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Ministère de la Sécurité publique

Guide des opérations à l'intention des services de sécurité incendie

Date de publication : 2000
Date de mise à jour : août 2007

Introduction

Qu'ils soient composés de personnel à temps plein ou à temps partiel, les services d'incendie d'aujourd'hui sont confrontés à des situations qui nécessitent beaucoup de connaissances et qui, souvent, peuvent menacer la santé et la sécurité de leurs pompiers et même de la population. Si petit qu'il soit, le service d'incendie a toujours avantage à mieux se structurer et à améliorer ses façons de faire. De plus, avec la nouvelle Loi sur la sécurité incendie, le service d'incendie sera de plus en plus appelé à travailler avec ses voisins; il deviendra alors encore plus important d'uniformiser les pratiques d'un service à l'autre.

Le Guide des opérations à l'intention des services de sécurité incendie traite de tous les aspects d'une intervention. Il est divisé en sept parties.

Dans la première partie du guide, le service d'incendie est d'abord invité à faire son portrait : le territoire protégé, ses compétences, ses ressources humaines, ses véhicules, son équipement, incluant ceux des services voisins et des ressources externes.

À la partie II, on lui propose d'analyser son territoire : classification des bâtiments, disponibilité de l'eau, etc., pour en arriver à planifier l'acheminement des ressources qui doivent être mobilisées pour les différents types d'intervention.

La partie III, est consacrée aux communications. Là encore, le service d'incendie est invité à personnaliser le guide selon sa situation : bandes radio utilisées, codes de radio en vigueur, etc.

Dans la partie IV, il est question du système de commandement. On y traite de la structure de commandement, qui peut évoluer selon la taille du service d'incendie et le type d'intervention, du processus de commandement de même que de l'organisation géographique des lieux lors des interventions.

La partie V concerne les risques et les tactiques. Elle intègre les aspects « opérations » et « sécurité » en présentant les risques propres à chaque intervention et les mesures de sécurité s'y rattachant ainsi qu'un résumé des tactiques à mettre en œuvre lors de différentes interventions. Le guide couvre actuellement les risques et les tactiques pour les interventions suivantes : accident de véhicule, alerte à la bombe, feu de cheminée, incendie de bâtiment, incendie dans un poste d'exploitation électrique, intervention en présence de matières dangereuses et sauvetage en espace clos. D'autres types d'interventions sont en préparation et seront ajoutés au fur et à mesure.

La partie Tableaux regroupe les tableaux et figures que le service d'incendie doit remplir. Enfin le guide est complété par une partie Références qui propose différents documents, cours et vidéos susceptibles d'aider à planifier des activités de formation du service d'incendie.

Avant-propos

Un outil de référence sur les opérations

Le Guide des opérations à l'intention des services de sécurité incendie est un outil de référence sur les opérations courantes des services d'incendie. Il est en quelque sorte un guide de bonnes pratiques, qui regroupe dans un seul document les éléments essentiels pour préparer et planifier adéquatement les interventions du service d'incendie. Il poursuit les objectifs suivants :

  • Uniformiser les façons de faire des services d'incendie.
  • Planifier l'acheminement des ressources en fonction des caractéristiques du territoire, des bâtiments et des ressources disponibles.
  • Faciliter le partage des ressources entre les services d'incendie.
  • Connaître les risques propres à chaque intervention, les moyens de les contrôler ainsi que les tactiques à mettre en œuvre.
  • Déterminer les besoins en formation du personnel.

Personnalisé, évolutif et adapté au service d'incendie

Le guide des opérations est conçu pour que chaque service d'incendie puisse le personnaliser et l'adapter à son organisation. Tout au long du document, le symbole ! renvoie à des tableaux et figures que doit remplir le service d'incendie. Ils sont regroupés sous l'onglet « tableaux » et peuvent être remplis directement dans le cahier ou avec le cédérom fourni avec le guide.

Il doit être aussi un document dynamique qui évolue avec le service d'incendie. Le cahier à anneaux permet d'intégrer les mises à jour et les ajouts, mais aussi des documents internes, directives, lignes directrices, feuillets d'information, etc., jugés importants pour les opérations du service d'incendie.

À l'usage de tout le personnel

Le guide des opérations s'adresse au personnel du service d'incendie. Il n'est pas destiné à l'usage exclusif de la direction du service. Son contenu doit être discuté, lu, relu, consulté, par tout le personnel du service d'incendie. C'est pourquoi il est suggéré de laisser le guide des opérations bien en vue à la caserne ou à bord d'un véhicule. Un seul guide par caserne sera distribué, mais il peut être photocopié selon les besoins et l'utilisation que compte en faire le service d'incendie.

Le Guide des opérations à l'intention des services de sécurité incendie ne remplace pas la formation, mais il peut être un bon point de départ pour améliorer les connaissances du personnel et un aide-mémoire précieux à consulter en tout temps.

Dans l'esprit de la Loi sur la sécurité incendie

Le guide des opérations deviendra également un outil essentiel pour les services d'incendie qui devront participer à la réalisation des schémas régionaux de couverture de risques et des plans de mise en œuvre prévus dans la nouvelle Loi sur la sécurité incendie.

Les mises à jour?

Les mises à jour et les ajouts au guide seront envoyés par courrier à l'attention du directeur du service d'incendie, en quantité correspondant au nombre d'exemplaires distribués à chaque service d'incendie. Un guide par caserne est prévu.

Nous vous demandons donc de nous signaler tout changement de directeur, d'adresse et du nombre de casernes, en vous adressant à :

Mme Carole Lachance
Téléphone : 418 646-6777, poste 40079
Télecopie : 418 644-4448
Courriel : prevention.incendie(at)msp.gouv.qc.ca

Pour plus d'informations sur le Guide des opérations :

Jacques Tardif
Téléphone : 418 646-6777, poste 40065
Courriel : prevention.incendie(at)msp.gouv.qc.ca

Partie 1 : Le portrait du service d'incendie

Cette partie vise à tracer le portrait du service d'incendie. À l'aide de tableaux à remplir, le service d'incendie est invité à décrire son territoire, ses compétences d'intervention, ses ressources humaines et matérielles. Ce portrait inclut les ressources externes et spécialisées auxquelles le service d'incendie peut faire appel, ainsi que les ressources de l'entraide

Section 1 : Le territoire protégé

Objectif : Préciser le territoire du service d'incendie.

Le territoire comprend toutes les municipalités et tous les territoires où le service d'incendie est responsable des interventions et dirige les opérations. Les municipalités ou territoires où le service d'incendie intervient en entraide mutuelle ne sont pas sous sa responsabilité.

Tableau 1

Inscrire les municipalités et territoires protégés par le service d'incendie ainsi que les coordonnées d'une personne responsable1 à contacter, en situation d'urgence. Joindre une carte du territoire si disponible.

1. Cette personne peut être le maire, le directeur général, le secrétaire-trésorier, le responsable des mesures d'urgence de la municipalité ou une autre personne en autorité, selon le cas.

Exemple :

TERRITOIRE PROTÉGÉ SERVICE D'INCENDIE A
Municipalité ou territoire
Nom d'un responsable
Titre
No de téléphone
A Richard Tétreault Directeur général 450 852-2414
B François Demers Maire 450 856-1112
Carte du territoire protégé
Figure 1 : Carte du territoire

Section 2 : Les compétences d'intervention

Objectif : Préciser les compétences d'intervention du service d'incendie.

Les compétences d'intervention sont déterminées en fonction des ressources du service d'incendie, c'est-à-dire de l'expertise et de la formation de son personnel et de l'équipement qu'il possède.

Tableau 2

Cocher les compétences d'intervention du service d'incendie. Compléter le tableau si nécessaire.

Exemple :

COMPÉTENCES D'INTERVENTION SERVICE D'INCENDIE A
Incendie de bâtiment
X
Feu de forêt
 
Feu de camp
X
Accident ou feu de véhicule
X
Désincarcération automobile
X
Alerte à la bombe
 
Intervention en présence de matières dangereuses
 
Monoxyde de carbone
 
Sauvetage en espace clos
 
Sauvetage nautique
X
Sauvetage en hauteur
 
Premier répondant
X
Inondation
 
Sécurité communautaire
 
Autres.
 

Section 3 : Les ressources humaines et matérielles

Objectif : Préciser toutes les ressources à la disposition du service d'incendie.

Les ressources comprennent le personnel, les véhicules et l'équipement spécialisé du service d'incendie, les ressources de l'entraide ainsi que les ressources externes qui peuvent être nécessaires lors d'une intervention.

3.1 La structure du service d'incendie

Au moyen d'un organigramme, préciser la structure du service d'incendie en indiquant les niveaux hiérarchiques et les effectifs du service. Faire l'organigramme du service ou insérer celui qui est disponible.

Figure 2 : Organigramme du service incendie, Service incendie A
Figure 2 : Organigramme du service incendie, Service incendie C

3.2 Les véhicules

Tableau 3

Inscrire le numéro, le type, la description (hauteur des échelles, capacité des pompes et des réservoirs, etc.), l'année de construction des véhicules du service d'incendie et l'endroit où ils sont stationnés.

Exemple

VÉHICULES SERVICE D'INCENDIE A
 
Numéro
 
 
Type
 
 
Description
 
 
Année
 
 
Endroit
 
 
211
 
 
Autopompe
 
 
1050 gipm
 
 
1995
 
 
Caserne 1
 
 
411
 
 
Échelle
 
 
30 mètres
 
 
1991
 
 
Caserne 1
 
 
212
 
 
Autopompe
 
 
1050 gipm
 
 
1987
 
 
Caserne 2
 
 
213
 
 
Autopompe
 
 
840 gipm
 
 
1996
 
 
Caserne 3
 

3.3 L'équipement spécialisé

En plus de l'équipement habituel nécessaire pour combattre les incendies de bâtiment, les services d'incendie possèdent aussi des équipements pour des interventions plus spécialisées.

Tableau 4

Inscrire le modèle, le nombre et la description de l'équipement spécialisé du service d'incendie.

Exemple

ÉQUIPEMENT SPÉCIALISÉ SERVICE D'INCENDIE A
Équipement Modèle Nombre Description
Équipement de désincarcération Hurst 1 1 cisailles
1 écarteur
Coussin d'air de levage
Appareil de détection et mesure(détecteur de gaz) AIM 1 Multi-gaz
Équipement pour sauvetage nautique Zodiac 1 14 pieds
Moteur 30hp

3.4 Les ressources de l'entraide

Tableau 5

Inscrire les ressources (personnel, véhicules et équipement spécialisé) des services d'incendie avec lesquels le service a des ententes d'entraide2, et qui peuvent être disponibles au besoin. Inclure les ressources des brigades industrielles et institutionnelles, s'il y a lieu

2. Pour faciliter la tâche, demander aux services d'incendie membres de l'entraide de faire parvenir leur organigramme et les tableaux 2, 3 et 4.

Exemple

RESSOURCES DE L'ENTRAIDE SERVICE D'INCENDIE A
Service d'incendie Effectif disponible
(nbre)
Véhicules disponibles
(nbre et type)
Équipement spécialisé disponible
(nbre et type)
C 30 2 autopompes - 1050 gipm2 citernes - 2500 gallons 1 ensemble complet d'outils de désincarcération
D 15 2 autopompes - 840 gipm1 citerne - 2000 gallons  

3.5 Les ressources externes

Tableau 6

Inscrire les coordonnées des ressources externes pouvant être nécessaires lors d'une intervention. Compléter la liste, si nécessaire.

Exemple

RESSOURCES EXTERNES SERVICE D'INCENDIE A
Ressources Téléphone Télécopieur
CANUTEC 24 h sur 24 h / frais d'appel acceptés
URGENCE
Cellulaire
Information


613 996-6666
*666
613 992-4624


613 954-5101
Centre anti-poison du Québec 1 800 463-5060  
URGENCE-ENVIRONNEMENT
En semaine : communiquer avec la direction régionale
Soir, fins de semaine, jours fériés : Québec
24 h sur 24 h / frais d'appel acceptés Montréal

124 124-6789
418 643-4595
514 873-3454
 
SÛRETÉ DU QUÉBEC
URGENCE
Cellulaire
Poste local

310-4141
*4141
124 124-3300
 
SÉCURITÉ CIVILE
Direction de la sécurité civile du Québec (en tout temps)
24 h sur 24 h
Bureau régional

418 643-3256
1 866 776-8345
124 124-4600
 
AMBULANCE 123-1234 123-1222
Compagnie d'électricité
Hydro-Québec
Autre

124 124-1122
124 124-5887
 
Croix Rouge - services aux sinistrés (124) 124-5678  
POLICE MUNICIPALE
URGENCE
Poste

911
124 124-1345
 
. . .

Partie 2 : L'acheminement des ressources

Cette partie est consacrée à la planification des ressources à acheminer lors des différentes interventions du service d'incendie.

À l'aide du portrait des ressources humaines et matérielles disponibles, tracé à la partie I, le service d'incendie est amené à planifier, sur papier, les ressources nécessaires lors des interventions courantes, tout en tenant compte du territoire à protéger et de ses compétences d'intervention. La démarche proposée permet aussi de déterminer dans quelles situations les ressources du service peuvent être insuffisantes et de planifier, à l'avance, l'aide de ressources additionnelles dès la première alarme.

Cette partie vise donc à faciliter la prise de décision et à accélérer l'acheminement des ressources nécessaires.

Section 1 : Incendie de bâtiments

Objectif : Planifier les ressources qui doivent être acheminées pour un incendie de bâtiment.

La planification de l'acheminement des ressources nécessaires pour un incendie de bâtiment doit tenir compte de plusieurs éléments. Outre les ressources et l'équipement disponibles, elle doit considérer le type de bâtiment en cause. De plus, les ressources acheminées pour un même incendie peuvent varier à l'intérieur du territoire protégé par le service d'incendie. La disponibilité de l'eau, l'accessibilité ou la distance à parcourir pour se rendre sur les lieux sont également des facteurs qui déterminent les ressources à acheminer.

1.1 La classification des risques d'incendie

Afin de déterminer les ressources nécessaires pour combattre un incendie de bâtiment, il est utile de classifier les bâtiments qui se trouvent sur le territoire. Voici la classification des risques d'incendie proposée dans le document Orientations du ministre de la sécurité publique en matière de sécurité incendie3. Cette classification est établie en fonction des principaux indicateurs de risques dont la hauteur du bâtiment, son usage et le nombre d'occupants. Les bâtiments, qu'ils soient résidentiels, commerciaux, industriels, institutionnels ou agricoles, sont regroupés en quatre catégories.

3. Cette classification des risques d'incendie est le fruit du travail d'un comité composé de représentants du milieu de l'incendie, du monde municipal, des assurances et du gouvernement. Elle a été publiée officiellement en mai 2001 dans le document Orientations du ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité incendie.

Chaque service d'incendie peut adapter cette classification selon les risques présents sur son territoire, L'analyse et la classification des risques d'incendie sont d'ailleurs deux étapes importantes pour l'élaboration du schéma de couverture de risques.

Classification des risques d'incendie

Risques faibles

  • Très petits bâtiments, très espacés
  • Bâtiments résidentiels, de 1 ou 2 logements, de 1 ou 2 étages, détachés

Risques moyens

  • Bâtiment d'au plus 3 étages et dont l'aire au sol est d'au plus 600 m2

Risques élevés

  • Bâtiment dont l'aire au sol est de plus de 600 m2
  • Bâtiment de 4 à 6 étages
  • Lieux où les occupants sont normalement aptes à évacuer
  • Lieux sans quantité significative de matières dangereuses

Risques très élevés

  • Bâtiments de plus de 6 étages ou présentant un risque élevé de conflagration
  • Lieux où les occupants ne peuvent évacuer d'eux-mêmes
  • Lieux impliquant une évacuation difficile en raison du nombre élevé d'occupants
  • Lieux où des matières dangereuses sont susceptibles de se trouver
  • Lieux où l'impact d'un incendie est susceptible d'affecter le fonctionnement de la communauté
Tableau 1

En tenant compte de la classification proposée, classer les bâtiments situés sur le territoire du service d'incendie selon la catégorie de risque qu'ils présentent.

Exemple

CLASSIFICATION DES RISQUES D'INCENDIE ‑ SERVICE D'INCENDIE A
Catégorie
Type de bâtiment
Risques faibles
  • Résidences unifamiliales détachées
 
  • Chalet
 
  • Maison mobile
Risques moyens
  • Résidences unifamiliales attachées
 
  • Huit logements ou moins (max.3étages)
 
  • Maisons de chambres (5 à 9 chambres)
 
  • Petits commerces et services (1 à 2 étages, -600m2)
 
  • Industries du textile
Risques élevés
  • Plus de huit logements (max. 6 étages)
 
  • Imprimerie
 
  • Industrie de meubles
 
  • Centre commercial (+ de 600 m2)
 
  • Stations-services
 
  • Fermes
Risques très élevés
  • Centre d'hébergement pour personnes âgées non autonomes
 
  • École
 
  • Église
 
  • Garderie
 
  • CLSC
 
  • Centre sportif
 
  • Poste d'exploitation électrique
 
  • Meunerie
 
  • Usine de traitements des eaux
 
  • Site d'entreposage de pneus
 
  • Entrepôt de peinture
 
  • Industries utilisant des matières dangereuses

1.2 Le découpage géographique du territoire

Le territoire protégé par le service d'incendie ne présente pas nécessairement partout les mêmes caractéristiques. Certaines parties sont plus ou moins éloignées d'une caserne; d'autres sont moins accessibles pour le service d'incendie; d'autres ne sont pas reliées à un réseau d'aqueduc, ou si elles le sont, la capacité de ce réseau peut varier. La planification des ressources à acheminer doit aussi tenir compte de ces caractéristiques. C'est pourquoi il est utile de découper le territoire en parties qui présentent des caractéristiques communes. Ces parties sont déterminées principalement par la distance par rapport à une caserne, la disponibilité de l'eau et l'accessibilité pour le service d'incendie.

À l'aide d'une carte, découper le territoire en parties qui présentent des caractéristiques communes. Noter l'emplacement des casernes et les éléments importants comme le réseau d'aqueduc, etc.

Découpage géographique du territoire représentant l'acheminement des ressources lors d'un incendie de bâtiment
Figure 1 : découpage géographique du territoire

1.3 Les ressources acheminées sur le territoire

Tableau 2

Pour chaque partie du territoire du service d'incendie, inscrire le nombre et la provenance des pompiers et des véhicules qui doivent être acheminés lors de l'appel initial et des alertes de renfort, pour chaque catégorie de bâtiment.

RESSOURCES ACHEMINÉES SUR LE TERRITOIRE - INCENDIE DE BÂTIMENT ‑SERVICE D'INCENDIE A
4. Incluant les ressources acheminées en entraide automatique.
5. Incluant les ressources acheminées en vertu des ententes d'entraide.
PARTIE DE TERRITOIRE : Secteur 1 (sans aqueduc)
Catégorie de bâtiment
SUR L'APPEL INITIAL4 (1re alarme)
EN RENFORT5
Pompiers
Véhicules
Pompiers
Véhicules
nbre
Prove-
nance
nbre / type
Prove-
nance
nbre
Prove-
nance
nbre / type
Prove-
nance
1
4
2
Caserne 1
D
1 pompe
1 citerne
Caserne 1
D
4
2
Caserne 2
C
1 pompe
1 citerne
Caserne 2
C
2
4
4
2
Caserne 1
Caserne 2
D
1 pompe
1 pompe
1 citerne
Caserne 1
Caserne 2
D
2
2

Caserne 2
C
1 échelle
1 citerne
Caserne 2
C
3
4
4
4
2
Caserne 1
Caserne 1
Caserne 2
D
1 pompe
1 pompe
1 échelle
1 citern
Caserne 1
Caserne 1
Caserne 2
D


4
2


C
C


1 pompe
1 citerne


C
C
4
4
4
4
2
Caserne 1
Caserne 1
Caserne 2
D
1 pompe
1 pompe
1 échelle
1 citern
Caserne 1
Caserne 1
Caserne 2
D
4
4
2
D
C
C
1 pompe
1 pompe
1 citerne
D
C
C

1.4 Les ressources acheminées en entraide

Tableau 3

Inscrire les ressources acheminées par le service d'incendie lors d'un incendie de bâtiment dans une autre municipalité, selon les ententes d'entraide conclues avec les services d'incendie voisins.

Exemple

RESSOURCES ACHEMINÉES EN ENTRAIDE - INCENDIE DE BÂTIMENT ‑ SERVICE D'INCENDIE A
AU SERVICE D'INCENDIE  
SUR L'APPEL INITIAL (entraide automatique)
 
 
EN RENFORT
 
 
Pompiers nbre
maximum disponible
 
 
Véhicules
nbre / type
 
 
Pompiers nbre
maximum disponible
 
 
Véhicules
nbre / type
 
C  
4
 
 
1 pompe
 
 
4
2
 
 
1 secours
1 échelle
 
D  
4
 
 
1 pompe
 
 
4
2
 
 
1 secours
1 échelle
 

Section 2 : Autres interventions

Objectif : Planifier les ressources qui doivent être acheminées pour les interventions autres que les incendies de bâtiment.

2.1 Les ressources acheminées sur le territoire

Pour les interventions autres6 que les incendies de bâtiment, l'acheminement des ressources doit faire l'objet d'une planification particulière.

6. Il s'agit de compétences d'intervention du service d'incendie déterminées à la section 2 de la partie I.

Pour chaque partie du territoire déterminée par le service d'incendie, inscrire le nombre et la provenance des pompiers et des véhicules qui doivent être acheminés lors de l'appel initial ainsi que des alertes de renfort pour des interventions autres que les incendies de bâtiment.

Tableau 4

Pour chaque partie du territoire déterminée par le service d'incendie, inscrire le nombre et la provenance des pompiers et des véhicules qui doivent être acheminés lors de l'appel initial ainsi que des alertes de renfort pour des interventions autres que les incendies de bâtiment7.

7 Il s'agit des compétences d'intervention du service d'incendie déterminées à la section 2 de la partie I,incluant les ressources acheminées en entraide automatique.

Exemple

RESSOURCES ACHEMINÉES SUR LE TERRITOIRE - AUTRES INTERVENTIONS ‑ SERVICE D'INCENDIE A
8. Incluant les ressources acheminées en entraide automatique, incluant les ressources acheminées en vertu des ententes d'entraide.
9. Incluant les ressources acheminées en vertu des ententes d'entraide
PARTIE DE TERRITOIRE : Secteur 1 (sans aqueduc)
COMPÉTENCES D'INTERVENTION
SUR L'APPEL INITIAL8 (1re alarme)
EN RENFORT9
Pompiers
Véhicules
Pompiers
Véhicules
nbre Prove-
nance
nbre / type Prove-
nance
nbre Prove-
nance
Nbre / type Prove-
nance
Feu de forêt
6
Caserne 1
1 pompe
Caserne 1
4
Caserne 2
1 pompe
Caserne 2
Feu de champ
4
Caserne 1
1 pompe
Caserne 1
Accident ou feu d'automobile
4
Caserne 1
1 pompe
Caserne 1
Désincarcération automobile
4
Caserne 2
1 pompe
Caserne 2
4
Caserne 1
1 pompe
Caserne 2

2.2 Les ressources acheminées en entraide

Inscrire les ressources acheminées par le service d'incendie dans une autre municipalité lors des interventions autres que les incendies de bâtiment, selon les ententes d'entraide conclues avec les services d'incendie voisins.

Section 3 : La conduite des véhicules d'urgence

Objectif : Rappeler les règles et les codes de la conduite des véhicules d'urgence de même que les responsabilités des conducteurs.

3.1 Le Code de la sécurité routière

Les articles 327 et 378 du Code de la sécurité routière s'appliquent à la conduite des véhicules d'urgence.

Article 327
L'article 327, destiné à tous les conducteurs de véhicule, établit que « toute vitesse ou toute action susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes ou la propriété est prohibée ».

Article 378
L'article 378 permet, au besoin, au véhicule d'urgence de ne pas se conformer à la signalisation routière et aux limites de vitesse, de franchir les lignes pleines simples ou doubles, de dépasser à droite, etc.

Les articles 226.1 et 378 du Code de la sécurité routière donnent des précisions sur l'utilisation des feux d'alerte et des autres dispositifs d'alerte dont sont munis les véhicules d'urgence.

Article 226.1
Seuls les véhicules d'urgence destinés à servir de postes de commandement et de coordination des interventions peuvent être munis d'un gyrophare vert. Ce gyrophare doit être utilisé uniquement à l'intérieur du périmètre de sécurité défini par le responsable de l'intervention.

Article 378
Le conducteur d'un véhicule d'urgence ne doit actionner les feux clignotants ou pivotants ou les avertisseurs sonores ou un dispositif de changement des signaux lumineux de circulation dont est muni son véhicule que dans l'exercice de ses fonctions et si les circonstances l'exigent.

3.2 Les principales responsabilités du conducteur d'un véhicule d'urgence

  • Le conducteur est responsable de la conduite et de la manœuvre du véhicule d'urgence.
  • Le conducteur doit se conformer à l'article 327 du Code de la sécurité routière et peut, au besoin, se prévaloir des dispositions de l'article 378 lorsqu'il répond à un appel d'urgence. Toutefois, le conducteur doit toujours faire un temps d'arrêt devant un feu rouge ou un arrêt obligatoire avant de s'engager dans une intersection.
  • Le conducteur et les passagers doivent être attachés à leur siège avec un dispositif de sécurité réglementaire lorsque le véhicule est en mouvement.

3.3 Les codes de conduite A et B

Il n'est pas toujours nécessaire d'utiliser les gyrophares et la sirène du véhicule d'urgence pour se rendre sur les lieux d'une intervention. Lorsque l'utilisation des gyrophares et de la sirène n'est pas indispensable, les pompiers peuvent se rendre à destination en code de conduite B. De cette façon, on réduit le stress et les risques d'accidents pour les pompiers et pour les autres usagers de la route.

Code A
Le code de conduite A est utilisé pour les appels d'urgence. Le conducteur du véhicule d'urgence doit alors faire usage de la sirène et des gyrophares tout en se conformant au Code de la sécurité routière.

Code B
Le code de conduite B s'applique pour le déplacement des véhicules d'une caserne à l'autre, la relève au feu, sur les ruines d'un incendie et pour certaines autres interventions (essence répandue sur la chaussée, inondation, etc). Il est alors interdit de faire usage des gyrophares et de la sirène.

3.4 L'entrée du véhicule en caserne

Avant de reculer, le conducteur doit s'assurer que la voie est libre. Idéalement, un pompier devrait prendre place à l'intérieur du garage et guider le conducteur.

3.5 L'identification aux abords d'un lieu d'intervention

Le pompier qui se présente aux abords d'un lieu d'intervention avec son véhicule personnel doit être en mesure de donner son identité au policier qui contrôle l'accès au périmètre de sécurité.

En arrivant aux abords d'un lieu d'intervention, le pompier peut faciliter son identification en suspendant une vignette d'identité10, lorsqu'elle lui a été fournie par son service d'incendie, au rétroviseur de son véhicule personnel.

Le pompier peut aussi donner son identité à l'aide d'une carte d'identité10 fournie par le service d'incendie. Cette carte devrait notamment contenir les renseignements suivants :

  • nom et fonction du titulaire ainsi qu'une photographie
  • numéro d'identité du titulaire avec date d'expiration
  • nom du service de sécurité incendie

10.Le ministère de la Sécurité publique a préparé à l'intention des services d'incendie des gabarits pour la production d'une carte et d'une vignette d'identité. Les gabarits recommandés se trouvent dans le document Norme d'utilisation des gabarits de carte et de vignette d'identité.

Si un pompier ne dispose pas d'une telle carte, il devrait pouvoir présenter une autre pièce d'identité. S'il n'est pas en mesure de donner son identité, la commune renommée est une preuve suffisante de la nomination du pompier et de son droit d'agir en cette qualité.

Important : Le pompier qui se déplace vers le lieu d'une intervention avec son véhicule personnel doit respecter en tout temps le Code de la sécurité routière.

Normes

  • NFPA 1500 Norme relative au programme de santé et de sécurité du travail dans les services d'incendie, Édition 1997
  • NFPA 1002 Fire Apparatus Driver/Operator Professional Qualifications, 2003 Edition
  • NFPA 1451 Fire Service Vehicule Operations Training Program, 2007 Edition

Partie 3 : Les communications

Cette partie est consacrée aux communications radio. Il s'agit d'un aspect très important des opérations lors d'une intervention d'urgence. Le service d'incendie est invité d'abord à préciser les bandes radio utilisées et les codes de radio en usage. Une autre section présente quelques règles de transmission des messages radio dans le but de faciliter les communications lors des interventions, tant entre le personnel qu'avec les ressources externes au service d'incendie. Enfin, la dernière section suggère quelques techniques de communication.

Section 1 : L'appel d'urgence

Objectif : Expliquer le rôle d’un centre d’urgence 9-1-1 comparativement à celui d’un centre de répartition secondaire.

Centre d'urgence 9-1-1

Définition

Centre de communication qui reçoit les appels d'urgence d'un territoire donné et les achemine aux centres de répartition secondaires. Ce centre peut être joint en composant le « 9-1-1 ».

Autres noms : service centralisé d'appels d'urgence (SCAU), centre primaire, centre d'appels d'urgence 9-1-1 ou centre 9-1-1.

Rôle

Le centre d'urgence 9-1-1 est l'intermédiaire entre le citoyen et les intervenants d'urgence. Il reçoit l'appel d'urgence, le dirige vers le centre de répartition secondaire approprié et effectue des demandes d'assistance aux autres intervenants selon les protocoles établis, et ce, dans le plus bref délai.

Les responsabilités d'un centre 9-1-1 sont les suivantes :

  • prise initiale de l'appel;
  • établissement de la nature de l'événement;
  • validation des coordonnées de l'appelant et du lieu de l'événement;
  • détermination de l'intervenant d'urgence prioritaire et transfert de l'appelant à ce dernier;
  • transfert des renseignements recueillis, de vive voix ou par lien informatique;
  • coordination des demandes d'assistance aux intervenants secondaires requis.

Centre de répartition secondaire

Définition

Centre de communication vers lequel les appels d'urgence sont acheminés à partir d'un centre d'urgence 9-1-1. Il s'agit soit du centre de répartition d'un service de sécurité incendie, d'un corps de police ou des services préhospitaliers d'urgence (communément appelé centre de communication santé).

Autres noms : service secondaire d'appels d'urgence (SSAU), centre de répartition ou centre secondaire.

Rôle

Le centre de répartition secondaire coordonne le déploiement du personnel et des véhicules d'urgence sur les lieux d'une intervention selon les protocoles établis. Le centre devrait demeurer en contact avec le responsable sur les lieux de l'intervention afin de faire appel, au besoin, aux autres ressources11.

11.Le centre de répartition secondaire d'un service de sécurité incendie devrait créer une carte d'appel pour chaque événement.

Les responsabilités d'un centre de répartition secondaire sont les suivantes :

  • prise en charge de l'appelant à la suite de son transfert par le centre 9-1-1;
  • prise de renseignements sur les circonstances de l'événement pour le déploiement des ressources;
  • transmission de l'alerte et validation aux unités requises selon les protocoles établis;
  • transmission de l'alerte et validation aux autres intervenants requis;
  • maintien d'un contact avec les unités déployées afin d'assurer la coordination des demandes d'assistance.

Le schéma suivant illustre la chaîne d'intervention d'urgence.

Le schéma suivant illustre la chaîne d'intervention d'urgence.

Pratique d'application

Concrètement, lorsque le préposé aux télécommunications du centre de répartition du service d'incendie reçoit d'un centre 9-1-1 un appel d'urgence, il doit :

  • recueillir auprès de l'appelant le plus de détails possible afin de préciser la nature de la situation, entre autres :
    • nature de l'appel;
    • lieu de l'événement;
    • description de l'événement;
    • présence de blessés et leur nombre;
    • présence d'une fuite ou d'un déversement de matières dangereuses ou d'une odeur suspecte;
    • présence de fumée ou de flammes;
    • possibilité que le feu se propage à un bâtiment, à un véhicule ou à l'environnement physique;
    • présence de personnes à l'intérieur d'un véhicule accidenté ou incendié;


  • aviser le service d'incendie selon les protocoles établis;
  • assurer que le corps de police compétent a été avisé;
  • assurer que les autres intervenants requis ont été avisés, au besoin;
  • demeurer en contact avec le responsable des opérations (PC incendie) afin qu'il puisse faire appel aux autres ressources si nécessaire.

Section 2 : Les bandes radio

Objectif : Préciser les bandes radio utilisées lors d'une intervention, leurs utilisateurs et les périodes d'utilisation.

Le service d'incendie peut utiliser plus d'une bande radio. Des bandes générales peuvent être communes à plusieurs utilisateurs (services voisins, autres intervenants, etc.). D'autres bandes peuvent être réservées à des utilisateurs restreints et à des périodes ou des situations précises.

Tableau 1

Inscrire les numéros des bandes radios utilisées lors d'une intervention, les utilisateurs autorisés et les périodes.

Exemple

BANDES RADIO SERVICE D'INCENDIE A
BANDES UTILISÉES
UTILISATEURS AUTORISÉS
PÉRIODES
Bande 1 Bande commune du service d'incendie Sur les lieux de l'intervention
Bande 2 Réseau d'entraide du service d'incendie Sur les lieux de l'intervention avec l'entraide
Bande 3 Service des travaux publics Pour demande de service

Section 3 : Les codes radio

Objectif : Préciser les codes de radio utilisés lors d'une intervention.

Les codes de radio permettent, entre autres, de standardiser les informations à transmettre lors d'une intervention et de raccourcir le temps d'utilisation des ondes. Les services d'incendie n'utilisent pas nécessairement les mêmes codes de radio, ce qui peut poser des difficultés lors d'interventions visant plusieurs services ou différents intervenants. Pour éviter ces difficultés, plusieurs services d'incendie ont choisi de communiquer en langage clair. Pour les services d'incendie qui souhaitent harmoniser leurs codes, en voici quelques-uns généralement reconnus.

Tableau 2

Inscrire, s'il y a lieu, les codes radio propres au service d'incendie.

Quelques codes radio reconnus
 
Code
 
 
Message
 
 
Signification
 
10-01 À l'écoute À l'écoute de l'interlocuteur
10-02 Répétez le message Répéter le message
10-03 Mission annulée Annuler une mission
10-04 Message reçu Message capté par l'interlocuteur
10-05 Disponible en route Disponible pour une autre mission
10-07 Intervention nécessaire Intervention nécessaire en arrivant sur les lieux
10-08 Secours suffisants, aggravation improbable Risque d'aggravation improbable, ressources suffisantes
10-09 Secours engagés à plein, aggravation possible Risque probable d'aggravation, ressources supplémentaires nécessaires au besoin
10-10 Maître de la situation Sinistre maîtrisé
10-16

En route pour l'appel

Appel capté, se rend sur les lieux de l'intervention
10-17 Arrivé sur les lieux Arrivé sur les lieux, informer le centre de répartition et le responsable de l'intervention
10-18 En reconnaissance Personnel procède à la reconnaissance des lieux
10-19 Fausse alerte Fausse alerte : préciser, s'il y a lieu, que l'adresse est inexistante
10-22 Service non requis Libérer les unités, à l'exception de celles précisées par le responsable des opérations
10-28 La compagnie de détection est-elle en route? Être informer si la compagnie de détection est en route pour l'appel
10-31 Demandons Urgence - Environnement sur les lieux Acheminer Urgence - Environnement sur les lieux de l'intervention
10-33 Demandons les travaux publics sur les lieux Acheminer les travaux publics. Préciser la raison : épandage d'abrasif, sable, barrières, etc.
10-34

Demandons ambulance sur les lieux

Acheminer les services ambulanciers. Préciser la raison : pompier ou citoyen blessé, fracture, brûlure, asphyxie, médecin demandé, etc.
10-35 Demandons police sur les lieux Acheminer le service de police. Préciser la raison : circulation, enquête, accident, personne suspecte, drogues et stupéfiants (pharmacie), etc.
10-36 Demandons compagnie d'électricité sur les lieux Acheminer la compagnie d'électricité sur les lieux. Préciser la raison : fil tombé, couper le courant, poteau brisé, fumée trou d'homme, déclenchement de lignes par télécommande, etc.
10-37

Demandons compagnie de gaz naturel sur les lieux

Acheminer la compagnie de gaz naturel. Préciser la raison : odeur de gaz, bris de conduite, fuite de gaz, appareil au gaz défectueux, etc.

Section 4 : Les règles de transmission

Objectif : Rappeler les principales règles de transmission des messages radio.

Description de la situation initiale

Le responsable des opérations (PC) transmet le message sur la situation initiale. Ce message inclut la catégorie de l'intervention, les faits observés, la description des lieux ou du bâtiment et d'autres informations jugées pertinentes.

PC requis

Lorsque le PC ne peut prendre le commandement de l'intervention, il transmet le message de « PC requis ». Ce message est transmis au centre de répartition, s'il y a lieu. Seul l'officier de la première équipe arrivée sur les lieux de l'intervention peut transmettre le message de « PC requis ».

Compte rendu périodique

S'il y a un centre de répartition, le PC transmet des comptes rendus périodiques toutes les 10 minutes. Sur les lieux de l'intervention, les responsables de secteur12 transmettent des comptes rendus périodiques au PC.

12Voir à ce sujet le point 1.4 de la section 1, partie IV.

Périmètre d'accès interdit

Lorsqu'un officier ou le responsable - santé et sécurité du travail13 établit un périmètre d'accès interdit, il doit aviser le PC qui lui, doit en informer le personnel et, s'il y a lieu, le centre de répartition.

13Voir à ce sujet le point 1.6 de la section 1, partie IV.

Retrait prioritaire (code rouge)

Tout officier peut commander un retrait prioritaire. Ce message doit contenir les informations suivantes : la mention d'urgence, la fonction de l'officier, la mention du code rouge, la mention du secteur ou de la zone à évacuer.

Exemple : urgent, urgent; officier du secteur 2 à tous les officiers; code rouge, code rouge secteur 2 au complet.

Le responsable des opérations demande ensuite aux conducteurs d'actionner les sirènes des véhicules d'urgence pendant 15 secondes.

Retrait stratégique

Seul le responsable des opérations peut commander un retrait stratégique. Ce message doit contenir les informations suivants : la mention de priorité, la fonction du responsable, la mention du retrait stratégique, la mention du secteur ou de la zone concerné.

Exemple : priorité, priorité; PC à tous les officiers de secteur; retrait stratégique du secteur 2.

Zone de dynamitage + Alerte à la bombe

Aucune communication radio ne doit être transmise dans un rayon de 50 mètres autour d'une zone de dynamitage sans avoir obtenu l'autorisation du responsable de chantier. Cette règle s'applique aussi dans le cas des alertes à la bombe.

Section 5 : quelques techniques pour bien se faire comprendre

Objectif : Rappeler quelques techniques de communications.

Dans une situation d'urgence, il est important de bien se faire comprendre. La compréhension des messages transmis par radio dépend beaucoup de la façon de parler et d'articuler.

Élocution

Parler à un débit constant, ni trop vite ni trop lent, et se rappeler que la personne qui reçoit le message doit probablement l'écrire. Prononcer distinctement et terminer clairement chaque mot afin d'éviter de souder les mots

Tonalité

Ne pas oublier que les voix aiguës se transmettent mieux que les graves. Éviter d'élever la voix et d'accentuer artificiellement les syllabes.

Rythme

Garder un rythme régulier. Éviter de parler trop vite et d'ajouter des termes superflus comme s'il vous plaît, oui monsieur, etc.

Position du microphone

De façon générale, les lèvres de l'opérateur ne doivent pas être à plus de 25 millimètres du micro. Cela peut varier selon le micro utilisé. Ne pas bouger le micro pendant la communication.

L'alphabet phonétique

L'alphabet phonétique peut être utile pour transmettre des informations de façon précise, sans ambiguïté. Par exemple : les numéros de plaques d'immatriculation d'un véhicule ou les numéros d'identification permanente d'un poteau d'Hydro-Québec.

Alphabet phonétique
A Alfa Al fah
B Bravo Bra vo
C Charlie Tchah li ou Char li
D Delta

Del tah

E Echo Èk o
F Foxtrot Fox trott

G Golf

Golf
H Hotel

Ho tèll

I India In di ah
J Juliett Djou li ètt
K Kilo Ki lo
L Lima Li mah
M Mike Ma ik
N November No vèmm ber
O Oscar Oss kar
P Papa Pah pah
Q Québec Ké bèk
R Roméo Ro mio
S Sierra Si èr rah
T Tango Tang go
U Uniform You ni form
V Victor Vik tar
W Whiskey Ouiss ki
X X-ray Èkss ré
Z Zulu Zou lou

Section 6 : Les relations avec les médias

Objectif : préciser les relations avec les médias lors d'une intervention

Les relations avec les médias

Seul le directeur du service de sécurité incendie ou la personne qu'il a désignée à cette fin peut répondre aux médias.

Le service de sécurité incendie doit répondre uniquement aux questions relatives au déroulement de son intervention et laisser au corps de police le soin de transmettre aux médias tout autre renseignement.

Partie 4 : Le système de commandement

Cette partie est consacrée au système de commandement. Il est largement inspiré de la norme NFPA 1561, Fire Department Incident Management System, édition 1995.

Pour gérer efficacement une intervention, il est important de s'appuyer sur un système de commandement clairement défini et qui s'applique à tous les types d'intervention du service d'incendie. Ceci permet d'établir une structure et une coordination de la gestion des opérations d'urgence.

Cette partie précise les éléments de la structure de commandement à mettre en place selon l'ampleur ou le type d'intervention ainsi que le processus de commandement. Elle traite également de l'organisation géographique des lieux lors de différentes interventions.

Section 1 : La structure de commandement

Objectif : Préciser la structure de commandement d'une intervention.

1.1 Le responsable des opérations

Le responsable des opérations (PC) gère l'intervention et la sécurité du personnel. Son rôle consiste entre autres à :

  • analyser continuellement la situation;
  • déterminer les priorités (sauver des vies, circonscrire l'incendie, sauver les biens, etc.);
  • déterminer les stratégies d'intervention (offensive / défensive / non-intervention);
  • déterminer les tactiques en fonction des priorités et de la stratégie retenues;
  • faire un plan d'opération
  • vérifier l'atteinte des résultats.

C'est le PC qui décide de la structure de commandement appropriée à l'intervention. Cette structure peut évoluer selon l'ampleur de l'intervention ou le nombre d'intervenants nécessaires.

1.2 Les niveaux de commandement

Dans toutes structure de commandement, on trouve trois niveaux de commandement : stratégie, tactiques et tâches.

Stratégie

Plus haut niveau de la structure de commandement, le niveau « stratégie  » est assumé par le responsable des opérations. C'est à ce niveau que le PC doit établir les grands objectifs stratégiques, déterminer les priorités, assigner les ressources, prévoir les résultats, choisir la stratégie d'intervention et fixer les objectifs du niveau « tactiques ».

Tactiques

À ce niveau, le commandement est assumé par les responsables de secteur 14. Ces derniers dirigent leur équipe pour atteindre des objectifs tactiques spécifiques.

14.Voir à ce sujet le point 1.4 de la présente section.

Tâches

Les « tâches » désignent les activités et manœuvres effectuées par le personnel et les officiers pour réaliser les tactiques préconisées.

Il arrive qu'un officier cumule plus d'un niveau de commandement. Lors d'une intervention mineure ou au début d'une intervention, le PC peut cumuler les niveaux « stratégie » et « tactiques ». Dans certaines interventions, un responsable de secteur, par exemple, peut assumer les niveaux « tactiques » et « tâches ». La structure de commandement doit être souple pour s'adapter à toute intervention selon l'ampleur, l'intensité et la complexité de celle-ci. Chaque fois que le besoin s'en fait sentir, le PC peut modifier la structure de commandement et déléguer les responsabilités des niveaux de commandement.

Schéma représentant les niveaux d'une structure de commandement
Figure 1 : niveaux de commandement

niveaux de commandement

Stratégie

Tactiques

Tâches

1.3 La structure initiale

La structure de commandement initiale comprend le responsable des opérations (PC) et des équipes de pompiers. Ces dernières se rapportent directement au PC et exécutent les tâches qu'il commande.

La structure de commandement initiale du système de commandement
Figure 2 : structure de commandement initiale

1.4 Les responsables de secteur

Le PC peut faire évoluer la structure de commandement lorsque la situation devient plus complexe. Il regroupe alors les équipes de travail sous la direction de responsables de secteur, généralement des officiers. Le nombre d'interlocuteurs qui communiquent directement avec le PC ne devrait pas dépasser cinq. Le responsable de secteur dirige les équipes de pompiers dans le secteur qui lui est assigné et transmet des comptes rendus périodiques au PC.

La structure de commandement par secteur
Figure 3 : structure de commandement par secteur

1.5 Les responsables de division

Le PC peut, au besoin, continuer de faire évoluer la structure de commandement. Il peut regrouper les responsables de secteur par division afin de ne pas dépasser le nombre de cinq interlocuteurs qui communiquent directement avec lui. Le responsable d'une division dirige les responsables de secteurs et transmet des comptes rendus périodiques au PC.

La structure de commandement par division
Figure 4 : structure de commandement par division

1.6 Le responsable - santé et sécurité au travail

Lorsque l'intervention prend de l'ampleur ou que le personnel peut être exposé à des risques particuliers, le PC devrait désigner un responsable de la santé et de la sécurité au travail. Celui-ci, généralement un officier, assiste et conseille le PC sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité du personnel sur les lieux de l'intervention. Le responsable - SST a l'autorité pour mettre en ouvre des mesures correctives lors d'une situation de danger imminent.

La structure de commandement au point de vue santé et sécurité au travail
Figure 5 : structure de commandement - santé et sécurité au travail

1.7 Les personnes-ressources

1.7.1 Le responsable - relations avec les médias

Le responsable des relations avec les médias transmet les informations autorisées par le PC.

 
La structure de commandement au point de vue des relations avec les médias
Figure 6 : structure de commandement - relations avec les médias
1.7.2 Le personnel de soutien

Du personnel de soutien peut être demandé par le PC pour accomplir des tâches spécialisées et fournir des équipements particuliers relevant de sa compétence.

La structure de commandement au point de vue personnel de soutien
Figure 7 : structure de commandement - personnel de soutien
1.7.3 Les ressources externes 15

Des personnes-ressources externes conseillent également le PC dans certaines situations nécessitant une expertise particulière.

15.Se référer au tableau 6 de la partie I.

La structure de commandement des ressources externes
Figure 8 : structure de commandement - ressources externes

1.8 La structure de commandement lors d'une intervention en présence de matières dangereuses (IPC)16

16.Cette appellation vient du terme intervention en produit chimiques qui était utilisé auparavant.

La norme NFPA 472 recommande la formation de trois niveaux de compétence pour les pompiers qui interviennent en présence de matières dangereuses : les premiers pompiers arrivés sur les lieux (first responder at the awareness level), les intervenants de niveau opérationnel (first responders at the operational level) et les techniciens (hazardous materials technicians).

La norme précise que les premiers pompiers arrivés sur les lieux de l'intervention doivent être en mesure de :

  • reconnaître la présence d'une matière dangereuse;
  • contrôler le site17;
  • mettre en place les premières mesures de sécurité;
  • faire appel à des ressources compétentes supplémentaires.

17.Voir à ce sujet la section 3.2 de la présente partie, « Les zones de travail ».

La norme précise également que le personnel des niveaux opérationnel et technique doit posséder les compétences nécessaires pour exécuter des tâches plus complexes.

Le personnel des niveaux opérationnel et technique est assigné dans les trois secteurs de la structure de commandement d'une intervention en présence de matières dangereuses, soit le secteur IPC, le secteur équipement et récupération sanitaire et le secteur évacuation, détection et mesure.

Le secteur IPC

Le responsable du secteur IPC (S/IPC) et son équipe interviennent dans la zone chaude. Ils sont responsables de contrôler la fuite. Ils sont revêtus des vêtements de protection appropriés et équipés du matériel de contrôle spécialisé.
Ils peuvent aussi procéder à un sauvetage, à une évacuation, à une reconnaisse, à la ventilation ainsi qu'à la détection et à la mesure des concentrations à l'intérieur de la zone chaude.
Le responsable du S/IPC conseille le PC sur la planification des opérations en tenant compte de la formation du personnel,, des équipements de protection individuelle et du matériel spécialisé disponibles ainsi que des mesures de sécurité exigées.

Le secteur équipement et récupération sanitaire

Le responsable du secteur équipement et récupération sanitaire (S/E-RS) et son équipe interviennent dans la zone tiède. Ils sont responsables des opérations de décontamination et de fournir les équipements et le matériel spécialisé nécessaires à l'intervention.

Le secteur évacuation, détection et mesure

Le responsable du secteur évacuation, détection et mesure (S/E-DM) et son équipe interviennent dans la zone froide. Ils sont responsables de mesurer les concentrations de gaz et de vapeurs à l'extérieur du périmètre d'opération et de procéder à l'évacuation, si nécessaire.

La structure de commandement lors d'intervention en présence de matières dangeureuses
Figure 9 : structure de commandement - intervention en présence de matières dangereuses

1.9 La structure de commandement lors d'un sauvetage en espace clos18

18.La NFPA est à élaborer une norme concernant tous les types de sauvetage. Cette page pourra être modifiée en conséquence dès que la norme NFPA 1670 sera en vigueur.

Les premiers pompiers arrivés sur les lieux de l'intervention doivent :

  • contrôler le site19;
  • mettre en place les mesures de sécurité;
  • faire appel à des ressources compétentes supplémentaires.
    Le personnel ayant les compétences nécessaires est assigné aux deux secteur créés lors d'un sauvetage en espace clos : le secteur sauvetage et le secteur équipement.

19.Voir à ce sujet la section 3.2 de la présente partie, « Les zones de travail ».

Le secteur sauvetage et le secteur équipement

Le responsable du secteur sauvetage (s/sauvetage) et son équipe sont responsables d'effectuer les tâches spécialisées d'un sauvetage dans un espace clos. Le responsable du secteur équipement (s/équipement) et son équipe planifient, préparent, et fournissent les équipements nécessaires au sauvetage.

Schéma représentant la structure de commandement par secteur lors d'un sauvetage en espace clos.
Figure 10 : structure de commandement par secteur - sauvetage en espace clos
La division sauvetage et la division extinction

Dans le cas d'un effondrement de structure avec victime lors d'un incendie, il est conseillé de créer une structure de commandement formée de deux divisions : la division sauvetage et la division extinction.

schéma représentant la structure de commandement par division lors d'un sauvetage en espaces clos.
Figure 11 : structure de commandement par division - sauvetage en espace clos

Section 2 : Le processus de commandement

Objectif : Préciser le processus de commandement qui s'applique lors d'une intervention.

2.1 La prise de commandement

Qui prend le commandement?

Un officier ou le premier pompier qualifié arrivé sur les lieux prend le commandement des opérations dès son arrivée. Il assume le commandement tant qu'il n'a pas été relevé par un officier de grade supérieur.

La procédure de PC requis

Si l'officier ou le premier pompier qualifié arrivé sur les lieux ne peut pas prendre le commandement des opérations en raison d'une situation critique, comme la nécessité de participer à un sauvetage, il y a un « PC requis ». Un autre officier doit alors assumer la fonction de responsable des opérations dès son arrivée. Cette procédure est exceptionnelle. Elle ne peut être utilisée qu'une seule fois lors d'une même intervention. Le message de « PC requis » doit parvenir au personnel et, s'il y a lieu, au centre de répartition.

2.2 Les modes de commandement

Le responsable des opérations (PC) peut choisir un des trois modes de commandement : le mode stationnaire, le mode reconnaissance ou le mode attaque. Généralement, le PC favorise le mode stationnaire. Les modes reconnaissance et attaque exigent des conditions particulières.

Le mode stationnaire

En mode stationnaire, le PC assume le commandement de l'intervention à partir d'un poste de commandement fixe. Le choix de son emplacement peut varier selon la catégorie de l'intervention.

Le mode reconnaissance

En mode reconnaissance, le PC assume le commandement de l'intervention tout en effectuant une reconnaissance des lieux avec son équipe.

Le mode attaque

En mode attaque, le PC assume le commandement de l'intervention tout en participant, avec son personnel, à l'attaque de l'incendie. Ce mode s'applique surtout lorsque le PC juge que la situation peut être rapidement maîtrisée et que sa participation peut faire la différence. Dans le doute, le PC devrait opter pour un mode stationnaire.

2.3 Le transfert de commandement

Lorsqu'un officier relève le PC et qu'il assume lui-même le commandement des opérations, il y a transfert de commandement.

Comment faire le transfert de commandement?

Le transfert de commandement se fait, de préférence, de vive voix entre l'officier et le PC à relever. Le nouveau PC doit aviser le personnel de l'intervention et, s'il y a lieu, le centre de répartition.

Le compte rendu du PC relevé

Le PC relevé doit donner un compte rendu le plus complet possible de la situation à l'officier qui prend le commandement. Le compte rendu doit comprendre les informations suivantes :

  • la situation à l'arrivée et la situation actuelle;
  • la stratégie établie;
  • les tactiques mises en œuvre;
  • la structure de commandement déployée, l'organisation géographique des lieux de l'intervention et la localisation des équipes;
  • les risques établis;
  • les ressources appelées en renfort.
La notion de responsabilité

L'officier le plus haut gradé qui se trouve sur les lieux de l'intervention demeure responsable de l'intervention même s'il n'en assume pas le commandement.

Section 3 : L'organisation géographique des lieux de l'intervention

Objectif : Préciser l'organisation géographique des lieux de l'intervention.

L’organisation géographique des lieux de l’intervention permet une meilleure gestion. En découpant les lieux de l’intervention en secteurs géographiques ou en zones de travail, selon le cas, le PC peut superviser l’intervention et communiquer avec son personnel avec plus d’efficacité. Ce dernier assigne à chaque secteur ou à chaque zone des responsables qui supervisent les équipes et font exécuter les tâches commandées. Les périmètres de sécurité sont également un élément important de l’organisation géographique des lieux de l’intervention.

3.1 Les secteurs géographiques

Un secteur géographique correspond à un endroit précis de l’intervention. Un secteur peut désigner un bâtiment ou un espace. Un secteur peut également être subdivisé par niveau d’étage ou en sections. Le PC y assigne toujours des responsables de secteur.

Le secteur 1

Le PC détermine le secteur 1. Il établit généralement son poste de commandement en face de ce secteur.

Les secteurs 2, 2A, 2B, etc.

S’il y a lieu, les bâtiments ou les espaces situés à la gauche du secteur 1 sont désignés par les secteurs 2, 2A, 2B et ainsi de suite.

Les secteurs 4, 4A, 4B, etc.

S’il y a lieu, les bâtiments ou les espaces situés à la droite du secteur 1 sont désignés par les secteurs 4, 4A, 4B et ainsi de suite.

Les secteurs 3, 3A, 32 et 34

S’il y a lieu, les bâtiments ou les espaces situés à l’arrière du secteur 1 sont désignés par les secteurs 3, 3A, 32 et 34.

Les secteurs 5, 5A, 52 et 54

S’il y a lieu, les bâtiments ou les espaces situés à l’avant du secteur 1 sont désignés par les secteurs 5, 5A, 52 et 54.

Figure 12 : Organisation par secteurs géographiques
Division d’un secteur par niveau d’étage

S’il y a lieu, un secteur, généralement le secteur 1, peut être subdivisé par niveau d’étage. Le PC y assigne des équipes supervisées par un responsable de secteur/étage.

Figure 13 : Division d’un secteur par niveau d’étage
Division d’un niveau d’étage par section

Un niveau d’étage de grande superficie peut être divisé en sections A, B, C et D. Le PC y assigne des équipes supervisées par un responsable de secteur/section.

Figure 14 : Division d’un secteur par niveau d’étage

3.2 Les zones de travail

Les lieux d'une intervention peuvent aussi être organisés par zone de travail. Cette organisation géographique est généralement utilisée dans les cas d'interventions particulières autres que des incendies de bâtiment : intervention en présence de matières dangereuses, sauvetage en espace clos ou sauvetage avec cordages, par exemple. Trois zones principales peuvent être créées : la zone chaude, la zone tiède et la zone froide.

La zone chaude

La zone chaude est la zone la plus près de l'incident. Son accès est limité au personnel muni des équipements de protection individuelle adéquats et autorisé à exécuter les tâches exigées, généralement une équipe spécialisée. Les dimensions de la zone chaude varient en fonction du niveau de sécurité exigée.

La zone chaude doit être identifiée par un ruban de couleur rouge.

La zone tiède

La zone tiède est située en périphérie de la zone chaude. C'est dans cette zone que les équipements nécessaires à l'intervention sont regroupés. Le PC peut y établir son poste de commandement stationnaire, s'il le juge nécessaire. Une aire de repos peut aussi y être établie. Dans le cas d'interventions en présence de matières dangereuses, c'est dans la zone tiède qu'on retrouve l'aire de réduction de la contamination, où du personnel procède à la décontamination. On y trouve également l'aire de récupération sanitaire. L'accès à cette zone est limité aux seules personnes autorisées compte tenu des risques de contamination.

La zone froide

La zone froide est située en périphérie de la zone tiède. Le poste de commandement peut aussi y être établi. Les unités de réserve et les représentants des ressources externes y sont généralement localisés.

L'organisation géographique des lieux de l'intervention du système de commandement dans les zones de travail
Figure 15 : les zones de travail

3.3 Les périmètres de sécurité

Les périmètres de sécurité sont établis dans le but d'assurer la sécurité de la population et de tous les intervenants présents sur les lieux d'une intervention.

Le périmètre de police

Les services policiers établissent et supervisent le périmètre de police, à la demande du PC. Ce périmètre est identifié par un ruban d'une couleur autre que jaune ou rouge, généralement orage brûlée. Le périmètre de police interdit l'accès au site à toute personne non autorisée.

Le périmètre d'opération

Le personnel du service d'incendie établit le périmètre d'opération commandé par le PC. Ce périmètre est identifié par un ruban de couleur jaune. Le périmètre d'opération est réservé exclusivement au personnel des opérations revêtu de la tenue intégrale exigée ainsi qu'aux personnes autorisées par le PC.

Lors d'interventions particulières organisées par zone, le périmètre d'opération est établi à l'extérieur de la zone froide.

Le périmètre média

Le périmètre média se situe entre le périmètre de police et celui d'opération.

Le périmètre d'accès interdit

Les périmètres d'accès interdit correspondent aux lieux, bâtiments ou parties de bâtiment jugés dangereux et en interdisent l'accès à tous les intervenants. Le PC et le responsable - santé et sécurité au travail peuvent établir des périmètres d'accès interdit. Ces derniers sont identifiés par un ruban de couleur rouge. Le PC est avisé des périmètres d'accès interdit établis et il doit, à son tour, en informer tout le personnel et, s'il y a lieu, le centre de répartition.

L'organisation géographique des lieux de l'intervention du système de commandement dans les périmètres de sécurité.
Figure 16 : périmètres de sécurité

Section 4 : la protection des lieux sinistrés

Objectif : préciser les éléments à respecter pour une protection adéquate des lieux sinistrés.

Pendant l'intervention

Le responsable des opérations (PC incendie) doit s'assurer que les lieux à respecter restent intacts le plus possible afin de préserver les indices pouvant être utiles lors de la recherche des causes d'incendie ou les éléments preuve pour la tenue d'une enquête policière subséquente. Pour ce faire, les consignes suivantes sont à prévoir :

  • Adapter les opérations dans les environs de la scène d'incendie pour conserver les indices sur les lieux et limiter leur détérioration.
  • Éviter, dans la mesure du possible, de toucher ou de déplacer les indices.
  • Ne déplacer les indices en lieu sûr qu'en cas d'absolue nécessité, s'ils sont en danger de destruction. Dans ce cas, prendre en note l'endroit exact où l'indice se situe ainsi que l'heure et l'identité de la personne qui l'a identifié et manipulé. Il est recommandé, lorsque c'est possible, d'en prendre des photographies avant de le déplacer.
  • Éviter, une fois l'intervention terminée, de nettoyer outre mesure les lieux lors du déblaiement.
  • Éviter toute contamination accidentelle du lieu de l'événement.
  • Signaler toute évidence pouvant aider à la recherche des causes d'incendie ou à l'enquête policière.
  • Limiter l'accès aux lieux ou à la pièce d'origine ainsi qu'aux indices.

Une fois l'intervention terminée

Il est de la responsabilité du service d'incendie de procéder à une recherche des causes d'incendie pour tout incendie survenu sur son territoire, sauf dans l'un des cas spécifiés à l'article 45 de la Loi sur la sécurité incendie. Dans ces cas, le service d'incendie doit, sans délai et avant même d'entreprendre ses recherches, aviser le corps de police concerné et lui faire part des indices découverts. Dans une telle situation, le corps de police devient responsable du dossier et doit assurer la protection des lieux pour l'enquête policière, une fois le combat de l'incendie terminé.

Surveillance des lieux

En vertu de la Loi sur la sécurité incendie, le directeur du service d'incendie ou la personne qu'il a désignée pour la recherche des causes d'incendie peut, dans les 24 heures suivant la fin de l'incendie, interdire l'accès aux lieux sinistrés pour faciliter cette recherche. À cet effet, le responsable des opérations (PC incendie) devrait prévoir une protection des lieux même après les opérations. Pour ce faire, une surveillance des lieux peut être organisée. Cette façon de faire permet entre autres de préserver les lieux au cas où des indices découverts justifieraient le transfert du dossier au corps de police compétent.

Lors d'une surveillance, les consignes suivantes sont à prévoir :

  • Désigner les responsables de la surveillance des lieux.
  • Déterminer les personnes qui ont accès aux lieux.
  • Aviser les responsables de la surveillance de :
    • maintenir une surveillance visuelle constante;
    • consigner dans un registre les heures de surveillance, le changement de relève, les coordonnées et la signature des personnes qui ont accédé aux lieux, la raison de leur présence ainsi que tout fait inhabituel;
    • contrôler l'ensemble des accès du bâtiment;
    • se comporter de façon raisonnable et requérir l'assistance d'un policier lorsque la situation déborde le cadre de la fonction requise.

Note : Durant cette période, si le propriétaire ou le locataire veut accéder aux lieux, on recommande que le responsable de la surveillance l'accompagne et prenne en note tous les objets recueillis ou manipulés par ce dernier ainsi que les coordonnées pour le joindre. Il faudrait faire signer à la personne le document afin qu'elle certifie l'information consignée. Cette mesure a pour but d'éviter que des plaintes de vols et de méfaits soient portées ultérieurement par la personne. Si un objet constitue un indice pour l'établissement de la cause de l'incendie, la personne ne doit pas y toucher.

Partie 5 : Les risques et les tactiques

Cette partie est consacrée aux risques pour la santé et la sécurité des pompiers que présentent les interventions les plus courantes du service d'incendie ainsi qu'aux tactiques reconnues et sécuritaires à mettre en ouvre lors de ces interventions. Pour chaque type d'intervention, on y présente d'abord les risques et les moyens de les contrôler. Les tactiques propres à l'intervention sont présentées à la suite. Les risques et les tactiques sont présentés en ordre alphabétique, et non pas en ordre d'importance ou d'exécution.

Chaque section est un aide-mémoire pour le responsable des opérations qui doit tenir compte des aspects sécuritaires dans la mise en ouvre des tactiques lors des interventions d'urgence.

Les risques et tactiques associés à d'autres types d'intervention sont en préparation et pourront être graduellement ajoutés au guide.

Section 1 : Mesures de sécurité et risques généraux

1.1 Les équipements de protection individuelle

Il est important qu'en tout temps les pompiers soient protégés efficacement contre les risques associés à tous les types d'intervention. Une des mesures élémentaires de sécurité est le port d'équipements de protection individuelle appropriés. Ces équipements contribuent à améliorer la sécurité, mais ils ne peuvent éliminer les risques associés au travail de pompier. Pour la plupart des interventions, la tenue intégrale du combat d'incendie, incluant l'appareil respiratoire autonome, est suffisante. Les pompiers doivent la porter en tout temps. Certaines interventions particulières, en présence de matières dangereuses par exemple, exigent par contre des équipements plus spécialisés pour une protection accrue. Les équipements décrits sont basés sur les normes généralement reconnues. Cependant, pour certaines tenues, il n'y a pas de référence officielle.

La tenue du combat d'incendie
  • manteau et pantalon, fabriqués en trois parties : une enveloppe extérieure, un écran imperméable et un écran thermique
  • casque auquel sont fixés un protège-cou et oreilles, une visière et une jugulaire
  • gants, bottes et cagoule
  • ceinturon, tricoise et sac avec un cordage de 15 mètres, qui s'ajuste à la taille (facultatif)

Normes :

  • CAN/CGSB-155.1-2001, Vêtements de protection contre la chaleur et les flammes, destinés aux sapeurs-pompiers
  • NFPA 1971, Standard on Protective Ensemble for Structural Fire Fighting and Proximity Fire Fighting, 2007 Edition
L'appareil respiratoire

Dès que la situation ou les procédures d'opérations l'exigent, les pompiers doivent porter un appareil respiratoire autonome à pression positive, muni d'un avertisseur de détresse.

Normes :

  • NFPA 1981, Standard on Open-Circuit Self-Contained Breathing Apparatus for Fire Service, 2007 Edition
  • CAN/CSA-Z94.4-F02, Choix, entretien et utilisation des respirateurs
  • CAN/CSA-Z180.1-F00, Air comprimé respirable et systèmes connexes
  • NFPA 1982, Standard on Personal Alert Safety Systems (PASS), 2007 Edition
Les vêtements de protection contre les matières dangereuses
  • combinaison de protection ou sous-vêtement
  • combinaison anti-éclaboussures
  • habit de protection ou scaphandre

Normes :

  • NFPA 1991, Standard on Vapor-Protective Ensembles for Hazardous Materials Emergencies, 2005 Edition
  • NFPA 1992, Standard on Liquid Splash-Protective Clothing for Hazardous Materials Emergencies, 2005 Edition
La tenue pour le sauvetage en espace clos
  • casque
  • couvre tout anti-statique
  • gants et bottes de cuir
  • pantalon et gilet avec capuchon

Aucune norme connue ne détermine les exigences pour les vêtements reliés à ce type de travail. Il faut se reporter aux normes des manufacturiers.

La tenue pour le sauvetage en hauteur
  • casque
  • bottes et gants adéquats
  • vêtements adéquats

Aucune norme connue ne détermine les exigences pour les vêtements reliés à ce type de travail. Il faut se reporter aux normes des manufacturiers.

La tenue pour le sauvetage nautique
  • combinaison de flottaison
  • gilet de sauvetage ou vêtement de flottaison individuel (VFI)
  • sifflet

Aucune norme connue ne détermine les exigences pour les vêtements reliés à ce type de travail. Il faut se reporter aux normes des manufacturiers.

La tenue de travail pour les feux de forêts
  • casques
  • gants et bottes
  • habit de protection
  • foulard

Normes :

  • NFPA 1977, Standard on Protective Clothing and Equipment for Wildland Fire Fighting, 2005 Edition
  • CAN/CGSB-155.22-97, Vêtement de travail portés par les sapeurs-pompiers forestiers à la ligne de feu

1.2 Les risques généraux

Les risques généraux sont des risques communs à toutes les interventions. Quel que soit le type d'intervention qu'ils doivent affronter, les pompiers sont exposés aux risques de la chaleur, du froid et des liquides biologiques. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives comme celle de toujours porter la tenue intégrale de combat d'incendie, incluant l'appareil respiratoire.

Les troubles physiques dus à la chaleur

Risque : Coup de chaleur

Défaillance de la régulation de la température corporelle. C'est le plus sérieux des troubles physiques dus à la chaleur. Il peut causer des dommages cérébraux et la mort si des soins ne son pas apportés rapidement.

Signes et symptômes :

  • température du corps plus élevée que 41 °C
  • étourdissement
  • nausée
  • maux de tête
  • peau chaude et rouge
  • pouls rapide, fort et faible par la suite
  • confusion
  • perte de conscience
  • coma

Moyens de contrôle :

  • Restreindre la durée de travail, surtout lorsque la chaleur est excessive.
  • Alterner les tâches avec le personnel de réserve.
  • Boire beaucoup d'eau.
  • Faire reposer le personnel et permettre une aération du corps en enlevant ses vêtements de protection.

Risque : Épuisement par la chaleur

État de choc mineur causé par la déshydratation

Signes et symptômes :

  • peau pâle, froide et moite
  • transpiration excessive
  • faiblesse, lassitude
  • étourdissement
  • soif
  • nausée, vomissements ou crampes (parfois)

Moyens de contrôle :

  • Restreindre la durée de travail surtout lorsque la chaleur est excessive.
  • Alterner les tâches avec le personnel de réserve.
  • Boire beaucoup d'eau.
  • Faire reposer le personnel et permettre une aération du corps en enlevant ses vêtements de protection.

Risque : Crampe de chaleur

Spasme ou contraction musculaire dû à une transpiration excessive. Elle survient plus fréquemment aux mollets et à l'abdomen.

Moyens de contrôle :

  • Restreindre la durée de travail.
  • Alterner les tâches avec le personnel de réserve.
  • Boire beaucoup d'eau
  • Faire reposer le personnel et permettre une aération du corps en enlevant ses vêtements de protection.
L'exposition à des liquides biologiques

Risque :

Lorsque du sang, de la salive ou d'autres liquides biologiques teintés de sang traversent la peau ou entrent en contact avec une peau blessée (blessure, piqûre, plaie, morsure) ou avec une muqueuse (nez, bouche, yeux), il y a un risque de contracter le virus d'une hépatite (B, C) ou le VIH. La peau saine constitue une barrière de protection suffisante.

Moyens de contrôle :

  • Utiliser des équipements de protection : gants, gants chirurgicaux, masques de poche, lunettes de protection, etc.
  • Rincer ou nettoyer toutes les parties du corps exposées.
  • Faire évaluer immédiatement le personnel par un médecin, dans le cas d'une exposition significative.
Les troubles physiques dus au froid

Risque : Hypothermie

Abaissement de la température du corps au-dessous de 37 °C, qui peut être fatal.

Signes et symptômes :

  • douleur aux extrémités du corps
  • grelottement excessif
  • respiration et pouls lents
  • euphorie
  • somnolence
  • fatigue accrue

Moyens de contrôle :

  • Se protéger les extrémités du corps.
  • Éviter de porter des bottes, des vêtements, des mitaines ou des gants trop ajustés.
  • Restreindre la durée de travail.
  • Alterner les tâches avec le personnel de réserve.
  • Faire reposer le personnel dans une aire de repos pour lui permettre de se réchauffer.

Risque : Engelure

Lésion due au froid qui atteint principalement les mains, les pieds, la figure, le nez et les oreilles.

Signes et symptômes :

  • engourdissement progressif
  • fourmillement
  • rougeur avec plaques blanches inégales
  • peau blanche, glacée et cireuse
  • cloques
  • insensibilité de la peau, parfois dure au toucher

Moyens de contrôle :

  • Se protéger les extrémités du corps.
  • Éviter de porter des bottes, des vêtements, des mitaines ou des gants trop ajustés.
  • Restreindre la durée de travail.
  • Alterner les tâches avec le personnel de réserve.
  • Faire reposer le personnel dans une aire de repos pour lui permettre de se réchauffer

Section 2 : accident ou feu de véhicule (conventionnel, électrique ou hybride)

2.1 Les rôles et les responsabilités lors d'un incendie de véhicule

Les rôles respectifs du service de sécurité incendie et du corps de police
Service de sécurité incendie
  • Sauvetage des personnes en danger.
  • Lutte contre l'incendie.
  • Détermination des périmètres d'opération et d'accès interdit.
  • Limitation des dommages matériels et environnementaux.
  • Détermination du point d'origine, de la cause probable et des circonstances immédiates de l'incendie ou communication, au corps de police compétent sur le territoire, de tout incendie correspondant à l'un des cas spécifiés à l'article 45 de la Loi sur la sécurité incendie.
  • Préservation des indices pour la recherche des causes d'incendie ou des éléments de preuve pour l'enquête policière.
Corps de police
  • Protection de la vie humaine.
  • Établissement et maintien d'un service d'ordre.
  • Hors du réseau routier : Maintien du respect du périmètre d'opération dont les limites sont déterminées par le service d'incendie.
  • Sur le réseau routier : Contrôle de la circulation et des accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation20.
  • Assistance au service d'incendie.
  • Enquête policière conformément aux lois en vigueur.

20.Lors d'une intervention d'urgence sur le réseau routier, le policier contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation. Cette zone peut être constituée, selon le type de route, des sections suivantes : l'aire avancée d'avertissement, l'aire de transition, l'aire d'intervention (où se situe le périmètre d'opération) et l'aire de terminaison.

Pratiques d'application : responsabilités respectives des intervenants lors d'un incendie de véhicule ou d'un incendie de bâtiment21
21.Voir la section 5 « incendie de bâtiment » de la Partie V « les risques et les tactiques ».
22.Si l'incendie de véhicule survient à la suite d'un accident de la route.
Service de sécurité incendie
Corps de police
Périmètres de sécurité
S’informe de la présence de matières dangereuses.
Vérifie la présence de matières dangereuses et en informe le service d’incendie.
Incendie de bâtiment Incendie de véhicule Incendie de bâtiment Incendie de véhicule
Détermine les périmètres d’opération et d’accès interdit
et les réévalue au besoin.
Détermine les périmètres d’opération et d’accès interdit et les réévalue au besoin.
Assure le respect du périmètre d'opération dont les limites sont déterminées par le service d'incendie.
  • Hors du réseau routier : assure le respect du périmètre d’opération dont les limites sont déterminées par le service d’incendie.
  • Sur le réseau routier : contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation.
 
  • Contrôle la circulation, facilite l'accès aux véhicules d'urgence et de soutien ainsi qu'interdit l'accès aux personnes non autorisées.
  • Assure l’évacuation, au besoin, de tout secteur à l’extérieur du périmètre déterminé par le service d’incendie.
 
Sauvetage/Évacuation
Procède au sauvetage et à l'évacuation des personnes.
Procède ou aide au sauvetage des personnes sans mettre sa propre intégrité physique en danger, jusqu'à ce que le service d'incendie soit opérationnel.
Peut ordonner, par mesure de sécurité dans une situation périlleuse et lorsqu’il n’y a pas d’autres moyens de protection, l’évacuation d’un lieu.
 
  • Peut ordonner une évacuation d’urgence lorsque des vies humaines sont en danger.
  • Assiste le service d’incendie à l’évacuation requise, le cas échéant.
 
Peut accepter ou requérir l’aide de toute personne en mesure de l’assister.
Peut accepter ou requérir l’aide de toute personne en mesure de l’assister.
Circulation automobile
Peut interdire l'accès dans une zone de protection, y interrompre ou détourner la circulation ou soumettre celle-ci à des règles particulières.
 
  • Analyse l’impact de la fermeture partielle ou complète de la route sur la fluidité de la circulation, le cas échéant.
  • Détermine, si nécessaire, les moyens permettant de dévier la circulation et d’en assurer le contrôle compte tenu du fait que l’impact d’une fermeture partielle ou complète de la route ne doit pas donner lieu à une situation plus problématique que l’événement lui-même, et ce, tant que le responsable des opérations (PC incendie) n’aura pas signifié la fin de ses opérations.
    • Réseau routier de compétence provinciale : suivant la situation, informe le ministère des Transports du Québec en lui demandant, s’il y a lieu :
      • d’installer une signalisation temporaire;
      • de faire appel aux médias pour annoncer la déviation de la circulation;
      • d’envoyer sur les lieux un de ses représentants afin d’évaluer l’impact sur l’infrastructure du réseau routier;
    • Réseau routier de compétence municipale :
      • informe les travaux publics et demande leur assistance pour installer une signalisation temporaire, au besoin.
 
 
Analyse de la situation
S’assure que le corps de police est avisé.
S’assure que le service d’incendie est avisé.
 
  • Évalue les risques présents et potentiels.
  • Détermine les stratégies d’intervention à mettre en œuvre.
 
 
  • Observe les environs et note tout événement ou élément pouvant aider au bon déroulement de l’intervention dont les suivants :
    • l’étendue de l’incendie et la rapidité de propagation
    • la couleur de la flamme
    • la localisation et la direction du feu
    • les caractéristiques de la fumée ou d’autres vapeurs
  • Informe le responsable des opérations (PC incendie) des observations recueillies.
 
Note et signale toute circonstance, tout détail ou tout comportement suspects.
Note et signale toute circonstance, tout détail ou tout comportement suspects.
Fait appel aux ressources spécialisées nécessaires selon l’événement.
Fait appel aux ressources spécialisées nécessaires selon l’événement.
Recherche des cause d'incendie/enquête policière
Préserve les indices pour la recherche des causes d’incendie ou les éléments de preuve pour l’enquête policière.
 
Recueille les témoignages des personnes présentes au moment de l’incendie et obtient leurs coordonnées.
Recueille les témoignages des personnes présentes au moment de l’incendie et obtient leurs coordonnées.
Détermine le point d’origine, la cause probable et les circonstances immédiates de l’incendie, sauf dans les cas d’incendie suivants :
Rédige le rapport d’accident, le cas échéant 22.
S’il s’agit d’un incendie :
  • qui a causé la mort d’une personne
  • dont la cause probable n’est pas manifestement accidentelle ou pour lequel il a des raisons de croire qu’il y a eu acte criminel
  • qui est un cas particulier spécifié par le corps de police
 
Signale, sans délai et avant d'entreprendre les recherches, ces cas d'incendie au corps de police compétent sur le territoire.
 
  • Informe le responsable des opérations (PC incendie) de la situation pour qu’il s’assure que les éléments de preuve pour l’enquête policière sont protégés pendant l’intervention.
  • Prend les moyens pour protéger les lieux, une fois l’intervention terminée, en vue de conserver les éléments de preuve et transmet les renseignements recueillis à l’enquêteur.
  • Amorce le processus d’enquête policière.
  • Avise le bureau du coroner si l’incendie a causé le décès d’une personne.
  • Transmet certains renseignements au responsable des opérations (PC incendie) pour son rapport.
 
Précisions sur les responsabilités respectives des intervenants lors d'un incendie de véhicule ou d'un incendie de bâtiment
 
Périmètre de sécurité
A) Le policier, le pompier, le technicien ambulancier ou le premier répondant, premier arrivé sur les lieux de l'intervention, établit un premier périmètre de protection. Une fois tous les intervenants sur les lieux, ceux-ci réévaluent conjointement ce périmètre. En tenant compte des objectifs de chacun (ex. : assurer la protection des intervenants, voir à la sécurité sur le réseau routier) et des contraintes imposées par l'événement, le policier contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation. Pour sa part, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) détermine le périmètre d'opération nécessaire pour la désincarcération et le met en place en collaboration avec le policier.

B) Le policier et le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) déterminent de façon conjointe l'étanchéité du périmètre en fonction du type d'intervention.

C) Durant l'intervention, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) informe le policier des ressources spécialisées demandées sur les lieux, le cas échéant.

D) Il est important que le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) informe le policier de toute modification qui doit être apportée au périmètre d'opération suivant l'évolution de la situation, et ce, afin que celui-ci puisse réévaluer son intervention policière.
 
Analyse de la situation
E) Comme les intervenants n’arrivent pas nécessairement tous au même moment, il y a lieu de réviser les actions lors de l’arrivée de l’un d’eux.

F) Chaque responsable des services policier, d’incendie et de santé se présentent et, ensemble, ils conviennent du canal de communication à utiliser sur les lieux, le cas échéant.

G) Chaque fois qu’il y a un changement de responsable du côté policier, incendie ou santé, le nouveau responsable doit en informer ses vis-à-vis.

H) Durant l’intervention, le policier, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) et le technicien ambulancier s’échangent de l’information afin de faciliter le déroulement des opérations et maintiennent un contact constant.
 
Enquête policière
I) Le corps de police transmet au service d’incendie pour son rapport :
  • le numéro de la plaque d’immatriculation et le type de véhicule désincarcéré;
  • le nom et les coordonnées du policier responsable du dossier et le numéro de dossier.
 
Récupération des véhicules accidentés
J) L’autorisation du corps de police doit être donnée avant de récupérer les véhicules accidentés ou la pièce d’un véhicule. Le policier doit entre autres :
  • s’assurer, auprès du service d’incendie, que les véhicules accidentés ne représentent plus un risque d’incendie;
  • évaluer conjointement avec le service d’incendie la possibilité de rouvrir partiellement la route;
  • autoriser la récupération des véhicules et s’assurer de la remise en état des lieux;
  • rétablir la circulation sur le réseau routier lorsque toutes les conditions de sécurité sont réunies.

2.2 Les rôles et les responsabilités lors de la désincarcération d'une victime d'accident de la route

Les rôles respectifs du service de sécurité incendie, de l'équipe spécialisée en désincarcération, du corps de police, des premiers répondants et du service ambulancier

Service de sécurité incendie
  • Sauvetage des personnes en danger.
  • Assistance au service ambulancier, aux premiers répondants et, au besoin, au service policier.
  • Détermination des périmètres d'opération et d'accès interdit.
  • Établissement d'une protection incendie sur les lieux de l'accident afin d'assurer la sécurité des victimes, des intervenants ainsi que des biens exposés aux risques d'explosion ou d'incendie.
  • Communication à l'équipe spécialisée en désincarcération des procédures lors d'une intervention (lorsque cette équipe provient d'une organisation autre qu'un service d'incendie)23.
  • Préservation des éléments de preuve pour l'enquête policière.

23.Généralement, la désincarcération est effectuée par un service d'incendie. Néanmoins, il arrive que d'autres organisations offrent le service (ex. : entreprise privée, organisme sans but lucratif). L'équipe responsable d'assurer une protection incendie et l'équipe spécialisée en désincarcération peuvent provenir du même service d'incendie ou de services différents.

Équipe spécialisée en désincarcération
  • Sauvetage des personnes en danger.
  • Assistance au service ambulancier et aux premiers répondants.
  • Détermination des périmètres d'opération et d'accès interdit.
  • Désincarcération des victimes.
  • Préservation des éléments de preuve pour l'enquête policière.
Corps de police
  • Protection de la vie humaine.
  • Établissement et maintien d'un service d'ordre.
  • Contrôle de la circulation et des accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation24.
  • Assistance au service d'incendie, au service ambulancier et aux premiers répondants.
  • Rétablissement de la circulation dans les meilleurs délais.
  • Rédaction d'un rapport d'accident.
  • Enquête policière.

24.Lors d'une intervention d'urgence sur le réseau routier, le policier contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation. Cette zone peut être constituée, selon le type de route, des sections suivantes : l'aire avancée d'avertissement, l'aire de transition, l'aire d'intervention (où se situe le périmètre d'opération) et l'aire de terminaison.

Premiers répondants (si présents sur les lieux)
  • Stabilisation de l'état des victimes jusqu'à l'arrivée du service ambulancier.
  • Assistance au service ambulancier.
Service ambulancier
  • Intervention auprès des blessés.
  • Identification des blessés majeurs et mineurs.
  • Stabilisation de l'état des victimes.
  • Détermination de l'ordre d'évacuation des victimes.
  • Transport des blessés vers un centre hospitalier.
Pratiques d'application : responsabilités respectives des intervenants lors de la désincarcération d'une victime d'accident de la route (Service de sécurité incendie)
Service de sécurité incendie
Protection incendie
Désincarcération
Périmètre de sécurité
S’informe de la présence d’une fuite ou d’un déversement de matières dangereuses ou de tout autre danger. S’informe
de la présence d’une fuite ou d’un déversement de
matières dangereuses ou de tout autre danger.
Détermine les périmètres d’opération et d’accès interdit et les réévalue au besoin. Détermine les périmètres d’opération et d’accès interdit et les réévalue au besoin.
  • Procède au sauvetage et à l'évacuation des personnes.
  • Peut accepter ou requérir l'aide de toute personne en mesure de l'assister.
  • Procède au sauvetage et à l'évacuation des personnes.
  • Peut accepter ou requérir l'aide de toute personne en mesure de l'assister.
Circulation automobile
Peut interdire l’accès à une zone de protection, y interrompre ou en détourner la circulation ou soumettre celle-ci à des règles particulières. Peut interdire l’accès à une zone de protection, y interrompre ou en détourner la circulation ou soumettre celle-ci à des règles particulières.
Analyse de la situation
S'assure que les autres intervenants requis ont été avisés. S’assure que les autres intervenants requis ont été avisés.
  • Analyse la scène d'accident et évalue les risques présents et potentiels.
  • Assure une protection incendie sur les lieux de l'accident.
  • S'assure, avant de quitter les lieux, que les véhicules accidentés ne représentent plus un risque d'incendie.
  • Analyse la scène d'accident et évalue les risques présents et potentiels.
  • S'informe des priorités d'extraction des blessés auprès des techniciens ambulanciers.
  • Détermine les stratégies d'intervention à mettre en œuvre pour la désincarcération.
  • Stabilise les véhicules à désincarcérer.
  • Effectue la désincarcération en respectant les méthodes de travail sécuritaire.
  • Extirpe des véhicules accidentés les victimes selon l'ordre de priorité déterminé par les techniciens ambulanciers.
Fait appel aux ressources spécialisées nécessaires selon l'événement. Fait appel aux ressources spécialisées nécessaires selon l'événement.
Tient compte des consignes du policier concernant la protection de la scène d'accident. Tient compte des consignes du policier concernant la protection de la scène d'accident.
Pratiques d'application : responsabilités respectives des intervenants lors de la désincarcération d'une victime d'accident de la route (corps de police, premiers répondants et services ambulanciers)
Corps de police
Premiers répondants (si présents sur les lieux)
Service ambulancier
Périmètres de sécurité
Vérifie la présence
d’une fuite ou d’un déversement de
matières dangereuses ou de tout autre danger et
en informe le service d’incendie.
Vérifie la présence d’une fuite ou d’un déversement de matières dangereuses ou de tout autre danger et en informe le service d’incendie. Vérifie la présence d'une fuite ou d'un déversement de matières dangereuses ou de tout autre danger et en informe le service d'incendie.
Sauvetage / Évacuation
  • Contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation.
  • Facilite l’accès aux véhicules d’urgence et de soutien ainsi qu’interdit l’accès aux personnes non autorisées.
  • Procède ou aide au sauvetage des personnes, seulement si les victimes sont directement en danger (feu, explosion, immersion dans l'eau, etc.), sans mettre sa propre intégrité physique en danger, jusqu'à l'arrivée du service ambulancier et du service d'incendie.
  • Peut accepter ou requérir l'aide de toute personne en mesure de l'assister.
Stabilise l'état des victimes selon les protocoles d'intervention clinique établis. Stabilise l'état des victimes selon les protocoles d'intervention clinique établis.
Circulation automobile
  • Peut interdire l'accès de tout véhicule ou de certains d'entre eux à un chemin public si des motifs d'urgence le justifient.
  • Analyse l'impact de la fermeture partielle ou complète de la route sur la fluidité de la circulation.
  • Détermine, si nécessaire, les moyens permettant de dévier la circulation et d'en assurer le contrôle compte tenu du fait que l'impact d'une fermeture partielle ou complète de la route ne doit pas donner lieu à une situation plus problématique que l'événement lui-même, et ce, tant que le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) n'aura pas signifié la fin de ses opérations.
    • Réseau routier de compétence provinciale :
      • informe le ministère des Transports du Québec de la situation et lui demande, s'il y a lieu :
        • d'installer une signalisation temporaire;
        • de faire appel aux médias pour annoncer la déviation de la circulation;
        • d'envoyer sur les lieux un de ses représentants afin d'évaluer l'impact sur l'infrastructure du réseau routier;
    • Réseau routier de compétence municipale :
      • informe les travaux publics et demande leur assistance pour installer une signalisation temporaire, au besoin
Analyse de la situation
S’assure que les autres intervenants requis ont été avisés. S’assure que les autres intervenants requis ont été avisés. S'assure que les autres intervenants requis ont été avisés.
  • Analyse la scène d'accident et évalue les risques présents et potentiels.
  • Observe et note l'état des lieux (présence de traces de freinage, position des véhicules, etc.).
  • Évalue les risques présents et potentiels ainsi que l'état des victimes.
  • Détermine, en l'absence des techniciens ambulanciers, les priorités d'intervention selon les protocoles d'intervention clinique.
  • Transfère la responsabilité des interventions cliniques aux techniciens ambulanciers dès leur arrivée sur les lieux.
  • Assiste les techniciens ambulanciers.
  • Évalue les risques présents et potentiels ainsi que l'état des victimes.
  • Détermine les priorités d'intervention selon les protocoles d'intervention clinique.
  • Détermine l'ordre de priorité dans lequel les victimes doivent être extirpées.
  • Suggère à l'équipe de désincarcération la position dans laquelle la victime devrait être extirpée.
  • Assure dans les plus brefs délais le transport des victimes vers un centre hospitalier.
Fait appel aux ressources spécialisées nécessaires selon l'événement.
Donne des consignes concernant la protection de la scène d'accident dans les cas où une enquête policière est requise. Tient compte des consignes du policier concernant la protection de la scène d'accident. Tient compte des consignes du policier concernant la protection de la scène d'accident.
Enquêtes policières
  • Rédige le rapport d'accident.
  • Amorce le processus d'enquête policière, notamment en recueillant les témoignages des occupants des véhicules accidentés et des témoins ainsi qu'en recueillant la déclaration des conducteurs des véhicules impliqués dans l'accident et obtient leurs coordonnées.
  • Prend les moyens pour protéger les lieux une fois la désincarcération terminée en vue de conserver les éléments de preuve et transmet les renseignements recueillis à l'enquêteur, le cas échéant.
  • S'assure que la scène d'accident sera examinée le plus rapidement possible.
  • Avise le bureau du coroner si l'accident a causé le décès d'une personne.
  • Transmet certains renseignements au service d'incendie pour son rapport.
Précisions sur les responsabilités des intervenants lors de la désincarcération d'une victime d'accident de la route
 
Périmètre de sécurité
A) Le policier, le pompier, le technicien ambulancier ou le premier répondant, premier arrivé sur les lieux de l'intervention, établit un premier périmètre de protection. Une fois tous les intervenants sur les lieux, ceux-ci réévaluent conjointement ce périmètre. En tenant compte des objectifs de chacun (ex. : assurer la protection des intervenants, voir à la sécurité sur le réseau routier) et des contraintes imposées par l'événement, le policier contrôle la circulation et les accès de la zone temporaire de contrôle de la circulation. Pour sa part, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) détermine le périmètre d'opération nécessaire pour la désincarcération et le met en place en collaboration avec le policier.

B) Le policier et le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) déterminent de façon conjointe l'étanchéité du périmètre en fonction du type d'intervention.

C) Durant l'intervention, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) informe le policier des ressources spécialisées demandées sur les lieux, le cas échéant.

D) Il est important que le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) informe le policier de toute modification qui doit être apportée au périmètre d'opération suivant l'évolution de la situation, et ce, afin que celui-ci puisse réévaluer son intervention policière.
 
Analyse de la situation
E) Comme les intervenants n'arrivent pas nécessairement tous au même moment, il y a lieu de réviser les actions lors de l'arrivée de l'un d'eux.

F) Chaque responsable des services policier, d'incendie et de santé se présentent et, ensemble, ils conviennent du canal de communication à utiliser sur les lieux, le cas échéant.

G) Chaque fois qu'il y a un changement de responsable du côté policier, incendie ou santé, le nouveau responsable doit en informer ses vis-à-vis.

H) Durant l'intervention, le policier, le responsable des opérations de désincarcération (PC incendie) et le technicien ambulancier s'échangent de l'information afin de faciliter le déroulement des opérations et maintiennent un contact constant.
 
Enquête policière
I) Le corps de police transmet au service d'incendie pour son rapport :
  • le numéro de la plaque d'immatriculation et le type de véhicule désincarcéré;
  • le nom et les coordonnées du policier responsable du dossier et le numéro de dossier.
 
Récupération des véhicules accidentés
J) L’autorisation du corps de police doit être donnée avant de récupérer les véhicules accidentés ou la pièce d’un véhicule. Le policier doit entre autres :
  • s'assurer, auprès du service d'incendie, que les véhicules accidentés ne représentent plus un risque d'incendie;
  • évaluer conjointement avec le service d'incendie la possibilité de rouvrir partiellement la route;
  • autoriser la récupération des véhicules et s'assurer de la remise en état des lieux;
  • rétablir la circulation sur le réseau routier lorsque toutes les conditions de sécurité sont réunies.

2.3 Les risques

Lors d'un accident ou d'un feu de véhicule routier, les pompiers, les victimes et les autres personnes présentes sur les lieux sont exposés à des risques qui peuvent menacer leur santé et leur sécurité. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Déploiement soudain du coussin de sécurité lors des opérations de désincarcération

Personnes concernées

Pompiers, victimes, autres intervenants sur les lieux

Moyens de contrôle

  • Débrancher les deux câbles de la batterie en commençant par le négatif. (Sur certains modèles de véhicules, la désactivation complète peut prendre plus de 40 minutes.)
  • Ne pas percer ni découper le moyeu central du volant et le tableau de bord du côté passager.
  • Éviter de se placer, ou de placer des outils, entre la victime et le volant ou le tableau de bord.
Irritations des yeux et de la peau

Cause

Résidus poudreux (poudre de talc, fécule de maïs, hydroxyde de sodium) produits par le déploiement du coussin de sécurité.

Personnes concernées

Pompiers, victimes, autres intervenants sur les lieux

Moyens de contrôle

  • Porter les gants de protection.
  • Abaisser la visière du casque.
  • Éviter de porter les mains à la figure.
  • Protéger la victime avec un écran de protection.
  • Manœuvrer prudemment le coussin.
Projection d'éclats de verre et de métal lors des opérations de désincarcération

Personnes concernées

Pompiers, victimes, autres intervenants sur les lieux

Moyens de contrôle

  • Utiliser correctement les outils de désincarcération 25.
  • Protéger la victime avec un écran de protection.

25.L'utilisation de ces outils hydrauliques comporte aussi des risques particuliers.

Incendie

Cause

carburant répandu et présence de nombreuses sources d'ignition.

Personnes concernées

Pompiers, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle

  • Arroser le carburant répandu sur la chaussée.
  • Éliminer les sources d'ignition.
  • Répandre un produit absorbant, et le récupérer à la fin des opérations.
Explosion d'un gaz liquéfié sous pression (BLEVE)

Cause

réservoir de gaz liquéfié exposé à la chaleur.

Personnes concernées

Voir la section 7.1 de la présente partie pour de l'information relative à la BLEVE

Moyens de contrôle

Voir la section 7.1 de la présente partie pour de l'information relative à la BLEVE

Intoxication

Cause

Inhalation de la fumée provenant des produits combustibles ou de vapeurs toxiques se dégageant de la batterie du véhicule (acide, hydroxyde de potassium liquide (KOH), etc.).

Personnes concernées

Personnes exposées à la fumée ou aux vapeurs

Moyens de contrôle

  • Porter un appareil de protection respiratoire en tout temps au cours de l'intervention.
  • Ventiler l'habitacle et le coffre arrière du véhicule.
  • Débrancher les batteries du véhicule pour éviter que les fils surchauffent.
Se faire blesser par le déplacement du véhicule accidenté

Cause

Mauvaise stabilisation du véhicule entraînant son déplacement. Redémarrage automatique d'un véhicule électrique ou hybride dont le moteur électrique est demeuré sous tension (certains modèles peuvent redémarrer d'eux-mêmes lorsque la pédale d'accélérateur est enfoncée).

Personnes concernées

Pompiers, victimes et autres intervenants.

Moyens de contrôle

  • Stabiliser le véhicule selon les méthodes conventionnelles de sorte qu'il reste immobile durant les opérations.
  • Neutraliser le véhicule électrique ou hybride selon la méthode prescrite (voir la tactique « dégager les victimes coincées »). Un véhicule électrique ou hybride n'émet pas nécessairement de bruit lorsqu'il est sous tension et il peut redémarrer.
Se faire heurter par un véhicule en circulation

Cause

conditions météorologiques (mauvaise visibilité, chaussée glissante, etc.). Périmètre de sécurité mal établi (p. ex. : les fusées éclairantes sont mal positionnées, ce qui laisse un temps de réaction insuffisant aux conducteurs pour freiner).

Personnes concernées

Pompiers, victimes, autres intervenants, passants

Moyens de contrôle

  • À l'aide des véhicules d'urgence, créer un bouclier pour protéger les intervenants de la circulation.
  • À l'aide de fusées éclairantes, de véhicules de police, etc., prévenir les automobilistes d'un accident et les obliger à ralentir.
  • Si possible, demander aux policiers de dévier la circulation de sorte qu'elle s'éloigne complètement du lieu de l'intervention.
Électrisation et électrocution (véhicules électriques et hybrides)

Cause

Contact avec des câbles ou un boîtier électronique endommagés. Liaison entre les bornes positive et négative des batteries de traction à haute tension. Court-circuit provoqué par les opérations de désincarcération.

Personnes concernées

Pompiers, autres intervenants

Moyens de contrôle

  • Porter des gants diélectriques
  • Éliminer les sources d'ignition
  • Découper le véhicule électrique ou hybride aux endroits adéquats

 

 

2.4 Les tactiques

Lors d'un accident ou d'un feu de véhicule, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en œuvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger les victimes et le personnel qui accomplit les tâches demandées.

Circonscrire le feu

Éteindre le feu au moyen de l'agent extincteur approprié.

But

Éviter que l'incendie se propage et limiter les dommages.

Méthode pour un véhicule conventionnel

les agents extincteurs recommandés sont l'eau ou la mousse.

Méthode pour un véhicule électrique ou hybride

  • L'agent extincteur recommandé est l'eau.
  • Débrancher le véhicule s'il est en mode de charge.
  • Utiliser une grande quantité d'eau afin de bien circonscrire l'incendie et de refroidir les boîtiers de batterie, qui pourraient être atteints par la chaleur rayonnante.
  • Se méfier de l'accumulation de gaz provenant des batteries en feu. Dans un tel cas, ventiler l'habitacle et le coffre arrière du véhicule.
Contrôle du site

Établir les périmètres de sécurité et les zones de travail nécessaires aux opérations.

But

Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire.

Méthode

Utiliser les rubans de couleur appropriés.

Dégager les victimes coincées à l'intérieur du véhicule

Sortir les victimes du véhicule à l'aide des outils de désincarcération.

But

Faire transporter les victimes vers un centre hospitalier afin qu'elles reçoivent des soins le plus rapidement possible.

Méthode pour un véhicule conventionnel

Accéder à l'habitacle en tenant compte de l'espace de déploiement des coussins de sécurité. Éviter de se placer ou de placer des outils entre la victime et le volant ou le tableau de bord.

Méthode pour un véhicule électrique ou hybride

Neutraliser le véhicule comme s'il était demeuré sous tension.

Pour couper l'alimentation du véhicule :

  • Vérifier s'il s'agit d'un véhicule électrique ou hybride.
  • Débrancher le véhicule s'il est en mode de charge.
  • Placer le sélecteur de vitesse à la position P ou N, fermer le contact et retirer la clé du contact.

Important

Si l'accès à la clé est impossible ou si elle ne peut être retirée du contact, enlever le fusible principal ou le relais en utilisant des gants diélectriques.

Les voyants du tableau de bord éteints ne signifient pas nécessairement que les batteries de traction, alimentées en haut voltage, sont hors tension. Par conséquent, effectuer les manœuvres comme si les fils étaient toujours sous tension.

Débrancher la batterie auxiliaire de 12 volts pour mettre les coussins de sécurité et les autres accessoires du véhicule hors tension. Enlever la prise de service ou mettre le commutateur principal à la position OFF en utilisant des gants diélectriques. Le véhicule est alors hors tension. Découper le véhicule aux endroits adéquats (c'est-à-dire à un endroit où il n'y a pas de câble haute tension). Il est préférable de se limiter à la partie supérieure du véhicule et de ne pas toucher au plancher, au tablier ou au coffre arrière, puisque les câbles haute tension passent généralement par ces endroits. Toutefois, si l'intervention nécessite une découpe hors des zones désignées, déterminer l'emplacement des câbles haute tension avant d'entreprendre les opérations de désincarcération.

Jets de protection

Déterminer le nombre de jets nécessaire selon la méthode d'alimentation en eau disponible.

But

Protéger les victimes et le personnel d'intervention contre le risque d'incendie, principalement dû à la présence de carburant et de sources d'ignition.

Stabiliser le véhicule

Stabiliser le véhicule accidenté au moyen de pièces de bois, de cales, de vérins, de coussins de levage ou autres.

But

Prévenir l'aggravation de l'état des victimes et protéger les personnes effectuant le sauvetage.

Contrôler le risque de contamination

Confiner une matière dangereuse dans un secteur défini, après son déversement, au moyen d'une barrière physique temporaire ou permanente.

But

Assurer la sécurité du personnel, de la population et de l'environnement exposés à la contamination.

Méthode pour une automobile

Répandre un produit absorbant et le récupérer à la fin des opérations.

Pour un véhicule transporteur

Si un accident mettant en cause un véhicule transporteur entraîne un déversement important, l'opération devient une intervention en présence de matières dangereuses (voir section 7 de la présente partie pour plus d'information).

Section 3 : Alerte à la bombe

3.1 Les risques

Une alerte à la bombe est une intervention policière. Les pompiers doivent respecter les consignes de sécurité et agir en soutien aux services policiers. Lors d'une alerte à la bombe, tous les intervenants et les citoyens qui se trouvent à proximité sont exposés au risque d'explosion. Ce risque peut être contrôlé par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Risque : Explosion de la bombe

Selon le type de bombe, cela peut produire une déflagration, une onde de choc ou un incendie.

Personnes concernées : Pompiers, autres intervenants sur les lieux, citoyens

Moyens de contrôle :

  • Ne pas transmettre ni recevoir de communications radio, par téléavertisseur ou cellulaire dans un rayon de 50 mètres de l'endroit de l'appel.
  • Garder les cellulaires et les téléavertisseurs fermés.
  • Mettre en ouvre une stratégie défensive.
  • Respecter le périmètre de police.
  • Ne pas toucher ni déplacer un colis suspect.

3.2 Les tactiques

Lorsque la situation le justifie, le responsable des opérations doit mettre en ouvre des tactiques reconnues qui, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger les citoyens et le personnel qui accomplit les tâches demandées.

Circonscrire le feu

Éteindre le feu en utilisant des jets installés en position stratégique.

But : Éviter que l'incendie causé par l'explosion de la bombe se propage et limiter les dommages.

Évacuation

Mettre à l'abri les occupants des bâtiments qui risquent d'être touchés par l'explosion et éloigner toutes les personnes non autorisées du périmètre de police.

But : Protéger la vie des citoyens contre le risque d'explosion de la bombe.

Important : Lors d'une alerte à la bombe, la décision d'évacuer un bâtiment ne relève pas du service d'incendie mais du service de police. Toutefois, le personnel du service d'incendie peut collaborer à l'évacuation.

Jets de protection

Installer le nombre de jets nécessaires selon l'évaluation du potentiel calorifique des bâtiments exposés.

But : Protéger le personnel, circonscrire l'incendie et limiter les dommages.

Section 4 : Feu de cheminée

4.1 Les risques

Lors d'un feu de cheminée, les pompiers peuvent subir des brûlures et des blessures pendant les opérations de ramonage. De plus, s'il n'est pas contrôlé, un feu de cheminée peut se propager dans les murs intérieurs et à la toiture du bâtiment. Des tisons peuvent aussi s'échapper de la cheminée et se propager par le vent sur les toitures des bâtiments avoisinants. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Risque : Tisons qui s'échappent de la cheminée

Personnes concernées : Pompiers assignés au ramonage

Moyens de contrôle :

  • Porter des gants de ramonage et des lunettes ou une visière de protection.
  • Éviter de se mettre le visage au-dessus de la cheminée.
Risque : Chute

Personnes concernées : Pompiers sur le toit et assignés au ramonage

Moyens de contrôle :

S'amarrer, s'accroupir et ramper. Bien fixer l'échelle portative au bâtiment.

Lors d'un feu de cheminée, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en ouvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger le personnel qui accomplit les tâches demandées.

4.2 Les tactiques

Exploration

S'assurer que le feu ne s'est pas propagé à l'intérieur des murs adjacents à la cheminée, au toit, à l'entretoit ou aux bâtiments voisins, par une vérification visuelle et par le toucher.

But : Éviter que l'incendie se propage.

Ramoner la cheminée

Racler les parois intérieures de la cheminée au moyen d'un outil de ramonage approprié et éteindre à l'extérieur les tisons récupérés à la base du foyer ou de la cheminée.

But : Éteindre le feu dans la cheminée et éviter que l'incendie se propage.

Important : Il faut s'assurer que le feu est bien éteint en vérifiant l'intérieur des parois de la cheminée à l'aide du miroir.

Jets de protection

Déterminer le nombre de jets nécessaires.

But : Protéger le personnel, circonscrire l'incendie et limiter les dommages.

Section 5 : Incendie de bâtiment

5.1 Les rôles et les responsabilités lors d’un incendie de bâtiment

Les rôles respectifs du service de sécurité incendie et du corps de police
Service de sécurité incendie
  • Sauvetage des personnes en danger.
  • Lutte contre l'incendie.
  • Détermination des périmètres d'opération et d'accès interdit.
  • Limitation des dommages matériels et environnementaux.
  • Détermination du point d'origine, de la cause probable et des circonstances immédiates de l'incendie ou communication, au corps de police compétent sur le territoire, de tout incendie correspondant à l'un des cas spécifiés à l'article 45 de la Loi sur la sécurité incendie.
  • Préservation des indices pour la recherche des causes d'incendie ou des éléments de preuve pour l'enquête policière.
Corps de police
  • Protection de la vie humaine.
  • Établissement et maintien d'un service d'ordre.
  • Maintien du respect du périmètre d'opération dont les limites sont déterminées par le service d'incendie.
  • Assistance au service d'incendie.
  • Enquête policière conformément aux lois en vigueur.
Pratiques d'application

Responsabilités respectives des intervenants lors d'un incendie de bâtiment

Voir à ce sujet les tableaux de la présente partie, section 2 « accident ou feu de véhicule ».

5.2 Les risques

L'incendie de bâtiment est l'une des interventions les plus courantes du service d'incendie. De nombreux risques qui peuvent mettre en péril la sécurité des pompiers sont associés à ce type d'intervention. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Risque : Chute

Personnes concernées :

Pompiers assignés à des tâches en bordure d'un toit, sur un balcon, à l'intérieur d'un bâtiment aux planchers défoncés, etc.

Moyens de contrôle :

  • S'amarrer, s'accroupir, ramper.
  • Vérifier, informer.
  • S'éclairer et repérer adéquatement les voies d'issue.
Risque : Désorientation

Causes :

  • Méconnaissance des lieux
  • Mauvaise visibilité

Le personnel risque ainsi de demeurer trop longtemps dans le bâtiment et de s'exposer à d'autres risques.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur du bâtiment

Moyens de contrôle :

  • Localiser le lieu d'origine du feu.
  • Ventiler les lieux.
  • Prévoir une sortie de retrait d'urgence.
  • Utiliser une ligne de vie (câble, jet).
  • Inscrire les numéros d'étage sur les portes d'escalier utilisées.
  • Analyser les plans d'étage.
  • Transmettre régulièrement sa position au PC.
  • Demeurer avec son équipe de travail.
Risque : Effondrement et chute des composantes du bâtiment

(murs extérieurs, parement de briques, corniche, soffite, balcon, auvent, pancarte de publicité, cheminée, éclats de verre, antennes, etc.)

Important : Le risque est plus élevé pour les bâtiments vacants, dangereux ou à risques particuliers.26

26.Un bâtiment vacant est inhabité et inoccupé. Il est habituellement barricadé et les services (eau, électricité, gaz, etc.) y sont interrompus. Un bâtiment dangereux est vacant et sa stabilité structurale, sa résistance au feu et ses éléments porteurs sont détériorés. Un bâtiment à risques particuliers est habité et occupé, mais comporte une ou des particularités qui peuvent compromettre la sécurité des pompiers.

Personnes concernées :

Pompiers et personnel autour du bâtiment

Moyens de contrôle :

  • Installer les périmètres d'accès interdit.
  • Informer le personnel des dangers.
  • Limiter la présence de personnel autour du bâtiment.
  • Prévenir avant de projeter à l'extérieur matériaux, meubles ou éclats de verre.
Risque : Effondrement de structure

Important : Le risque est plus élevé pour les bâtiments vacants, dangereux ou à risques particuliers.27

27.Un bâtiment vacant est inhabité et inoccupé. Il est habituellement barricadé et les services (eau, électricité, gaz, etc.) y sont interrompus. Un bâtiment dangereux est vacant et sa stabilité structurale, sa résistance au feu et ses éléments porteurs sont détériorés. Un bâtiment à risques particuliers est habité et occupé, mais comporte une ou des particularités qui peuvent compromettre la sécurité des pompiers.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur et personnel autour du bâtiment

Moyens de contrôle :

  • Évaluer périodiquement le risque d'effondrement.28
  • Installer les périmètres d'accès interdit.
  • Limiter la présence de personnel autour du bâtiment.
  • Adopter une stratégie défensive, si nécessaire (retrait stratégique).
  • Retirer les équipes dès que le danger est imminent : retrait prioritaire (code rouge).
  • Positionner les véhicules à une distance sécuritaire du bâtiment.

28.Éléments à évaluer : le type de bâtiment (combustible ou incombustible), sa résistance au feu, l'état de ses structures (poutres, colonnes, solives, fermes, divisions), l'effet de l'incendie et de la lutte contre l'incendie, les charges vives et mortes, les signes de dégradation (compressions, tensions, cisaillements, flexions, flambages).

Risque : Électrisation et électrocution

Cause : échelle dressée trop près des conducteurs électriques

Personnes concernées :

Pompier assignés à l'échelle portative ou aérienne

Moyens de contrôle :

Respecter les distances sécuritaires lorsqu'on dresse les échelles :

  • Basse tension
    120 à 600 volts : 1 mètre
  • Moyenne tension
    750 à 34 500 volts : 3 mètres
  • Haute tension
    44 000 à 125 000 volts : 3 mètres
    125 000 à 250 000 volts : 5 mètres
    250 000 à 550 000 volts : 8 mètres
    550 000 volts et plus : 12 mètres
Risque : Embrasement sporadique (rollover)

Signe précurseur d'un embrasement généralisé. Roulement du mélange de flammes et de fumée observable dans la partie supérieure d'une porte intérieure, d'une issue ou d'un plafond.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur du bâtiment

Moyens de contrôle :

Bien coordonner les tactiques de ventilation et d'attaque.

Risque : Embrasement généralisé (flashover)

Combustion rapide de la fumée et des gaz accumulés dans une pièce. La fumée, les gaz et les objets contenus dans la pièce atteignent leur température d'ignition par l'effet du rayonnement thermique et s'enflamment de façon simultanée.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur du bâtiment

Moyens de contrôle :

Bien coordonner les tactiques de ventilation et d'attaque.

Risque : Embrasement successif (flameover)

Combustion rapide et successive de la surface des objets combustibles contenus dans une même pièce. Se produit généralement dans une pièce surchauffée mais sans trop de fumée. De façon successive, la surface des objets qui atteignent leur température d'ignition s'enflamme. Un embrasement successif peut se produire après un embrasement généralisé.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur du bâtiment

Moyens de contrôle :

Bien coordonner les tactiques de ventilation et d'attaque.

Risque : Explosion de fumée (backdraft)

Combustion rapide des gaz chauds et de la fumée accumulés dans une pièce mal ventilée. Une explosion de fumée peut survenir sans présence de flammes; elle peut produire une boule de feu.

Conditions nécessaires :

  • accumulation de fumée
  • température élevée (limite inférieure d'explosion LIE : 12,5 %; limite supérieure LSE : 74 %) (température d'ignition du CO : 609oC)
  • faible pourcentage d'oxygène
  • apport soudain d'air frais dans la pièce mal ventilée

Personne concernées :

Pompiers à l'intérieur et personnel autour du bâtiment

Moyens de contrôle :

  • Bien coordonner les tactiques de ventilation et d'attaque.

Important : La ventilation doit précéder l'attaque afin d'éviter de produire un apport d'air qui pourrait causer l'explosion de fumée.

Risque : Explosion de poussières

Les travaux de sciage, sablage, meulage, broyage, ponçage et la manutention (vidange ou remplissage de bacs de récupération et de silos; pelletage; tamisage) de matières combustibles produisent des poussières qui restent en suspension dans l'air. Généralement, une explosion primaire de faible intensité ébranle le bâtiment, soulève les poussières accumulées sur le sol et décolle les poussières des murs. La concentration de poussière dans l'air devient alors suffisante pour produire des explosions secondaires successives, dont le souffle peut détruire les charpentes en béton armé et se propager dans tout le bâtiment.

Personnes concernées :

Pompiers à l'intérieur, personnel autour du bâtiment et autres intervenants sur les lieux

Moyens de contrôle :

  • Ne pas activer d'interrupteur de courant électrique.
  • Fermer le système de ventilation.
  • Évacuer le bâtiment.
  • Limiter le nombre d'intervenants à l'intérieur du bâtiment.
  • Utiliser un agent extincteur approprié selon la nature des poussières enflammées (poussières métalliques : agent inerte ou extincteur de classe D; matières organiques : eau).
  • Humecter le nuage de poussière à l'aide d'un jet diffusé.
Risque : Intoxication

Cause : inhalation des produits de combustion

Personne concernées :

Pompiers exposés à la fumée

Moyens de contrôle :

  • Porter un appareil respiratoire autonome à pression positive en tout temps au cours de l'intervention.
  • Ventiler les lieux.
Risque : Ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques sont produites par les antennes servant à la radiodiffusion, la télédiffusion et aux télécommunications. Seules les antennes émettrices comportent des risques. Elles sont généralement localisées sur le toit des édifices. Les antennes réceptrices et combinées (émettrice/réceptrice) sont de puissance faible et comportent très peu de risques.

Fréquences inférieures à 100 kHz : sensations de fourmillement
Fréquences supérieures à 100 kHz : brûlures, tétanie respiratoire, effets cardiaques

Personnes concernées :

Pompiers assignés sur le toit et à l'échelle portative ou aérienne

Moyens de contrôle :

  • Demander au responsable des installations de couper l'alimentation électrique, si nécessaire. Obtenir la confirmation avant de procéder.
  • Ne pas déployer d'unité d'évaluation en face de l'antenne et dans son champ de rayonnement électromagnétique.
  • Suivre les recommandations des pictogrammes près des antennes.

5.3 Les tactiques

Lors d'un incendie de bâtiment, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en ouvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger les victimes, s'il y a lieu, et le personnel qui accomplit les tâches demandées.

Alimentation en eau

Alimenter les lances, les gicleurs automatiques ou les robinets d'incendie aux débits et aux pressions nécessaires.

But : Assurer l'alimentation en eau nécessaire pour circonscrire l'incendie. Méthode : Dynamique ou statique

Important : L'alimentation des systèmes de gicleurs automatiques et de robinets d'incendie exige le raccordement de l'autopompe au collecteur du bâtiment et à la borne d'incendie la plus proche.

Attaque intérieure

Appliquer une méthode d'attaque reconnue.

But : Faciliter les opérations de reconnaissance, de sauvetage et d'évacuation, protéger le personnel et circonscrire l'incendie. Méthode : attaque directe, indirecte ou combinée.

Contrôle des ascenseurs

Déterminer l'utilisation des ascenseurs selon les besoins et les circonstances de l'intervention (évacuation, ventilation, transport de personnel et d'équipements, etc.) et actionner les ascenseurs à l'aide du dispositif manuel de contrôle.

But : Éviter les blessures aux pompiers et aux occupants; utiliser les ascenseurs en fonction des priorités.

Contrôle du site

Établir les périmètres de sécurité et les zones nécessaires aux opérations.

But : Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire.

Déblai

Enlever les décombres; rechercher et éteindre les restes de l'incendie.

But : Éviter la reprise des flammes.

Entrée forcée

Entrer dans le bâtiment en forçant la serrure, les charnières, le cadre d'une fenêtre, en brisant une vitre, en défonçant un plancher, un mur, une cloison ou tout autre obstacle avec les outils d'effraction appropriés.

But : Procéder aux opérations urgentes de sauvetage et de lutte à l'incendie.

Évacuation

Diriger les occupants du bâtiment dans un endroit sécuritaire, à l'extérieur ou à l'intérieur du bâtiment, qui n'est pas menacé par la propagation et les risques de l'incendie.

But : Protéger la vie des occupants contre les risques de l'incendie.

Jets de protection

Installer le nombre de jets nécessaire selon la méthode d'alimentation en eau disponible.

But : Protéger le personnel assigné à l'attaque initiale, permettre l'évacuation et le sauvetage, s'il y a lieu, et limiter la propagation de l'incendie.

Localisation de l'incendie

Rechercher les signes extérieurs apparents comme la fumée et les flammes; si nécessaire, poursuivre la recherche à l'intérieur du bâtiment

But : Localiser précisément l'incendie et évaluer son ampleur afin de déterminer les priorités, les risques, les stratégies, les tactiques nécessaires, etc.

Mise hors tension

Faire mettre hors tension les installations électriques aériennes ou souterraines (puits d'accès, puits de transformateur, puits de raccordement, fosse de drainage).

But : Permettre au personnel de mener les opérations en toute sécurité, sans danger d'électrocution ou d'électrisation.

Protection

Protéger les biens contenus dans le bâtiment à l'aide de bâches; fermer les services d'eau, d'électricité et de gaz naturel; éclairer les lieux; évacuer l'eau accumulée et, à la fin de l'intervention, faire barricader le bâtiment incendié, s'il y a lieu. Il faut aviser le propriétaire qu'il est responsable de faire barricader le bâtiment.

But : Sauvegarder les biens; limiter les dégâts causés par le feu et les opérations de lutte à l'incendie et protéger le bâtiment contre le vandalisme.

Recherche des causes de l'incendie

Rechercher et préserver tout indice susceptible de déterminer la cause de l'incendie.

But : Déterminer la cause de l'incendie.

Reconnaissance

Retrouver les personnes qui pourraient avoir besoin d'être secourues à l'intérieur du bâtiment et vérifier s'il y a eu une propagation verticale ou horizontale de la fumée, des flammes et des gaz chauds.

But : Protéger les vies; prévenir et enrayer la propagation.

Regrouper et fournir les équipements

Regrouper les équipements nécessaires à l'intervention dans un endroit réservé à cette fin et fournir le matériel au personnel des opérations. On procède également au remplissage et au changement des bouteilles des appareils respiratoires dans cet endroit.

But : Faciliter le travail du personnel et accélérer les opérations.

Sauvetage

Sauver les personnes menacées par les risques de l'incendie.

But : Protéger la vie des personnes menacées par l'incendie. Méthode : Avant de procéder au sauvetage, il faut prendre connaissance des faits, évaluer la propagation, les risques, les moyens disponibles pour effectuer le sauvetage et établir un plan d'action.

Ventilation

Évacuer l'air chaud, la fumée et les gaz toxiques enfermés dans une pièce ou dans un bâtiment pour les remplacer par de l'air frais.

But : Prévenir les risques d'une explosion de fumée (backdraft), d'embrasement sporadique (rollover,/span>), simultané (flashover) et successif (flameover); faciliter les opérations d'attaque, de sauvetage, de reconnaissance et d'évacuation et limiter la propagation des flammes, de la chaleur et de la fumée.

Méthode : naturelle, mécanique ou hydrodynamique.

Important : Dans plusieurs bâtiments de grande hauteur, on peut se servir du système de ventilation de l'édifice. Il faut alors contacter la personne responsable du contrôle du système.

Section 6 : Incendie dans un poste d'exploitation électrique

6.1 Les risques

Lors d'un incendie dans un poste d'exploitation électrique, les structures de métal, les transformateurs, les conducteurs électriques, les isolateurs et autres équipements qui s'y trouvent comportent des risques pour la sécurité des pompiers. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Risques : Effondrement des structures de métal Éclatement de la porcelaine

La porcelaine qui entoure les conducteurs et les isolateurs se compare à du verre brisé lorsqu'elle éclate.

Personnes concernées :

Pompiers, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Refroidir les structures métalliques seulement après avoir obtenu la confirmation que le courant a été interrompu.
  • Évaluer périodiquement le risque d'effondrement.
  • Établir les périmètres de sécurité.
  • Adopter une stratégie défensive, si nécessaire (retrait stratégique).
  • Retirer les équipes dès que le danger est imminent : retrait prioritaire (code rouge).
  • Positionner les véhicules à une distance sécuritaire des structures.
Risques : Électrisation et électrocution Production d'arcs électriques

Causes :

Jeux de barres aériennes électrifiées, conducteurs et autres appareils sous tension

Moyens de contrôle :

  • Ne jamais entrer dans un poste d'exploitation électrique avant l'arrivée du représentant autorisé de la compagnie d'électricité.
  • Établir les périmètres de sécurité.
  • Suivre les instructions du représentant de la compagnie.
  • Intervenir seulement après avoir obtenu la confirmation que le courant a été interrompu.
  • Limiter au minimum le nombre de pompiers et les équipements à l'intérieur du poste d'exploitation électrique.
Risque : Intoxication

Causes :

  • huiles B.P.C. (biphényles polychlorés) pouvant être contenues dans les appareils et les équipements
  • vapeurs toxiques se dégageant du recouvrement de certains conducteurs et câbles qui brûlent

Moyens de contrôle :

  • Limiter au minimum le nombre d'intervenants à l'intérieur du poste d'exploitation électrique.
  • Porter un appareil respiratoire autonome à pression positive en tout temps au cours de l'intervention.

6.2 Les tactiques

Lors d'un incendie dans un poste d'exploitation électrique, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en ouvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger le personnel qui accomplit les tâches demandées.

Circonscrire le feu

Éteindre le feu à l'aide d'un agent extincteur approprié et le confiner à l'endroit mis hors tension en suivant les instructions du représentant autorisé de la compagnie d'électricité.

But : Réduire rapidement la production de chaleur, de fumée et de gaz afin de limiter les dommages causés aux équipements.

Contrôle du site

Établir les périmètres de sécurité et les zones de travail nécessaires aux opérations.

But : Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire

Jets de protection

Déterminer le nombre de jets nécessaire pour enrayer la propagation de l'incendie.

But : Protéger le personnel d'intervention et les équipements menacés par l'incendie.

Section 7 : Intervention en présence de matières dangereuses

Les services d'incendie, tant en milieu urbain qu'en milieu rural, ont à faire face à des incidents mettant en cause des matières dangereuses. En effet, les industries, les fermes, les édifices publics, les commerces, etc., utilisent quotidiennement de nombreux produits dangereux qui, en situation de fuite ou d'incendie, comportent des risques importants tant pour la santé et la sécurité des occupants et de la population avoisinante que des pompiers et autres intervenants d'urgence. De plus, plusieurs matières dangereuses sont transportées chaque jour sur nos routes et chemins de fer. C'est pourquoi, l'utilisation et le transport des matières dangereuses sont rigoureusement réglementés au Québec et au Canada. Ces règlements obligent entre autres d'identifier les produits dangereux et de faire connaître les risques qui y sont associés pour une intervention rapide et efficace si un incident se produit.

Le Règlement sur l'information concernant les produits contrôlés

Ce règlement québécois régit l'information sur les produits dangereux qui sont utilisés en milieu de travail. C'est à ce règlement qu'on doit le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT). Ce système classe les matières dangereuses dans six catégories selon les risques qu'elles représentent. Les produits sont identifiés au moyen d'étiquettes et de fiches signalétiques qui décrivent les risques et les mesures préventives appropriées. Les étiquettes sont apposées sur tous les contenants des produits contrôlés présents dans les milieux de travail. Les fiches signalétiques des produits doivent être accessibles à tous les travailleurs et travailleuses.

Le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses

Ce règlement fédéral s'applique à la manutention et au transport des matières dangereuses. En vertu de ce règlement, ces matières sont réparties dans neuf classes selon les risques qu'elles représentent. Des étiquettes doivent être apposées sur les emballages, les petits conteneurs et les bouteilles. Des plaques doivent être apposées sur les deux côtés et sur les extrémités des gros conteneurs et des véhicules de transport. Les étiquettes et les plaques sont en forme de losange.

Le Guide des mesures d'urgence 2000

Le Guide des mesures d'urgence 2000, produit par CANUTEC, est un outil indispensable pour tous les intervenants d'urgence, qui fournit de l'information sur quelque 2 000 matières dangereuses. Ce guide permet de déterminer rapidement les dangers des matières en cause et de prendre les mesures nécessaires pour se protéger et protéger la population dès les premiers instants de l'intervention.

La dernière version du guide CANUTEC doit toujours se trouver dans chaque véhicule du service d'incendie.

Figure 1 : système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT)
Pictogrammes représentant les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT)
Figure 2 : marchandises dangereuses - des plaques pour votre sécurité
Plaques de sécurité représentant des marchandises dangereuses

7.1 Les risques

Les interventions en présence de matières dangereuses sont des interventions spécialisées. Compte tenu des risques qu'elles comportent, elles exigent des équipements de protection particuliers et une formation appropriée. Les pompiers doivent toujours porter les vêtements de protection spécifiques pour les matières dangereuses. Il ne s'agit pas toujours d'interventions d'envergure. Dans ses opérations courantes, le service d'incendie peut avoir à intervenir souvent pour des alertes au monoxyde de carbone (CO), par exemple. Pour une consultation plus rapide, les risques spécifiques au CO et les moyens pour les contrôler sont présentés à la section 7.1.1.

Risque : Explosion d'un réservoir de gaz liquéfié sous pression

(BLEVE : Boiling Liquid Expanding Vapor Explosion)

Un gaz liquéfié sous pression (GLP) est une substance inflammable ou non, stockée et transportée à l'état liquide sous pression dans un réservoir. Les GLP les plus courants sont l'ammoniac, le propane, le butane, le chlore, le propylène, etc.

Causes :

  • corrosion du réservoir
  • impact sur le réservoir
  • température élevée à proximité du réservoir (ex. : incendie)

L'explosion survient rapidement et subitement lorsque la pression interne dépasse la résistance du réservoir.

Conséquences :

  • projection de fragments du réservoir dans toutes les directions
  • projection rapide du produit qui passe de l'état liquide à vapeur
  • formation d'une boule de feu causée par le mélange rapide de l'air avec les vapeurs libérées
  • rayonnement thermique intense (flash thermique)

Personnes concernées :

Pompiers, autres intervenants, population avoisinante

Moyens de contrôle :

  • Établir les périmètres de sécurité en tenant compte de la distance de projection des débris et du produit et de la dimension de la boule de feu.
  • Pour un réservoir exposé directement à un feu : Se tenir à une distance sécuritaire, car l'explosion peut survenir à tout moment
  • Pour un réservoir exposé au rayonnement d'un feu : Refroidir le réservoir avec de l'eau seulement, si l'eau est disponible en quantité suffisante et de façon continue. Ne pas s'approcher du réservoir même si le feu est éteint, sans avoir fait évaluer l'état du réservoir par un expert. Il y a toujours un risque d'explosion tant que la pression interne n'est pas complètement évacuée.
Risque : Projection d'une bouteille contenant un gaz sous pression comprimé (effet missile)

Ces bouteilles contiennent une forte pression et peuvent éclater lors d'un choc, d'une friction, d'un frottement ou lorsqu'elles sont exposées à une source d'ignition. Une bouteille mal fixée peut être projetée avec une grande force.

Personnes concernées :

Pompiers, autres intervenants, population avoisinante

Moyens de contrôle :

  • Identifier rapidement le produit et évaluer les risques.
  • Établir les périmètres de sécurité.
  • Se tenir à la distance sécuritaire recommandée (v. CANUTEC).
  • Éliminer toute source d'ignition, si possible.
  • Ne pas bouger ou déplacer les bouteilles.
  • Ne pas détacher une bouteille exposée à une source d'ignition.
Incendie et explosion

Les risques varient en fonction des propriétés des matières en cause : inflammabilité, combustibilité, matières comburantes, incompatibilité avec d'autres matières, autoréactivité, matières corrosives et explosives.

Personnes concernées :

Pompiers, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Identifier rapidement le produit et évaluer les risques d'incendie et d'explosion.
  • Se tenir à la distance sécuritaire recommandée (v. CANUTEC).
  • Éliminer toute source d'ignition.
  • Éliminer le combustible.
  • Ventiler afin de ramener la concentration du produit dans l'air sous la limite inférieure d'explosion LIE.
7.1.1 Le monoxyde de carbone

Risque : Intoxication

Cause : La présence d'une concentration élevée et anormale de monoxyde de carbone : 35 ppm, durant 8 heures, représente une exposition maximale pour un travailleur et 11 ppm, pour le résidentiel.

Personnes concernées :

Pompiers, victimes, autres intervenants, population avoisinante

Moyens de contrôle :

  • Détecter, mesurer et ventiler.
  • Contrôler la source de la contamination.
  • Porter un appareil respiratoire autonome à pression positive.
  • Évacuer les personnes menacées.

7.2 Les tactiques

Lors d'une intervention en présence de matières dangereuses, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en œuvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, permettent de contrôler la situation et de protéger la santé du personnel et de la population s'il y a lieu. Lors de certaines opérations courantes du service d'incendie, comme les alertes au monoxyde de carbone, le responsable des opérations doit aussi faire appel à quelques tactiques spécifiques présentées à la fin de la section 7.2.1. pour une consultation plus rapide.

Contrôle du site

Établir les périmètres de sécurité et les zones de travail29 nécessaires aux opérations.

But : Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire.

29.Se référer à la partie IV, section 3.2, « Les zones de travail ».

Décontamination

Éliminer les résidus de contamination accumulés sur les équipements et sur les vêtements de protection individuelle du personnel qui a participé à l'intervention. L'aire de décontamination est située dans la zone tiède.

But : Assurer la sécurité du personnel exposé à la contamination.

Détection et mesure

Détecter, mesurer la concentration dans l'air et évaluer les risques des produits en cause.

But : Connaître les endroits à risques et assurer la sécurité du personnel et de la population avoisinante.

Endiguement

Confiner, mesurer la concentration dans l'air et évaluer les risques des produits en cause.

But : Connaître les endroits à risques et assurer la sécurité du personnel et de la population avoisinante.

Évacuation et sauvetage

Évacuer et sauver toutes les personnes pouvant être affectées ou menacées par les risques des matières dangereuses en cause.

But : Protéger la vie des personnes menacées.

Jets de protection

Installer le nombre de jets nécessaire pour prévenir et enrayer la propagation de l'incendie.

But : Protéger le personnel d'intervention, permettre l'évacuation et le sauvetage, s'il y a lieu, et limiter la propagation de l'incendie.

Neutralisation du produit

Neutraliser le produit chimique concerné en utilisant un agent neutralisant approprié.

But : Protéger la vie des personnes et limiter les dommages aux biens et la l'environnement.

Récupération du produit

Faire récupérer les restes de matières dangereuses sur le site de l'intervention.

But : Éliminer toute trace de produit susceptible de causer des dommages à la vie, aux biens et à l'environnement.

Méthode : Les grandes quantités de matières dangereuses doivent être récupérées par une entreprise spécialisée en récupération. Le service municipal des travaux publics peut récupérer les produits déversés en petites quantités sur la voie publique ou sur un terrain municipal. Sur un terrain privé, la récupération demeure la responsabilité du propriétaire. Les matières radioactives doivent être récupérées sous la supervision de la Commission de contrôle de l'énergie atomique.

Regrouper et fournir les équipements

Regrouper les équipements nécessaires à l'intervention dans un endroit réservé à cette fin dans la zone tiède et fournir le matériel au personnel des opérations. On procède également au remplissage et au changement des bouteilles des appareils respiratoires dans cette zone.

But : Faciliter le travail du personnel et accélérer les opérations.

Stabilisation du contenant

Refroidir un contenant qui risque d'éclater; colmater une fuite; fermer une vanne ou placer un contenant endommagé dans un autre contenant.

But : Protéger les vies, l'environnement et les biens en freinant la projection du contenant et en réduisant la quantité de produit déversé.

Ventilation

Évacuer les gaz, les vapeurs et les aérosols à l'aire des équipements antidéflagrants nécessaires.

But : Éliminer ou réduire les concentrations nocives ou explosives de gaz, de vapeurs ou d'aérosols dans l'air.

7.2.1 Le monoxyde de carbone

Contrôle du site : Établir les périmètres de sécurité et les zones de travail6 nécessaires aux opérations.

But : Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire.

Contrôle de la source de contamination : Trouver et fermer la source qui produit les concentrations anormales et élevées de monoxyde de carbone.

But : Éliminer la cause directe de la production anormale de monoxyde de carbone.

Détection et mesure : Détecter et mesurer la concentration de monoxyde de carbone.

But : Évaluer les risques d'intoxication, d'incendie et d'explosion et trouver la source de la contamination.

Évacuation : Évacuer les personnes exposées à des concentrations élevées et anormales de monoxyde de carbone.

But : Protéger la vie des personnes menacées.

Ventilation : Évacuer le monoxyde de carbone accumulé dans la pièce ou le bâtiment et apporter de l'air frais.

But : Éliminer ou réduire les concentrations nocives de monoxyde de carbone et faciliter la réintégration des occupants.

Section 8 : Sauvetage en espace clos

Le Projet de règlement sur la qualité du milieu de travail définit l'espace clos comme un espace totalement ou partiellement fermé (réservoir, silo, cuve, trémie, chambre, voûte, fosse, y compris une fosse ou une pré-fosse à lisier, égout, tuyau, cheminée, puits d'accès, citerne de wagon ou de camion, etc.) :

  • qui n'est pas conçu pour être occupé par des personnes, ni destiné à l'être, mais qui, à l'occasion, peut être occupé pour l'exécution d'un travail;
  • auquel on ne peut accéder que par une voie restreinte d'entrée et de sortie;
  • qui peut présenter des risques pour la santé et la sécurité pour quiconque y pénètre, en raison :
    • de sa conception, de sa construction ou de son emplacement;
    • de son atmosphère ou de l'insuffisance de ventilation naturelle ou mécanique;
    • des matières ou des substances qu'il contient;
    • d'autres dangers qui y sont afférents.

8.1 Les risques

Les espaces clos comportent des risques importants pour la santé et la sécurité des pompiers qui doivent y effectuer des sauvetages. Le sauvetage en espace clos exige une formation adéquate des intervenants et de l'équipement spécialisé.

Risque : Manque d'oxygène

Causes :

  • l'oxygène est consommé par la rouille, l'action de bactéries, la combustion ou l'adsorption
  • l'oxygène est déplacé par d'autres gaz

L'air contient normalement 21 % d'oxygène.

En concentration de 14 % à 17 %, il y a perte de jugement, euphorie, fatigue et effondrement.

En concentration inférieure à 6 %, la perte de conscience et la mort surviennent en quelques minutes.

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Détecter et mesurer la concentration des gaz dans l'air avant et pendant l'opération de sauvetage.
    Important : Ne jamais entrer dans un espace clos où la concentration d'oxygène dans l'air est inférieure à 19,5 % sans une protection respiratoire appropriée.
  • Ventiler avant d'entrer et pendant l'opération de sauvetage.
  • Se munir d'une protection respiratoire appropriée (autonome ou ligne d'air).
Risque : Surplus d'oxygène

Causes :

  • mauvaise obturation d'un conduit d'oxygène
  • ventilation faite avec de l'oxygène au lieu de l'air
  • fuite d'un équipement de soudage

L'air contient normalement 21 % d'oxygène.

En concentration supérieure à 23 %, l'atmosphère est enrichie, ce qui augmente le niveau d'inflammabilité des matériaux.

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Détecter et mesurer la concentration des gaz dans l'air avant et pendant l'opération de sauvetage.

Important : Ne jamais entrer dans un espace clos où la concentration d'oxygène dans l'air est supérieure à 23 % même avec une protection respiratoire.

  • Ventiler avant d'entrer et pendant l'opération de sauvetage.
  • Se munir d'une protection respiratoire appropriée (autonome ou ligne d'air).
Risque : Incendie ou explosion

Conditions nécessaires :

  • concentration d'oxygène élevée
  • présence de substances inflammables ou combustibles
  • accumulation de poussières combustibles

Sources d'ignition : flammes nues, arcs de soudage, surfaces chaudes, étincelles, arc d'un moteur électrique, décharge d'électricité statique.

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Éliminer les sources d'ignition.
  • Détecter et mesurer la concentration des gaz avant et pendant l'opération de sauvetage.
  • Ventiler avant d'entrer et pendant l'opération de sauvetage.
  • Se munir d'une protection respiratoire appropriée (autonome ou ligne d'air).
Risque : Effondrement

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Étayer l'espace clos.
  • Éliminer les vibrations provenant des véhicules et des appareils situés à proximité du site.
  • Établir les périmètres de sécurité.
Risque : Électrisation et électrocution

Ce risque est présent dans les espaces clos pourvus d'installations électriques souterraines (puit d'accès, de raccordement ou de transformateur et fosse de drainage).

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Faire mettre hors tension les installations électriques avant d'entrer dans l'espace clos.
  • Obtenir la confirmation de la mise hors tension du courant électrique par le représentant autorisé de la compagnie d'électricité avant d'entrer dans l'espace clos.
  • Éliminer toute autre source de courant électrique.
  • Cadenasser l'accès à l'espace clos après les opérations de sauvetage.
Risque : Concentration de substances toxiques dans l'air

Sources de contamination :

  • présence de matières résiduelles
  • travaux de soudage, coupage, meulage, utilisation de moteur à combustion et autres procédés
  • source extérieure

Personnes concernées :

Pompiers assignés au sauvetage, victimes, autres intervenants

Moyens de contrôle :

  • Détecter et mesurer la concentration des gaz avant et pendant l'opération de sauvetage.
  • Ventiler avant d'entrer et pendant l'opération de sauvetage.
  • Se munir d'une protection respiratoire appropriée (autonome ou ligne d'air).
  • Contrôler la source de contamination.

8.2 Les tactiques

Lors d'un sauvetage en espace clos, le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en ouvre en fonction des priorités et de la stratégie qu'il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, permettent de protéger les victimes et le personnel qui procède au sauvetage.

Contrôle du site

Établir les périmètres de sécurité et les zones de travail30 nécessaires aux opérations.

But : Gérer l'intervention de façon efficace et sécuritaire.

30.Se référer à la partie IV, section 3.2, « Les zones de travail ».

Détection et mesure

Détecter la présence de substances toxiques, inflammables ou explosives dans l'espace clos et mesurer la concentration d'oxygène.

But : Assurer la sécurité du personnel et des victimes; prévenir les risques d'intoxication, d'asphyxie, de brûlures et d'explosion.

Important : Les lectures doivent être prises au début de l'opération, avant d'entrer dans l'espace clos et, à intervalles périodiques, pendant toute l'opération de sauvetage.

Étaiement

Soutenir les parois des tranchées, les murs, les plafonds, le toit ou les pièces maîtresses de l'espace clos qui risquent de s'effondrer. On utilise des vérins hydrauliques et des pièces de bois pour étayer la structure, le temps de procéder au sauvetage.

But : Protéger les victimes et le personnel contre le risque d'effondrement.

Jets de protection

Installer le nombre de jets prêts à être utilisés à proximité de l'espace clos, en cas d'incendie.

But : Protéger les victimes et le personnel qui procède au sauvetage.

Localisation et dégagement des victimes

Localiser les victimes à l'aide des indices obtenus par observation ou par témoignage et les dégager après avoir sécurisé les lieux, évalué et contrôlé les risques.

But : Assurer les soins aux victimes le plus rapidement possible.

Mise hors tension

Faire mettre hors tension toutes les installations électriques (puits d'accès, de raccordement et de transformateur, fosse de drainage, station de pompage, etc.), avant que le personnel entre dans l'espace clos.

But : Prévenir les risques d'électrocution et d'électrisation du personnel et des victimes.

Protection

Interrompre les services d'eau, d'électricité et de gaz naturel et éclairer l'espace clos.

But : Protéger les victimes et le personnel qui procède au sauvetage.

Important : Avant d'entrer dans un espace clos, il faut s'assurer que toutes les sources d'énergie (électrique, mécanique, hydraulique, chimique, thermique, pneumatique, radioactive, potentielle ou résiduelle) ont été éliminées, isolées ou dissipées à l'aide d'une procédure de cadenassage appropriée.

Regrouper et fournir les équipements

Regrouper les équipements nécessaires à l'intervention dans un endroit réservé à cette fin dans la zone tiède et fournir le matériel au personnel des opérations. On procède également au remplissage et au changement des bouteilles des appareils respiratoires dans cette zone.

But : Faciliter le travail du personnel et accélérer les opérations.

Stabilisation de la condition de la victime

Neutraliser les effets du froid, de la chaleur, des flammes, de la fumée, de l'eau, des produits toxiques, du manque d'air et d'oxygène, de l'isolement et établir une communication réconfortante avec les victimes.

But : Maintenir les victimes dans un état stable et empêcher que leurs conditions morale et physique s'aggravent.

Ventilation

Ventiler l'espace clos à l'aide de ventilateurs mécaniques antidéflagrants.

But : Protéger les victimes et le personnel qui procède au sauvetage contre les risques d'explosion, d'embrasement, d'intoxication et d'asphyxie.

Section 9 : Incendie dans le métro

9.1 Les risques 

Des risques importants sont associés à la lutte contre un incendie dans le métro. Ils sont principalement dus au haut voltage électrique ainsi qu’aux fumées et aux gaz qui peuvent s’accumuler dans les tunnels et les couloirs. Ces risques peuvent être contrôlés par des méthodes de travail sécuritaires et des mesures préventives.

Risque : Électrocution et électrisation

Cause :

courant de traction des trains sur les barres de guidage et dans les tunnels (haut voltage)

Personnes concernées :

Pompiers et personnel assignés près des voies

Moyens de contrôle :

Mettre en pratique les procédures sécuritaires d'introduction en tunnel :

  • Communiquer avec le PCC* du métro (numéro 4111) avec le téléphone au mur au bout du quai et à l’entrée du tunnel.
  • Obtenir l’autorisation du PCC pour actionner le premier rupteur rencontré.
  • Obtenir la confirmation du PCC que le courant de traction des trains sur les barres de guidage est interrompu avant de procéder.
  • S’introduire en tunnel; au cours du parcours, enlever et conserver tous les rupteurs (poignées rouges) rencontrés.

Important : Le fait d’actionner le rupteur en suivant la procédure ne protège pas le personnel contre les risques associés aux autres types d’alimentation électrique du métro.

Risque : Intoxication

Cause :

  • inhalation de la fumée et des gaz

Personnes concernées :

Pompiers et personnel assignés dans les couloirs et les endroits éloignés de la surface

Moyens de contrôle :

  • Porter un appareil respiratoire autonome à pression positive en tout temps au cours de l’intervention.
  • Respecter le temps d’utilisation recommandé des appareils respiratoires autonomes à pression positive et tenir compte de la distance à parcourir avant d’atteindre un endroit sécuritaire
  • Ventiler les tunnels; les ventilateurs permanents situés dans les tunnels sont actionnés à distance par le personnel de la STM.

9.2 Les tactiques

Lors d’un incendie dans le métro, le service d’incendie assume la gestion de l’intervention et le personnel de la STM assume le rôle de soutien. Le responsable des opérations doit déterminer les tactiques à mettre en œuvre en fonction des priorités et de la stratégie qu’il a retenues. Ces tactiques reconnues, associées à des méthodes de travail sécuritaires, doivent aussi permettre de protéger les victimes et le personnel qui accomplit les tâches demandées.

Alimentation en eau

Alimenter la canalisation d’incendie (point d’eau sec) de 63,5 cm (2 po ½) située dans le tunnel; compléter l’alimentation des cabinets d’incendie situés sur les quais des stations du réseau initial, si nécessaire. Au besoin, il faut aussi suralimenter la canalisation des cabinets d’incendie situés sur les quais des stations du réseau du prolongement.

But : Assurer le débit et la pression d’eau nécessaires à l’attaque de l’incendie.

Attaque intérieure

Circonscrire l’incendie

But : Réduire rapidement la production de chaleur, de fumée et de gaz et ainsi limiter les dommages.

Méthode : Brancher les boyaux aux sorties des cabinets situés sur les quais ou aux sorties des points d’eau situées dans les tunnels.

Évacuation et sauvetage

Évacuer à l’extérieur du métro tous les passagers menacés par l’incendie qui se trouvent dans les trains, les tunnels, les corridors et sur les quais et effectuer des sauvetages, si nécessaire.

But : Protéger la vie des passagers contre les risques de l’incendie.

Méthode : Diriger les passagers situés dans les tunnels vers la station d’attaque et d’évacuation déterminée par le personnel de la STM. Diriger les passagers qui sont sur les quais et dans les corridors du métro vers l’extérieur par les bouches des stations de métro.

Reconnaissance

Retrouver les personnes qui pourraient être prises dans les trains, les tunnels, les corridors, sur les quais et dans les bouches des stations du métro; vérifier dans quelle mesure la fumée et l’incendie se propagent; faire un compte rendu au responsable des opérations.

But : Protéger les vies; prévenir et enrayer la propagation.

Ventilation

Évacuer la fumée et les gaz chauds des tunnels, des quais, des corridors et des bouches du métro par les sorties de ventilation prévues à cette fin; maintenir les tunnels, les quais, les corridors et les bouches du métro libres de fumée et de gaz chauds.

But : Faciliter les opérations d’attaque, de reconnaissance, d’évacuation et de sauvetage.

Méthode : C’est le personnel de la STM qui actionne à distance les ventilateurs.
Les ventilateurs mécaniques sont fixés en permanence dans les tunnels entre chaque station.
La fumée et les gaz chauds sont aspirés et expulsés vers l’extérieur par cinq ventilateurs en mode extraction.
Du côté opposé, cinq autres ventilateurs sont en mode insufflation pour pousser la fumée et les gaz chauds vers les ventilateurs d’extraction afin de créer une voie d’évacuation libre.

Adresses

Association canadienne des chefs de pompiers (The Fire Services Resource Center)

6, Hillman Drive
Ajax (Ontario) L1S 6X9
Téléphone : 1 800 668-2955
Télécopieur : 1 905 683-9572
Courriel
Site Web : www.cafc.ca

Association des chefs de services d'incendie du Québec (ACSIQ)

327, de Rouville
Beloeil (Québec) J3G 1X1
Téléphone : 450 464-6413
Sans frais : 1 888 464-6413
Télécopieur : 450 467-6297
Courriel 
Site Web : www.acsiq.qc.ca

Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail secteur Affaires municipales (APSAM)

715, square Victoria, bureau 710
Montréal (Québec) H2Y 2H7
Téléphone : 514 849-8373
Sans frais : 1 800 465-1754
Télécopieur : 514 849-8873
Sans frais : 1 800 465-6578
Site Web : www.apsam.com

Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)

Siège social
524, rue Bourdages
Québec (Québec) G1K 7E2
Renseignements généraux : 418 266-4411
Site Web : www.csst.qc.ca

Gaz Métropolitain
École de technologie gazière

1350 A, rue Nobel
Boucherville (Québec) J4B 5H3
Téléphone : 450 449-6960, poste 321
Télécopieur : 450 449-0766
Site Web : www.gazmet.com

Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM)
Centre de formation

6700, rue Notre-Dame Est
Montréal (Québec) H1N 2E1
Téléphone : 514 872-4710
Télécopieur : 514 872-6896

Les Publications du Québec

Téléphone : 1 800 463-2100
(418) 643-5150
Site Web : www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca

Références

Cette partie rassemble des titres de documents et de cours de formation susceptibles d'aider le service d'incendie à approfondir certains sujets traités dans le guide et à parfaire la formation de son personnel. Cette liste n'est pas exhaustive; d'autres titres pourront y être ajoutés lors des mises à jour du guide. Pour obtenir de l'information ou commander les documents, voici les coordonnées des organismes.

Électricité

  • Intervention en poste d'exploitation électrique (1995)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 150 $

  • Intervention lors d'incidents impliquant des installations électriques ou à proximité de celles-ci - mars 1998
    Type : Lignes directrices
    Organisme : MSP
    Coût : gratuit

  • Les dangers reliés à l'électricité
    Type : Fiche technique no 6
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • L'électricité et les intervenants de première ligne
    Type : Cédérom, vidéocassette et guide de l'animateur1
    Organisme : Hydro-Québec
    Coût : Gratuit

Espace clos

  • Danger espace clos
    Type : Vidéo
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Espace clos. L'organisation du travail
    Type : Fiche technique no 17
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Faites la lumière sur les espaces clos.
    Type : Fiches de prévention, Guide
    Organisme : CSST, UPA, MSSS
    Coût : gratuit

  • La santé et la sécurité du travail reliées aux espaces clos
    Type : Formation
    Organisme : APSAM
    Coût : 450$/jour pour + ou - 12 personnes

  • Le cadenassage
    Type : Fiche technique no 20
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Les espaces clos
    Type : Guide et cédérom
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Travailler en espace clos
    Type : Fiche technique no 18
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

Se référer à la partie IV, section 3.2, « Ces documents sont distribués gratuitement aux services d'incendie qui participent aux rencontres d'information organisées par l'Association des chefs de sécurité incendie du Québec (ACSIQ) et Hydro-Québec.».

Gestion de l'intervention

  • Gestion de l'intervention dans les bâtiments de grande hauteur
    Type : Formation (30 heures)
    Organisme : SSIM

  • Gestion des systèmes mécaniques dans les bâtiments de grande hauteur
    Type : Formation (45 heures)
    Organisme : SSIM

  • Le processus de commandement (1998)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 150 $

  • Organisation géographique des lieux (1996)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 150 $

  • Retraits prioritaires et stratégiques (1997)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 150 $

Les publications de la CSST peuvent être commandées dans les directions régionales.

Incendie de bâtiment

  • La lance perforatrice
    Type : Vidéo
    Organisme : SIM
    Coût : 120 $

  • La scie à émonder (1995)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 150 $

  • NFPA 10. Norme concernant les extincteurs d'incendie portatifs. Édition 1998
    Type : Norme
    Organisme : Les publications du Québec
    Coût : 34,95 $

  • NFPA 13 E. Pratique recommandée pour les opérations des services d'incendie sur les propriétés protégées par des systèmes de gicleurs et de colonnes montantes
    Edition 2000
    Type : Norme
    Organismes : Les publications du Québec
    Coût : 31,95$

Matières dangereuses

  • BLEVE- Réaction et prévention (1995)
    Type : Vidéo
    Organisme : Université Quenn's Ontario
    Coût : 14,75 $

  • Guide d'intervention d'urgence pour les premiers intervenants (1999)
    Type : Guide
    Organisme : Gaz Métro
    Coût : gratuit

  • Guide des mesures d'urgence 2000
    Type : Guide
    Organisme : CANUTEC
    Coût : gratuit

  • Identification des réseaux de canalisations
    Type : Fiche
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

  • Intervention en matières dangereuses : Ammoniac I et II (2000)
    Type : Vidéo
    Organisme : CFSI, SPIM
    Coût : 185 $

  • Intervention lors d'incidents impliquant la présence de gaz naturel - version révisée - novembre 1998
    Type : Lignes directrices
    Organisme : MSP
    Coût : gratuit

  • Intervention lors d'incidents impliquant la présence de propane - décembre 1995
    Type : Lignes directrices
    Organisme : MSP
    Coût : gratuit

  • Interventions d'urgence (1996)
    Type : Vidéo
    Organisme : Gaz Métropolitain, SPIM
    Coût : gratuit

  • Le SIMDUT
    Type : Fiche technique no 1
    Organisme : ASPAM

  • Le SIMDUT
    Type : Formation
    Organisme : APSAM
    Coût : 450 $/jour pour + ou - 12 personnes

  • NFPA 30. Code des liquides inflammables et combustibles. Édition 1996
    Type : Norme
    Organisme : Les publication du Québec
    Coût : 33,95 $

  • NFPA 33. Norme sur la pulvérisation de matières inflammables et combustibles. Édition 1995
    Type : Norme
    Organisme : Les publications du Québec
    Coût : 34,95 $

  • Systèmes de réfrigération fonctionnant à l'ammoniac. Condensé du programme de gestion préventive
    Type : Guide
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

  • Systèmes de réfrigération fonctionnant à l'ammoniac. Mesures de prévention
    Type : Guide
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

  • Un travailleur meurt, vingt-deux autres sont brûlés et intoxiqués par des émanations d'ammoniac liquide provenant d'un système de réfrigération.
    Type : Fiche
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

Cette vidéocassette est distribuée par l'Association canadienne des chefs de pompiers, dont les coordonnées se trouvent à la fin de la présente partie.

Ce guide est distribué par le ministère des Transports du Québec. Contacter M. Raynald Boies au numéro 418 644-5593 poste 2365 ou par courriel

Cette vidéocassette est distribuée par l'Association des chefs de services d'incendie du Québec (ACSIQ), dont les coordonnées se trouvent à la fin de la présente partie.

Cette vidéocassette est distribuée par Gaz Métropolitain, dont les coordonnées se trouvent à la fin de la présente partie.

Les publications de la CSST peuvent être commandées dans les directions régionales.

Monoxyde de carbone

  • Alerte au CO (1998)
    Type : Vidéo
    Organisme : CFSI, SPIM
    Coût : 29,95 $

  • Intervention lors d'incidents impliquant la présence de monoxyde de carbone - déc. 1998
    Type : Lignes directrices
    Organisme : MSP
    Coût : gratuit

Cette vidéocassette est distribuée par l'Association des chefs de services d'incendie du Québec (ACSIQ), dont les coordonnées se trouvent à la fin de la présente partie.

Santé et sécurité au travail

  • Inventaire des lieux et bâtiments. Guide à l'intention des services d'incendie
    Type : Guide
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

  • Le métier de pompier
    Type : Fiche technique no 21
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Questions de sécurité pour les pompiers
    Type : Fiche technique no 22
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Un mât de distribution d'un camion-pompe tombe sur trois travailleurs
    Type : Fiche
    Organisme : CSST
    Coût : gratuit

  • Une blessure pour la vie (1996)
    Type : Vidéo
    Organisme : SPIM
    Coût : 40 $

  • Scénarios d'accidents chez les pompiers - Recommandations pour la prévention
    Type : Fiche technique no 28
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

Les publications de la CSST peuvent être commandées dans les directions régionales.

Sauvetage

  • Effondrement de structure
    Type : Formation (30 heures)
    Organisme : SPIM

  • Effondrement de tranchée
    Type : Formation (30 heures)
    Organisme : SPIM

  • Sauvetage en espace clos
    Type : Formation (30 heures)
    Organisme : SPIM

  • Sauvetage en hauteur
    Type : Formation (45 heures)
    Organisme : SPIM

  • Technique de sauvetage : introduction au sauvetage en espace clos (1993)
    Type : Vidéo
    Organisme : SPIM
    Coût : 130 $

Contacter le Centre de formation du SPIM pour plus d'information sur les cours offerts.

Véhicules - conduite et entretien

  • Conduite en situation d'urgence : attitude (1992)
    Type : Vidéo
    Organisme : SSIM
    Coût : 160 $

  • La vérification avant départ
    Type : Fiche technique no 24
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • Techniques de conduite I (1994)
  • Techniques de conduite II (1994)

  • Techniques de conduite III : en urgence (1994)
    Type : Vidéo
    Organisme : SPIM
    Coût : 135 $ chacune

Autres

Bombe

Alerte à la bombe (1999)
Type : Vidéo
Organisme : CFSI, SSIM
Coût : 85 $

Génératrices portatives

  • La mise à la terre des génératrices portatives
    Type : Fiche technique no 2
    Organisme : APSAM
    Coût : gratuit

  • STRUCTURE DE BÂTIMENTS
    Type : Formation (45 heures)
    Organisme : SPIM

Risques biologiques

  • Les risques biologiques au travail-Tétanos
    Type : Dépliant
    Organismes : CSST
    Coût : gratuit

  • Les risques biologiques au travail-hépatite B
    Type : Dépliant
    Organisme : CSST
    Coût : Gratuit

Cette vidéocassette est distribuée par l'Association des chefs de services d'incendie du Québec (ACSIQ), dont les coordonnées se trouvent à la fin de la présente partie.

Les publications de la CSST peuvent être commandées dans les direction régionales.