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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2005 sur la violence conjugale

Faits saillants

Le rapport La criminalité commise dans un contexte conjugal - Statistiques 2005 présente les statistiques sur les infractions commises dans un contexte conjugal au Québec qui ont été déclarées et enregistrées par la police en 2005.

Voici les principaux faits saillants :

Taux d'infractions commises dans un contexte conjugal

En 2005, 17 427 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal ont été enregistrées, soit près du quart (23 %) de l'ensemble des infractions contre la personne.

Après avoir légèrement diminué depuis 2001, le taux d'infractions par 100 000 habitants a augmenté de 3 %, ce qui, en nombre absolu, donne 684 infractions additionnelles.

Les infractions ont augmenté pour presque toutes les catégories d'infractions, sauf les homicides, les tentatives de meurtre et les voies de fait de niveau 3 qui ont diminué.

Groupes de la population touchés

Les groupes de la population les plus touchés par cette forme de criminalité sont les femmes, la population des 18 à 39 ans ainsi que, sur le plan régional, les populations des régions du Nord-du-Québec, de la Côte-Nord et de Montréal.

Profil des victimes

Les victimes de ces crimes ont le profil suivant : la majorité (83 %) sont des femmes, 88 % sont âgées de 18 à 49 ans, elles sont surtout les conjointes (44 %) et les ex-conjointes (43 %) de l'auteur présumé et elles ont été l'objet principalement de voies de fait de niveau 1 (53 %), de menaces (17 %), de harcèlement criminel (13 %) et de voies de fait de niveau 2 (12 %).

Lors des événements criminels opposant deux partenaires ou ex-partenaires intimes enregistrés en 2005, on dénombre 1 681 autres victimes d'infractions contre la personne dont 30 % étaient âgées de moins de 18 ans.

Classement des dossiers

Au moment de l'extraction des données aux fins du rapport, 89 % des infractions étaient classées, dont 68 % par mise en accusation et 21 % sans mise en accusation. Ces proportions varient selon le sexe des victimes, leur âge et leur relation avec l'auteur présumé.

Les deux principaux motifs du classement sans mise en accusation ont été le refus de la plaignante ou du plaignant qu'une accusation soit déposée et une raison indépendante de la volonté policière.