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Ministère de la Sécurité publique

INTER-ACTION

Volume 5, numéro 2, hiver 2014

Bulletin pour les partenaires en sécurité civile et en sécurité incendie

Prévention

Une exposition temporaire sur la prévention des risques verra le jour

Le Centre de recherche et d’innovation en sécurité civile (RISC) du Campus Notre-Dame-de-Foy et le Fonds pour la culture et le management des risques de France ont signé une entente de partenariat pour exporter au Québec le concept du Village de la prévention©, une exposition temporaire de sensibilisation aux risques utilisant une approche ludique et pédagogique.

Le Centre RISC devient ainsi le maître d’œuvre de l’adaptation et de la mise en œuvre du concept. « Le Centre adaptera ce projet afin de bien répondre aux spécificités et aux réalités québécoises », souligne le directeur du Centre RISC, M. Guy Dufour. « Nous mènerons des études sur les comportements de la population québécoise face aux risques et élaborerons des outils de sensibilisation et de formation afin d’alimenter cette exposition qui se déplacera de ville en ville », poursuit-il. Des partenaires du milieu de la sécurité civile seront appelés à collaborer au projet afin d’atteindre les objectifs de prévention.

Village de prévention

Lancé à Saint-Quentin, en France, en avril 2013, le Village de la prévention est une exposition consacrée à la prévention des risques, à l’apprentissage des gestes de premiers secours et des comportements à adopter quant aux risques quotidiens ou majeurs. « Ce concept ludoéducatif et participatif, qui s’adresse au grand public, mais avant tout à la clientèle scolaire du primaire, est formateur, dynamique, populaire et citoyen et il vise à sensibiliser un maximum de visiteurs à plusieurs thèmes liés à la prévention », explique M. Dufour.

Thèmes abordés

Le Centre RISC s’inspirera du modèle français pour préparer le contenu, divisé en cinq thèmes :

  1. Apprendre à sauver des vies
  2. Savoir faire face
  3. Maîtriser sa conduite
  4. Prévenir les accidents de la vie courante
  5. Déjouer les dangers liés à Inte

Ces thèmes aborderont autant les risques associés aux gestes quotidiens que la vulnérabilité de la population aux catastrophes naturelles. Cette exposition, qui pourrait devenir itinérante, pourra être présentée dans un bâtiment existant ou sous un chapiteau.

« Le Village de la prévention peut devenir un levier puissant en matière de sensibilisation et de prévention pour le grand public », conclut le directeur du Centre RISC.

Information

M. Guy Dufour
Centre RISC du Campus Notre-Dame-de-Foy
Téléphone : 418 872-8242, poste 2137

Ministère de la Santé et des Services sociaux – Adoption d'une politique ministérielle en sécurité civile

Par Bianca Boutin, Ministère de la Santé et des Services sociaux

La Politique ministérielle de sécurité civile (PMSC), adoptée en mars 2014 par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), contribuera, pour les années à venir, à développer une vision commune des fondements des actions. Elle propose également la mise en place de mécanismes et de moyens de coordination à la suite d’un sinistre, en plus de fournir des orientations qui serviront de balises et de leviers dans la réalisation de plans régionaux.

Premier ministère à se doter d’une telle politique, le MSSS entend ainsi mettre en évidence les objectifs à atteindre au cours des prochaines années et faciliter l’évaluation de ces objectifs.

Le Québec n’est pas à l’abri des sinistres et le ministère de la Santé et des Services sociaux est conscient du rôle prépondérant de la sécurité civile. Ainsi, il estime du devoir des intervenants du MSSS et du réseau de la santé et des services sociaux de se préparer à agir en cas de sinistre afin de préserver la vie, la santé et le bien-être des personnes. Voilà pourquoi le MSSS a profité de la Semaine de la sécurité civile, en mai, pour lancer sa politique. Le MSSS, parce qu’il accorde une grande importance à la Semaine de la sécurité civile au sein de son organisation, organise de nombreuses activités.

Semaine de la sécurité civile

Le MSSS offre plusieurs activités lors de la Semaine de la sécurité civile, dont le Forum en sécurité civile – Santé et Services sociaux, qui a eu lieu les 5 et 6 mai dernier. La PMSC a été dévoilée lors de la première journée, devant plus de 200 personnes du MSSS et du réseau de la santé et des services sociaux.

Cet événement a permis aux participants d’assister à des conférences portant sur différents aspects de la sécurité civile, notamment la responsabilité du réseau envers la santé de la population de son territoire et la destruction sécuritaire d’un produit dangereux. Le Réseau de transport de la Capitale a d’ailleurs présenté un autobus servant à la décontamination des personnes lors d’une situation de crise. Pour la deuxième année consécutive, le MSSS a procédé, dans le cadre de ce forum, à la remise des prix Roger-Flaschner destinés aux personnes du réseau qui se sont illustrées dans le domaine de la sécurité civile. Les lauréats ont été honorés dans les catégories suivantes :

  • Partenariat et soutien
  • Innovation
  • Relève
  • Hommage

C’est grâce à l’engagement de ces personnes que les efforts de prévention, de préparation, d’intervention et de rétablissement se poursuivent, améliorant ainsi l’efficacité du MSSS et du réseau de même que celle de la société québécoise lorsque des sinistres surviennent.

Le Forum en sécurité civile – Santé et Services sociaux 2014 s’est terminé avec une activité de World Café, au cours de laquelle les participants ont pu témoigner de leur expérience et échanger sur le sujet de la sécurité civile et de la PMSC.

Lors de la Semaine de la sécurité civile, les employés du ministère ont également été invités à visiter le centre de coordination en cas de sinistre, situé au 1075, chemin Sainte-Foy, à Québec. Ils ont pu en apprendre davantage sur le rôle du MSSS en sécurité civile et sur les différents sinistres qu’a subis le Québec par le passé.

De plus, tout au long de la Semaine de la sécurité civile, une nouvelle concernant la sécurité civile a été publiée chaque jour à la une de l’intranet ministériel du MSSS afin de sensibiliser les membres du personnel à leur propre sécurité et de les responsabiliser.

Information

Ministère de la Santé et des Services sociaux
Mme Annick Leblanc
Téléphone : 418 266-6814

M. Martin Simard
Téléphone : 418 266-5800

Résidences privées pour aînés – Les exercices d'évacuation : une responsabilité partagée

Le Règlement sur les conditions d’obtention d’un certificat de conformité et les normes d’exploitation d’une résidence privée pour aînés, en vigueur depuis 2007, a été modifié en mars 2013. À la suite de ces modifications, certains exploitants et services de sécurité incendie s’interrogent sur le rôle et la responsabilité de chacun lors de la préparation et de la tenue des exercices d’évacuation dans les résidences privées pour aînés.

Il s’avère donc utile d’apporter des précisions sur l’encadrement de la sécurité dans ces résidences lors de la tenue de tels exercices afin que les organisations concernées exercent leurs responsabilités respectives.

L’encadrement réglementaire des exercices

L’article 15 du règlement stipule que l’exploitant doit réaliser son plan de sécurité incendie (PSI) en conformité avec le guide pratique La prévention des incendies et l’évacuation des résidences hébergeant des personnes âgées (2008) et son complément (2011). L’exploitant doit aussi informer ses employés du contenu du PSI et de leur rôle lors d’un incendie. Il doit enfin indiquer aux résidents les consignes à suivre en cas d’urgence.

Il est important de rappeler qu’afin d’obtenir son premier certificat de conformité, l’exploitant doit démontrer la viabilité de son PSI en réussissant un exercice d’évacuation des occupants avec la participation du service de sécurité incendie (SSI). En cas d’échec de cet exercice, par exemple des délais d’évacuation dépassés, l’exploitant ou le SSI doit obligatoirement transmettre la fiche 12 à l’agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de la région. Si l’exercice est réussi, l’ASSS n’exige pas que le rapport lui soit envoyé.

La Fiche 12 – Rapport d’observation de l’exercice d’évacuation est le rapport conjoint dans lequel l’exploitant et le SSI participant inscrivent leurs observations respectives sur l’atteinte des objectifs de l’exercice, dont le respect des délais d’évacuation jusqu’aux lieux sécuritaires.

On notera par ailleurs que le chapitre Bâtiment du Code de sécurité (CBCS), relevant de la Régie du bâtiment du Québec, prévoit quant à lui que l’exploitant doit tenir des exercices d’incendie aux six mois. Ces exercices sont destinés à favoriser une évacuation plus calme et ordonnée lors d’une situation d’urgence, ce qui contribuera à diminuer les risques de blessures et à augmenter le sentiment de sécurité de tous les occupants.

Exercice d'évacuation de personnes âgées
Photo : Service de sécurité incendie de Drummondville

Le ministère de la Sécurité publique encourage les responsables de la sécurité incendie, les exploitants de résidences privées pour aînés et les autres intervenants concernés à se concerter et à échanger avant et après les exercices d’évacuation.

Participation des intervenants en sécurité incendie

Le ministère de la Santé et des Services sociaux et les ASSS rappellent aux exploitants que le recours à des ressources externes du milieu de la sécurité incendie facilite grandement la réalisation du PSI, la tenue d’exercices d’évacuation et le maintien d’une sécurité efficace contre l’incendie.

En effet, les SSI et les préventionnistes en incendie, par leurs fonctions et leurs compétences, ont intérêt à s’impliquer dans tous ces préparatifs. Non seulement leur participation facilite l’établissement d’un lien de confiance avec l’exploitant, les résidents et le personnel de la résidence privée pour aînés, mais cette collaboration leur permettrait d’améliorer leurs connaissances du bâtiment et des systèmes de protection dont il est pourvu, éléments essentiels à la préparation d’un plan d’intervention en cas d’incendie. Les préventionnistes peuvent aussi conseiller l’exploitant sur les mesures palliatives à mettre en place, le cas échéant.

Un plan d’intervention à jour de la résidence constitue une pièce maîtresse pour l’officier du SSI affecté à l’analyse de la situation lors d’un incendie. Les éléments d’information qui y sont consignés, notamment sur le potentiel calorifique du bâtiment, les particularités associées à sa construction et le nombre de personnes susceptibles de s’y trouver, permettront au SSI d’établir des stratégies qui éviteront l’improvisation lors d’une intervention.

Enfin, des firmes spécialisées privées peuvent également soutenir les exploitants en matière de sécurité incendie.

Information

Ministère de la Sécurité publique
M. Yvan Chassé
Téléphone : 418 646-6777, poste 40059

Pleins feux sur la Semaine de prévention des incendies 2014

Du 5 au 11 octobre 2014, de nombreux services de sécurité incendie ont organisé des activités pour souligner la Semaine de la prévention des incendies 2014. Sur le thème « Sitôt averti, sitôt sorti! », les citoyens ont été sensibilisés à la prévention des incendies.

Pincourt

Le Service d’urgence et de protection incendie de Pincourt a lancé la Semaine de la prévention des incendies par une activité portes ouvertes le 5 octobre. Plus de 300 personnes se sont déplacées pour se familiariser avec les divers équipements utilisés par les pompiers et les techniciens en sauvetage. Le 8 octobre, La Grande Évacuation a rallié une soixantaine de familles. Pour clore la semaine, les pompiers ont animé un kiosque d’information lors de la Journée nationale de sensibilisation à la prévention des incendies dans la succursale Canadian Tire. Afin de sensibiliser la population à l’importance d’agir en citoyens avertis, les pompiers ont distribué dépliants de prévention. Des cadeaux ont été remis aux enfants.

Exercice de la Grande évacuation à Pincourt
(Photo : Jean-Claude Richard).
La grande Évacuation.

Val-David

Le Service de sécurité incendie de Val-David, tout comme plusieurs services de sécurité incendie de la MRC des Laurentides, ont reçu les citoyens lors d’une activité portes ouvertes à la caserne. Les visiteurs ont assisté à des démonstrations de désincarcération et plusieurs ont pu revêtir l’habit de combat pour circuler dans un endroit enfumé. Parmi les autres activités, notons La Grande Évacuation, la distribution de piles pour les avertisseurs de fumée et d’articles promotionnels de même que la Journée nationale de sensibilisation à prévention des incendies.

Équipement des services de sécurité incendie de Val-David
(Photo : SSI Val-David).

Régie intermunicipale de sécurité publique des Chutes

Les familles se sont présentées nombreuses pour visiter la caserne. Les citoyens ont été sensibilisés à la prévention des incendies et ont assisté à des démonstrations des différents outils utilisés par les pompiers, dont l’extincteur de fumée. Les enfants ont été invités à revêtir les habits de combat et à participer à un concours de dessin.

Camions incendie du Service de sécurité incendie de la Régie intermunicipale de sécurité publique des Chutes
(Photo : Régie intermunicipale de sécurité publique des Chutes).

Québec

Cette année, le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec a tenu des kiosques d’information dans les centres commerciaux, dans des magasins de grande surface et dans les centres hospitaliers. De nombreuses activités de prévention se sont déroulées dans les écoles primaires de la ville. Le 8 octobre, dans le cadre de La Grande Évacuation, les pompiers ont procédé à l’évacuation des immeubles d’habitation du Village de l’Anse, où on dénombre 310 logements. Un nombre record de participants se sont prêtés au jeu. Les préventionnistes étaient sur place pour discuter avec les citoyens.

Kiosque d'information du Service de sécurité incendie de la Ville de Québec.
(Photo : Service de protection contre l'incendie de Québec).

La Grande Secousse 2014 a fait vibrer le Québec!

Plus de 150 000 citoyens du Québec se sont inscrits à La Grande Secousse, un exercice comportemental sur les tremblements de terre qui s’est déroulé le 16 octobre dernier à 10 h 16. L’Association de sécurité civile du Québec, qui a pris les commandes de cette deuxième édition de La Grande Secousse en sol québécois, a étendu la portée de l’événement à toute la province. Les Québécois se sont joints au mouvement mondial The Great ShakeOut, qui a réuni cette année plus de 25,2 millions participants provenant d’une cinquantaine de pays.

Des participants provenant de divers milieux

Près de 75 000 élèves et membres du personnel de 50 écoles et commissions scolaires ont participé activement à l’exercice. Quatorze centres de la petite enfance étaient inscrits, pour une participation de près de 800 personnes. Plus de 10 000 employés municipaux de 29 municipalités, dont Québec, Montréal, Lévis, Saguenay, Terrebonne et Laval, ont aussi pris part à La Grande Secousse en vue de sensibiliser la population et le personnel. Près de 3 000 personnes travaillant au ministère de la Sécurité publique, au Centre de services partagés du Québec, au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, au ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations et dans les agences de la santé et des services sociaux ont répondu à l’appel. Tout comme les 400 participants du ministère des Ressources naturelles du Canada, de Sécurité publique Canada et des Forces canadiennes. Il ne faut pas oublier les 4 000 participants de Charlevoix, région hôte de la première édition de La Grande Secousse qui s’est tenue au Québec.

L’exercice a pour but de mettre en pratique la technique à utiliser en cas de séisme : se baisser, pour ne pas être jeté au sol, s’abriter sous une table ou un meuble solide et s’agripper solidement au meuble pour ne pas qu’il bouge pendant les secousses. Les participants sont invités à télécharger une bande audio sur laquelle on entend un effet sonore rappelant un séisme ainsi que les consignes pour effectuer correctement la technique et la diffuser pendant l’exercice. Tous les participants à travers le monde sont invités à réaliser l’activité au même moment afin de créer une occasion favorable pour discuter des tremblements de terre et de l’importance d’être bien préparé à faire face à un sinistre. L’événement se tient annuellement le troisième jeudi d’octobre, en avant-midi.

Chaque année, plus de 450 séismes secouent le Québec. C’est pourquoi il est important d’être préparé à faire face à un tremblement de terre. Même si la plupart des séismes sont de faible magnitude, certains peuvent causer de de lourds dommages. Des séismes d’importance peuvent survenir un peu partout sur le territoire québécois. Rappelons le tremblement de terre de 1988, d’une magnitude de 5,9 sur l’échelle de Richter et dont l’épicentre se situait dans la région de Saguenay, soit à l’extérieur des trois zones sismiques reconnues au Québec que sont les régions de Charlevoix-Kamouraska, de l’ouest du Québec et du Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord.

(Photo : David Whiteland).
Les élèves de l’école Katimavik-Hébert, dans l’arrondissement de Saint-Laurent à Montréal, écoutent les consignes avant de prendre part à l’exercice.

Promotion de l’événement

L’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ) a travaillé en étroite collaboration avec plusieurs grandes villes du Québec afin de faire de La Grande Secousse du Québec 2014 un succès. Un lancement officiel du site Internet a eu lieu en septembre à Québec pour faire connaître l’exercice au grand public. Des publicités ont aussi été diffusées à la radio et des représentants de La Grande Secousse, dont le président de l’ASCQ, M. Guy Dufour, ont accordé plusieurs entrevues pour promouvoir le projet. Le MSP a collaboré avec l’ASCQ à la promotion de l’événement auprès de ses partenaires. Des représentants de la région de Charlevoix ont aussi offert leur soutien pour la promotion de La Grande Secousse 2014, avec la participation active de M. Pierre Archambault du Centre d’interprétation des séismes de Charlevoix. La couverture médiatique a été très bonne le jour J, permettant ainsi une sensibilisation de la population au risque sismique allant au-delà du nombre de participants inscrits.

En plus de permettre l’inscription des participants, le site Internet de La Grande Secousse réunit une foule de renseignements pertinents sur la connaissance du risque sismique au Québec et dirige les internautes vers d’autres sources d’information sur la façon de se préparer aux situations d’urgence. On y explique ce que doit contenir une trousse d’urgence ou encore comment sécuriser sa maison pour la rendre plus résiliente en cas de séisme. Le site suggère des activités connexes à réaliser le jour de l’exercice et donne accès à du matériel permettant de faire la promotion de l’événement.

Les élèves effectuent l'exercice.
(Photo : David Whiteland).

Un peu d’histoire

The Great ShakeOut est un mouvement qui a pris naissance en Californie. Des séismologues et des spécialistes en communication des risques ont organisé le premier exercice en 2008. Ils ont par la suite offert leur plate-forme Web et leur expertise pour l’organisation d’autres exercices un peu partout sur la planète. Au Québec, la première édition a été organisée par le Comité d’organisation des mesures d’urgence régionales de Charlevoix-Est qui a d’ailleurs reçu en 2014 le Mérite québécois de la sécurité civile pour ce projet. Plusieurs partenaires ont aussi collaboré afin de rendre possible la tenue de La Grande Secousse au Québec, dont le MSP qui a travaillé à la francisation du matériel didactique rendu accessible par The Great ShakeOut, afin de faire rayonner La Grande Secousse non seulement au Québec, mais également dans le reste de la Francophonie.

Information

Mme Mylène Grenon
Téléphone : 418 646-6777, poste 40071

Projet de rechargement de plage dans le Bas-Saint-Laurent – Une première au Canada en matière de protection des berges!

À l’automne 2014, un nouveau type d’ouvrage de protection contre l’érosion côtière de 530 mètres de longueur a été réalisé pour contrer l’érosion au bas du mur de la promenade à Sainte-Luce. Le rechargement d’une plage en matériaux grossiers est une première au Canada, suscitant l’intérêt des municipalités, des citoyens, des partenaires gouvernementaux, des chercheurs et des médias.

Les travaux ont été nécessaires à la suite des grandes marées de décembre 2010, un mélange de conditions extrêmes arrachant et submergeant plusieurs mètres de terrain à la côte, endommageant du même coup de nombreux bâtiments et des infrastructures. La petite localité côtière de Sainte-Luce, tout comme d’autres municipalités longeant le littoral, n’a pas été épargnée. Dans le bilan post-tempête, les autorités municipales de Sainte-Luce constataient que l’intégrité structurale du mur de la promenade de la plage de l’Anse-aux-Coques et sa résistance aux tempêtes à venir étaient menacées. En effet, au fil des tempêtes de la dernière décennie, l’abaissement du niveau de la plage permet désormais aux vagues d’atteindre directement le mur à leur pleine hauteur, ce qui menaçait la sécurité des personnes et pouvait causer des dommages aux biens par le déferlement des vagues directement sur la route du Fleuve et par la projection de débris divers.

Devant l’ampleur technique et financière de ce problème, la Municipalité s’est adressée au gouvernement du Québec afin d’obtenir un soutien et tenter de sauvegarder l’intégrité du mur de sa promenade qui protège la rue du Fleuve au cœur de l’activité économique locale.

Photo : Ministère de la sécurité publique.
Photo prise avant les travaux contre l'érosion au bas du mur de la promenade à Sainte-Luce.

La recherche de solutions

Plusieurs solutions ont été analysées jusqu’en 2012 pour contrer l’érosion, dont l’enrochement, la recharge de sable et la pose d’un mur de palplanche devant celui existant. Ces solutions, évaluées entre 2,85 et 5,38 millions de dollars, ont été jugées trop coûteuses par le ministère de la Sécurité publique (MSP) et par la Municipalité.

Le MSP a proposé, par l’entremise de Consultant Ropars inc., un projet innovant dans le domaine, une première au Canada. Il s’agit d’une technique douce de rechargement de la plage en matériaux grossiers, avec un diamètre médian des granulats se situant entre 6 et 20 mm, qui permettra d’absorber l’énergie des vagues et de retrouver un certain état d’équilibre. La Municipalité s’est montrée favorable à la réalisation de ce grand projet qui aurait déjà fait ses preuves ailleurs dans le monde et qui s’inspire des plages de graviers existantes.

Photo : Services Québec.
Photo prise pendant les travaux contre l'érosion au bas du mur de la promenade à Sainte-Luce.

Le choix d’une solution plus économique et environnementale

L’estimation initiale des coûts évalués à 750 000 $ pour la recharge, la possibilité pour la Municipalité de conserver l’accès à la plage et la résistance prévue de ce type d’ouvrage en cas de tempête ont convaincu la Municipalité et le MSP d’aller de l’avant avec ce type de travaux. La durée de vie utile d’un tel ouvrage a été estimée à 35 ans avec 2 à 3 rechargements récurrents qui seront de moins grande envergure que la recharge initiale.

Des obstacles à considérer

On compte quatorze sorties de conduites d’eau pluviale au pied du mur et à l’endroit même du projet. Cet apport d’eau causé par la pluie est un autre élément d’érosion de la plage avec ou sans matériaux de recharge. Ces importantes infrastructures ne peuvent être condamnées ou même obstruées. Il est à noter que sous les 10 700 m3, soit 1500 camions de matériaux naturels constituant le rechargement de plage, un massif d’infiltration en pierre diffuse l’eau pluviale de chaque émissaire. Un défi de taille relevé par la firme Roche mandatée par la Municipalité pour la conception des plans et devis du projet et la mise en œuvre des travaux.

La mise en œuvre de cette solution a également nécessité la collaboration du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et de Pêche et Océans Canada. Cette collaboration entre le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada et la Municipalité de Sainte-Luce se poursuivra avec la réalisation d’un suivi du comportement de ce nouveau type d’ouvrage de protection contre l’érosion côtière.

Photo : Ministère de la sécurité publique.
Photo prise après les travaux contre l'érosion au bas du mur de la promenade à Sainte-Luce.

Information

Ministère de la Sécurité publique
Mme Josée Desgagné
Téléphone : 418 695-7872, poste 42220

M. Alexandre Dionne
Téléphone : 418 727-3589, poste 42112

Mme Claudia Lajoie
Téléphone : 418 695-7872, poste 42221

Historique des sinistres, le passé mis à jour

Le ministère de la Sécurité publique a mis en place une base de données de l’historique des événements et des sinistres naturels ou technologiques qui sont survenus dans la région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ainsi que des avis techniques concernant cette région. Le but est de consigner et de spatialiser au besoin ces événements pour les rendre accessibles aux conseillers en sécurité civile afin de mieux guider les municipalités en vue d’une meilleure préparation en sécurité civile.

La Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, avec le soutien technique du Service de l’expertise et du Centre des opérations gouvernementales, a mis à contribution son expertise pour travailler sur ce projet.

La collecte et la centralisation des informations dispersées dans plusieurs bases de données numériques existantes ont été nécessaires pour mettre en place cette nouvelle banque de données. Il a fallu colliger les renseignements contenus dans les dossiers physiques et consulter les conseillers en sécurité civile et incendie de la direction régionale.

Il est en effet important de connaître et de localiser si possible les événements ainsi que les sinistres qui sont survenus au fil des ans sur le territoire. Plusieurs éléments peuvent rendre la connaissance du passé ardue, comme l’absence de dossiers de compilation des événements, de procédures de suivi ou encore le roulement de personnel.

Cet outil de spatialisation et de consignation vient pallier ce manque. Il en résulte une carte interactive dans un système d’information géographique, où les événements historiques inventoriés et les avis techniques sont référencés par aléas. Un descriptif ainsi que des informations complémentaires sont associés à l’événement, permettant une consultation rapide et simple.

Il ne reste qu’à finaliser une procédure efficiente et facile pour le personnel de la direction régionale afin d’assurer le suivi nécessaire de la base de données et de conserver les données à jour.

GéoRISC, atlas multirisque qui regroupe les informations cartographiques en sécurité civile.
(Photo : Google earth).

Projet d’avenir

Cette base de données pourrait un jour être intégrée au géoportail du ministère de la Sécurité publique (MSP) dans les modules G.O.LOC (système de gestion des opérations de localisation et de cartographie) et GeoRISC (regroupement des informations en sécurité civile). G.O.LOC présente un grand nombre de couches d’informations géographiques officielles et d’outils de localisation qui sont particulièrement utiles lorsque le personnel du MSP et ses partenaires sont déployés sur le terrain. GéoRISC est un atlas multirisque qui regroupe les informations cartographiques et descriptives nécessaires à l’analyse et à l’appréciation des principaux risques naturels et anthropiques susceptibles

Les participants au projet envisagent de mettre en place une interface centralisée dans le géoportail du MSP avec un formulaire de saisie et de rendre accessible aux directions régionales de la sécurité civile et de la sécurité incendie du MSP une liste d’événements sans localisation géographique.

Information

Ministère de la Sécurité publique 
M. Hugo Martin
Téléphone : 418 727-3589, poste 42108

Les bonnes pratiques québécoises valorisées!

Par Catherine Ferland-Blanchet
Regroupement des organismes de bassins versants du Québec

C’est le 17 octobre dernier que le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) lançait le Répert’EAU, un répertoire en ligne de bonnes pratiques municipales en gestion de l’eau. Le Répert’EAU a été élaboré dans le cadre du projet « Acteurs locaux EAU boulot! ».

« Acteurs locaux EAU boulot! » vise d’abord à amener un changement de comportement des acteurs municipaux et de leurs collaborateurs par l’adoption des bonnes pratiques généralement reconnues. Pour ce faire, le ROBVQ a coordonné la mise en ligne de ce répertoire de bonnes pratiques municipales en gestion de l’eau qui diffuse des exemples concrets novateurs réalisés un peu partout au Québec. L’élaboration du répertoire a été chapeautée par un comité directeur formé de représentants d’associations des publics ciblés afin de s’assurer que le Répert’EAU répond adéquatement à leurs besoins.

Les membres du comité proviennent des organismes de bassins versants (OBV) du Québec, du ROBVQ, de l’Association des aménagistes régionaux du Québec, de la Fédération québécoise des municipalités, de l’Union des municipalités du Québec, de la Corporation des officiers municipaux en bâtiment et en environnement du Québec, du Réseau Environnement et de cinq ministères : Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques; Transports; Forêts, Faune et Parcs; Énergie et Ressources naturelles; et Affaires municipales et Occupation du territoire.

Le Répert’EAU est un outil interactif qui crée une communauté active liée par le partage de bonnes pratiques. À cet égard, plusieurs fonctionnalités du site Internet permettent d’assurer une communication continue entre les utilisateurs

  • Un formulaire simple d’ajout de bonnes pratiques que les intervenants municipaux ou leurs partenaires, comme les OBV, remplissent en ligne.
  • Un abonnement à des alertes courriel pour connaître les nouvelles pratiques ajoutées chaque semaine.
  • Trois moteurs de recherche pour trouver les bonnes pratiques. Ils comportent onze compétences municipales, dont la sécurité civile, sept secteurs d’activité et six enjeux au sujet de l’eau.
  • Un espace sur chaque fiche d’expérience pour commenter les pratiques afin de faire partager les diverses expériences concernant un même type de bonnes pratiques.
(Photo : Regroupement des organismes de bassins versants du Québec).
Échelle limnimétrique installée sur le pont de la rivière Chaudière à Sainte-Marie-de-Beauce pour l’observation de la hauteur du niveau de l’eau

Un exemple : le Système de surveillance de la rivière Chaudière

Le Répert’EAU comprend des dizaines d’exemples concrets de pratiques québécoises pour inspirer les intervenants municipaux québécois. Le Système de surveillance de la rivière Chaudière en est un bon exemple.

En octobre 2006, la crue des eaux de cette rivière s’est produite en l’espace de quelques heures, laissant peu de temps aux instances municipales pour réagir et avertir la population du risque d’inondation.

À la suite de cet événement, neuf municipalités, la Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches et du Nunavik du ministère de la Sécurité publique, l’OBV de la rivière Chaudière (COBARIC) et plusieurs autres partenaires ont mis en place ce système pour faciliter la communication entre les intervenants et aussi avec les citoyens. C’est le COBARIC qui en assume la coordination. Une capsule vidéo des OBV du Québec est accessible sur YouTube.

Il vous appartient maintenant d’alimenter et d’utiliser le Répert’EAU en y valorisant de bonnes pratiques municipales liées à l’eau!

Vous pouvez consulter le répertoire.

Information

Mme Catherine Ferland-Blanchet
Acteurs locaux EAU boulot!
Téléphone : 418 800-1144, poste 1

Web - Urgence Québec : franchement numérique!

Par Vincent Vermandèle
Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Le site Internet gouvernemental Urgence Québec et les médias sociaux qui lui sont associés se portent à la hauteur des exigences actuelles en matière d’information électronique en situation d’urgence. L’ensemble s’inscrit au cœur des efforts du gouvernement du Québec en faveur de nouvelles formes de prestation de services.

Carrefour de l’information gouvernementale lors de situations d’urgence qui interpellent la sécurité civile du Québec, le site Internet Urgence Québec a subi une refonte complète en septembre 2013. La version 2.0 du site s’adapte désormais de façon automatique, grâce à sa technologie adaptative, à tout type d’appareil mobile. Pour les usagers, l’accès à l’information sur des supports mobiles représente une exigence incontournable. Du côté des intervenants d’urgence, les réseaux mobiles sont un canal de premier choix pour diffuser des messages essentiels à un large public. 

Urgence Québec répond également à des normes sévères en matière d’accessibilité. Soumis en janvier dernier à une évaluation indépendante de conformité au standard sur l’accessibilité SGQRI 008 du gouvernement du Québec, il a obtenu une note de 89 %. Par conséquent, l’information dans le site est accessible et compréhensible par le plus grand nombre d’utilisateurs. 

Urgence Québec s’est vu attribuer le statut de marque officielle du gouvernement du Québec le 16 octobre 2013 par l’Office de la propriété intellectuelle du Canada. Grâce à un travail constant et minutieux pour améliorer le trafic généré sur le site Web, Urgence Québec occupe également une position privilégiée dans les résultats générés par les moteurs de recherche. Le tout confère au site un avantage indéniable dans un contexte d’abondance de sources d’information dans le Web et de concurrence entre elles.

Depuis quatre ans, Urgence Québec réunit en situation d’urgence l’ensemble de l’information fournie par les partenaires gouvernementaux et municipaux interpellés. Le site Internet informe l’internaute sur l’état de la situation, sur les consignes et les recommandations en vigueur et sur les programmes et services offerts à la population touchée. Il est géré par la mission Communication du Plan national de sécurité civile, dont le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale est aujourd’hui responsable. Grâce à la simplicité de l’éditeur de contenus, cinq membres de la mission sont en mesure de publier de façon immédiate, pour le compte de tous les partenaires, l’information venant soutenir la gestion de l’urgence et le rétablissement.

Photo : Services Québec.
La version 2.0 du site s’adapte de façon automatique à tout type d’appareil mobile.

Sur le terrain

Préparation aux grands événements sportifs et culturels – L’exemple Ironman – Mont‑Tremblant

7 septembre 2014, 11 h 58 : la couverture médiatique internationale du Championnat du monde IRONMAN 70.3 Mont-Tremblant est en pleine effervescence alors que 20 000 spectateurs, participants et bénévoles prennent part à l’événement. Une tornade de catégorie F3 s’abat sur les sites les plus fréquentés, provoquant des dizaines de morts, des centaines de blessés et privant de nombreuses personnes d’hébergement et de moyens de transport. Les télécommunications et l’électricité sont coupées, tandis que plusieurs infrastructures sanitaires, routières, scolaires et touristiques sont très endommagées…

Heureusement, ce n’était qu’un scénario qui a servi de base de réflexion à un exercice sur table qui s’est déroulé le 28 mai 2014 à la Ville de Mont-Tremblant, coordonné par la Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie de Montréal, Laval, Lanaudière et des Laurentides.

Le Québec accueille annuellement beaucoup de grands événements sportifs ou culturels rassemblant des milliers de participants au cœur de nos municipalités. Certains risques majeurs peuvent survenir spontanément pendant le déroulement de ces rassemblements majeurs, par exemple une tornade, une tempête ou une panne électrique, accroissant par le fait même nos vulnérabilités lors de catastrophes. Comment être mieux préparé à y faire face?

« La Ville de Mont-Tremblant possède depuis quelques années un plan municipal de sécurité civile que nous avons révisé récemment », explique M. Jean Marcoux, directeur général de la Ville. « Nous en sommes maintenant à traiter les situations qui requièrent des préparatifs spécifiques en sécurité civile. Puisque notre municipalité reçoit tout au long de l’année de nombreux touristes et spectateurs à divers événements, il nous apparaissait important d’aborder la planification spécifique de sécurité civile de certains des événements les plus courus chez nous, les compétitions IRONMAN, tant pour améliorer notre préparation pour ce type d’épreuve que pour les autres grands événements sportifs ou culturels », poursuit M. Marcoux.

L’exercice À bout de souffle a rassemblé les membres du comité de planification de la sécurité civile de la Ville de Mont-Tremblant ainsi que des représentants des ministères et organismes de l’Organisation régionale de sécurité civile (ORSC) des Laurentides, des Ambulances Radisson, d’Environnement Canada, de l’organisation IRONMAN, de l’Association de villégiature Tremblant, de la Station Mont-Tremblant et du milieu des triathlètes. Cet exercice visait à cibler collectivement les enjeux de sécurité civile à aborder en cas de catastrophe, à Mont-Tremblant, pendant un rassemblement majeur tel l’IRONMAN, en complément des plans tous risques municipaux et gouvernementaux existants.

(Photo : Ville de Mont-Tremblant).
Centre de coordination au Mont-Tremblant.

Grâce à cet exercice, les différents partenaires ont pu clarifier les missions et les défis organisationnels et collectifs en se basant sur les réalités municipales, les besoins opérationnels et les ressources de chacun. Parmi les leçons tirées, on trouve notamment l’importance :

  • d’assurer rapidement le transport des sinistrés, notamment celui des sinistrés vers les hôpitaux et les lieux d’accueil et d’hébergement, grâce à des plans de contournement, d’évacuation et de circulation en cas d’urgence ainsi qu’une couverture ambulancière renforcée;
  • de renforcer les services municipaux aux sinistrés, par exemple en établissant des ententes entre les municipalités afin que les centres d’accueil et d’hébergement des unes deviennent les centres des autres services municipaux;
  • de renforcer les moyens et la continuité des télécommunications, en favorisant un dialogue concerté entre toutes les organisations concernées, afin d’assurer rapidement des moyens de télécommunications fiables pour tous les intervenants;
  • d’établir des liens avec les producteurs d’événements afin qu’ils soient intégrés dans les procédures de sécurité civile, pour une meilleure connaissance réciproque des rôles de chacun, facilitant l’efficacité opérationnelle et l’optimisation de l’utilisation des ressources.

« En ce qui concerne la Ville de Mont-Tremblant, cet exercice a constitué un bon point de départ pour préciser nos procédures d’intervention, tant à l’interne qu’avec nos partenaires publics et privés. Ces procédures ont pu servir dès cette année lors du déroulement des trois compétitions IRONMAN qui ont eu lieu le 22 juin, le 17 août et le 7 septembre 2014. Nous avons ainsi pu renforcer notre préparation pour tous types d’événements, ce qui nous permet d’assurer conjointement le plaisir des participants, la sécurité des personnes et des biens ainsi que les retombées économiques régionales », précise M. Jean Marcoux.

À noter qu’un comité conjoint Ville-ORSC pour les grands événements a été créé avec Mont-Tremblant afin de poursuivre les travaux de planification concernant les compétitions IRONMAN, en complément des actions du comité de sécurité et de gestion de circulation. À plus long terme, ces travaux pourraient profiter aux autres grands événements de Mont-Tremblant tout autant qu’à ceux des autres municipalités du Québec.

Foule dans un espace restreint au Mont-Tremblant
(Photo : Ville de Mont-Tremblant).
Il faut être prêt à toute éventualité quand une telle foule est présente dans un périmètre restreint.

Information

Ministère de la Sécurité publique
M. Nicolas Chebroux
Téléphone : 514 873-1300, poste 42626

Intervention

Inondation du printemps 2014, une menace réelle pour la municipalité de Matapédia

Par Andie Packwood Cloutier
Et Alexandre Dionne

Située à la confluence des rivières Restigouche et Matapédia, la municipalité de Matapédia a dû faire face, en avril dernier, à un embâcle de glaces très épaisses et compressées qui menaçaient d’isoler des résidences d’un secteur du village. 

Une mobilisation rapide de la Municipalité de Matapédia, des employés municipaux et de la Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et un maire très soucieux de la sécurité de ses citoyens auront permis de bien gérer la crise. Des évacuations menées dans le calme, de bonnes communications entre les intervenants et auprès des citoyens, un bottin téléphonique des ressources à jour et des actions concrètes au bon moment, voilà le secret de l’intervention!

Embâcle sur la rivière Matapédia.
(Photo : Ministère de la Sécurité publique).
Tout un soulagement pour les gens de la municipalité le 23 avril quand le conseiller en sécurité civile leur a confirmé par radio que l’embâcle venait de céder et que les glaces descendaient.

Des journées angoissantes

À la tête de l’embâcle se trouvait un mur de glace bien ancré au fond qui réduisait grandement l’écoulement normal. Ce bouchon a forcé la rivière Restigouche à couler à contre-courant dans la rivière Matapédia, créant une hausse du niveau à la confluence de ces deux rivières. Le pire était à prévoir si la rivière Matapédia débâclait à son tour, puisque l’eau montait déjà rapidement et menaçait le village. Rappelons que la municipalité de Matapédia a déjà vécu d’importantes inondations en 1994 qui avaient inondé la moitié du village.

L’aéroglisseur de la Garde côtière canadienne s’est déplacé rapidement près de la municipalité de Matapédia pour tenter de déloger les glaces accumulées à l’embouchure de la rivière Restigouche. Après plusieurs tentatives, les opérations de déglaçage de l’aéroglisseur n’ont pas permis de briser l’embâcle. Il n’a fallu que 10 millimètres de pluie, le 23 avril 2014, pour enfin réussir à soulever les glaces et faire céder ce mur. Pendant plus d’une heure, des tonnes de glaces ont suivi le courant, se fracassant sur le pont interprovincial dans un bruit assourdissant et à une vitesse vertigineuse. Des glaces, qui 30 minutes plus tôt ne bougeaient pas d’un millimètre, descendaient plus vite que le train qui longeait la rivière au même moment. Les glaces se sont retirées rapidement, laissant derrière elles une route parsemée de blocs de glace, quelques résidences et commerces inondés, mais heureusement aucun blessé.

Soulignons que les communications avec la sécurité civile du Nouveau-Brunswick et les nombreux observateurs du comportement de la rivière de la municipalité ont permis de mieux prévenir les coups. Les autorités municipales connaissaient en temps réel les conditions sur les rivières et pouvaient ainsi prévoir les situations critiques. Le soutien de nombreux partenaires de la sécurité civile a permis à tous de travailler en étroite collaboration dans le but d’assurer la sécurité des citoyens.

Intervention du Service de la sécurité civile sur la rivière Matapédia
(Photo : Ministère de la Sécurité publique).

Information

Ministère de la Sécurité publique
M. Alexandre Dionne
Téléphone : 418 727-3589, poste 42112

Mme Andie Packwood Cloutier
Téléphone : 418 360-8096

Manœuvre de recul et port de la ceinture de sécurité – Des capsules vidéo destinées aux pompiers

Par Jocelyn Lussier
Fédération québécoise des intervenants en sécurité incendie
Et Charles Plante
Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail

Des outils de sensibilisation à la manœuvre de recul et au port de la ceinture de sécurité seront bientôt disponibles pour les intervenants en sécurité incendie.

En effet, le tournage de capsules vidéo a eu lieu à la fin septembre 2014. Les capsules vidéo seront dévoilées au Congrès de l’Association des chefs en sécurité incendie 2015, à Sherbrooke, et seront présentées dans d’autres colloques et événements par la suite. Les capsules pourront également être consultées dans le site Internet de l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail (APSAM). Une campagne de sensibilisation suivra pour renforcer la diffusion de ces capsules.

Pourquoi ces deux thèmes?

En octobre 2011, les membres du groupe de liaison des pompiers à temps plein et à temps partiel de l’APSAM ont priorisé le dossier sur la conduite de véhicule d’urgence lors de la révision de la planification stratégique. À cette fin, le groupe de liaison a mis sur pied un comité technique pour chapeauter l’élaboration du dossier sur la conduite de véhicule d’urgence. 

Il s’avérait nécessaire d’harmoniser les façons de faire sur la manœuvre de recul dans les services incendie du Québec. Un guide des bonnes pratiques pour l’exécution de la manœuvre en marche arrière d’un véhicule incendie a été élaboré par le comité. On y trouve les étapes afin de faire la marche arrière de façon sécuritaire ainsi que les signaux à utiliser lors de la manœuvre. La vidéo illustre le sujet et la façon de travailler à travers le Québec. Lors d’une intervention multicaserne, les signaux seront connus de tous, facilitant ainsi l’application sur le terrain. 

Il fallait aussi sensibiliser les pompiers à l’importance de porter la ceinture de sécurité lorsqu’ils se rendent sur les lieux d’une intervention, car les déplacements en situation d’urgence comportent des risques. 

Le groupe de liaison et le comité technique se sont impliqués dans toutes les étapes de la production des capsules vidéo : validation du contenu, préparation du tournage, validation des scènes. Un sous-comité santé et sécurité du travail a aussi été mis en place pour encadrer plus particulièrement l’aspect de la sécurité durant le tournage.

Le financement de cette production a été possible grâce au partenariat des organisations syndicales et patronales membres du comité technique et de l’APSAM. L’École nationale des pompiers du Québec a aussi collaboré financièrement à ce projet.

(Photo : Lajeunesse communication marketing).
Simulation d’une manœuvre en marche arrière pendant une intervention alors que le camion-citerne doit remplir la piscine qui sert à l’alimentation du camion-pompe.

Le groupe de liaison des pompiers

Les collaborateurs du groupe de liaison des pompiers sont des représentants syndicaux et patronaux de différentes municipalités (Laval, Longueuil, Sherbrooke, Montréal, Québec, etc.). D’autres acteurs majeurs, comme le ministère de la Sécurité publique, l’École nationale des pompiers du Québec, la Commission de la santé et de la sécurité du travail, l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec et la Fédération québécoise des intervenants en sécurité incendie sont membres du groupe de liaison.

Rappelons que l’APSAM a mis sur pied un groupe de liaison distinct pour chaque catégorie d’emploi du secteur municipal. Ces groupes de liaison sont composés de représentants patronaux et syndicaux de villes et d’organismes de tailles diverses et appartenant à différentes régions du Québec. Ils ont l’avantage de réunir autour d’une même table des spécialistes et des gens qui ont une expertise des opérations. L’APSAM est ainsi constamment branchée sur la réalité et les besoins et les priorités de ses diverses clientèles.

Les groupes de liaison sont des partenaires importants pour l’APSAM. Ils l’informent des problèmes qui se produisent sur le terrain. L’APSAM documente ces dossiers afin de concevoir des outils pour que les clients mettent en place des actions efficaces pour prévenir les accidents du travail.

Information

APSAM
M. Pascal Gagnon
Téléphone : 514 849-8373, poste 304

Nouvel outil d'encadrement des services d'urgence hors du réseau routier

La campagne de communication sur le thème « En nature, ma sécurité est ma priorité » sera lancée dans les prochains mois afin de sensibiliser la population à l’importance d’assurer sa propre sécurité lors d’activités tenues en milieu isolé. En effet, la sensibilisation de la population constitue un facteur important en vue d’optimiser la sécurité des citoyens.

Des messages clés portant sur les comportements sécuritaires à adopter en secteur hors route ont été élaborés par Services Québec en collaboration avec les ministères et organismes membres du sous-comité sur les services d’urgence en milieu isolé (SUMI) de l’Organisation de la sécurité civile du Québec. Ces messages seront tout d’abord ajoutés aux outils de communication existants de chaque organisation et pourront par la suite faire l’objet d’une campagne plus ciblée.

Le Québec est un vaste territoire sur lequel les activités en zone périurbaine et en milieu isolé se développent un peu plus chaque année, qu’elles soient récréatives ou économiques. Il est donc primordial de s’assurer que les divers intervenants d’urgence chargés du sauvetage hors du réseau routier sont outillés convenablement afin d’intervenir de manière sécuritaire et d’assurer la sécurité des usagers des milieux isolés. C’est le mandat que se sont donné le ministère de la Sécurité publique (MSP) et ses partenaires membres du SUMI.

Première année des travaux

La première année des travaux a permis de rencontrer les intervenants concernés et de s’informer sur les différentes problématiques et sur les procédures d’intervention. Elle a mené entre autres à la rédaction d’un cadre de référence destiné aux intervenants d’urgence et aux gestionnaires du territoire. Ce document décrit les rôles et responsabilités des intervenants concernés ainsi que les exigences minimales à respecter afin d’assurer la sécurité des secouristes et d’accroître celle des usagers des zones périurbaines et des milieux isolés.

Des comités régionaux, sous la coordination des directions régionales de la sécurité civile et de la sécurité incendie du MSP, ont commencé leurs travaux au cours de l’automne 2014. Leur mandat est de réunir les partenaires locaux prenant part au sauvetage en milieu isolé et d’effectuer un inventaire des ressources disponibles sur leur territoire en vue de mettre en place des protocoles d’intervention locaux. Des travaux visant la détermination de points d’évacuation d’urgence et la standardisation de leur signalisation sont menés en étroite collaboration avec le ministère des Transports du Québec et les comités régionaux.

(Photo : LERPA UQAC).

Un premier rapport déposé

À la demande du Protecteur du citoyen, un premier rapport d’étape a été remis au cours de l’été pour l’informer de l’avancement des travaux. Ce rapport a été reçu favorablement par le Protecteur du citoyen qui a fait part de sa satisfaction à l’égard des travaux accomplis et des efforts consentis dans ce dossier. De plus, certaines initiatives régionales voient le jour sur le territoire. Par exemple, les intervenants de la MRC des Collines-de-l’Outaouais sont à rédiger un protocole régional dans lequel un organisme bénévole, SAR Global 1, aura un rôle important en matière de transport ambulancier.

Protecteur du citoyen

C’est une plainte déposée par un citoyen devenu tétraplégique à la suite d‘un accident survenu en milieu isolé qui a incité le Protecteur du citoyen à analyser les différents modèles et pratiques en matière d’organisation des services d’intervention d’urgence hors du réseau routier. Il s’est écoulé un peu plus d’un an depuis la parution de son rapport intitulé L’organisation des services d’intervention d’urgence hors du réseau routier - Une desserte à optimiser pour sauver des vies qui a marqué le lancement des travaux d’une durée trois ans. Ce rapport propose un élément novateur central, soit la volonté de donner le mandat aux ambulanciers de se rendre jusqu’aux victimes, même lorsqu’elles se trouvent hors du réseau routier. Les travaux visent donc à organiser les secours en milieu isolé, aussi bien sur le plan des ressources humaines que sur celui des ressources matérielles désignées pour le sauvetage. Ces travaux se font en collaboration étroite avec les organisations prenant part aux secours, soit les services de sécurité incendie et, dans certains cas, les corps de police. Les membres du SUMI travaillent aussi à rendre les services de sauvetage disponibles sur l’ensemble du territoire québécois, bien que les ressources ne soient pas toujours réparties également.

Information

Mme Mylène Grenon
Téléphone : 418 646-6777, poste 40071

Rétablissement

Aide financière aux sinistrés – Des événements qui nécessitent un déploiement des effectifs en région

Par Émilie Blais et Gilla Huet

Au printemps 2014, des pluies abondantes, le dégel tardif et de persistantes crues des eaux ont causé de lourds dommages à des résidences principales, à des entreprises et à des infrastructures routières de plusieurs municipalités au Québec et ont occasionné de l’érosion, entraînant des glissements de terrain. Les municipalités touchées ont dû mettre en place des mesures préventives temporaires ainsi que des mesures d’intervention et de rétablissement.

Au total, les sinistrés de 246 municipalités sur l’ensemble du territoire québécois ont pu bénéficier du Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents mis en œuvre au lendemain de ces événements.

À la suite d’un sinistre faisant l’objet d’une mise en œuvre du programme, le ministère de la Sécurité publique (MSP) autorise le déploiement d’effectifs sur le terrain pour planifier des séances d’information publiques et mettre sur pied des bureaux temporaires dans les municipalités sinistrées.

Rappelons que ce programme offre une aide de dernier recours et vise, entre autres, à soutenir les autorités municipales et leurs citoyens, les entreprises ainsi que les organismes qui ont été touchés par ces sinistres. Il vise également à aider les particuliers et les entreprises afin qu’ils puissent déplacer leur résidence principale ou leurs bâtiments essentiels, se reloger ou encore effectuer des travaux de stabilisation de terrain lorsque leur résidence ou leurs bâtiments essentiels sont menacés de façon imminente par un mouvement de sol.

Mise en oeuvre du programme général d’aide financière

Le 10 avril 2014, le programme général d’aide financière a été mis en œuvre afin d’aider les municipalités et leurs citoyens qui avaient subi des préjudices en raison des inondations survenues entre le 5 et le 9 avril 2014 dans plusieurs municipalités du Québec.

Le 30 avril 2014, ce même programme a été mis en œuvre afin de soutenir les sinistrés des municipalités touchées par des glissements de terrain survenus du 10 au 22 avril 2014 à la suite de pluies et du dégel printanier.

La Direction du rétablissement (DRE) du MSP avait ouvert, en date du 29 octobre 2014, 1 326 dossiers et versé plus de 7,1 millions de dollars en aide financière pour les inondations printanières. De plus, 18 dossiers de glissements de terrain ont été ouverts pour un total de 812 749 $ en aide financière.

(Photo : Ministère de la Sécurité publique).
Photo prise à Vallée-Jonction lors des inondations au printemps 2014.

Déploiement des effectifs lors de sinistres

Le personnel de la DRE se déplace sur l’ensemble du territoire québécois pour rencontrer les particuliers, les entreprises ainsi que les autorités municipales afin de les renseigner sur l’aide financière dont ils peuvent bénéficier.

Lorsque l’ampleur du sinistre le justifie, et d’un commun accord avec les autorités municipales, la DRE organise une séance d’information à l’intention des particuliers et des entreprises sinistrés pour leur faire connaître les critères d’admissibilité au programme et l’aide financière pouvant leur être accordée. À la fin de la séance, du personnel de la DRE demeure sur place pour répondre aux questions des sinistrés et pour fixer des rendez-vous avec ces derniers pour procéder, dès le lendemain, à la mise sur pied d’un bureau temporaire.

Quant aux réclamations municipales, les analystes de l’équipe des municipalités communiquent avec les autorités municipales à la suite du sinistre afin de les rencontrer pour leur expliquer le programme d’aide financière. Ainsi, les représentants municipaux sont informés des dépenses admissibles à l’aide financière et de la façon de présenter la réclamation municipale. Les municipalités peuvent aussi recevoir un chèque dans les plus brefs délais à la suite de la rencontre.

(Photo : Ministère de la Sécurité publique).
Le bureau temporaire, généralement situé dans un local mis à la disposition par la municipalité, permet d’ouvrir rapidement un dossier afin d’apporter un soutien financier pour les travaux d’urgence ou pour les frais d’hébergement. Un premier chèque constituant une avance peut être émis dans les 24 à 48 heures suivant la rencontre avec le sinistré.

Approche citoyens

Du 15 avril au 5 juin 2014, la DRE a tenu 16 séances d’information publiques sur la façon d’obtenir de l’aide financière et a ouvert à travers la province 44 bureaux temporaires d’aide financière à l’intention des particuliers et des entreprises qui ont subi des préjudices en raison des événements survenus au printemps 2014. En tout, 1 308 personnes ont assisté à ces séances d’information et 1 005 sinistrés ont été rencontrés. En comparaison, au cours de la dernière année financière, soit du 1er avril 2013 au 31 mars 2014, la DRE a tenu 14 séances d’information publiques et mis en place 27 bureaux temporaires.

Une logistique à toute épreuve

L’organisation des séances d’information publiques et l’installation des bureaux temporaires à la suite de sinistres impliquent une préparation méticuleuse de la part de la DRE. En effet, le matériel requis doit être prêt en tout temps afin de mobiliser rapidement le personnel. Un sinistre touche souvent plus d’une municipalité et la DRE doit être en mesure de mettre en place plusieurs bureaux temporaires simultanément. Ceux-ci peuvent être maintenus plusieurs jours ou même des mois selon l’ampleur du sinistre. Par exemple, mentionnons que les inondations du printemps 2011 et l’accident ferroviaire du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic ont nécessité l’ouverture de bureaux temporaires pendant plusieurs mois. Les déploiements ne concernent pas uniquement les employés ayant à se déplacer, mais aussi l’ensemble du personnel du bureau de Québec.

Information

Ministère de la Sécurité publique
M. Lucien Dubé
Téléphone : 418 646-6777, poste 43048

En région

Victoriaville – Deux exercices par année pour perfectionner la préparation en cas de situation d'urgence

La Ville de Victoriaville tient deux exercices de sécurité civile par année, au printemps et à l’automne, pour tester ses outils en mesures d’urgence et pour donner l’occasion aux membres de l’organisation de la sécurité civile d’éprouver leurs capacités à agir en cas de situation d’urgence réelle.

« Le défi d’une organisation en mesures d’urgence est d’être prête. Avec ces exercices à caractère formatif, les intervenants apprennent à travailler ensemble, à développer une chimie et à perfectionner leur préparation. Cette approche mobilisatrice rassemble l’ensemble du personnel municipal et sensibilise les partenaires interpellés à l’importance de partager des objectifs communs », estime le directeur général et coordonnateur des mesures d’urgence de Victoriaville, M. Martin Lessard.

« La sécurité civile est une responsabilité municipale. La Ville doit assumer son leadership et déployer ses ressources municipales afin de s’assurer de l’adhésion des partenaires locaux et régionaux », poursuit M. Lessard. L’ensemble des services municipaux est donc interpellé lors de ces exercices. En effet, la Ville a attribué, lors de l’élaboration de son plan de mesures d’urgence adopté en 2007, différentes missions à ses services municipaux. Chaque mission est gérée par le directeur du service ou le coordonnateur de la division. L’ensemble des ressources du service ou de la division est également mobilisé en soutien ou en relève aux chefs de mission.

Des partenaires externes sont aussi mobilisés pour mettre à profit leur expertise. Parmi eux, on note entre autres :

  • le ministère de la Sécurité publique (MSP);
  • la Sûreté du Québec;
  • la Commission scolaire des Bois-Francs;
  • le Centre de santé et de services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable;
  • Urgence Bois-Francs;
  • Services Québec;
  • la Société protectrice des animaux Arthabaska;
  • des entreprises privées.
(Photo : Ville de Victoriaville).
Un des participants à l’exercice de perfectionnement de l'intervention en cas de situation d'urgence.

« Nous consultons notamment les services policiers, les services ambulanciers et le ministère de la Sécurité publique pour rendre les exercices plus réalistes », précise M. Martin Lessard. Un conseiller en sécurité civile de la Direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie de la Mauricie et du Centre-du-Québec du MSP fait le lien entre les autorités municipales et les services gouvernementaux concernés.

Calendrier d’exercices

Dès l’adoption du plan de mesures d’urgence en 2007, la Ville de Victoriaville a établi un calendrier d’exercices. Lors des premiers exercices, les chefs de mission et leurs substituts ont pu apprivoiser leur rôle et se familiariser avec le fonctionnement d’un centre de coordination. Par la suite, des simulations ont permis aux intervenants de tester leurs apprentissages et de tisser des liens.

« C’est le Service de la sécurité publique de la Ville de Victoriaville qui élabore les scénarios, coordonne les exercices et mobilise les intervenants », souligne M. Lessard. « Ayant fait réaliser une étude de vulnérabilité, la Ville peut ainsi mettre au point des scénarios réalistes en fonction des aléas identifiés dans l’étude », soutient le coordonnateur des mesures d’urgence.

Services municipauxMissions
Direction généraleCoordination
Service du loisir, de la culture et de la vie communautaireService d’aide aux sinistrés
Division bâtiments et équipementsApprovisionnement et logistique
Division des communicationsCommunicaitons
Service de la sécurité publiqueDirection des opérations et incendie
Services juridiquesGreffe et contentieux
Service des ressources humainesRessources humaines
Division de l’urbanismeSoutien et liaison – centre de coordination
Service des ressources financières et matériellesServices administratifs
Services des travaux publicsVolet travaux publics
Service de l’environnementVolet environnement

Diversité des scénarios

Pour mobiliser les ressources lors d’un exercice, le coordonnateur des mesures d’urgence lance un message par l’entremise de l’automate d’appel afin de les aviser du lieu de rassemblement. Dès leur arrivée, ils prennent connaissance des détails de la simulation pour vivre en temps réel les étapes de l’intervention d’urgence. 

Jusqu’ici, les scénarios ont fait état d’interruptions électriques, de coupures de l’alimentation en eau potable, de l’exposition à des matières dangereuses et de l’interruption des communications cellulaires. Sur le terrain, les exercices retenus ont nécessité l’ouverture d’un centre d’hébergement et ont obligé les intervenants à décréter des consignes de confinement ou d’évacuation dans un périmètre urbain, notamment en situant l’action dans une résidence pour aînés et en milieu scolaire. Les participants ont pu prendre conscience des enjeux liés à ces clientèles particulières. Quant à la nature des sinistres, les participants ont dû intervenir à la suite d’une inondation, d’une tornade, d’un accident impliquant un véhicule transportant des matières dangereuses et à la suite d’un écrasement d’avion. « Certains exercices avaient comme objectif de valider la préparation des missions pour assurer le rétablissement des services municipaux », explique M. Lessard. Tous ces exercices ont eu lieu au centre de coordination des mesures d’urgence et au centre de relève au poste de pompiers Fernand-Giguère. 

(Photo : Ville de Victoriaville).
Le Service de sécurité Incendie de Victoriaville et le directeur général de la Ville de Victoriaville, M. Martin Lessard, coordonnent une simulation de situation d’urgence en sécurité civile, entourés des directeurs des différents services de la Ville, des ambulanciers, du Service d’intervention d’urgence Centre-du-Québec, des services de santé et de la Sûreté du Québec.

Aménagement physique

La Ville de Victoriaville a profité du réaménagement de sa nouvelle cour municipale pour en adapter les plans afin de convertir les lieux en centre de coordination lors de situations d’urgence. On a prévu des espaces de travail rétractables, des sorties électriques et des prises d’accès à Internet pour rendre la salle plus fonctionnelle. Les exercices ont ainsi permis de constater l’efficacité des infrastructures en place.

« Après chaque exercice, un débreffage assure une évolution constante de notre organisation. En mesures d’urgence, chaque minute compte. Il est alors impératif d’être bien préparé à intervenir », conclut le directeur général de la Ville de Victoriaville et coordonnateur des mesures d’urgence, M. Martin Lessard.

Information

M. Martin Lessard
Ville de Victoriaville
Téléphone : 819 758-1571

Nouvel outil pour accroître la sécurité des aînées en situation d'urgence

Le projet Pictogramme est un nouvel outil destiné aux résidences pour aînés afin d’accroître la sécurité des personnes âgées autonomes et semi-autonomes lorsqu’une situation exige une évacuation d’urgence.

Distribués par les services de police et de sécurité incendie, les pictogrammes de sécurité visent à identifier les résidents ayant une déficience physique, visuelle ou auditive. Bleue et blanche, la plaquette gravée ou la version autocollante de 5 cm sur 5 cm est apposée sur la porte de l’appartement du résident ciblé. Les résidents, le personnel de l’établissement et les intervenants d’urgence peuvent ainsi offrir un soutien mieux adapté aux conditions de l’occupant lors d’une situation d’urgence.

La collaboration de l’Association des devenus sourds et des malentendants du Québec (ADSMQ) du secteur des MRC de L’Assomption et des Moulins, de l’Association des personnes handicapées physiques Rive Nord (APHPRN) et de l’Association des personnes handicapées visuelles du Sud de Lanaudière a mené à l’élaboration de ce projet qui pourrait intéresser de nombreuses municipalités au Québec.

« C’est à la suite de discussions entre des employés de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées de Repentigny et des employés de l’ADSMQ sur les ajouts et les améliorations de sécurité à apporter à cette clientèle particulière que l’idée est née », explique Mme Véronique Arcouette, agente de milieu à l’ADSMQ des MRC de L’Assomption et des Moulins. « Il était important de trouver des solutions pour aider les aînés qui, par exemple, n’entendaient pas l’alarme déclenchée par un incendie. C’est pourquoi on a alors mis sur pied le comité Pictogramme auquel a également participé l’agent sociocommunautaire, M. André Corbeil, du Service de police de Repentigny affecté aux aînés ».

La collaboration et le soutien des services de police et des services de sécurité incendie sont essentiels à l’implantation du projet. En effet, la distribution des pictogrammes est assurée par les pompiers et les policiers lors des exercices d’évacuation dans les résidences concernées.

Projet Pictogramme - Un outil supplémentaire pour la sécurité de nos aînés

Une première au Québec

C’est en mai dernier que le projet a été lancé dans les municipalités de Repentigny, de L’Épiphanie (ville et paroisse) et de Charlemagne. La Ville de Repentigny a donné son soutien financier à ce projet qui couvre le territoire desservi par son service de sécurité incendie et son service de police. Pour cette première, dix-sept résidences à Repentigny, une résidence à Charlemagne et une à L’Épiphanie ont reçu gratuitement les pictogrammes.

« Le projet Pictogramme s’intègre parfaitement dans la politique des villes de 25 000 habitants pour leur plan annuel à l’égard des personnes handicapées », conclut Mme Arcouette.

Information

Mme Véronique Arcouette
Association des devenus sourds et des malentendants du Québec
Téléphone : 450 657-8500

Dernière mise à jour : 17 décembre 2014