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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2002 sur la violence conjugale

Faits saillants

Le rapport « La violence conjugale - Statistique 2002 » présente les crimes commis dans un contexte conjugal qui sont signalés à la police et qui sont jugés fondés après l'enquête policière.

  • En 2002, en vertu du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire (DUC 2), on dénombrait 16 729 victimes de crimes contre la personne commis par un conjoint, un ex-conjoint ou un ami intime. Ces victimes représentent plus d'une victime de crimes contre la personne sur cinq (23 %) et les infractions commises dans un contexte conjugal comptent pour 4 % des infractions au Code criminel.

  • Le nombre par 100 000 habitants de victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal a augmenté de 2 % en 2002, après une hausse de 1 % l'année précédente.

  • Les femmes sont cinq fois plus souvent victimes d'un crime contre la personne commis par un conjoint, un ex-conjoint ou un ami intime que les hommes (434 comparativement à 80 par 100 000).

  • Les personnes de 25 à 29 ans sont les plus souvent victimes de ces crimes (506 par 100 000). Elles sont suivies de près par les personnes de 30 à 39 ans (501) et de 18 à 24 ans (474). Le taux des 25 à 29 ans est presque 2 fois plus élevé que celui des 40 à 49 ans, 4 fois plus élevé que celui des 12 à 17 ans, 5 fois plus élevé que celui des 50 à 59 ans et au moins 12 fois plus élevé que celui des 60 ans et plus.

  • La région du Nord-du-Québec présente le taux de victimisation conjugale le plus élevé (661 par 100 000). Suivent les régions de Montréal (406), de l'Outaouais (382) et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (269). La région de Chaudière-Appalaches se démarque avec le taux le plus faible (120).

  • Les victimes ont été agressées dans des proportions assez égales par un conjoint (44 %) et un ex-conjoint (42 %). Pour 14 % d'entre elles, l'auteur présumé était un ami intime.

  • Les victimes ont surtout subi des voies de fait simples (6 sur 10). Plusieurs ont aussi reçu des menaces (17 %), subi des agressions armées ou ayant causé des lésions corporelles (11 %) ou ont été harcelées (11 %). Enfin, un nombre non négligeable a été l'objet d'agression sexuelle (376), d'enlèvement ou de séquestration (300), de tentative de meurtre (66), de voies de fait graves (55) et d'homicide (26).

  • Près de la moitié (45 %) des victimes ont subi des blessures physiques lors de l'événement criminel. Parmi les victimes blessées, 87 % l'ont été légèrement, c'est-à-dire que leurs blessures n'ont pas nécessité de traitement médical, mais seulement des soins mineurs.

  • Près de 1 500 autres personnes ont été victimes de violence de la part de l'auteur présumé lors de l'événement de violence conjugale, le quart d'entre elles étant l'enfant de l'auteur présumé.

  • Enfin, 90 % des dossiers de violence conjugale de 2002 ont été classés, c'est-à-dire que l'enquête criminelle a permis d'identifier l'auteur présumé et de recueillir suffisamment de preuves pour déposer une dénonciation auprès du Procureur général. Le rapport « La violence conjugale - Statistiques 2002 » présente les crimes commis dans un contexte conjugal qui sont signalés à la police et qui sont jugés fondés après l'enquête policière.