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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec

Date de publication : juin 2010

Faits saillants

Le rapport Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec présente les statistiques sur les infractions commises dans un contexte conjugal signalées à la police et jugées fondées après enquête en 2008.

Voici les principaux faits saillants :

  • En 2008, les corps policiers ont enregistré 17 321 infractions contre la personne1 commises dans un contexte conjugal, c’est-à-dire par une personne conjointe, ex-conjointe, amie intime ou ex-amie intime de la victime. Ces infractions composaient plus du cinquième de toutes les infractions contre la personne qui ont été consignées au cours de l’année.

    1 Les infractions contre la personne qui sont considérées dans le rapport sont les homicides, les tentatives de meurtre, les voies de fait, les agressions sexuelles, les enlèvements ou séquestrations, le harcèlement criminel, les menaces et, depuis 2008, les appels téléphoniques indécents ou harassants et l’intimidation. Ces infractions sont définies à la partie Définitions des infractions contre la personne.

  • Un peu plus de la moitié (9 540) des infractions étaient des voies de fait de niveau 1 (emploi de la force, tentative ou menace de l'utiliser). Suivaient principalement les menaces (2 602), le harcèlement criminel (1 916) et les voies de fait de niveau 2 (porter, utiliser ou menacer d'utiliser une arme en se livrant à des voies de fait) (2 173). Quant aux homicides (11), aux tentatives de meurtre (27) et aux voies de fait de niveau 3 (blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie en danger en se livrant à des voies de fait) (52), ils composaient moins de 1 % des infractions.
  • Les infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont légèrement diminué en 2008, le taux d'infractions par 100 000 habitants étant de 1 % inférieur à celui de 2007. La baisse est observée pour presque toutes les catégories d'infractions, sauf les agressions sexuelles et les voies de fait de niveau 3, qui ont augmenté, et les voies de fait de niveau 1 qui sont restées stables.
  • Le profil général des victimes s’est très peu modifié par rapport aux dernières années :
    • les victimes étaient majoritairement des femmes, quels que soient la catégorie d’infractions ou le groupe d’âge;
    • Près de quatre victimes sur dix étaient âgées de 18 à 29 ans;
    • 45 % étaient les conjointes de l’auteur présumé tandis que 41 % étaient des ex-conjointes;
    • 44 % ont été blessées lors de l’infraction et, parmi celles-ci, 88 % ont souffert de blessures légères.

  • En 2008, comme au cours des années précédentes, on constate que le profil des victimes varie selon l'infraction subie. On remarque principalement que :
    • Les victimes de voies de fait de niveau 2 et celles d’appels téléphoniques indécents ou harassants et d’intimidation comprenaient les plus importantes proportions d’hommes.
    • Les victimes d’homicide et de tentative de meurtre étaient en moyenne plus âgées que celles des autres catégories d’infractions tandis que la situation était contraire pour celles d’agression sexuelle et d’enlèvement ou séquestration.
    • Les victimes de harcèlement criminel, de menaces, d’appels téléphoniques indécents ou harassants et d’intimidation ont été plus souvent agressées par un ex-conjoint tandis que celles d’homicide, de tentative de meurtre, de voies de fait, tous niveaux confondus, et d’enlèvement ou séquestration l’ont été plus souvent par le conjoint.

  • La majorité des infractions ont été classées par mise en accusation. Celles qui ont été classées sans mise en accusation l’ont été principalement en raison du refus de la plaignante ou du plaignant que des accusations soient portées ou pour une raison indépendante de la volonté policière.
  • En plus des 17 321 victimes conjointes, ex-conjointes, amies intimes ou ex-amies intime de l'auteur présumé, les événements criminels dans lesquels se sont opposés des partenaires actuels ou passés ont fait 1 677 victimes indirectes. Plus du tiers (590) d'entre elles étaient âgées de moins de 18 ans et, parmi celles-ci, la majorité étaient les enfants de l'auteur présumé.