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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2009 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec

Date de publication : 2011

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Introduction

Diffusées depuis plusieurs années par le ministère de la Sécurité publique (MSP), les statistiques annuelles sur les infractions commises dans un contexte conjugal contribuent à accroître les connaissances sur le phénomène de la violence conjugale au Québec. En effet, ces statistiques permettent notamment de tracer l’évolution de ces infractions, d’en connaître la nature et de dresser le profil des personnes qui en sont victimes et de celles qui en sont les auteures. Ce document, qui porte sur les infractions enregistrées en 2009, s’adresse donc à toute personne intéressée par cette forme de violence et constitue un outil utile pour les intervenantes et intervenants concernés par celle-ci.

Notes méthodologiques

  • Les infractions commises dans un contexte conjugal diffusées par le MSP font référence à celles contre la personne dont la victime est âgée de 12 ans et plus et dont l’auteur présumé est son conjoint, ex-conjoint, ami intime ou ex-ami intime. Les infractions contre la personne considérées sont les homicides, les tentatives de meurtre, les voies de fait, les agressions sexuelles, les enlèvements, les séquestrations, le harcèlement criminel, les menaces et, depuis 2008, les appels téléphoniques indécents ou harassants et l’intimidation.
  • Les données sur les infractions commises dans un contexte conjugal sont issues du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’événement criminel1 (DUC 2). Ce programme est utilisé par la Sûreté du Québec, les corps de police municipaux et certains corps et services de police autochtones2 pour enregistrer des renseignements sur l’ensemble des crimes qu’ils ont découverts ou qui leur ont été signalés. Au Québec, presque toute la population est desservie par des corps policiers qui utilisent ce programme.

    1 On entend par événement criminel une seule infraction ou une série d'infractions reliées entre elles (infractions multiples), commises par la même personne ou le même groupe de personnes et qui surviennent dans un même endroit et dans un temps déterminé.

    2 Quatre corps ou services de police autochtones utilisent le Programme DUC 2 dont deux dans la région de la Côte-Nord (Sécurité publique de Pessamit et Sécurité publique Uashat Mak Mani-Utenam), un dans celle du Saguenay–Lac-Saint-Jean (Sécurité publique Mashteuiatsh) et un dans celle du Nord-du-Québec (Administration régionale de Kativik). Les autres corps et services policiers autochtones enregistrent leur criminalité dans un autre programme dont les données ne peuvent être combinées à celles du Programme DUC 2, notamment parce qu’elles sont insuffisamment détaillées. Leurs données sur la criminalité ne peuvent donc pas être considérées dans ce document.

  • Selon les règles du Programme DUC 2, sauf exception, une infraction contre la personne est comptabilisée pour chaque victime d’un tel crime constaté lors d’un événement criminel. Le nombre d’infractions est donc égal au nombre de victimes. Si une même victime subit plus d’une infraction lors du même événement, seule l’infraction la plus grave3 est comptabilisée. Si la même personne est victime d'une infraction contre la personne lors d’événements distincts au cours d’une année, une infraction est comptabilisée pour chacun d’eux. Toutefois, comme le Programme DUC 2 ne recueille pas d’information nominale, il n’est pas possible de déterminer si une personne a été victime plus d’une fois dans une année.

    3 L’infraction la plus grave est définie comme étant celle pour laquelle le Code criminel prévoit la sanction la plus lourde.

  • L’extraction des données de la criminalité de 2009 a été réalisée le 1er mars 2010 afin de permettre aux corps policiers de compléter leurs enregistrements. À cette occasion, les données de l’année précédente sont actualisées et deviennent définitives. Exceptionnellement cette année, une mise à jour a aussi été réalisée pour les années 2003 à 2007. Les données évolutives peuvent donc différer légèrement de celles diffusées antérieurement.
  • Le taux d’infractions par 100 000 habitants permet de comparer la fréquence des infractions que ce soit, entre des années, entre des territoires ou entre des groupes de la population (sexe ou âge). Ce taux est calculé de la façon suivante : (nombre d’infractions/population visée) multiplié par 100 000.

Une hausse de 4 % en 2009

Après avoir diminué en 2007 (-3 %) et en 2008 (-1 %), les infractions commises dans un contexte conjugal ont augmenté de près de 4 % en 2009, leur taux par 100 000 habitants atteignant ainsi un niveau comparable à celui observé en 2005 et en 2006 (graphique 1). En effet, les policiers du Québec ont enregistré 827 infractions de plus qu’en 2008, ce qui porte leur nombre à 18 180. Ce nombre équivaut à plus du cinquième (22 %) de toutes les infractions contre la personne consignées dans l’année.

Graphique 1 : Évolution du taux d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal, Québec,2000 à 2009
Année Taux par 100 000 habitants
2000 253,1
2001 259,4
2002 257,9
2003 257,3
2004 255,7
2005 263,6
2006 266,6
2007 258,4
2008 255,2
2009 264,8

Cette hausse, qui n’est pas observée pour l’ensemble des infractions contre la personne enregistrées au Québec en 2009, peut être attribuable à une plus forte dénonciation de ces crimes à la police dans la foulée de la campagne gouvernementale de sensibilisation à la violence conjugale tenue en début d’année. En effet, celle-ci visait à inciter les proches des victimes et les témoins d’actes criminels commis dans un contexte conjugal à communiquer avec les services policiers. Les données mensuelles du Programme DUC 2 font d’ailleurs état d’une hausse significative des infractions commises dans un contexte conjugal pour les mois suivant cette campagne.

Il est aussi possible que le contexte économique défavorable qui a prévalu en 2009 ait eu un effet sur l’accroissement de la violence dans un contexte conjugal en raison des tensions et des bouleversements qu’il a entraîné dans plusieurs familles, tels que le chômage, une diminution du revenu ou une incertitude financière. À cet égard, bien que cela ne constitue pas une preuve, il est tout de même intéressant de noter que les infractions ont augmenté à l’endroit des conjoints et des ex-conjoints, soit des personnes qui ont des liens économiques, alors que celles envers les amis ou ex-amis intimes ont diminué4.

4 En 2009, les corps policiers ont enregistré 324 infractions additionnelles à l’endroit de conjoints et 554 à l’endroit d’ex-conjoints. Les infractions envers les amis ou ex-amis intimes ont diminué de 51.

Les infractions ont augmenté dans la majorité des régions

Les crimes commis dans un contexte conjugal ont augmenté dans la majorité des régions administratives. Comme le montrent les données du tableau 1, les régions de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, des Laurentides et de l’Abitibi-Témiscamingue ont enregistré les hausses les plus prononcées du taux d’infractions par 100 000 habitants.

Tableau 1 - Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la région, Québec, 2008 et 2009
1 Taux par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
2 Depuis 2007, la région du Nord-du-Québec n'est pas en mesure de fournir des données complètes sur sa criminalité.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
Région Nombre Taux
2008 2009 Différence
2009-2008
2008 2009 Différence
2009-2008
Bas-Saint-Laurent 343 35512 192,2 198,4 3,3
Saguenay—Lac-Saint-Jean 473   546 73 196,2 225,8 15,1
Capitale-Nationale 1 301 1 438 137 214,1 234,4 9,5
Mauricie 523 598 75 222,7 254,0 14,1
Estrie 421 505 84 157,6 187,1 18,7
Montréal 5 601 5 495-106 335,3 326,8 -2,5
Outaouais 1 007 1 011 4 328,0 324,4 -1,1
Abitibi-Témiscamingue 353 398 45 280,1 313,0 11,8
Côte-Nord 478 441 -37 576,1 530,0 -8,0
Nord-du-Québec2 48 39-9 151,4 121,5 -19,8
Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine 212 194 -18 250,0 228,4 -8,7
Chaudière-Appalaches 572   599 27 163,5 170,0 4,0
Laval 778   858 80 232,9 252,7 8,5
Lanaudière 1 011 1 103 92 258,0 276,9 7,3
Laurentides 1 265 1 454 189 272,4 308,2 13,2
Montérégie 2 515 2 710 195 204,9 218,0 6,4
Centre-du-Québec 452 436 -16 226,2 216,6 -4,3
Total 17 353 18 180 827 255,2 264,8 3,7

Toutes les catégories d’infractions ont vu leur nombre s’accroître

Toutes les catégories d’infractions ont vu leur nombre augmenter en 2009 (tableau 2). L’examen de la variation du taux d’infractions par 100 000 habitants permet de constater que les appels téléphoniques indécents ou harassants et l’intimidation affichent les plus fortes hausses, leur taux respectif ayant presque doublé par rapport à celui de 2008. Cette augmentation s’explique en partie par le fait que, en 2009, ces deux catégories d’infractions ont été comptabilisées avec les infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal pendant toute l’année, alors qu’en 2008, elles l’ont été uniquement de mars à décembre5.

5 En janvier et février 2008, le Programme DUC 2 ne considérait pas les appels téléphoniques indécents ou harassants et l’intimidation comme des infractions contre la personne. Les crimes enregistrés au cours de ces deux mois n’ont donc pu être considérés dans les statistiques de 2008 sur les infractions commises dans un contexte conjugal puisque l’information sur la relation de la victime avec l’auteur n’est consignée dans ce programme que pour les infractions contre la personne.

Tableau 2 : Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie, Québec, 2008 et 2009
Catégorie d'infractions Nombre Taux par 100 000 habitants
2008 2009 Différence
2009-2008
2008 2009 Variation 2009/2008
(en %)
1 Taux par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
Homicide 12 175 0,18 0,25 40,3
Tentative de meurtre 22 31 9 0,32 0,45 39,5
Agression sexuelle 390 423 33 5,74 6,16 7,4
Voie de fait de niveau 3 52 65 13 0,76 0,95 23,8
Voie de fait de niveau 2 2 185 2 20823 32,13 32,16 0,1
Voie de fait de niveau 1 9 584 9 851267 140,94 143,47 1,8
Enlèvement10 18 8 0,15 0,26 73,3
Séquestration 416 474 58 6,12 6,90 12,7
Harcèlement criminel 1 900 1 962 62 27,94 28,57 2,3
Menaces 2 601 2 61514 38,25 38,08 -0,4
Appels téléphoniques indécents ou harassants 155 438 283 2,28 6,38 179,8
Intimidation 26 7852 0,38 1,14 197,1
Total 17 353 18 180 827 255,20 264,76 3,75

Les enlèvements, les homicides, les tentatives de meurtre, qui avaient diminué dans les dernières années (tableau A de l’annexe), ont aussi enregistré une hausse notable de leur taux d’infractions par 100 000 habitants en 2009. En nombres absolus, les homicides sont passés de 12 à 17, les tentatives de meurtre, de 22 à 31 et les enlèvements, de 10 à 18. Précisons que, pour les homicides et les tentatives de meurtre, les victimes en 2009 étaient uniquement des femmes (tableau 3).

Comme on peut le constater au graphique 2, malgré les variations précédentes, la répartition des infractions commises dans un contexte conjugal est demeurée presque la même qu’en 2008. Ainsi, avec une proportion de 54 %, les voies de fait6 de niveau 1 étaient de loin l’infraction la plus fréquente. Les menaces composaient 15 % des infractions alors que, pour les voies de fait de niveau 2 (voies de fait avec une arme ou causant des lésions corporelles) et le harcèlement criminel, les proportions étaient respectivement de 12 % et 11 %. Une minime partie des infractions était des séquestrations (3 %), des agressions sexuelles (2 %) et des appels téléphoniques indécents ou harassants (2 %). Enfin, les homicides, les tentatives de meurtre, les voies de fait de niveau 3, les enlèvements et l’intimidation composaient ensemble un total de 1 % des infractions déclarées.

6 Le fait de tenter d’employer la force contre une personne, sans le consentement de cette dernière, est une infraction criminelle appelée voies de fait.

Graphique 2 : Répartition des infractions contre la personne, commises dans un contexte conjugal selon la catégorie d’infractions, Québec, 2009
Catégorie d'infractions 2009
Voies de fait de niveau 1 54
Agression sexuelle 2
Menaces 15
Enlèvement ou séquestration 3
Harcèlement criminel 11
Autres* 1
Voies de fait de niveau 2 12
Appels téléphoniques indécents ou harassants 2
Total 100

Les femmes continuent à être les principales victimes

L’augmentation des infractions dans un contexte conjugal en 2009 a touché les personnes de chaque sexe. En effet, le taux d’infractions par 100 000 habitants s’est accru d’un peu plus de 3 % chez les femmes et de près de 6 % chez les hommes, pour un nombre respectif de 612 et 215 infractions additionnelles (tableau 3). Néanmoins, comme au cours des années précédentes (tableau B de l’annexe), les femmes ont été, avec une proportion de 82 %, les principales victimes de cette forme de criminalité déclarée à la police.

Tableau 3 : Nombre d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie et variation du taux d'infractions1, par sexe, Québec, 2008 et 2009
1Taux par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
Catégorie d'infractions Infractions envers les femmes Infractions envers les hommes
2008 2009 Différence 2009-2008 Variation du taux 2009/2008
(en %)
2008 2009 Différence 2009-2008 Variation du taux 2009/2008
(en %)
Homicide 9 15 665,2 3 2 -1 -34,0
Tentative de meurtre 17 26 9 51,65 5 0 -1,0
Agression sexuelle 385 409 24 5,3 5 14 9 177,1
Voies de fait de niveau 3 43 551226,79 10 110,0
Voies de fait de niveau 2 1 556 1 558 2 -0,8 629 650 212,3
Voies de fait de niveau 1 7 970 8 142 1721,2 1 614 1 709 95 4,8
Enlèvement 10 16 658,5 0 2 2 -
Séquestration 400 455 55 12,716 19 3 17,5
Harcèlement criminel 1 638 1 699 61 2,8262 263 1 -0,7
Menaces 2 119 2 149 30 0,5 482 466 -16-4,3
Appels téléphoniques indécents ou harrassants 109 301 192 173,6 46 137 91 194,7
Intimidation 23 66 43 184,4 3 12 9 295,9
Total 14 279 14 891 612 3,33 074 3 289 215 5,9

Les femmes composaient la majorité des victimes quelle que soit la catégorie d’infractions. Toutefois, comme l’illustre le graphique 3, elles formaient presque la totalité des victimes d’agression sexuelle (97 %) et de séquestration (96 %). À l’opposé, elles étaient un peu moins présentes parmi les victimes d’appels téléphoniques indécents ou harassants (69 %) et de voies de fait de niveau 2 (71 %), ces infractions touchant un peu plus les hommes victimes.

Graphique 3 : Proportion des femmes parmi les victimes d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal, selon la catégorie d’infractions, Québec, 2009
Catégorie d'infractions  (%)
Agressions sexuelles 97
Séquestration 96
Enlèvement 89
Homicide 88
Harcèlement criminel 87
Voies de fait de niveau 3 85
Intimidation 85
Tentative de meurtre 84
Voies de fait de niveau 1 83
Menaces 82
Voies de fait de niveau 2 71
Appels téléphoniques indécents ou harassants 69

Bien que les femmes soient largement majoritaires parmi les victimes d’infractions enregistrées par les corps policiers, on note que leur représentation a un peu reculé au fil des ans en raison d’une progression des infractions à l’endroit des hommes. En effet, entre 2000 et 2009, le nombre d’infractions par 100 000 hommes a augmenté presque annuellement, pour une hausse totale de 23 % comparativement à 2 % pour les femmes, dont le taux d’infractions a plutôt fluctué (tableau C de l’annexe). Parmi les facteurs pouvant expliquer cette évolution chez les hommes, mentionnons une prise de conscience du fait qu’ils peuvent aussi être victimes de cette forme de violence et demander de l’aide. À cet égard, mentionnons que l’augmentation des infractions envers les hommes semble provenir de crimes entre conjoints. En effet, la proportion de conjoints parmi les hommes victimes est passée graduellement de 35 % à 42 % entre 2000 et 2009, alors que les proportions d’ex-conjoints et d’amis ou ex-amis intimes ont diminué pendant cette période7.

7 Pendant cette période, la proportion de femmes victimes d’un conjoint est demeurée stable (autour de 45 %).

Le groupe d’âge le plus touché est de nouveau celui des 18 à 29 ans

Bien que le taux d’infractions par 100 000 habitants ait augmenté dans chaque groupe d’âge en 2009, les personnes de 18 à 29 ans ont continué à afficher un taux plus élevé que les autres groupes d’âge (tableau 4). D’ailleurs, comme c’était le cas au cours des dernières années, les personnes de ce groupe d’âge composaient près de 4 victimes sur 10 en 2009 (graphique 4), suivies des victimes de 30 à 39 ans (28 %) et de 40 à 49 ans (21 %). Les proportions diminuaient ensuite rapidement avec l’avancement en âge puisque 7 % des victimes étaient âgées de 50 à 59 ans et 2 % de 60 ans et plus. Quant aux jeunes de 12 à 17 ans, ils composaient 4  des victimes.

Tableau 4 : Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le groupe d'âge, Québec, 2008 et 2009
Groupe d'âge Nombre Taux par 100 000 habitants
2008 2009 Différence
2009/2008
2008 2009 Différence
2009/2008
1 Taux par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistiques Canada).
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
12 à 17 754 808 54 129,4 142,3 10,0
18 à 24 3 690 4 059 369 538,8 582,4 8,1
25 à 29 2 716 2 813 97 509,2 525,9 3,3
30 à 39 4 972 5 115 143 487,3 493,9 1,4
40 à 49 3 715 3 704 -11 300,3 305,3 1,7
50 à 59 1 138 1 283 145 99,1 109,5 10,5
60 à 69 262 279 17 32,4 33,1 2,2
70 ou plus 106 119 13 13,5 14,8 9,5
Total 17 353 18 180 827 255,20 264,76 3,7

Le graphique 4, qui présente la répartition selon le groupe d’âge des victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal et de la population québécoise de 12 ans et plus, permet de constater que, de façon générale, les personnes de 18 à 49 ans étaient surreprésentées parmi les victimes alors que c’était le contraire pour les jeunes de 12 à 17 ans et les personnes de 50 ans et plus. Particulièrement, on remarque que la proportion des personnes de 18 à 29 ans était deux fois plus élevée parmi les victimes (38 %) que dans la population (18 %). Les personnes de 30 à 39 ans avaient aussi une proportion parmi les victimes équivalant à près du double de leur proportion dans la population. À l’opposé, les personnes de 60 ans et plus étaient peu représentées parmi les victimes (2 %) comparativement à leur représentation dans la population (24 %).

Graphique 4 : Répartition des victimes d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugalet de la population de 12 ans et plus selon le groupe d’âge, Québec, 2009
Groupe d'âge % des victimes % de la population de 12 ans et plus
12 à 17 4 8
18 à 29 38 18
30 à 39 28 15
40 à 49 21 18
50 à 59 7 17
60 et + 2 24
Total 100 100

Notons que, malgré la faible représentation des jeunes de 12 à 17 ans parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal, les infractions commises à leur endroit ont passablement augmenté au cours de la dernière décennie. Le nombre d’infractions par 100 000 habitants, enregistré pour les personnes de ce groupe d’âge a progressé presque chaque année depuis 2000, particulièrement en 2006 (16 %) et 2009 (10 %), pour une hausse totale de 37 %, ce qui est supérieur aux augmentations observées pour les autres groupes d’âge (tableau D de l’annexe). Il faut toutefois souligner que la hausse a été observée uniquement chez les filles, les infractions envers les garçons ayant au contraire reculé pendant cette période. Les infractions ayant davantage augmenté dans ce groupe d’âge ont été le harcèlement criminel, les séquestrations, les voies de fait de niveau 2 et les menaces.

Par ailleurs, lorsque l’on compare la répartition selon le groupe d’âge pour les victimes de chaque sexe (graphique 5), on constate que les femmes étaient en proportion plus nombreuses que les hommes à être âgées de 12 à 17 ans et de 18 à 29 ans et, à l’inverse, elles étaient moins nombreuses qu’eux à être âgées de 40 ans et plus. Notamment, alors que 6 % des victimes féminines étaient âgées de 50 à 59 ans, la proportion était deux fois plus élevée (12 %) pour les victimes masculines.

Graphique 5 : Répartition (en pourcentage) des victimes d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le groupe d’âge, par sexe, Québec 2009
Groupe d'âge Femmes Hommes Total
12 à 17 5 2 5
18 à 29 40 29 38
30 à 39 28 28 28
40 à 49 19 26 20
50 à 59 6 12 7
60 et + 2 3 2
Total 100 100 100

On remarque aussi que seules les victimes de voies de fait de niveaux 1 et 2 se répartissaient entre les différents groupes d’âge de manière similaire à l’ensemble des victimes (tableau 5). Parmi les victimes des autres infractions, on note particulièrement que celles d’homicide avaient une plus forte proportion de personnes âgées de 60 ans et plus. En effet, 24 % des victimes de cette catégorie d’infractions étaient âgées de 60 ans et plus alors que les personnes de ce groupe d’âge formaient 2 % de l’ensemble des victimes. La proportion de personnes de 50 à 59 ans était aussi plus élevée parmi les victimes d’homicide (12 % comparativement à 7 % pour l’ensemble). En ce qui concerne les victimes de tentative de meurtre, on remarque qu’elles avaient également une proportion plus importante de personnes de 60 ans et plus (10 %) que l’ensemble des victimes (2 %). Notons que la surreprésentation de personnes de 60 ans et plus, parmi les victimes d’infractions très graves comme l’homicide et la tentative de meurtre, a également été observée au cours des années précédentes. Il est possible qu’elle soit liée au fait que les agressions commises dans un contexte conjugal tendent à s’aggraver au fil du temps.

Quant aux victimes d’agression sexuelle, elles se démarquaient de l’ensemble des victimes par leur plus forte proportion de jeunes de 12 à 17 ans, soit 21 % comparativement à 4 % pour l’ensemble. De même, les victimes de séquestration ou d’enlèvement étaient plus souvent composées de victimes de moins de 30 ans que l’ensemble des victimes. Au total, 6 victimes de séquestration sur 10 étaient âgées de 12 à 29 ans, alors que les personnes de ces âges composaient 42 % de l’ensemble des victimes.

Tableau 5 : Répartition (en %) des victimes d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le groupe d'âge, par catégorie d'infractions, Québec, 2009
Catégorie d'infractions 12 à 17  18 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 59 60 et + Total
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
Homicide 6 12 29 17 12 24 100
Tentative de meurtre 0 26 39 19 6 10 100
Agression sexuelle 21 36 18 18 6 1 100
Voies de niveau 3 3   41 23 28 2 3 100
Voies de niveau 2 3 39 27 21 8 2 100
Voies de niveau 1 3 40 28 20 7 2 100
Enlèvement 6 44 33 11 0 6 100
Séquestration 7 53 21 14 4 1 100
Harcèlement criminel 6 35 30 22 6 1 100
Menaces 6 31 30 22 8 3 100
Appels téléphoniques indécents ou harassants 3 28 33 23 9 4 100
Intimidation 8 31 29 19 9 4 100
Total 4 38 28 21 7 2 100
Total (nombre) 808 6 872 5 115 3 704 1 283 398 18 180

Les victimes étaient surtout des conjointes et des ex-conjointes

Dans l’ensemble, les victimes ont été un peu plus souvent agressées par le conjoint (45 %) que par l’ex-conjoint (41 %) en 2009, ce qui est le cas depuis plusieurs années. L’examen selon le sexe montre cependant que les femmes victimes ont été un peu plus agressées par leur conjoint (46 %) que les hommes (42 %) tandis que ceux-ci l’ont été un peu plus par leur ex-conjointe (44 % comparativement à 41 %) (graphique 6). Quant à la proportion de victimes d’un ami ou ex-ami intime, elle était sensiblement la même pour les victimes de chaque sexe.

Graphique 6 : Répartition des victimes d’infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la relation avec l’auteur présumé, par sexe, Québec, 2009
Relation de la victime avec l'auteur présumé FemmesHommes Total
Conjoint 46 42 45
Ex-conjoint 41 44 41
Ami ou ex-ami intime13 14 14
Total 100 100 100

La répartition selon la relation avec l’auteur présumé différait un peu pour les victimes de quelques catégories d’infractions (tableau 6). Ainsi, les victimes d’homicide, de tentative de meurtre et de voies de fait, tous niveaux confondus, affichaient une proportion plus élevée de conjointes que l’ensemble des victimes. En effet, autour de 60 % des victimes de chacun de ces crimes étaient des conjointes alors que celles-ci représentaient 45 % des victimes. Quant aux victimes de harcèlement criminel et d’appels téléphoniques indécents ou harassants, elles étaient composées d’ex-conjointes dans une proportion de près de 80 % comparativement à 41 % pour l’ensemble des victimes. Les ex-conjointes étaient aussi surreprésentées parmi les victimes d’intimidation, de menaces et d’enlèvement.

Bien que les amis et ex-amis intimes étaient minoritaires parmi les victimes de chaque type d’infractions, ils avaient une proportion plus élevée parmi les victimes d'agression sexuelle (28 %) que pour l’ensemble des victimes (14 %). Cette situation s’explique en partie parce que ce type de crime touche particulièrement les jeunes. Les enlèvements (22 %), le harcèlement criminel (20 %), les appels téléphoniques indécents ou harassants (20 %) et les séquestrations (18 %) comportaient également une proportion plus élevée d’amis et d’ex-amis intimes que l’ensemble des victimes.

Tableau 6 : Répartition (en %) des victimes d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la relation avec l'auteur présumé, par catégorie d'infractions, Québec, 2009
Catégorie d'infractions ConjointEx-conjoint Ami et ex-ami intimeTotal
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
Homicide 59 356 100
Tentative de meurtre 58 36 6 100
Agression sexuelle34 38 28 100
Voies de fait de niveau 364288 100
Voies de fait de niveau 260 28 12 100
Voies de fait de niveau 1583012 100
Enlèvement 28 5022 100
Séquestration 49 3318 100
Harcèlement criminel3 77 20 100
Menaces21 6514 100
Appels téléphoniques indécents ou harassants2 7820 100
Intimidation 19 729 100
Total 45 41 14 100

Un peu plus de quatre victimes sur dix ont été blessées

En ce qui concerne les séquelles physiques de ce type de violence, les données nous apprennent qu’un peu plus de quatre victimes sur dix ont été blessées physiquement lors de la commission de l’infraction, et ce, quel que soit le sexe. Cette proportion a été plus élevée pour les victimes conjointes (56 %) que pour les amies ou ex-amies intimes (40 %) et les ex-conjointes (30 %). Ces résultats concordent avec les données précédentes selon lesquelles les personnes agressées par leur conjoint ont été plus nombreuses à subir des infractions susceptibles de causer des blessures, dont des voies de fait.

La présence de blessures et leur gravité sont évidemment en fonction du type d'infraction. Ainsi, presque toutes les victimes de crimes graves, tels que les voies de fait de niveau 3 et les tentatives de meurtre, ont été blessées et près de la moitié l'ont été gravement. La proportion de victimes blessées diminuait à 70 % pour les voies de fait de niveau 2, à 64 % pour les enlèvements ou séquestrations, à 55 % pour les voies de fait de niveau 1 et enfin, à 49 % pour les victimes d’agression sexuelle. Pour ce dernier type d’infractions, la proportion de victimes blessées s’élevait toutefois avec le niveau de gravité, s’établissant à 46 % pour l’agression sexuelle simple (niveau 1), passant à 88 % pour l’agression sexuelle armée ou causant des lésions corporelles (niveau 2) et atteignant la totalité des victimes d’agression sexuelle grave (niveau 3). Mentionnons que les menaces, le harcèlement criminel ainsi que les appels téléphoniques indécents ou harassants et l’intimidation ne causent pas de blessures physiques.

Parmi les victimes blessées, 86 % ont souffert de blessures légères nécessitant des soins médicaux mineurs. Les trois quarts des victimes blessées l’ont été par la seule force physique de l’auteur présumé, mais les femmes l’ont été davantage (77 %) que les hommes (65 %). Quant aux hommes victimes, ils ont été plus souvent blessés que les femmes avec un couteau ou un autre objet pointu (9 % comparativement à 2 %), avec un objet contondant (7 % comparativement à 3 %) et avec une autre arme (5 % comparativement à 2 %).

La majorité des infractions a été classée par mise en accusation

Une proportion élevée (89 %) des infractions commises dans un contexte conjugal était classée au moment de l’extraction des données statistiques, soit 16 119 des 18 180 infractions déclarées en 2009. De ce nombre, 13 470 (84 %) avaient été perpétrées par des hommes. Comme l’illustre le graphique 7, 61 % des infractions ont été classées par mise en accusation8 alors que 28 % l’ont été sans mise en accusation.

8 Le classement des infractions par mise en accusation reflète généralement la décision du procureur aux poursuites criminelles et pénales attitré au dossier d’intenter une poursuite et, le classement sans mise en accusation, sa décision de ne pas en intenter.

Graphique 7 : Répartition des infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon l’état du classement, Québec, 2009
État du classement (%) Nombre
Dossiers non classés 112 061
Dossiers classés par mise en accusation 6111 128
Dossiers classés sans mise en accusation 284 991
Dossiers classés sans mise en accusation, raison indépendante de la volonté policière 142 470
Dossiers classés sans mise en accusation, refus de la victime de collaborer132 333
Dossiers classés sans mise en accusation, autres motifs 1188
Total 10018 180

Parmi les infractions classées, celles qui l’ont été le plus souvent par mise en accusation sont les enlèvements (92 %), les tentatives de meurtre (91 %) et les séquestrations (89 %) (graphique 8). À l’opposé, les infractions qui ont le moins souvent obtenu ce classement sont les appels téléphoniques indécents ou harassants (50 %), l’intimidation (54 %) et les agressions sexuelles (62 %). La proportion des agressions sexuelles ayant obtenu ce type de classement était plus élevée selon la gravité de l’agression, le pourcentage étant de 61 % pour les agressions sexuelles simples, de 77 % pour les agressions sexuelles armées et de 80 % pour les agressions sexuelles graves. Par ailleurs, précisons que les meurtres et les tentatives de meurtre classés sans mise en accusation en 2009 l’ont été en raison du suicide de l’auteur présumé.

Graphique 8 : Répartition des infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal, classées selon le type de classement, par catégorie d’infractions, Québec, 2009
Catégorie d'infractionsClassées par mise en accusation (%)Classées sans mise en accusation (%)
Enlèvement 928
Tentative de meurtre 919
Séquestration 8911
Voies de fait de niveau 3 8416
Voies de fait de niveau 28119
Menaces 6931
Harcèlement criminel 6931
Homicide 6733
Voies de fait de niveau 1 6634
Agression sexuelle 6238
Intimidation 5446
Appels téléphoniques indécents ou harassants 5050

Quant aux infractions classées sans mise en accusation, elles ont reçu ce classement en raison de deux principaux motifs, soit une raison indépendante de la volonté policière et le refus de la victime de collaborer au processus judiciaire (graphique 7). Le premier fait référence au fait que le procureur attitré au dossier peut estimer qu’il ne pourrait raisonnablement obtenir une condamnation, notamment s’il considère que la preuve est faible. Il faut savoir que celui-ci n’intentera pas d’action en justice pour un tel cas. Quant au second motif, il est lié au fait que plusieurs victimes craignent les conséquences des procédures judiciaires pour leur conjoint ou pour elles-mêmes de telle sorte qu’elles veulent y mettre fi n en refusant de témoigner à la cour. Il est ainsi possible que, en l’absence du témoignage de la victime, le procureur attitré au dossier ne considère pas la preuve suffisante pour intenter une poursuite. En effet, en matière de violence conjugale, il n’y a souvent qu’un seul témoin, la victime, et aucune autre preuve indépendante.

Les autres motifs invoqués pour classer les infractions commises dans un contexte conjugal sans mise en accusation sont principalement l’envoi de l’auteur présumé dans un programme de déjudiciarisation, le pouvoir discrétionnaire du corps de police et le fait que l’auteur soit accusé pour une autre affaire criminelle. On trouve aussi quelques cas de classement sans mise en accusation pour les motifs suivants : le suicide ou le décès de l’accusé, le décès de la victime ou d’un témoin essentiel, l’admission de l’accusé dans un hôpital psychiatrique, le fait que celui-ci se trouve dans un autre pays sans qu’il y ait une possibilité d’extradition et le fait qu’il ait reçu un avertissement ou ait été transféré dans un organisme de justice alternative.

Une criminalité qui a fait des victimes indirectes

La criminalité commise dans un contexte conjugal peut avoir des effets néfastes non seulement pour les personnes qui en sont directement victimes, mais aussi pour celles qui en sont témoins. En plus des séquelles psychologiques que peut entraîner le fait d’assister à une telle violence, certains témoins deviennent eux-mêmes impliqués dans l’événement criminel en tant que victimes.

Ainsi, en 2009, près de 10 % des événements criminels en contexte conjugal ont fait d’autres victimes de crimes en plus de la personne conjointe, ex-conjointe, amie ou ex-amie intime. Celles-ci sont les victimes indirectes de la criminalité dans un contexte conjugal. En 2009, le nombre de victimes indirectes s’établissait à 1 777 personnes, dont 31 % étaient âgées de moins de 18 ans et 69 % de 18 ans et plus.

Les victimes mineures faisaient principalement partie de la famille de l’auteur présumé : 62 % étaient son enfant, 11 % sa belle-fille ou son beau-fils et 6 % un autre membre de la famille. Les autres étaient surtout une simple connaissance (15 %) (graphique 9). On constate que les victimes majeures étaient moins nombreuses à avoir un lien de famille avec l’auteur présumé. En fait, 42 % d’entre elles n’étaient qu’une simple connaissance et 25 % ne connaissaient pas l’auteur présumé.

Graphique 9 : Répartition des victimes indirectes de la criminalité commise dans un contexte conjugal selon la relation avec l’auteur présumé, par groupe d’âge, Québec, 2009
Relation de la victime avec l'auteur présumé Moins de 18 ans (nombre)18 ans et plus (nombre) Moins de 18 ans (%)18 ans et plus (%)
1. Ami, relation intime, voisin, relation d'affaires ou criminelles
Fils, fille 343 6862 5
Beau-fils, belle-fille 59 81 11 7
Autre membre de la famille35 100 6 8
Autre relation101172 10
Connaissance86 51115 42
Symbole d'autorité1072 1
Étranger 7 3081 25
Inconnu 5 301 2
Total 555 1 222 100 100

Quel que soit leur lien avec l’auteur présumé, toutes ces personnes ont subi un acte de violence. Les jeunes ont été victimes principalement de voies de fait de niveau 1 (5 sur 10) et de menaces (3 sur 10). Quant aux victimes adultes, elles ont aussi surtout été l’objet de menaces et de voies de fait de niveau 1, mais dans des proportions similaires (respectivement 34 % et 37 %).

Annexe – Tableaux complémentaires

Tableau A

Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie, Québec, 2000 à 2009
Catégorie d’infractions 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Diférence 2009-2000
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
- : Les données sur ces infractions ne sont pas accessibles pour ces années.
n.s.p. : ne s'applique pas.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
NOMBRE
Homicide 21 21 25 21 24 1520 12 12 17 -4
Tentative de meurtre 63 44 61 43 56 47 41 39 22 31 -32
Agression sexuelle 295 320 370 329 368 378 402 358 390423 128
Voies de fait de niveau 3 65 75 55 55 55 45 46 27 52 65 0
Voies de fait de niveau 2 1 616 1 662 1 829 1 922 1 960 2 121 2 165 2 243 2 185 2 208 592
Voies de fait de niveau 1 8 991 9 496 9 263 9 131 8 928 9 359 9 557 9 478 9 584 9 851 860
Enlèvement 22 27 23 17 1232 31 18 10 18 -4
Séquestration 195 223 278 284 351 372 412 442 416 474 279
Harcèlement criminel 1 713 1 619 1 826 1 958 2 091 2 185 2 216 2 030 1 900 1 962 249
Menaces 3 019 3 037 2 841 2 833 2 898 2 930 2 930 2 679 2 601 2 615 -404
Appels téléphoniques indécents ou harrassants - - - - - - - - 155 438 n.s.p.
Intimidation - - - - - - - - 26 78 n.s.p.
Total 16 000 16 524 16 571 16 593 16 743 17 484 17 820 17 328 17 353 18 180 2 180
TAUX
Homicide 0,3 0,3 0,4 0,3 0,4 0,2 0,3 0,2 0,2 0,2 -25,5
Tentative de meurtre 1,0 0,7 0,9 0,7 0,9 0,7 0,6 0,6 0,3 0,5 -54,7
Agression sexuelle 4,7 5,0 5,8 5,1 5,6 5,7 6,0 5,3 5,7 6,2 32,0
Voies de fait de niveau 3 1,0 1,2 0,9 0,8 0,8 0,7 0,7 0,4 0,8 0,9 8,0
Voies de fait de niveau 2 25,6 26,1 28,5 29,6 29,8 32,0 32,3 33,3 32,1 32,2 25,8
Voies de fait de niveau 1 142,3 149,1 144,2 140,6 135,9 141,1 142,7 140,7 140,9 143,5 0,9
Enlèvement 0,3 0,4 0,4 0,3 0,2 0,5 0,5 0,3 0,2 0,3 -13,3
Séquestration 3,1 3,5 4,3 4,4 5,3 5,6 6,2 6,6 6,1 6,9 122,6
Harcèlement criminel 27,1 25,4 28,4 30,1 31,8 32,9 33,1 30,1 27,9 28,6 5,4
Menaces 47,8 47,7 44,2 43,6 44,1 44,2 43,7 39,8 38,3 38,1 -20,3
Appels tél. indécents ou harrassants - - - - - - - - 2,3 6,4 n.s.p.
Intimidation - - - - - - - - 0,4 1,1 n.s.p.
Total 253,1 259,4 257,9 255,4 254,8 263,5 266,1 257,3 255,2 264,8 4,6

Tableau B

Nombre d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie, par sexe, Québec, 2000 à 2009
Catégorie d’infractions 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Différence 2009-2000
- : Les données sur ces infractions ne sont pas accessibles pour ces années.
n.s.p. : ne s'applique pas.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
FEMMES
Homicide 14 14 21 15 23 13 13 11 9 15 1
Tentative de meurtre 44 37 45 30 4137 3130 1726 -18
Agression sexuelle 290 311 349 309354 359 384349 385 409119
Voies de fait de niveau 3 51 6448 50 46 42 38 25 43 554
Voies de fait de niveau 2 1 217 1 211 1 379 1 435 1 445 1 578 1 590 1 631 1 556 1 558 341
Voies de fait de niveau 1 7 753 8 179 8 044 7 867 7 638 7 941 8 114 7 950 7 970 8 142389
Enlèvement  19 21 21 15 13 27 27 18 10 16 -3
Séquestration 191 216 271 275 346 366 406 436 400 455264
Harcèlement criminel 1 474 1 413 1 566 1 718 1 812 1 886 1 941 1 787 1 638 1 699 225
Menaces 2 492 2 511 2 366 2 365 2 340 2 365 2 405 2 214 2 119 2 149 -343
Appels téléphoniques indécents ou harassants - - - - - - - - 109 301
n.s.p.
Intimidation - - - - - - - - 23 66 n.s.p.
Total 13 545 13 977 14 110 14 079 14 058 14 614 14 949 14 452 14 279 14 8911 346
HOMMES
Homicide 7 74 4 1 2 71 3 2-5
Tentative de meurtre 19 7 1610 14 10 9 7 5 5 -14
Agression sexuelle 5 921 13 7 8 13 85 14 9
Voies de fait de niveau 3 14 11 7 8 11 4 9 3 9 10-4
Voies de fait de niveau 2 399 451 450 501 524 540 576 622 629 650251
Voies de fait de niveau 1 1 238 1 317 1 219 1 330 1 321 1 434 1 481 1 567 1 614 1 709 471
Enlèvement 36 2 2 0 5 3 0 0 2-1
Séquestration 4 77 1110 11 9 9 16 1915
Harcèlement criminel 239 206 260 271 295 295 280 261 262 263 24
Menaces 527 526 475 486 559 564 520 473 482 466-61
Appels téléphoniques indécents ou harassants - - - - - - - - 46 137 n.s.p.
- - - - - - - - 3 12 n.s.p.
Total 2 455 2 547 2 461 2 636 2 742 2 873 2 907 2 952 3 074 3 289834

Tableau C

Taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie, par sexe, Québec, 2000 à 2009
Catégorie d’infractions 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Variation 2009/2000 (en %)
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
- : Les données sur ces infractions ne sont pas accessibles pour ces années.
n.s.p. : ne s'applique pas.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
FEMMES
Homicide 0,4 0,4 0,6 0,5 0,7 0,4 0,4 0,3 0,3 0,4-0,9
Tentative de meurtre 1,4 1,1 1,4 1,0 1,3 1,1 0,9 0,9 0,5 0,7-45,3
Agression sexuelle 9,0 9,6 10,7 9,5 10,8 11,0 11,4 10,2 11,2 11,730,4
Voies de fait de niveau 3 1,6 2,0 1,5 1,5 1,3 1,2 1,1 0,7 1,2 1,6-0,3
Voies de fait de niveau 2 37,8 37,3 42,1 42,9 43,0 46,8 46,6 47,4 45,1 44,818,4
Voies de fait de niveau 1 240,8 252,1 245,5 235,9 227,4 234,7 237,1 231,6 231,0 233,9-2,9
Enlèvement  0,6 0,6 0,6 0,5 0,4 0,80,8 0,5 0,3 0,5-22,1
Séquestration 5,9 6,7 8,38,3 10,3 10,8 11,9 12,811,613,1120,3
Harcèlement criminel 45,8 43,6 47,8 51,1 53,8 55,9 56,8 51,8 47,5 48,86,6
Menaces 77,4 77,4 72,2 70,8 69,7 70,0 70,6 64,6 61,4 61,7-20,2
Appels téléphoniques indécents ou harrassants - - - - - - - - 3,2 8,6n.s.p.
Intimidation - - - - - - - - 0,7 1,9n.s.p.
Total 420,7 430,8 430,7 421,9 418,6 432,6 437,5 420,9 413,9 427,71,7
HOMMES
Homicide 0,2 0,2 0,1 0,1 0,0 0,1 0,2 0,0 0,1 0,1-73,8
Tentative de meurtre 0,6 0,2 0,5 0,3 0,4 0,3 0,3 0,2 0,1 0,1 -75,9
Agression sexuelle 0,2 0,3 0,7 0,4 0,2 0,2 0,4 0,2 0,1 0,4 156,5
Voies de fait de niveau 3 0,5 0,4 0,2 0,2 0,3 0,1 0,3 0,1 0,3 0,3 -34,6
Voies de fait de niveau 2 12,9 14,4 14,3 15,7 16,2 16,6 17,5 18,7 18,8 19,2 49,2
Voies de fait de niveau 1 39,9 42,1 38,7 41,5 40,9 43,9 44,9 47,1 48,2 50,5 26,5
Enlèvement  0,1 0,2 0,1 0,1 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 0,1 -38,9
Séquestration 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,5 0,6335,1
Harcèlement criminel 7,7 6,6 8,3 8,4 9,0 9,1 8,5 7,9 7,8 7,8 0,8
Menaces 17,0 16,8 15,1 15,3 17,5 17,3 15,9 14,2 14,4 13,8 -19,0
Appels téléphoniques indécents ou harrassants - - - - - - - - 1,4 4,0 n.s.p.
Intimidation 0,1 0,4n.s.p.
Total 79,2 81,5 78,2 82,5 84,9 88,1 88,4 88,9 91,8 97,2 22,7

Tableau D

Taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le groupe d'âge, par sexe, Québec, 2000 et 2009
Groupe d'âge Femmes Hommes Total
2000 2009 Variation 2009/2000
(en %)
2000 2009 Variation 2009/2000
(en %)
2000 2009 Variation 2009/2000
(en %)
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
12 à 17 181,5 269,8 48,730,3 20,6 -31,8 103,9 142,3 36,9
18 à 24 886,31 053,5 18,991,1 131,7 44,5 478,5 582,4 21,7
25 à 29 891,4 886,8 -0,5 137,2 180,4 31,5 505,3 525,9 4,1
30 à 39 796,6 831,3 4,4 145,8172,4 18,2 464,4 493,9 6,4
40 à 49 402,5 478,1 18,8 87,3 137,5 57,4 244,7 305,3 24,8
50 à 59 144,0 151,1 4,9 41,6 67,0 61,1 93,4 109,5 17,2
60 à 69 45,0 46,1 2,5 26,1 19,4 -25,9 36,0 33,1 -8,0
70 ou plus 21,7 16,7 -23,0 11,9 12,0 1,0 17,9 14,8 -17,5
Total 420,7 427,7 1,7 79,2 97,2 22,7 253,1 264,8 4,6

Tableau E

Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le sexe, par région, Québec, 2008 et 2009
Région Infractions envers les femmes Infractions envers les hommes
2008 2009 2008 2009
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
* Les données présentées pour la région du Nord-du-Québec excluent celles de l'Administration régionale Kativik.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
NOMBRE
Bas-Saint-Laurent 287 301 56 54
Saguenay–Lac-Saint-Jean 399 444 74 102
Capitale-Nationale 1 100 1 217 201 221
Mauricie 440 497 83 101
Estrie 357 434 64 71
Montréal 4 635 4 500 966 995
Outaouais 822 803 185 208
Abitibi-Témiscamingue 288 329 65 69
Côte-Nord 380 355 98 86
Nord-du-Québec* 39 34 9 5
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 169 161 43 33
Chaudière-Appalaches 472 489 100 110
Laval 621 684 157 174
Lanaudière 829 872 182 231
Laurentides 992 1 184 273 270
Montérégie 2 064 2 209 451 501
Centre-du-Québec 385 378 67 58
Total 14 279 14 891 3 074 3 289
TAUX
Bas-Saint-Laurent 317,7 333,3 63,5 61,0
Saguenay–Lac-Saint-Jean 330,1 368,2 61,6 84,1
Capitale-Nationale 353,1 386,9 67,8 73,9
Mauricie 366,4 415,5 72,3 87,2
Estrie 263,6 318,4 48,6 53,2
Montréal 539,5 520,8 119,1 121,8
Outaouais 530,4 506,9 121,6 135,7
Abitibi-Témiscamingue 461,5 524,6102,1 107,1
Côte-Nord 936,6 873,6 231,1 202,0
Nord-du-Québec* 254,4 218,0 55,0 30,3
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 391,6 373,6 103,3 78,8
Chaudière-Appalaches 270,7 278,5 57,0 62,2
Laval 364,5 392,3 95,9 105,4
Lanaudière 423,0 438,4 92,9 115,8
Laurentides 425,4 500,6 118,1 114,8
Montérégie 331,9 350,8 74,4 81,6
Centre-du-Québec 384,2 376,5 67,3 57,5
Total 413,9 427,7 91,8 97,2

Tableau F

Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon le groupe d’âge, par région, Québec, 2009
Région 12 à 17 18 à 24 25 à 29 30 à 39 40 à 49 50 à 59 60 à 69 70 ou plus Total
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
* Les données présentées pour la région du Nord-du-Québec excluent celles de l'Administration régionale Kativik.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
NOMBRE
Bas-Saint-Laurent 13 76 47 95 84 32 5 3 355
Saguenay – Lac-Saint-Jean 39 107 83 155 109 37 8 8 546
Capitale-Nationale 66 302 192 431 291 107 43 6 1 438
Mauricie 23 130 99 138 138 55 12 3 598
Estrie 19 121 70 148 102 36 7 2 505
Montréal 184 1 323 917 1 539 1 055 346 79 52 5 495
Outaouais 51 220 169 288 200 68 10 5 1 011
Abitibi-Témiscamingue 27 103 49 122 70 24 2 1 398
Côte-Nord 31 136 73 102 79 18 2 0 441
Nord-du-Québec* 2 8 6 11 9 2 0 1 39
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 11 27 23 55 46 24 6 2 194
Chaudière-Appalaches 30 124 104 164 121 43 11 2 599
Laval 30 211 116 226 200 64 6 5 858
Lanaudière 57 227 159 317 239 86 15 3 1 103
Laurentides 72 257 212 422 338 112 32 9 1 454
Montérégie 136 605 415 761 558 184 36 15 2 710
Centre-du-Québec 17 82 79 141 65 45 5 2 436
Total 808 4 059 2 813 5 115 3 704 1 283 279 119 18 180
TAUX
Bas-Saint-Laurent 96,5 450,2 402,2 437,0 291,6 90,7 19,4 11,9 198,4
Saguenay – Lac-Saint-Jean 197,8 433,0 465,0 506,4 269,9 78,9 24,9 27,1 225,8
Capitale-Nationale 150,1 488,9 373,4 491,6 285,8 98,5 52,9 7,8 234,4
Mauricie 131,0 574,9 606,9 494,1 359,6 124,0 35,5 8,7 254,0
Estrie 85,4 425,3 338,5 401,6 231,7 76,2 19,1 5,9 187,1
Montréal 155,3 775,4 595,5 533,2 362,8 134,7 43,5 23,6 326,8
Outaouais 181,1 657,2 707,2 585,8 332,4 125,7 28,6 18,0 324,4
Abitibi-Témiscamingue 232,2 753,1 526,7 700,7 308,0 102,4 13,0 7,4 313,0
Côte-Nord 417,2 1 684,6 1 210,6 846,8 496,7 115,9 20,0 0,0 530,0
Nord-du-Québec* 45,0 170,2 196,1 184,3 160,7 46,1 0,0 64,6 121,5
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 169,4 383,8 487,7 554,0 315,5 140,7 46,7 16,3 228,4
Chaudière-Appalaches 102,5 350,7 393,8 324,7 202,4 68,1 23,7 4,8 170,0
Laval 95,2 595,2 494,0 435,4 310,7 118,5 16,1 12,1 252,7
Lanaudière 146,6 558,9 564,7 531,3 320,0 124,0 30,4 8,0 276,9
Laurentides 162,0 550,6 652,3 596,9 371,9 136,3 54,3 19,8 308,2
Montérégie 120,4 477,2 460,8 407,9 245,7 86,2 23,0 11,5 218,0
Centre-du-Québec 99,0 408,7 516,1 499,5 195,6 125,9 18,6 8,1 216,6
Total 142,3 582,4 525,9 493,9 305,3 109,5 33,1 14,8 264,8

Tableau G

Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la catégorie, par région, Québec, 2009
Région Meurtre et tentative de meurtre Agression sexuelle Voies de fait Enlèvement ou séquestration Harcèlement criminel Menaces Appels téléphoniques indécents ou harassants et intimidation Total
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
* Les données présentées pour la région du Nord-du-Québec excluent celles de l'Administration régionale Kativik.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
NOMBRE
Bas-Saint-Laurent 0 12 196 8 63 54 22 355
Saguenay – Lac-Saint-Jean 3 22 293 18 124 64 22 546
Capitale-Nationale 1 32 966 17 156 208 58 1 438
Mauricie 3 10 383 20 87 73 22 598
Estrie 0 13 311 22 73 69 17 505
Montréal 11 106 3 931 188 466 694 99 5 495
Outaouais 5 17 649 18 145 140 37 1 011
Abitibi-Témiscamingue 0 14 255 10 56 46 17 398
Côte-Nord 4 14 307 19 37 45 15 441
Nord-du-Québec* 1 1 21 1 9 4 2 39
Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine 2 8 96 5 27 51 5 194
Chaudière-Appalaches 2 16 378 27 79 86 11 599
Laval 1 20 631 25 52 120 9 858
Lanaudière 3 25 755 29 93 171 27 1 103
Laurentides 2 33 930 31 163 249 46 1 454
Montérégie 9 70 1 746 36 292 467 90 2 710
Centre-du-Québec 1 10 276 18 40 74 17 436
Total 48 423 12 124 492 1 962 2 615 516 18 180
TAUX
Bas-Saint-Laurent 0,0 6,7 109,6 4,5 35,2 30,2 12,3 198,4
Saguenay – Lac-Saint-Jean 1,2 9,1 121,2 7,4 51,3 26,5 9,1 225,8
Capitale-Nationale 0,2 5,2 157,5 2,8 25,4 33,9 9,5 234,4
Mauricie 1,3 4,2 162,7 8,5 37,0 31,0 9,3 254,0
Estrie 0,0 4,8 115,3 8,2 27,1 25,6 6,3 187,1
Montréal 0,7 6,3 233,8 11,2 27,7 41,3 5,9 326,8
Outaouais 1,6 5,5 208,2 5,8 46,5 44,9 11,9 324,4
Abitibi-Témiscamingue 0,0 11,0 200,5 7,9 44,0 36,2 13,4 313,0
Côte-Nord 4,8 16,8 369,0 22,8 44,5 54,1 18,0 530,0
Nord-du-Québec* 3,1 3,1 65,4 3,1 28,0 12,5 6,2 121,5
Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine 2,4 9,4 113,0 5,9 31,8 60,0 5,9 228,4
Chaudière-Appalaches 0,6 4,5107,3 7,7 22,4 24,4 3,1 170,0
Laval 0,3 5,9 185,9 7,4 15,3 35,3 2,7 252,7
Lanaudière 0,86,3 189,6 7,3 23,3 42,9 6,8 276,9
Laurentides 0,4 7,0 197,1 6,6 34,6 52,8 9,8 308,2
Montérégie 0,7 5,6 140,4 2,9 23,5 37,6 7,2 218,0
Centre-du-Québec 0,5 5,0 137,1 8,9 19,9 36,8 8,4 216,6
Total 0,7 6,2 176,6 7,2 28,6 38,1 7,5 264,8

Tableau H

Nombre et taux1 d'infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal selon la région, Québec, 2000 à 2009
Région 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
1. Nombre d'infractions par 100 000 habitants (population basée sur les estimations de Statistique Canada).
* Les données présentées pour la région du Nord-du-Québec excluent celles de l'Administration régionale Kativik.
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.
NOMBRE
Bas-Saint-Laurent 299 329 298 376 323 374 373 355 343 355
Saguenay–Lac-Saint-Jean 449 429 435452 451 395 490 471 473 546
Capitale-Nationale 991 1 074 1 032 942 947 1 060 1 393 1 367 1 301 1 438
Mauricie 337428 372 412 460 533 593 560 523 598
Estrie 381 391 429 505 523 509 567 466 421 505
Montréal 6 606 6 442 6 541 6 129 6 003 6 252 5 668 5 499 5 6015 495
Outaouais 967 982 993 958 1 083 870 988 963 1 007 1 011
Abitibi-Témiscamingue 272 282 319 305 383 405 368 372 353 398
Côte-Nord 285236 212 301 290 330 345 366 478441
Nord-du-Québec* 161 193 201 139 139 184 168 49 48 39
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 204 232 236 214 215 216 195 240 212 194
Chaudière-Appalaches 348 389 406 436 387 386 515 538 572 599
Laval 640 744 705 837 807 836 972 925 778 858
Lanaudière 647 677 710 801 798 825 921 939 1 011 1 103
Laurentides 705 779 766 968 1 023 1 197 1 286 1 248 1 2651 454
Montérégie 2 394 2 529 2 529 2 460 2 562 2 604 2 551 2 611 2 515 2 710
Centre-du-Québec 314 388 387 480 406 511 463 435 452436
Total 16 000 16 524 16 571 16 715 16 800 17 487 17 856 17 404 17 353 18 180
TAUX
Bas-Saint-Laurent 167,0 184,5 166,8 210,3 180,4 208,3 207,7 198,4 192,2 198,4
Saguenay–Lac-Saint-Jean 180,9173,6 177,9 185,5 185,7 162,9 202,3 195,1 196,2 225,8
Capitale-Nationale 174,9188,4 178,6 161,4 160,4 178,3 232,3 227,3 214,1 234,4
Mauricie 146,4186,5 162,7 179,4 199,3 229,7 254,4 239,4 222,7 254,0
Estrie 153,4 156,3 169,3 196,8 201,4 193,6 213,9 175,9 157,6 187,1
Montréal 418,3 403,9 401,8 374,2 365,3 381,0 344,9 332,1 335,3 326,8
Outaouais 359,2 358,5 356,2 336,1 372,3 293,0 328,1 318,1 328,0 324,4
Abitibi-Témiscamingue 210,8220,6 254,9 244,1 306,6 323,6 292,7 296,2 280,1 313,0
Côte-Nord 329,5 275,7 253,2 360,6 347,6 395,3 413,9 439,1 576,1 530,0
Nord-du-Québec* 544,9 650,3 664,2 455,0 449,0 591,9 538,3 156,0 151,4 121,5
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 230,8264,6 274,5 249,4 249,8 251,3 226,8 281,8 250,0 228,4
Chaudière-Appalaches 103,8 115,7 120,1 128,0 112,8 111,7 148,1 154,2 163,5 170,0
Laval 214,3 245,6 231,8 270,3 256,2 260,6 298,1 281,8 232,9 252,7
Lanaudière 194,5201,1 209,0 230,5 223,6 223,7 243,4 244,0 258,0 276,9
Laurentides 179,0 193,8 188,5 232,0 238,9 272,5 286,5 273,6 272,4 308,2
Montérégie 214,5 224,5 223,9 214,3 219,2 219,1 211,3 215,2 204,9 218,0
Centre-du-Québec 164,9 203,2 201,2 247,9 207,5 259,3 233,4 219,2 226,2 216,6
Total 253,1 259,4 257,9 257,3 255,7 263,6 266,6 258,4 255,2 264,8

Portrait régional

Dernière mise à jour : 25 mars 2011