2 394,00 308 577 000
Le Québec 1103 7 979 318 888 636 488 229 965 197 665 108,62 18 591 781 893 5,19 120,96 14 559 609 672 623