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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2006 sur la violence conjugale

Faits saillants

Le rapport La criminalité commise dans un contexte conjugal - Statistiques 2006 présente les statistiques sur les infractions commises dans un contexte conjugal signalées à la police et jugées fondées après enquête en 2006.

Voici les principaux faits saillants :

Taux d'infractions commises dans un contexte conjugal

En 2006, 17 843 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont été enregistrées, soit 22 % de l'ensemble des infractions contre la personne.

Plus de la moitié (9 582) des infractions étaient des voies de fait de niveau 1. Suivaient principalement les menaces (2 939), le harcèlement criminel (2 215) et les voies de fait de niveau 2 (2 154). Quant aux homicides (20), aux tentatives de meurtre (45) et aux voies de fait de niveau 3 (44), ils composaient moins de 1 % de ces infractions.

Les infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal sont demeurées plutôt stables en 2006, le taux d'infractions par 100 000 habitants n'ayant progressé que de 1 %, tant pour les femmes que pour les hommes.

Groupes de la population touchés

Les groupes de la population les plus touchés par cette forme de criminalité sont les femmes et les personnes de 18 à 39 ans.

Le taux d'infractions a évolué différemment selon le groupe d'âge et la région administrative. Ainsi, il a progressé de façon notable surtout chez les 12 à 17 ans ainsi que dans la population des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.

Pour une deuxième année consécutive, les 18 à 24 ans ont affiché le taux d'infractions par 100 000 le plus élevé.

On comptait 1 722 victimes indirectes de la criminalité commise dans un contexte conjugal dont plus du tiers étaient âgées de moins de 18 ans.

Profil des victimes

Les victimes de ces crimes ont le profil suivant : 84 % étaient des femmes, 87 % étaient âgées de 18 à 49 ans, 44 % étaient les conjointes de l'auteur présumé tandis que 42 % étaient des ex-conjointes, 43 % ont été blessées lors de l'infraction et, parmi les personnes blessées, 87 % ont eu des blessures légères.

Ce profil variait selon la catégorie d'infractions subies.

  • Les victimes d'homicide, de voies de fait de niveau 2 et de tentative de meurtre étaient celles qui comprenaient les plus fortes proportions d'hommes.
  • Les victimes d'homicide et de tentative de meurtre étaient en moyenne plus âgées que celles des autres catégories d'infractions tandis que c'était le contraire pour les victimes d'agression sexuelle et d'enlèvement ou séquestration.
  • Les victimes de voies de fait, tous niveaux confondus, et de tentative de meurtre ont été les plus souvent agressées par le conjoint tandis que celles de harcèlement criminel et de menaces l'ont été plus souvent par un ex-conjoint.

Classement des dossiers

Au moment de l'extraction des données aux fins du rapport, 88 % des infractions étaient classées, dont 66 % par mise en accusation et 22 % sans mise en accusation. Ces proportions varient notamment selon l'infraction commise.

Les deux principaux motifs du classement sans mise en accusation ont été le refus de la plaignante ou du plaignant qu'une accusation soit déposée et une raison indépendante de la volonté policière.