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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2004 sur la violence conjugale

Introduction

Le rapport La criminalité commise dans un contexte conjugal - Statistiques 2004 dresse l'état de situation des crimes contre la personne1 commis dans un contexte conjugal qui ont été signalés à la police en 2004. Les crimes contre la personne traités dans ce rapport sont les homicides, les tentatives de meurtre, les agressions sexuelles, les voies de fait, les enlèvements et les séquestrations, le harcèlement criminel et les menaces2. Quant à l'expression « crimes commis dans un contexte conjugal », elle fait référence aux crimes perpétrés sur une personne par une ou un conjoint, légal ou de fait, par une ou un ex-conjoint et par une ou un ami intime (personne qui a une relation proche et affectueuse avec la victime).

1 Les crimes contre la personne sont les seules infractions au Code criminel pour lesquelles il est possible de déterminer s'ils sont perpétrés dans un contexte conjugal ou non.

2 On trouvera une brève définition de ces infractions à l'annexe A du rapport.

Le rapport se divise en quatre chapitres. Le premier fournit de l'information sur la source des données et sur les éléments statistiques présentés dans le rapport. Le deuxième présente la criminalité commise dans un contexte conjugal en 2004 en la situant par rapport à l'ensemble des crimes violents, en la comparant à celle des années antérieures et en ciblant les groupes qu'elle touche le plus. Le troisième dresse le profil des victimes alors que le quatrième présente l'état de classement des dossiers selon quelques caractéristiques des victimes. Deux annexes complètent le rapport : la première comprend la définition des infractions et la deuxième renferme trois tableaux sur le nombre et le taux de victimes selon la région.

Faits saillants

Le rapport La criminalité commise dans un contexte conjugal - Statistiques 2004 présente les crimes contre la personne3 commis dans un contexte conjugal qui ont été signalés à la police en 2004. Comme cette forme de criminalité est peu rapportée à la police, les statistiques de ce rapport en fournissent seulement une image partielle.

3 Les crimes contre la personne sont les seules infractions au Code criminel pour lesquelles il est possible de déterminer s'ils sont perpétrés dans un contexte conjugal ou non.

  • En 2004, près de 17 000 crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal ont été enregistrés par les corps de police du Québec. Ces crimes représentent un crime contre la personne sur cinq.
  • L'année 2004 est la quatrième année de relative stabilité pour l'ensemble de ces crimes. Bien que le nombre de crimes n'ait pas beaucoup augmenté quelle que soit la catégorie, les tentatives de meurtre, les enlèvements et séquestrations et les agressions sexuelles ont eu les plus fortes hausses (respectivement 13, 51 et 47).
  • Les crimes commis dans un contexte conjugal sont surtout des voies de fait simples (53 %), mais aussi en bonne partie des menaces (17 %), du harcèlement criminel (13 %) ainsi que des voies de fait armées ou causant des lésions corporelles (12 %).
  • Cette criminalité frappe près de cinq fois plus la population féminine que la population masculine, se reflètant ainsi sur le profil des victimes qui sont des femmes dans une proportion de 84 %.
  • Dans la population, les groupes d'âge les plus souvent victimes sont les 30 à 39 ans, les 40 à 49 ans et les 18 à 24 ans. Ainsi, les deux tiers des victimes sont âgés de 18 à 39 ans.
  • Les populations des régions de l'Outaouais, de Montréal et du Nord-du-Québec sont les plus touchées par cette criminalité.
  • Les femmes sont un peu plus souvent victimes d'une ou d'un conjoint alors que les hommes le sont un peu plus d'une ou d'un ex-conjoint.
  • Les victimes conjointes ou conjoints de l'auteur présumé subissent plus souvent des voies de fait simples alors que celles qui en sont les ex-conjointes ou ex-conjoints sont plus souvent harcelées et menacées.
  • Les victimes de 12 à 17 ans sont les amies ou amis intimes de l'auteur présumé six fois sur dix. Ces jeunes victimes subissent moins souvent des voies de fait simples que les victimes plus âgées, mais plus souvent des enlèvements ou des séquestrations ainsi que des agressions sexuelles.
  • Près de 1 500 autres personnes, dont trois sur dix âgées de moins de 18 ans, ont subi des actes de violence lors d'un événement criminel d'ordre conjugal.
  • À la date d'extraction des données aux fins de ce rapport, les corps de police avaient recueilli suffisamment de preuves pour identifier les auteurs présumés de 91 % des crimes commis dans un contexte conjugal, leur permettant ainsi de classer ces crimes.