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Ministère de la Sécurité publique

L'invasion de domicile : un phénomène rare?

Date de publication : janvier 2008

Qu'est-ce qu'une invasion de domicile?

Quelques définitions de l'invasion de domicile utilisées par les organisations policières et judiciaires :

  • Commettre un vol ou une entrée par effraction dans une résidence privée pendant que les occupants se trouvent sur les lieux, en utilisant ou menaçant d'utiliser la force contre les occupants;
  • Commettre une entrée par effraction dans une résidence privée avec l'intention spécifique de terroriser ou d'attaquer les occupants;
  • Toute entrée par effraction dans une résidence privée lorsqu'une ou des personnes s'y trouvent;
  • Entrer dans une résidence privée pendant que les occupants se trouvent sur les lieux avec l'intention de commettre un crime et, souvent, en les menaçant.

Caractéristiques communes à ce type d'événement

Certaines caractéristiques communes à ce type d'événement peuvent être utilisées pour dresser le portrait des invasions de domicile commises au Québec :

  • entrer par effraction;
  • dans une résidence privée;
  • lorsque les occupants se trouvent sur les lieux;
  • en utilisant la violence ou des menaces de violence envers les occupants.

Mesurer les invasions de domicile

Les caractéristiques identifiées permettent d'estimer les tendances des invasions de domicile par trois combinaisons de données contenues dans la base du Programme de déclaration uniforme de la criminalité :

  • Nous pouvons estimer les invasions de domicile en utilisant strictement les vols qualifiés commis dans les résidences privées. Dans le cadre de quelques-unes des publications du Centre canadien de la statistique juridique, Statistique Canada a d'ailleurs utilisé cette définition pour estimer l'ampleur des invasions de domicile;
  • Nous pouvons aussi estimer le phénomène en mesurant les introductions par effraction dans une résidence privée où une infraction de violence (y compris un vol qualifié) a été commise;
  • Enfin, le phénomène peut être mesurer en utilisant plus de critères pour couvrir les caractéristiques communes à ce type d'événement soit, l'introduction par effraction dans une résidence privée avec acte de violence et l'absence de lien entre l'auteur présumé et la victime.

L'invasion de domicile mesurée par les vols qualifiés résidentiels

Ampleur du phénomème

Lorsque nous mesurons les invasions de domicile par les vols qualifiés résidentiels, nous constatons que, pour l'ensemble du Québec, le nombre d'invasions de domicile est plutôt instable depuis 1997. Après avoir fluctué de 1997 à 2002, le nombre de vols qualifiés résidentiels n'a cessé de croître annuellement jusqu'en 2005, pour finalement diminuer légèrement en 2006. Lorsque l'on tient compte du nombre d'habitants, nous constatons que, malgré quelques fluctuations annuelles, le taux de 2006 est le même qu'en 1997, soit 6,1 infractions par 100 000 habitants.

Graphique 1 : Évolution du nombre de vols qualifiés commis dans une résidence, Québec, 1997 à 2006
Années Nombre de vols qualifiés commis dans une résidence
1997 445
1998 449
1999 439
2000 469
2001 459
2002 430
2003 445
2004 471
2005 490
2006 467

L'évolution des vols qualifiés commis dans les résidences se distingue de celle des vols qualifiés en général qui a enregistré une baisse depuis 1997. Il est important de souligner que les vols qualifiés commis dans les résidences représentent moins de 10 % de l'ensemble des vols qualifiés signalés aux forces policières en 2006.

Répartition régionale

Que se soient les vols qualifiés résidentiels ou les introductions par effraction résidentielles violentes qui sont utilisées pour mesurer les invasions de domicile, le constat régional est le même : les invasions de domicile se concentrent principalement dans la région la plus urbaine de la province et les environs.

La région montréalaise est en effet celle qui enregistre en 2006 la plus forte proportion d'introductions par effraction résidentielles violentes avec 38 %. D'autres régions périphériques à Montréal, déclarent aussi une certaine proportion d'infractions :

  • Montérégie 14 %;
  • Laurentides 6 %;
  • Laval 6 %.
Graphique 2 : Proportion des vols qualifiés commis dans une résidence selon la région administrative, Québec, 2006
Régions administratives Vols qualifiés dans une résidence (%)
Centre-du-Québec 0,9
Montérégie 7,5
Laurentides 3
Lanaudière 1,7
Laval 5,4
Chaudière-Appalaches 1,5
Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine 0
Nord-du-Québec 0,2
Côte-Nord 0,9
Abitibi-Témiscamingue 0,2
Outaouais 2,1
Montréal 67,0
Estrie 1,5
Mauricie 1,7
Capitale-Nationale 4,7
Saguenay—Lac-Saint-Jean 1,1
Bas-Saint-Laurent 0,6

Invasions solutionnées

Parmi les vols qualifiés résidentiels, la majorité des événements n'ont pas été solutionnés. Des 467 vols qualifiés résidentiels enregistrés en 2006, seuls 39 % ont été classés, c'est-à-dire que l'enquête policière a permis d'amasser suffisamment de preuves et d'identifier au moins un suspect.

La grande majorité des événements classés l'ont été par mise en accusation (82 %), le dossier ayant donc été transmis au procureur aux poursuites criminelles et pénales.

Tableau 1 : Répartition des vols qualifiés commis dans une résidence selon le classement des événements, Québec, 2006
Classement des événements Vols qualifiés dans une résidence (%)
Non classé 61
Classé par mise en accusation 32
Classé sans mise en accusation 7

Personnes mises en cause

Parmi les auteurs présumés impliqués dans les vols qualifiés résidentiels, les 18 à 24 ans composent la plus forte proportion, représentant près d'un auteur sur trois (31 %). Les auteurs âgés de moins de 18 ans, les 25 à 34 ans et les 35 à 44 ans suivent avec des proportions respectives de plus ou moins 20 %.

Tableau 2 : Répartition des auteurs présumés de vols qualifiés commis dans une résidence selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Vols qualifiés dans une résidence (%)
- 18 ans 19,8
18 à 24 30,8
25 à 34 19,8
35 à 44 19,0
25 à 54 8,9
55 et + 1,7

Les victimes

Sur le plan de l'âge, les victimes de 35 à 44 ans sont les plus nombreuses (19 %) et celles de moins de 18 ans, les moins nombreuses (8 %). Quant aux victimes des autres groupes d'âge, mis à part celles de 55 à 64 ans (10 %), elles enregistrent des proportions qui varient de 14 à 18 %. Lorsque l'on met en perspective le nombre de victimes par rapport au nombre d'habitants par groupe d'âge (taux d'infractions par groupe d'âge), les résultats diffèrent quelque peu :

  • la population âgée de 18 à 24 ans enregistre le taux le plus élevé (14 victimes par 100 000 habitants);
  • celle, de moins de 18 ans enregistre le taux le moins élevé (3 victimes par 100 000 habitants).
Tableau 3 : Répartition des victimes de vols qualifiés commis dans une résidence selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Vols qualifiés dans une résidence (%) Taux d'infractions (100 000 habitants)
- 18 ans 8,1 2,7
18 à 24 18,0 14,0
25 à 34 13,6 6,8
35 à 44 19,0 8,6
45 à 54 16,1 6,8
55 à 64 10,0 5,5
65 et + 15,2 7,3

Pour les cas, où la relation entre l'auteur présumé et la victime a été établie, on découvre que la majorité des auteurs présumés étaient inconnus des victimes (61 %) :

  • dans 27 % des événements, les auteurs présumés étaient des connaissances de la victime;
  • dans 7 %, ils étaient des relations amoureuses;
  • et dans 5 %, ils étaient des membres de la famille.

Les données sur le lien entre les auteurs présumés et les victimes permettent de nuancer la croyance selon laquelle la très grande majorité des invasions de domicile ciblent des individus en lien avec le milieu criminel, particulièrement ceux impliqués dans le domaine de la vente ou de la culture de stupéfiants. En effet, les données révèlent que dans moins de 1 % des événements la relation est de nature criminelle. Il faut toutefois préciser que les vols qualifiés dans une résidence privée qui ciblent des individus en lien avec le milieu criminel sont sans doute très peu signalés aux autorités policières. Ces crimes sont vraisemblablement plus nombreux que ne le démontrent les statistiques.

Graphique 3 : Proportion de vols qualifiés commis dans une résidence selon la relation avec l'auteur présumé, Québec, 2006
Types de relation avec l'auteur présumé Vols qualifiés dans une résidence (%)
Étranger 61
Connaissance 27
Relation amoureuse 7
Famille 5
Relation criminelle 0,2

Violence utilisée

Dans la majorité des vols qualifiés commis dans une résidence privée (51 %), les auteurs ont eu recours à la force physique ou aux menaces pour contraindre leurs victimes.

L'invasion de domicile mesurée par les introductions par effraction résidentielles violentes

Ampleur du phénomème

Lorsque nous mesurons les invasions de domicile par les introductions par effraction résidentielles violentes, nous constatons que le nombre d'événements est en hausse, passant de 636 en 1997 à 1 291 en 2006.

Malgré cette hausse, les introductions par effraction résidentielles violentes demeurent peu nombreuses et ne représentent que 2 % de toutes les introductions par effraction enregistrées au Québec annuellement.

Graphique 4 : Évolution du nombre d'introductions par effraction résidentielles violentes, Québec, 1997 à 2006
Années Nombre d'introductions par effraction résidentielles violentes
1997 636
1998 794
1999 911
2000 880
2001 1 067
2002 1 008
2003 1 130
2004 1 186
2005 1 223
2006 1 291

Répartition régionale

À la lumière des données 2006, les invasions de domicile seraient un phénomène urbain. Nous constatons effectivement que les vols qualifiés résidentiels se concentrent principalement dans la grande région montréalaise (67 %).

Quelques autres régions du Québec enregistrent également un certain nombre d'événements annuellement :

  • Montérégie 8 %;
  • Laval 5 %;
  • Capitale-Nationale 5 %.
Graphique 5 : Proportion des introductions par effraction résidentielles violentes selon la région administrative, Québec, 2006
Régions administratives Introductions par effraction résidentielles violentes (%)
Centre-du-Québec 3,6
Montérégie 14,3
Laurentides 5,8
Lanaudière 5,1
Laval 5,6
Chaudière-Appalaches 3,3
Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine 1,1
Nord-du-Québec 1,2
Côte-Nord 1,4
Abitibi-Témiscamingue 3,6
Outaouais 2,6
Montréal 37,6
Estrie 4,7
Mauricie 4,3
Capitale-Nationale 0,6
Saguenay—Lac-Saint-Jean 3,3
Bas-Saint-Laurent 1,9

Lorsque nous comparons les taux d'invasions de domicile par 100 000 habitants pour les différentes régions du Québec, le portrait régional diffère. Bien que Montréal (26 infractions par 100 000) affiche toujours un taux supérieur au taux provincial moyen (17 infractions), les taux d'infractions compilés au Nord-du-Québec (37 infractions) et en Abitibi-Témiscamingue (33 infractions) surpassent le taux de Montréal.

Davantage d'invasions de domicile sont donc commises dans les régions les plus urbaines du Québec, mais en tenant compte de la taille de la population dans chaque région (taux d'infractions), les régions urbaines n'affichent pas nécessairement les taux d'invasions de domicile les plus élevés.

Invasions solutionnées

La majorité des invasions de domicile mesurées ont été classées (77 %). La plupart de ces événements classés l'ont été par mise en accusation (83 %).

Tableau 4 : Répartition des vols qualifiés commis dans une résidence selon le classement des événements, Québec, 2006
Classement des événements Vols qualifiés dans une résidence (%)
Non classé 61
Classé par mise en accusation 32
Classé sans mise en accusation 7

Personnes mises en cause

Bien que les auteurs présumés identifiés pour des introductions par effraction résidentielles violentes soient principalement âgés de 18 à 44 ans, on constate toutefois que les auteurs de 25 ans et plus représentent 71 % des auteurs présumés, alors que leur proportion est de 49 % dans les vols qualifiés résidentiels.

Tableau 5 : Répartition des auteurs présumés d'introductions par effraction résidentielles violentes selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Introduction par effraction résidentielles violentes (%)
- 18 ans 6,5
18 à 24 22,9
25 à 34 29,1
35 à 44 26,1
25 à 54 11,9
55 et + 3,6

Les victimes

Selon la distribution des victimes d'introductions par effraction résidentielles violentes la grande majorité des victimes sont âgées de 18 à 44 ans.

En prenant en compte le nombre d'habitants dans chacun des groupes d'âge (taux d'infractions selon le groupe d'âge), les résultats tendent à se modifier. Bien que ce soit toujours les mêmes groupes d'âge qui dominent, l'écart se creuse davantage entre eux, alors que les 18 à 24 ans enregistrent un taux 40 % supérieur (52 infractions par 100 000 habitants) au groupe d'âge qui se classe en seconde position, les 25 à 34 ans (37 infractions par 100 000 habitants).

Tableau 6 : Répartition des victimes d'introductions par effraction résidentielles violentes selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Introductions par effraction résidentielles violentes (%) Taux d'infractions (100 000 habitants)
- 18 ans 6,6 6,5
18 à 24 23,1 52,3
25 à 34 25,6 37,4
35 à 44 21,4 28,3
45 à 54 13,1 16,2
55 à 64 5,6 9,0
65 et + 4,7 6,7

Quant au lien entre les victimes et les auteurs présumés, comme dans le cas des vols qualifiés résidentiels, pour très peu d'introductions par effraction résidentielles violentes, la relation entre l'auteur présumé et la victime est de nature criminelle (1 %).

Les résultats montrent que la majorité des auteurs présumés étaient connus des victimes, ils étaient :

  • des connaissances 37 %;
  • des relations amoureuses 33 %;
  • de la famille 6 %.

Ce résultat est fort différent de celui obtenu avec la première mesure des invasions de domicile par les vols qualifiés où la majorité des auteurs présumés étaient inconnus des victimes.

Graphique 6 : Proportion des introductions par effraction résidentielles violentes selon la relation avec l'auteur présumé, Québec, 2006
Types de relation avec l'auteur présumé Introductions par effraction résidentielles violentes (%)
Étranger 24
Connaissance 37
Relation amoureuse 33
Famille 6
Relation criminelle 1

Violence utilisée

Pour la majorité des introductions par effraction résidentielles violentes (78 %), les auteurs ont eu recours à la force physique ou aux menaces. Moins du quart des événements ont été perpétrés avec une arme (22 %).

L'invasion de domicile mesurée par les introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger

Ampleur du phénomème

Afin de connaître l'évolution des invasions de domicile commises par des étrangers, l'analyse des introductions par effraction résidentielles violentes a été reprise en ne conservant que celles où aucun lien n'existe entre l'auteur présumé et la victime.

L'ajout de cette restriction supplémentaire modifie très peu la tendance évolutive des invasions de domicile. En effet, le nombre d'événements commis depuis 1997 a augmenté, passant de 136 événements à 286 en 2006. Plutôt instable au cours des cinq premières années, le nombre d'introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger a augmenté annuellement par la suite, pour diminuer légèrement en 2006.

Il est intéressant de constater que cette dernière mesure des invasions de domicile fait référence à moins de 300 événements qui se produisent annuellement au Québec et que, toujours selon cette même mesure, il n'y a pas eu de hausse spectaculaire du nombre d'événements en 2006, comme on aurait pu le croire à la suite des nombreux événements médiatisés cette année-là.

Graphique 7 : Évolution du nombre d'introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger, Québec, 1997 à 2006
Années Nombre de vols qualifiés commis dans une résidence
1997 136
1998 216
1999 192
2000 167
2001 247
2002 222
2003 261
2004 265
2005 289
2006 286

Répartition régionale

Tout comme pour les deux autres mesures des invasions de domicile, la région de Montréal enregistre la plus importante proportion d'événements avec 47 % de l'ensemble des introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger. Mis à part l'Estrie qui compile 6 % des événements, la majorité des autres événements signalés en 2006 sont enregistrés dans des régions périphériques à Montréal :

  • Montérégie 12 %;
  • Laval 8 %;
  • Laurentides 5 %;
  • Lanaudière 5 %.
Graphique 8 : Proportion des introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger selon la région administrative, Québec, 2006
Régions administratives Introductions par effraction résidentielles violentes (%)
Centre-du-Québec 2,4
Montérégie 11,5
Laurentides 4,9
Lanaudière 5,2
Laval 8
Chaudière-Appalaches 2,1
Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine 0,7
Nord-du-Québec 0,3
Côte-Nord 2,1
Abitibi-Témiscamingue 3,1
Outaouais 1,4
Montréal 46,5
Estrie 5,6
Mauricie 12
Capitale-Nationale 0,3
Saguenay—Lac-Saint-Jean 2,4
Bas-Saint-Laurent 2,1

En tenant compte de la taille de la population dans chaque région, les invasions de domicile ne seraient pas nécessairement un phénomène propre aux régions les plus urbaines de la province.

En effet, les régions qui enregistrent les taux d'invasions de domicile par 100 000 habitants les plus élevés sont :

  • Montréal (7 infractions);
  • Côte-Nord (6 infractions);
  • Abitibi-Témiscamingue (6 infractions);
  • Laval (6 infractions).

Précisons toutefois que les taux élevés enregistrés sur la Côte-Nord et en Abitibi-Témiscamingue sont nécessairement influencés par la densité de la population sur ces deux territoires.

Invasions solutionnées

En ne conservant que les événements où aucun lien n'existe entre l'auteur présumé et la victime, il n'est pas surprenant de constater que le nombre d'événements solutionnés par les forces policières diminue, passant de 77 % pour l'ensemble des introductions par effraction résidentielles violentes à 54 % pour les événements où l'auteur présumé est inconnu de la victime.

Nous pouvons confirmer que la majorité des invasions de domicile résolues donnent lieu à des accusations : plus des trois quarts des événements classés le sont par mise en accusation (82 %).

Personnes mises en cause

En ce qui a trait aux personnes mises en cause, le portrait des auteurs présumés ne change pas. Les auteurs de 18 à 44 ans sont toujours les plus nombreux.

Tableau 7 : Répartition des auteurs présumés d'introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Introduction par effraction résidentielles violentes (%)
- 18 ans 9,7
18 à 24 21,9
25 à 34 29,0
35 à 44 26,5
25 à 54 10,3
55 et + 2,6

Les victimes

La majorité des victimes d'introductions par effraction résidentielles violentes commises par des étrangers sont âgées de 18 à 44 ans (58 %) :

  • 21 % sont âgées de 18 à 24 ans;
  • 20 % sont âgées de 25 à 34 ans;
  • 16 % sont âgées de 35 à 44 ans.

En ajoutant le critère de l'absence de lien entre l'auteur présumé et la victime, la proportion des victimes âgées de 65 ans et plus est deux fois plus élevée (11 % comparativement à 5 %). Toutefois, ce groupe d'âge demeure parmi les moins touchés pour ce type de criminalité. Notons que ce constat va à l'encontre de l'information véhiculée dans les médias selon laquelle la majorité des victimes d'invasions de domicile seraient des personnes âgées.

Tableau 8 : Répartition des victimes d'introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger selon le groupe d'âge, Québec, 2006
Groupes d'âge Introductions par effraction résidentielles violentes où l'auteur présumé est un étranger (%) Taux d'infractions (100 000 habitants)
- 18 ans 7,8 1,7
18 à 24 21,4 10,5
25 à 34 20,2 6,4
35 à 44 16,3 4,7
45 à 54 15,4 4,1
55 à 64 8,4 3,0
65 et + 10,5 3,3

Violence utilisée

Selon cette dernière mesure des invasions de domicile, les assaillants ont eu recours à la force physique ou aux menaces contre leurs victimes dans près de 6 événements sur 10. L'arme à feu (11 %) et l'arme tranchante ou pointue (10 %) ont été utilisées dans une minorité d'événements.

Dernière mise à jour : 17 avril 2008