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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2003 sur la violence conjugale

Faits saillants

Le présent rapport présente les crimes commis dans un contexte conjugal qui sont signalés à la police et qui sont jugés fondés après l'enquête policière.

  • En 2003, en vertu du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire (DUC 2), on dénombrait 16 458 victimes de crimes contre la personne commis par un conjoint, un ex-conjoint ou un ami intime. Ces victimes représentent plus d'une victime de crimes contre la personne sur cinq (23 %) et les infractions commises dans un contexte conjugal comptent pour près de 4 % des infractions au Code criminel.
  • Le nombre par 100 000 habitants de victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal a diminué de 2 % en 2003.
  • Cinq régions affichent un taux de victimisation conjugale supérieur à celui de l'ensemble du Québec, soit les régions du Nord-du-Québec, de Montréal, de l'Outaouais, de la Côte-Nord et de Laval.
  • Les femmes sont cinq fois plus victimes d'un crime contre la personne commis par un conjoint, un ex-conjoint ou un ami intime que les hommes.
  • Les personnes de 25 à 29 ans ont le taux de victimisation conjugale le plus élevé. Suivent de près les personnes de 30 à 39 ans et celles de 18 à 24 ans. Le taux a tendance à décroître avec l'augmentation de l'âge.
  • Quarante-cinq pour cent (45 %) des victimes ont été agressées par un conjoint, 41 % par un ex-conjoint et 14 % par un ami intime.
  • Les principales infractions subies par les victimes ont été des voies de fait simples (55 %), des menaces (17 %), des agressions armées ou ayant causé des lésions corporelles (12 %) et du harcèlement criminel (12 %).
  • Quarante-quatre pour cent (44 %) des victimes ont subi des blessures physiques lors de l'événement criminel. Parmi les victimes blessées, 88 % l'ont été légèrement, c'est-à-dire que leurs blessures n'ont pas nécessité de traitement médical, mais seulement des soins mineurs.
  • Près de 1 594 autres personnes ont été victimes de violence de la part de l'auteur présumé lors de l'événement de violence conjugale; le quart d'entre elles étant l'enfant de l'auteur présumé.
  • Plus de 8 victimes sur dix ont été agressées dans une résidence privée. Trente-neuf pour cent (39 %) d'entre elles occupaient légalement le logement avec l'auteur présumé.
  • Quatre-vingt-douze pour cent (92 %) des victimes ont vu leur dossier être classé en 2003, c'est-à-dire que l'enquête criminelle a permis d'identifier l'auteur présumé et de recueillir suffisamment de preuves pour déposer une dénonciation.
  • En 2003, le taux de perpétration de violence conjugale a augmenté de 5 % chez les femmes et diminué de 6 % chez les hommes. Ces derniers maintiennent toutefois un taux nettement plus élevé que les femmes de telle sorte qu'ils composent 86 % des auteurs présumés.