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Ministère de la Sécurité publique

Statistiques 2014 sur les infractions sexuelles au Québec

Méthodologie

Source de données

Les données sur les infractions sexuelles publiées par le ministère de la Sécurité publique (MSP) portent sur les agressions sexuelles de niveaux 1 à 3 (tableau A en annexe) et les autres infractions d’ordre sexuel, soit les contacts sexuels, l'incitation à des contacts sexuels, l'exploitation sexuelle, l'inceste, les relations sexuelles anales non consentantes ou entre personnes de moins de 18 ans, la bestialité, la corruption d’enfants, le leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur et le voyeurisme (tableau B en annexe).

Quant à la provenance des données, elles sont issues du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC 2.2) auquel les corps de police participent et contribuent à enrichir cette banque de données.

Selon les règles du Programme DUC 2.2, sauf exception, une infraction contre la personne est enregistrée pour chaque victime lors d’un événement criminel. Si une même victime subit plus d’une infraction lors du même événement, seule l’infraction la plus grave est prise en compte.

L’extraction des données de la criminalité de 2014 a été complétée au 31 mars 2015 afin de permettre aux corps de police de compléter leurs enregistrements. À ce moment, les données compilées de l’année 2013 sont actualisées et deviennent définitives.

Analyse des données

Cette collecte d’informations sur les événements criminels, par l’entremise du Programme DUC 2.2, rassemble des données sur les caractéristiques des victimes et des auteurs présumés, la nature des liens entre les victimes et les auteurs présumés, le lieu où est survenu l’événement, la présence d’une arme, la gravité des blessures, etc. Ces données sont ensuite analysées afin d’établir un portrait statistique général des infractions sexuelles au Québec. La plupart des données présentées sont appuyées par un tableau ou un graphique.

Taux d’infractions par 100 000 habitants

L’analyse des taux d’infractions par 100 000 habitants permet de comparer la fréquence des infractions, que ce soit entre des années, entre des territoires ou entre des groupes de la population (sexe ou âge). Le taux d’infractions est calculé de la façon suivante : nombre d’infractions/population visée multiplié par 100 000. Il est à noter que nous ne prenons en considération que la population du Québec pour les besoins de cette étude, soit 8 214 672 habitants1.

1 Institut de la statistique du Québec (2015). Population et structure par âge et sexe. Page consultée le 14 septembre 2015.

Pour les calculs (somme, taux, variation, etc.), nous utilisons la valeur réelle qui peut s’étendre jusqu’à 15 chiffres après la virgule et non pas la valeur affichée dans les tableaux et les graphiques qui est limitée à un chiffre après la virgule. Calculer à partir de la valeur réelle assure l’exactitude optimale des résultats particulièrement avec des nombres avec décimales.

Introduction

Les infractions sexuelles sont un problème de société dont les répercussions peuvent compromettre la vie des victimes ainsi que celle des générations futures. De nombreux mythes, stéréotypes et préjugés existent encore de nos jours et peuvent stigmatiser les victimes2.

2 World Health Organisation (WHO), London School of Hygiene and Tropical Medicine (2010). Preventing intimate partner and sexual violence against women. Taking action and generating evidence. Genève : World Health Organization.

Pour étudier ce problème préoccupant, l’analyse des données policières liées aux différents types d’infractions sexuelles s’avère un outil précieux pour en accroître les connaissances. Entre autres, elle contribue à apporter un éclairage sur les différents types de délits liés aux infractions sexuelles, à présenter les caractéristiques des auteurs présumés de même que des victimes, à afficher un portrait régional du problème et à étudier son évolution dans le temps.

Diffusées annuellement par le MSP, les statistiques sur les infractions sexuelles répondent à l’un des engagements énumérés dans le Plan d’action gouvernemental 2008‑2013 en matière d’agression sexuelle dont les mesures ont été prolongées jusqu’en mars 2016 (Gouvernement du Québec, 2008).

Dans ce document, nous présentons dans le premier chapitre les statistiques concernant l’évolution des infractions sexuelles sous différents angles. Dans le deuxième, nous établissons une analyse détaillée des différentes infractions sexuelles, et ce, tout en produisant un portrait des victimes. Dans le troisième, nous analysons les régions administratives où les infractions sexuelles prédominent davantage. Enfin, le profil général des victimes et des auteurs présumés est présenté aux quatrième et cinquième chapitres. Le rapport se termine par deux annexes. La première définit les différents types d’infractions sexuelles analysés et la seconde contient quelques tableaux complémentaires.

Chapitre 1 – L’évolution des infractions sexuelles

1.1  Une diminution des infractions sexuelles en 2014

En 2014, 5 340 infractions sexuelles, y compris les agressions sexuelles (de niveaux 1 à 3) et les autres infractions d’ordre sexuel, sont enregistrées par les corps de police du Québec, soit une diminution de 67 infractions par rapport à 2013 (5 407). Ces infractions représentent 7,1 % de tous les crimes commis contre la personne (75 063) et 1,9 % de l’ensemble des infractions au Code criminel (281 203). Soulignons que plus des deux tiers (67,1 %) des infractions sexuelles relèvent de la catégorie des agressions sexuelles (niveaux 1 à 3), alors que moins du tiers (32,9 %) se rapportent aux autres infractions d’ordre sexuel.

Depuis 2005, la courbe des agressions sexuelles suit de façon quasi similaire celle des infractions sexuelles. À ce sujet, on assiste à une diminution marquée de ces courbes en 2007 et 2011. En ce qui a trait aux autres infractions d’ordre sexuel, une lente, mais perceptible progression se démarque, principalement à partir de 2012.

Graphique 1 - Évolution des taux des infractions sexuelles, des agressions sexuelles et des autres infractions d’ordre sexuel, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agressions sexuelles (niveaux 1 à 3) 62,5 64,1 53,2 54,5 53,2 53,2 46,7 47,8 46,2 43,6
Autres infractions d'ordre sexuel 13,4 12,2 12,5 13,3 13,8 15,2 15,1 17,5 20,1 21,4
Infractions sexuelles 75,9 76,3 65,7 67,8 67 68,4 61,8 65,3 66,3 65

Pendant qu’une tendance nette à la baisse de l’ensemble des taux d’infractions contre la personne se dessine, le taux d’infractions sexuelles a subi quelques fluctuations au cours des 10 dernières années. En effet, ces derniers ont varié pour atteindre leurs plus faibles taux en 2011 (61,8) et en 2014 (65). On remarque ensuite que le taux s’est accru de 7,3 % de 2011 à 2013. En 2014, on assiste à une diminution de 2 % du taux comparativement à 2013, ce qui est conforme à la décroissance de l’ensemble des infractions contre la personne.

Graphique 2 - Évolution des taux d’infractions sexuelles et des taux d’infractions contre la personne, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Infractions sexuelles 75,9 76,3 65,7 67,8 67 68,4 61,8 65,3 66,3 65
Ensemble des infractions contre la personne 1 064,4 1 093 1 061,7 1 064,9 1 059,9 1 036,9 1 018,3 1 011,7 949,3 913,8

1.2 Une décroissance du taux global d’agressions sexuelles (niveaux 1 à 3)

En 2014, une diminution de 5,4 % du taux global d’agressions sexuelles (niveaux 1 à 3) au Québec est constatée relativement à 2013, passant de 46,2 à 43,7. Pourtant, nous observons que ce ne sont pas tous les types d’agressions sexuelles qui ont décliné. En effet, les agressions sexuelles graves (niveau 3) et armées (niveau 2) sont restées aux mêmes taux en 2013 et en 2014, alors que le taux d’agressions sexuelles simple (niveau 1) a diminué de 5 % pour la même période.

De façon générale, les taux d’agressions sexuelles graves démontrent une certaine stabilité de 2007 à 2014, malgré une légère fluctuation de 2010 à 2012. Depuis 2005, nous relevons toutefois un recul de 71,4 % du taux de ces agressions sexuelles de gravité élevée. Par rapport aux agressions sexuelles armées, on observe également une certaine fluctuation des taux entre 2005 et 2010. En dépit de cette instabilité, le taux a reculé de 45,5 % de 2005 à 2014. Quant au taux d’agressions sexuelles simples (42,9), il poursuit sa décroissance amorcée en 2009, malgré une légère remontée en 2012.

Graphique 3 - Évolution des taux d’agressions sexuelles (niveaux 1 à 3), Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 0,7 0,6 0,3 0,3 0,3 0,4 0,2 0,3 0,2 0,2
Agression sexuelle armée (niveau 2) 1,1 1,2 0,9 1 0,7 0,8 0,8 0,7 0,6 0,6
Agression sexuelle simple (niveau 1) 60,6 62,4 52 53,2 52,2 51,9 45,7 46,7 45,4 42,9
Ensemble des agressions sexuelles (niveaux 1 à 3) 62,5 64,1 53,2 54,5 53,2 53,2 46,7 47,8 46,2 43,7

1.3 La hausse des autres infractions d’ordre sexuel se poursuit

À l’opposé des agressions sexuelles, le nombre des autres infractions d’ordre sexuel poursuit sa croissance débutée en 2006 avec une nette augmentation de 75,4 %. Parmi les catégories d’infractions qui ont connu des hausses de leur taux en 2014, on relève la corruption d’enfants (100 %), le leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur (66,7 %), l’exploitation sexuelle (50 %) et l’incitation à des contacts sexuels (8,3 %). Par ailleurs, des baisses ont été enregistrées en ce qui a trait aux relations sexuelles anales (‑100 %), aux contacts sexuels (-9,3 %) et au voyeurisme (-6,3 %).

Ce résultat pourrait être attribuable au développement des télécommunications ainsi qu’à l’accessibilité croissante aux technologies de l’information. Ainsi, les prédateurs sexuels présumés se servent d’Internet et d’autres moyens de communication tels les téléphones cellulaires, tablettes, caméras Web et dispositifs de messagerie texte afin d’atteindre des jeunes cibles. Les escouades policières consacrées à ces formes de criminalité ainsi que l’utilisation accrue des mécanismes de dénonciation en ligne tels que Cyberaide.ca pourraient également expliquer cette augmentation.

Tableau 1 - Évolution du taux des autres infractions d’ordre sexuel selon la catégorie d’infractions, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p Variation 2013-2014 (%)
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
* Prenez note que pour les calculs (somme, taux, variation), nous utilisons la valeur réelle qui peut s’étendre jusqu’à 15 chiffres après la virgule et non pas la valeur affichée dans les tableaux et les graphiques qui est limitée à un chiffre après la virgule.
Autres infractions d’ordre sexuel 13,2 11,7 11,6 7,8 0 0 0 0 0 0 -
Contacts sexuels 0 0 0,1 2,3 7,5 9,3 9 10 11,8 10,7 -9,3
Incitation à des contacts sexuels 0 0 0,1 0,9 1,8 2,2 1,9 2,5 2,4 2,6 8,3
Exploitation sexuelle 0 0 0 0,1 0,3 0,3 0,3 0,2 0,2 0,3 50
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) - - - - 0 0 0 0 0 0,1 -
Inceste 0 0 0 0,3 1,2 0,7 0,9 1 0,7 0,7 0
Corruption d'enfants 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 0,4 100
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0,2 0,3 0,6 1 1,7 1,5 1,6 1,9 3 5 66,7
Relations sexuelles anales 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0 0,1 0,1 0 -100
Bestialité/Forcer/ Inciter une personne 0 0 0 0 0 0,1 0,1 0 0 0,1 -
Voyeurisme 0 0,1 0,2 0,6 1 0,9 1,2 1,6 1,6 1,5 -6,3
Total des autres infractions d'ordre sexuel * 13,4 12,2 12,5 13,3 13,8 15,2 15,1 17,5 20 21,4 7

Chapitre 2 – L’analyse régionale

2.1 Les régions qui prédominent

2.1.1 Les infractions sexuelles

En 2014, l’ensemble des régions administratives du Québec affichent une réduction de 2 % des infractions sexuelles comparativement à 20132. Par rapport au taux d’infractions enregistré pour l’ensemble de la province (65), on observe que 10 régions présentent des taux supérieurs à cette moyenne. Dans l’ordre, on trouve pour une seconde année consécutive la Côte-Nord (117), l’Abitibi‑Témiscamingue (100,1), la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (83,3), l’Estrie (81,6), le Saguenay–Lac-Saint-Jean (78,1), le Centre-du-Québec (75,4), le Nord‑du‑Québec (72,3), la Mauricie (70,1), Lanaudière (67,2) et les Laurentides (67,2).

2 Tableau complémentaire F. Description détaillée du nombre et du taux d’infractions sexuelles selon la région administrative, Québec, 2005 à 2014. p. 40.

Soulignons que, bien que certaines régions administratives présentent des taux d’infractions élevés, elles peuvent afficher un nombre relativement restreint d’infractions, et vice-versa. Ainsi, en raison de la forte densité de sa population, Montréal inscrit le plus grand nombre d’infractions sexuelles (1 138), soit près du cinquième (21,3 %) de la province, en dépit de son taux d’infractions inférieur à celui de l’ensemble du Québec. La Montérégie, qui est la deuxième au rang des régions les plus peuplées au Québec, suit avec 17,8 % des infractions (952). À l’opposé, les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et de l’Abitibi‑Témiscamingue, dont les taux d’infractions sont les plus élevés au Québec, présentent un nombre d’infractions relativement restreint (respectivement 77, 111 et 148).

En revanche, 6 régions administratives affichent des taux d’infractions sexuelles inférieurs à celui de la province en 2014. Par ordre croissant, nous trouvons les régions de la Chaudière-Appalaches (55,3), de Montréal (57,2), de Laval (60,1), de la Capitale-Nationale (60,5), de la Montérégie (63,1) et du Bas‑Saint‑Laurent (62,4).

2.1.2  Les agressions sexuelles

Pour ce qui est des régions administratives comportant les plus forts taux d’agressions sexuelles, elles sont sensiblement les mêmes que pour les infractions sexuelles : la Côte-Nord (66,4) est la région la plus touchée, l’Abitibi‑Témiscamingue (65,6) et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (56,2) présentent également des taux plus élevés (graphique 4). On note toutefois des disparités en ce qui a trait à la gravité des agressions sexuelles commises. Entre autres, les agressions sexuelles graves sont plus fréquemment perpétrées en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (1,1), les agressions sexuelles armées à Montréal (1,3) et les agressions sexuelles simples en Abitibi‑Témiscamingue (65,6) suivies de près par la Côte-Nord (65,3)3).

3 Tableau complémentaire G. Description détaillée des taux d’infractions sexuelles selon la région administrative et la catégorie d’infractions, Québec, 2014p. p. 41.

2.1.3  Les autres infractions d’ordre sexuel

Quant aux taux des autres infractions d’ordre sexuel, l’ordre des régions les plus touchées diffère des infractions sexuelles et des agressions sexuelles. Bien que la Côte-Nord (50,6) prédomine une fois de plus, l’Estrie (39,1) et le Saguenay–Lac‑Saint‑Jean (36) présentent également des taux élevés. Lorsque l’on ne considère que les autres infractions d’ordre sexuel commises à l’endroit des enfants et des adolescents (contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels, exploitation sexuelle, inceste, corruption d’enfants et leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur), on relève que la Côte-Nord (45,3), l’Estrie (35,6) et le Saguenay–Lac-Saint-Jean (34,9) affichent des taux supérieurs de victimisation par rapport aux autres régions.

Graphique 4 - Taux régionaux d’infractions sexuelles, Québec, 2014p
RégionInfractions sexuellesAutres infractions d'ordre sexuelAgressions sexuelles (niveaux 1 à 3)
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent 62,4 14 48,4
Saguenay–Lac-Saint-Jean 78,1 36 42,1
Capitale-Nationale 60,5 15,7 44,8
Mauricie 70,1 27 43,1
Estrie 81,6 39,1 42,5
Montréal 57,2 15,8 41,4
Outaouais 67,3 20,6 46,7
Abitibi-Témiscamingue 100,1 34,5 65,6
Côte-Nord 117 50,6 66,4
Nord-du-Québec 72,3 20,3 52
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 83,3 27 56,2
Chaudière-Appalaches 55,3 18,8 36,4
Laval 60,1 15 45,1
Lanaudière 67,2 27,4 39,8
Laurentides 67,2 20,3 46,9
Montérégie 63,1 22,7 40,4
Centre-du-Québec 75,4 20,4 55
Ensemble du Québec 65 21,4 43,6

2.2 L’évolution des taux régionaux d’infractions sexuelles

En ce qui concerne les variations régionales du taux d’infractions sexuelles en 2014, on constate que la majorité des régions a enregistré une baisse au cours des 10 dernières années. Notamment, la région du Nord‑du‑Québec a inscrit la plus forte diminution, soit 48,7 %. À l’encontre de toutes ces diminutions, la région de l’Abitibi‑Témiscamingue affiche, quant à elle, une augmentation de 22,7 % de son taux d’infractions sexuelles par rapport aux 10 dernières années. Il en va de même pour Laval avec une hausse de 18,6 % de son taux depuis 2005. Par ailleurs, une décroissance est également observée pour les Laurentides (-32,8 %) et la Mauricie (‑31,5 %) comparativement à 2005.

Tableau 2 - Variation des taux d’infractions sexuelles selon la région administrative, Québec, 2005, 2009 et 2014p
Région Taux en 2005 Taux en 2009 Taux en 2014p Variation 5 ans (%) variation 10 ans (%)
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent 81,8 57,3 62,4 2,3 -23,7
Saguenay–Lac-Saint-Jean 91,7 84,2 78,1 -19,1 -14,8
Capitale-Nationale 53,9 57,8 60,5 -17,9 12,4
Mauricie 102,4 80 70,1 -24,5 -31,5
Estrie 81,8 71,3 81,6 22,6 -0,3
Montréal 77,3 66,7 57,2 -16,3 -26
Outaouais 68,8 68,4 67,3 9,6 -2,2
Abitibi‑Témiscamingue 81,6 123,9 100,1 -16,8 22,7
Côte-Nord 126,5 120,8 117 19,7 -7,5
Nord-du-Québec 141 74,6 72,3 -29,5 -48,7
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 109,2 87,6 83,3 2 -23,8
Chaudière-Appalaches 50,5 44,3 55,3 36,7 9,4
Laval 50,7 45 60,1 46,6 18,6
Lanaudière 78,4 82,6 67,2 -8,2 -14,2
Laurentides 100,1 75,9 67,2 -15,5 -32,8
Montérégie 70,9 57,8 63,1 8,1 -11
Centre-du-Québec 82,6 73,9 75,4 -2,5 -8,7
Ensemble du Québec 75,9 66,9 65 -5 -14,4

2.3 Plus d’infractions sexuelles commises par un auteur présumé connu par la victime en région

Selon les données recueillies, dans près de 9 cas sur 10 (86,3 %), la victime d’infractions sexuelles connaît l’auteur présumé qui l’a agressé. Qui plus est, il s’agit d’un membre de sa parenté4 dans près du tiers (31,6 %) des cas et d’un étranger que dans 7,7 % des cas. Lorsque nous approfondissons notre analyse sur le plan régional, des régions administratives se distinguent davantage que d’autres relativement à ce constat. Entre autres, nous observons que les régions du Bas-Saint-Laurent (97,5 %), de l’Abitibi‑Témiscamingue (94,2 %) et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (93,2 %) comportent un nombre plus élevé d’auteurs présumés connus de la victime. Quant aux auteurs présumés ayant un lien de parenté avec la victime, nous relevons que cette relation est plus marquée dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (36,8 %), du Bas-Saint-Laurent (36 %) et de l’Abitibi‑Témiscamingue (35,2 %).

4 Comprend les conjoints ou conjointes, les ex-conjoints ou ex-conjointes, les amies ou amis intimes, les parents, les enfants, les autres membres de la famille, les beaux-pères ou belles-mères, les beaux-fils ou belles-filles et les parents éloignés.

Quant aux infractions sexuelles plus fréquemment commises par un auteur présumé inconnu de la victime y compris les relations d’affaires et criminelles, on les trouve dans les régions de Montréal (35,3 %), de Laval (25,1 %) et de la Capitale-Nationale (19,7 %). C’est d’ailleurs dans ces trois régions que se situent les plus forts pourcentages de victimes agressées par un étranger. À cet égard, la densité démographique et l’anonymat des grandes villes pourraient contribuer à ce que les victimes d’infractions sexuelles soient agressées principalement par des personnes inconnues.

Tableau 3 - Répartition des victimes d’infractions sexuelles selon la nature de la relation avec l’auteur présumé et la région administrative, Québec, 2014p
Régions administrativesAuteur présumé connu : membre de la parenté (%)Auteur présumé connu : autre5 (%)Auteur présumé connu : total (%)Auteur présumé inconnu : étranger (%)Auteur présumé inconnu : autre(%)Auteur présumé inconnu : total (%)
5Comprend les connaissances, les voisins ou voisines, les amis ou amies et les symboles d’autorité.
6Comprend les relations d’affaires et les relations criminelles.
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent3661,597,51,11,42,5
Saguenay–Lac-Saint-Jean28,856,385,17,9714,9
Capitale-Nationale26,853,580,311,97,819,7
Mauricie34,156,790,83,45,89,2
Estrie29,955,685,595,514,5
Montréal24,939,864,72213,335,3
Outaouais31,354,185,47,76,914,6
Abitibi‑Témiscamingue35,25994,22,835,8
Côte-Nord3154,785,79,25,114,3
Nord-du-Québec33,356,7904,45,610
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine36,856,493,23,43,46,8
Chaudière-Appalaches31,658,289,86,63,610,2
Laval28,446,574,914,710,425,1
Lanaudière31,356,7886,45,612
Laurentides32,452,584,97,97,215,1
Montérégie31,154,685,78,45,914,3
Centre-du-Québec34,557,792,23,93,97,8
Ensemble du Québec31,654,786,37,7613,7

Chapitre 3 – L'analyse des infractions

3.1 Les agressions sexuelles (niveaux 1 à 3)

3.1.1  Les deux tiers des victimes d’agressions sexuelles graves (niveau 3) ont moins de 12 ans

En raison de la sévérité des blessures infligées à la victime, l’agression sexuelle grave est l’infraction qui comporte le plus fort indice de gravité relativement aux infractions sexuelles. En 2014, 16 personnes ont été victimes de ce type d’infractions, soit le même nombre qu’en 20137. Malgré la gravité objective élevée de ce délit, sa perpétration demeure toutefois un événement rare (0,3 %) par rapport à 2012.

7 Exclut une victime dont le sexe est inconnu, invalide ou non-conforme à la réalité.

Les femmes sont les principales victimes représentant plus de 8 victimes sur 10 (81,3 %). La moitié des victimes de ce type d’agression sont des enfants et des adolescents. De surcroît, les statistiques démontrent qu’un peu moins des deux tiers (62,5 %) de ces victimes mineures ont moins de 12 ans. Ce sont les filles âgées de 6 à 11 ans qui constituent le groupe prédominant pour ce qui est de l’agression sexuelle grave, soit le quart des victimes.

Graphique 5 - Répartition des victimes d’agressions sexuelles graves selon le groupe d’âge, Québec, 2014p
Groupe d'âge %
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 6,3
6 à 11 ans 25
12 à 14 ans 6,3
15 à 17 ans 12,5
18 et 19 ans 12,5
20 à 24 ans 12,5
25 à 34 ans 6,3
35 à 44 ans 6,3
45 à 54 ans 12,5

L’auteur présumé d’agressions sexuelles est fréquemment quelqu’un de connu de la victime. Entre autres, on relève que 31,3 % des auteurs présumés sont une connaissance ou un membre de la parenté et 12,5 % un beau-parent ou un parent éloigné de la victime (graphique 6).

Graphique 6 - Répartition des victimes d’agressions sexuelles selon la nature de la relation avec l’auteur présumé et le niveau d’agressions sexuelles, Québec, 2014p
Relation avec l'auteur présumé* Niveau 3 (%) Niveau 2 (%) Niveau 1 (%)
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Conjoint, ex-conjoint, ami intime 6,3 12,2 14,2
Parent 0 0 7,9
Beau-père / belle-mère 12,5 4,1 3,5
Parent éloigné 12,5 2 4,3
Connaissance 31,3 26,5 21,8
Voisin 6,3 4,1 2,5
Relation d'affaires 0 2 3,2
Symbole d'autorité 0 6,1 3,2
Ami  6,3 6,1 9
Étranger 6,3 28,6 13,6
Autre 18,5 8,3 16,8

Notons que 68,8 % des auteurs présumés ont commis leur agression sexuelle en utilisant leur force physique, que 6,3 % se sont servis d’une arme de poing et que 6,3 % ont eu recours à un objet contondant. Certaines victimes attendent davantage avant de dénoncer leur agression auprès de la police. Le jeune âge, la connaissance de l’auteur présumé et la sévérité de l’agression peuvent influencer cette décision. En effet, des proportions équivalentes de victimes ont attendu de 1 à 12 mois (31,3 %) et plus d’un an (31,3 %) pour signaler l’infraction aux autorités policières. Soulignons que 18,8 % des victimes ont dénoncé leur agression sexuelle grave moins de 24 heures après l’avoir subie.

3.1.2  Le taux des agressions sexuelles armées (niveau 2) demeure stable

Les corps de police ont enregistré 49 agressions sexuelles armées en 2014, soit 4 infractions de plus qu’en 2013 (45). En dépit de cette augmentation, le taux de ce type d’infractions demeure inchangé. Les femmes sont surreprésentées en tant que victimes, constituant près de 9 victimes sur 10 (87,8 %). Les hommes, quant à eux, représentent près d’une victime sur 10 (12,2 %).

Dans une proportion moindre que les agressions sexuelles graves, on enregistre 42,8 % de victimes d’âge mineur (21), soit 6 enfants et 15 adolescents. Notons que, parmi ces victimes, 95,3 % sont de sexe féminin et 4,7 % sont de sexe masculin. Les femmes âgées de 25 à 34 ans (22,4 %) font partie du groupe d’âge le plus représenté.

Graphique 7 - Répartition des victimes d'agressions sexuelles armées (niveau 2) selon le sexe et le groupe d'âge, Québec, 2014p
Groupe d’âge Femmes (%) Hommes (%) Total (%)
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 2 0 2
6 à 11 ans 10,2 0 10,2
12 à 14 ans 10,2 0 10,2
15 à 17 ans 18,4 2 20,4
18 et 19 ans 6,1 2 8,1
20 à 24 ans 8,2 2 10,2
25 à 34 ans 22,4 2 24,4
35 à 44 ans 6,1 2 8,1
45 à 54 ans 2 0 2
55 à 64 ans 2 2 4
65 ans et plus 0 0 0

Les victimes sont plus souvent molestées par un étranger ou une étrangère (28,6 %), ce qui diffère des agressions sexuelles graves où l’auteur présumé est majoritairement une connaissance de la victime (31,3 %). Qui plus est, on relève que 18,3 % des auteurs présumés sont un membre de la parenté de la victime (graphique 6). On constate que 40,8 % des victimes ont subi des blessures de gravité moindre que celles d’agressions sexuelles graves. Pour agresser leurs victimes, les auteurs présumés ont plus fréquemment employé leur force physique (20,4 %). Les couteaux (4,1 %), les objets pointus ou tranchants (4,1 %) ou contondants (4,1 %) sont utilisés dans de plus faibles proportions.

Le délai pour dénoncer ce type d’infractions est beaucoup plus court que celui observé pour les agressions sexuelles graves. Plus du tiers des victimes (36,7 %) ont dénoncé leur agression dans un délai de moins de 24 heures.

3.1.3  Une diminution de 5 % des agressions sexuelles simples (niveau 1)

L’agression sexuelle simple est assurément l’infraction la plus enregistrée lorsqu’il est question d’infractions sexuelles (3 520). À ce sujet, elles représentent la quasi-totalité des agressions sexuelles, soit 98,2 %. En 2014, on note une diminution de 5 % du nombre d’agressions sexuelles simples relativement à 2013 (3 704). Les femmes prédominent en tant que victimes de ce type d’infractions (86,5 %). Quant aux hommes, ils composent 13,5 % des victimes. Parmi ces 3 520 victimes, soulignons que plus de la moitié (53,4 %) sont mineures, soit 1 880 enfants et adolescents. Les données démontrent que les filles appartenant au groupe d’âge des 15 à 17 ans sont les plus touchées par ce type d’agressions.

Graphique 8 - Répartition des victimes d'agressions sexuelles simples (niveau 1) selon le sexe et le groupe d'âge, Québec, 2014p
Groupe d’âge Femmes (%) Hommes (%) Total
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 5,1 1,7 6,8
6 à 11 ans 10,3 3,7 14
12 à 14 ans 13,1 2,4 15,5
15 à 17 ans 15,5 1,6 17,1
18 et 19 ans 6,2 0,9 7,1
20 à 24 ans 10,9 1 11,9
25 à 34 ans 11,1 0,7 11,8
35 à 44 ans 6,4 0,6 7
45 à 54 ans 4,2 0,5 4,6
55 à 64 ans 2 0,1 2,1
65 ans et plus 1,7 0,3 2
Total 86,5  13,5 100

Les victimes sont plus souvent agressées par une connaissance (21,8 %) et par leur conjoint ou conjointe ou ex-conjoint ou ex-conjointe ou ami ou amie intime (14,2 %). Dans une plus forte proportion que les agressions sexuelles de niveaux 2 et 3, plus de 4 auteurs présumés sur 10 (41 %) sont un membre de la parenté de la victime. Ces statistiques démontrent que l’auteur présumé de ce type d’infraction est généralement une personne connue de la victime avec laquelle un lien de confiance peut exister.

Pour commettre leur infraction, 52,4 % des auteurs présumés ont usé de leur force physique auprès des victimes. Notons que 30 % d’entre elles ont subi des blessures de gravité moindre. Pour ce qui est de la dénonciation de l’infraction, on constate que 34,4 % des victimes l’ont signalée aux autorités policières moins de 24 heures après l’agression et que 44,9 % ont attendu plus d’un an pour la révéler.

Dans le tableau 4 à la page suivante figurent les principales caractéristiques des victimes, dont le sexe, l’âge et la nature de la relation entretenue avec l’auteur présumé selon le type d’agressions sexuelles subi.

Tableau 4 - Répartition des victimes d’agressions sexuelles selon la catégorie d’infractions, le sexe, l’âge, la nature de la relation avec l’auteur présumé, Québec, 2014p
Caractéristiques et relation avec l'auteur présumé Agression sexuelle grave (niveau 3) (%) Agression sexuelle armée (niveau 2) (%) Agression sexuelle simple (niveau 1) (%) Total (%)
* Exclut les victimes dont l’âge est inconnu ou invalide
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Femmes 81,3 87,8 86,5 86,5
Hommes 18,7 12,2 13,5 13,5
1 à 5 ans 6,3 2 6,8 6,8
6 à 11 ans 25 10,2 14 14
12 à 14 ans 6,3 10,2 15,5 15,4
15 à 17 ans 12,5 20,4 17,1 17,2
18 à 19 ans 12,5 8,2 7,1 7,1
20 à 24 ans 12,5 10,2 11,9 11,9
25 à 34 ans 6,3 24,5 11,8 12
35 à 44 ans 6,3 8,2 7 7
45 à 54 ans 12,5 2 4,6 4,6
55 à 64 ans 0 4,1 2,1 2,2
65 ans et plus 0 0 2 1,9
Conjoint, ex-conjoint, ami intime 6,3 12,2 14,2 14,1
Parent 0 0 7,9 7,8
Enfant 0 0 0,3 0,3
Autre membre de la famille 0 0 10,5 10,3
Beau-père ou belle-mère 12,5 4,1 3,5 3,5
Beau-fils ou belle-fille 6,3 0 0,3 0,4
Parent éloigné 12,5 2 4,3 4,3
Connaissance 31,3 26,5 21,8 22
Voisin ou voisine 6,3 4,1 2,5 2,5
Relation d'affaires 0 2 3,2 3,1
Symbole d'autorité 0 6,1 3,2 3,2
Ami 6,3 6,1 9 9
Étranger 6,3 28,6 13,6 13,9
Autre 12,5 8,1 5,8 5,6
Total (nombre absolu à titre indicatif) 16 49 3 489* 3 554*

3.2 Les autres infractions d’ordre sexuel

3.2.1  Les contacts et l’incitation à des contacts sexuels

Selon le Code criminel, les contacts et l’incitation à des contacts sexuels sont des infractions qui visent des victimes âgées de moins de 16 ans. En 2014, on dénombre 875 infractions liées à des contacts sexuels et 213 liées à de l’incitation à des contacts sexuels. Pendant que le nombre de contacts sexuels a diminué de 2013 à 2014 (-89), l’incitation à des contacts sexuels a connu une légère augmentation de 17 infractions.

Comme démontré au tableau 5, les filles âgées de 12 à 14 ans représentent plus du quart (26,8 %) des victimes de contacts sexuels. Notons également que près du cinquième (19,8 %) des victimes sont âgées de moins de 6 ans. Pour ce qui est de l’incitation à des contacts sexuels, c’est plus de 2 filles sur 5 âgées de 12 à 14 ans qui en sont victimes (44,3 %).

Tableau 5 - Répartition des victimes de contacts et d’incitation à des contacts sexuels selon le sexe et le groupe d’âge, Québec, 2014p
Groupe d'âge Contacts sexuels : filles (%) Contacts sexuels : garçons (%) * Contacts sexuels : total (%) Incitation à des contacts sexuels : filles (%) Incitation à des contacts sexuels : garçons (%) Incitation à des contacts sexuels : total (%)
* Une victime masculine a été exclue de l’analyse en raison de son âge invalide.
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 13,6 6,2 19,8 2,7 5,4 8,1
6 à 11 ans 25,2 10,6 35,8 21,1 5,4 26,5
12 à 14 ans 26,8 4,4 31,2 44,3 7 51,3
15 à 17 ans 11,5 1,7 13,2 12,5 1,6 14,1
Total 77,1 22,9 100 80,6 19,4 100

Près du cinquième des contacts sexuels (19,5 %) sont effectués par une connaissance de la victime et un autre membre de la famille (18,4 %). Il en va de même de l’incitation à des contacts sexuels puisque près du quart (24,7 %) des auteurs présumés sont une connaissance de la victime et 10,8 % un autre membre de la famille.

Relativement au délai pour dénoncer les contacts sexuels, 23,3 % des victimes ont déclaré l’infraction moins de 24 heures après l’événement. Quant à l’incitation à des contacts sexuels, la dénonciation de l’événement se fait rapidement également puisque 29,2 % des victimes ont signalé l’événement aux autorités policières moins de 24 heures après celui-ci.

3.2.2  Légère augmentation de l’exploitation sexuelle

À des fins de compréhension, nous tenons d’abord à spécifier que l’exploitation sexuelle d’adolescents (article 153 du Code criminel) réfère au fait pour une personne en position d’autorité ou de confiance à commettre les infractions de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels vis-à-vis d’un adolescent de 14 à 18 ans et ne réfère aucunement au proxénétisme d’une personne âgée de moins de 18 ans (article 286.3(2) du Code criminel) où quiconque amène une personne mineure à offrir ou rendre des services sexuels moyennant rétribution. Le proxénétisme lié à la prostitution juvénile sera plutôt abordé à la page 34 dans le chapitre 5 sur les auteurs présumés.

En 2014, on assiste à une hausse de 8 infractions liées à l’exploitation sexuelle d’adolescents par rapport à l’année précédente (20). Pour ce qui est de l’exploitation sexuelle de personnes atteintes d’une déficience mentale ou physique, on remarque un accroissement de 5 infractions en 2014 (8) comparativement à 2013 (3).

Que l’exploitation sexuelle soit dirigée vers une personne atteinte de déficience mentale ou physique ou non, elle est davantage exercée par les auteurs présumés en contexte d’autorité. À cet égard, on dénote que 50 % des auteurs présumés d’exploitation sexuelle d’une victime atteinte de déficience mentale ou physique étaient en position d’autorité, alors que 28,6 % l’étaient à l’endroit d’un adolescent âgé de 15 à 17 ans. Soulignons que 17,9 % de ces adolescents victimes d’exploitation sexuelle ont subi des blessures physiques.

Graphique 9 - Répartition des victimes d’exploitation sexuelle y compris celles atteintes de déficience mentale ou physique selon la nature de la relation avec l’auteur présumé, Québec, 2014p
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Relation avec l'auteur présumé Exploitation sexuelle (%) Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) (%)
Conjoint, ex-conjoint, ami intime 7,1 0
Parent 3,6 12,5
Connaissance 14,3 12,5
Relation d'affaires 10,7 0
Symbole d'autorité 28,6 50
Ami  7,1 0
Autre relation intime 3,6 0
Relation criminelle  3,6 0
Étranger 10,7 12,5
Auteur présumé non identifié 10,7 12,5

3.2.3 La moitié des victimes d’inceste attendent un an et plus pour signaler l’infraction

L’inceste peut être perçu comme le secret le mieux gardé par les familles. Les données recueillies en 2014 démontrent que l’inceste semble demeurer un crime difficile à dénoncer puisque la moitié des victimes, peu importe le sexe, ont attendu un an et plus avant de dénoncer le préjudice qu’elles ont subi. Quoique moins du quart (23,9 %) des victimes féminines aient patienté plus de 10 ans, 26,1 % d’entre elles ont tout de même signalé l’événement rapidement aux autorités policières. Quant aux hommes, seulement 16,7 % d’entre eux ont dénoncé sans attendre. L’analyse de nos données démontre que 7 victimes ont attendu plus de 20 ans et que 2 d’entre elles ont même attendu 49 et 50 ans avant de signaler leur agression de la part d’un parent et d’un autre membre de la famille.

Tableau 6 - Répartition des victimes d’inceste selon le sexe et le délai entre la date de l’infraction et celle de l’ouverture du dossier, Québec1, 2014p
Délai entre la date de l’infraction et le signalement de l’événement à la police Femme Homme Total
1Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Aucun 12 2 14
Moins d'un an 11 4 15
1 à 5 ans 6 4 10
6 à 10 ans 4 1 5
11 à 20 ans 5 0 5
20 ans et plus 6 1 7
Non précisé 2 0 2
Total 46 12 58

Les statistiques révèlent que 50 % des auteurs présumés sont un parent (père ou mère) de la victime et que, dans 48,3 %, il s’agit d’un autre membre de la famille telle la fratrie. Dans de plus rares cas, l’auteur présumé est un parent éloigné (1,7 %) de la victime (graphique 10).

Graphique 10 - Répartition des victimes d’inceste selon la nature de la relation avec l’auteur présumé, Québec, 2014p
Relation avec l'auteur présumé %
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Parent 50
Autre membre de la famille 48,3
Parent éloigné 1,7

Étant donné que le délai pour dénoncer l’inceste peut prendre plusieurs années, voire des décennies, l’âge des victimes peut être supérieur à 18 ans au moment du signalement aux forces de l’ordre. Relativement à ce qui précède, 10 victimes adultes âgées de 19 à 55 ans ont dénoncé l’abus subi durant l’enfance.

Par ailleurs, le cinquième des victimes appartiennent au groupe d’âge des filles de 6 à 11 ans. Dans une moindre mesure, on trouve les filles de 15 à 17 ans (17,2 %) et celles de 12 à 14 ans (15,5 %). Il est à noter que 12 % des victimes ont moins de 6 ans. Soulignons également que c’est dans le groupe d’âge des 6 à 11 ans que l’on compte la plus forte proportion de victimes masculines (13,8 %). 

Graphique 11 - Répartition des victimes d’inceste selon le sexe et le groupe d'âge1, Québec, 2014p
  Femmes (%) Hommes (%) Total (%)
1Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Moins de 6 ans 8,6 3,4 12
6 à 11 ans 22,4 13,8 36,2
12 à 14 ans  15,5 0 15,5
15 à 17 ans 17,2 1,7 18,9
18 et 19 ans 3,4 0 3,4
20 à 24 ans 5,3 0 5,3
25 à 34 ans 0 0 0
35 à 44 ans  5,3 0 5,3
45 à 54 ans 0 1,7 1,7
55 à 64 ans 1,7 0 1,7
65 ans et plus 0 0 0

3.2.4  Un peu plus de cas de corruption d’enfants en 2014

En 2014, on dénombre 9 cas supplémentaires de corruption d’enfants relativement à 2013, ce qui porte le nombre à 29. Parmi toutes les victimes mineures, près de 7 sur 10 (67,9 %) sont des filles, alors que plus de 3 sur 10 (32,1 %) sont des garçons. Notons que 39,3 % des enfants qui ont subi ce type d’infractions ont entre 6 et 11 ans8.

Tableau 7. Répartition des victimes des autres infractions d’ordre sexuel selon la catégorie d’infractions, le sexe, l’âge, la nature de la relation avec l’auteur présumé et la catégorie d’infractions, Québec, 2014p.

Les parents sont les principaux auteurs présumés de corruption exercée sur leur propre enfant (44,8 %). Le beau-père ou la belle-mère et les connaissances arrivent ensuite dans des proportions identiques de 10,3 %. Dans près de 9 infractions sur 10 (89,3 %) liées à la corruption d’enfants, le délit est signalé aux policiers moins d’un an après l’événement.

Graphique 12 - Répartition des victimes de corruption d’enfants selon la nature de la relation avec l’auteur présumé, Québec, 2014p
Nature de la relation avec l'auteur présumé %
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Parent 44,8
Autre membre de la famille 6,9
Beau-père ou belle-mère 10,3
Beau-fils ou belle-fille 3,4
Parent éloigné 3,4
Connaissance 10,3
Symbole d'autorité 3,4
Ami  3,4
Autre relation intime 3,4
Étranger 6,9
Auteur présumé non identifié 3,4

3.2.5 La croissance du leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur se poursuit

Le nombre de cas liés au leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur a atteint un sommet inégalé en 2014. Les policiers ont enregistré 413 cas, dont 357 victimes, soit une hausse de 83,1 % et de 66,7 % du taux comparativement à 2013 (respectivement 246 infractions et 196 victimes). Par ailleurs, 92,4 % des victimes ont signalé l’infraction moins d’un an après la commission du délit.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la tendance à la hausse de ce type d’infractions. Entre autres, la sensibilisation du public, la mise en place de programmes et de services nationaux tel le site Internet Cyberaide.ca en 2008 où des signalements peuvent être effectués en ligne. Également, l’effectif policier de plus en plus nombreux affecté à la lutte contre ces prédateurs sexuels a certainement contribué à l’augmentation de la détection et du signalement de ce type de délits.

Graphique 13 - Évolution du taux relatif au leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur, Québec, 2005 à 2014
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Taux0,2 0,3 0,6 1 1,7 1,5 1,6 1,9 3 5

Les jeunes filles sont les principales victimes (77,5 %) de cette infraction et celles âgées de 12 à 14 ans (45,6 %) prédominent. Quant aux garçons, ils sont victimes de cette infraction dans une proportion de 22,5 % par rapport aux filles. Dans 30,8 % des cas de leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur, l’auteur présumé est un étranger ou une étrangère et une connaissance dans 19 % des cas.

3.2.6  Le voyeurisme

Nous observons une diminution de 6,3 % du taux de cette infraction par rapport à 2013. Comme pour toutes les infractions sexuelles, les femmes (89,2 %) sont les victimes dans une proportion largement supérieure aux hommes (10,8 %). À l’opposé de toutes les autres infractions d’ordre sexuel, les principales victimes de voyeurisme sont généralement des adultes (69,8 %). À ce sujet, les victimes âgées de 20 à 24 ans (26,5 %) en sont plus souvent les cibles.

Graphique 14 - Répartition des victimes de voyeurisme en pourcentage selon le groupe d’âge, Québec, 2014p
Groupe d'âge %
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1à 5 ans 0
6 à 11 ans 3,6
12 à 14 ans 10,8
15 à 17 ans 15,7
18 et 19 ans 10,8
20 à 24 ans 26,5
25 à 34 ans 14,5
35 à 44 ans 8,4
45 à 54 ans 4,8
55 à 64 ans 2,4
65 ans et plus 2,4

Dans 47 % des infractions, l’auteur présumé de voyeurisme est un étranger ou une étrangère relativement à la victime. Dans une moindre mesure, l’auteur présumé est un voisin ou une voisine (8,4 %), un beau-père ou une belle-mère (8,4 %) et un autre membre de la famille (6 %).

Les données recueillies démontrent que ce ne sont pas que les lieux publics qui sont privilégiés par les auteurs présumés de voyeurisme. Notons que 35 % des victimes ont été la proie d’un voyeur présumé dans une maison unifamiliale et 26,3 % dans une unité d’habitation.

Le tableau 7 regroupe les principales caractéristiques des victimes, dont le sexe, l’âge ainsi que le type de relation entretenue avec l’auteur présumé selon chacune des catégories d’infractions liée aux autres infractions d’ordre sexuel.

Tableau 7 - Répartition des victimes des autres infractions d’ordre sexuel selon la catégorie d’infractions, le sexe, l’âge, la nature de la relation avec l’auteur présumé et la catégorie d’infractions, Québec, 2014p
Caractéristiques et relation avec l'auteur présumé* Contacts sexuels (%) Incitation à des contacts sexuels (%) Exploitation sexuelle (%) Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) (%) Inceste (%) Corruption d'enfants (%) Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur (%) Relations sexuelles anales (%) Bestialité/ Forcer/ Inciter une personne (%) Voyeurisme (%) Total (%)
* Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Femmes 77,1 80,6 66,7 62,5 79,3 67,9 77,5 100 50 89,2 77,8
Hommes 22,9 19,4 33,3 37,5 20,7 32,1 22,5 0 50 10,8 22,2
1 à 5 ans 19,8 8,1 0 0 12,1 14,3 0 0 0 0 12,1
6 à 11 ans 35,8 26,5 0 0 36,2 39,3 15,5 0 50 3,6 27,8
12 à 14 ans 31,2 51,4 0 0 15,5 32,1 58,9 0 0 10,8 37,3
15 à 17 ans 13,2 14,1 100 25 19 14,3 25,6 0 0 15,7 17,9
18 à 19 ans 0 0 0 37,5 3,4 0 0 0 0 10,8 0,9
20 à 24 ans 0 0 0 0 5,2 0 0 0 0 26,5 1,6
25 à 34 ans 0 0 0 25 0 0 0 100 0 14,5 0,9
35 à 44 ans 0 0 0 0 5,2 0 0 0 50 8,4 0,7
45 à 54 ans 0 0 0 0 1,7 0 0 0 0 4,8 0,3
55 à 64 ans 0 0 0 0 1,7 0 0 0 0 2,4 0,2
65 ans et plus 0 0 0 12,5 0 0 0 0 0 2,4 0,2
Conjoint, ex-conjoint, ami intime 5,7 2,6 7,1 0 0 0 2,5 100 50 1,2 4,2
Parent 14,3 2,6 3,6 12,5 50 44,8 0 0 0 0 10,6
Enfant 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Autre membre de la famille 18,4 10,8 0 0 48,3 6,9 0 0 50 6 13,3
Beau-père ou belle-mère 7 2,1 0 0 0 10,3 0 0 0 8,4 4,6
Beau-fils ou belle-fille 0,8 0 0 0 0 3,4 0 0 0 1,2 0,5
Parent éloigné 7,3 2,6 0 0 1,7 3,4 0,3 0 0 1,2 4,5
Connaissance 19,5 24,7 14,3 12,5 0 10,3 19 0 0 6 18,3
Voisin ou voisine 2,9 2,6 0 0 0 0 0,3 0 0 8,4 2,3
Relation d'affaires 1 0,5 10,7 0 0 0 0,3 0 0 0 0,9
Symbole d'autorité 4,9 9,8 28,6 50 0 3,4 2,2 0 0 0 5,1
Ami 8,1 7,7 7,1 0 0 3,4 6,4 0 0 2,4 7
Étranger 6,4 17 10,7 12,5 0 6,9 30,8 0 0 47 15,4
Autre 3,6 16,9 17,9 12,5 0 6,8 38,1 0 0 16,9 13,3
Total (nombre absolu à titre indicatif) 841 185 27 8 58 28 355 1 2 83 1 588

Chapitre 4 – Les victimes

4.1 Le profil des victimes d’agressions sexuelles

Malgré une baisse enregistrée des agressions sexuelles en 2013 et en 2014, le portrait des victimes demeure sensiblement le même au fil des ans. Les femmes sont les principales victimes, quelle que soit la gravité de l’agression sexuelle. En 2014, on relève que 86,5 % des victimes sont des femmes, alors que 13,5 % sont des hommes.

Seules les agressions sexuelles armées ont augmenté de 4 infractions (45 à 49). Il est à noter que le nombre de victimes de cette catégorie d’infractions s’est accru de 8,9 % en 2014. Le nombre d’hommes victimes de ce genre d’infractions a augmenté de 20 %, alors que le nombre de femmes a connu une hausse de 7,5 % par rapport à 2013, et ce, en dépit de la stabilité des agressions sexuelles graves et du recul des agressions sexuelles simples9.

9 Tableau complémentaire D. Nombre d'infractions sexuelles selon le sexe de la victime et la catégorie d’infractions, Québec, 2005 à 2014.

Tableau 8 - Nombre de victimes d’agressions sexuelles (niveaux 1 à 3), selon le sexe, Québec, 2013 et 2014p
Sexe de la victime 2013a 2014p Variation (%)
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Femme 3 212 3 097 -3,6
Homme 553 488 -11,8

En 2014, le groupe d’âge des 15 à 17 ans (17,2 %) victimes d’agressions sexuelles ainsi que celui des 12 à 14 ans (15,4 %) affichent des proportions largement supérieures aux autres groupes d’âge. Vient ensuite le groupe d’âge des 6 à 11 ans (14 %). Notons que 6,8 % des victimes sont âgés de moins de 6 ans. Les enfants et les adolescents représentent plus de la moitié des victimes, soit 53,4 %. En 2014, les groupes d’âge les plus touchés par les agressions sexuelles sont, chez les mineurs, les 15 à 17 ans et, chez les adultes, les 25 à 34 ans.

Graphique 15 - Répartition des victimes d’agressions sexuelles (niveaux 1 à 3) selon le groupe d’âge, Québec, 2014p
Groupe d'âge  %
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 6,8
6 à 11 ans  14
12 à 14 ans 15,4
15 à 17 ans 17,2
18 à 19 ans 7,1
20 à 24 ans 11,9
25 à 34 ans 12
35 à 44 ans 7
45 à 54 ans 4,6
55 à 64 ans 2,2
65 ans et plus 1,9

 4.2 Un portrait d’ensemble des victimes des autres infractions d’ordre sexuel

Par opposition à la décroissance des agressions sexuelles, le nombre des autres infractions d’ordre sexuel poursuit sa croissance depuis 2006 (936 en 2006, 1 641 en 2013 et 1 755 en 2014). Malgré une hausse de 5,7 % du nombre de victimes, le profil de celles-ci demeure sensiblement le même, les femmes continuant d’être les principales victimes. À cet égard, elles représentent 77,8 % des victimes, alors que 22,2 % sont des hommes.

Les hausses les plus notables concernent les infractions commises à l’encontre des hommes. Entre autres, on observe un accroissement de 47 infractions liées au leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur chez les victimes masculines. On remarque également une augmentation de 115 victimes féminines de ce type d’infraction.

Tableau 9 - Nombre de victimes des autres infractions d’ordre sexuel selon le sexe, Québec, 2013 et 2014p
Sexe de la victime 2013a 2014p Variation (%)
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Femme 1 190 1 270 5,7
Homme   359 367  2,2 

Comme le démontre le graphique 16, les jeunes âgés de 12 à 14 ans prédominent comme victimes des autres infractions d’ordre sexuel. Il est à noter que nous trouvons davantage de victimes âgées de 6 à 11 ans (27,8 %) que de victimes âgées de 15 à 17 ans (17,9 %). Étant donné que 60 % des autres infractions sexuelles sont commises exclusivement à l’endroit des enfants, on relève une plus grande proportion de personnes mineures en tant que victimes de ce type d’infractions, soit 95,1 %.

Graphique 16 - Répartition des victimes des autres infractions d’ordre sexuel selon le groupe d’âge, Québec, 2014p
 Groupe d'âge
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
1 à 5 ans 12,1
6 à 11 ans  27,8
12 à 14 ans 37,3
15 à 17 ans 17,9
18 à 19 ans 0,9
20 à 24 ans 1,6
25 à 34 ans 0,9
35 à 44 ans 0,7
45 à 54 ans 0,3
55 à 64 ans 0,2
65 ans et plus 0,2

Chapitre 5 – Les auteurs présumés

5.1 Plus de 9 auteurs présumés sur 10 sont des hommes

Parmi les 2 371 auteurs présumés dont le sexe est connu, notons que 3,8 % d’entre eux sont des femmes, alors que 96,2 % sont des hommes. On relève une réduction de 29 % du nombre d’auteurs présumés de 2013 à 2014, dont une diminution de 16,7 % chez les auteurs présumés féminins (-18). À ce propos, on dénote un recul de 62,5 % des infractions liées à l’incitation à des contacts sexuels (-5) ainsi qu’une réduction de 50 % quant à l’exploitation sexuelle (-2) chez les auteurs présumés féminins.

Pour ce qui est des auteurs présumés masculins, une diminution de 29,4 % est constaté. Cette réduction fait écho à la diminution de 100 % du nombre de délits sexuels liés aux relations sexuelles anales (-3) et de 37 % des agressions sexuelles (-1) perpétrées par des auteurs présumés masculins.

Tableau 10 - Nombre d’infractions sexuelles selon le sexe de l’auteur présumé et la catégorie d’infractions, Québec, 2013 et 2014
Catégorie d’infractions Femmes : 2013a Femmes : 2014p Femmes : variation (%) Hommes : 2013a Hommes : 2014p Hommes : variation (%)
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 0 0 - 12 10 -16,7
Agression sexuelle armée (niveau 2) 0 0 - 27 27 0
Agression sexuelle simple (niveau 1) 56 47 -16,1 2 294 1 566 -31,7
Contacts sexuels 35 24 -31,4 576 377 -34,5
Incitation à des contacts sexuels 8 3 -62,5 112 102 -8,9
Exploitation sexuelle 4 2 -50 9 8 -11,1
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) 0 0 - 2 4 100
Inceste 1 2 100 46 29 -37
Corruption d'enfants 1 2 100 6 5 -16,7
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 1 7 600 81 91 12,3
Relations sexuelles anales 0 0 - 3 0 -100
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 1 1 0 1 5 400
Voyeurisme 1 2 100 64 57 -10,9
Total 108 90 -16,7 3 233 2 281 -29,4

5.2 Les auteurs présumés masculins âgés de 25 à 34 prédominent

Selon nos analyses, les auteurs présumés âgés de 25 à 34 ans (16,4 %) prédominent en ce qui a trait aux infractions sexuelles. Non loin de ce groupe d’âge, on trouve celui des hommes de 35 à 44 ans (16,2 %). En dépit du nombre élevé d’auteurs présumés masculins entre 25 et 44 ans, une décroissance est observée à partir de cette catégorie d’âge, et ce, peu importe le sexe. Chez les femmes, le nombre d’auteurs présumés féminins est légèrement plus élevé chez les jeunes filles de 12 à 14 ans (0,7 %).

Graphique 17 - Proportion du nombre d’auteurs présumés d’infractions sexuelles selon le sexe et l’âge, Québec, 2014p
Groupe d'âge Femmes (%) Hommes (%) Total (%)
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Moins de 11 ans 0,3 1,6 1,9
12 à 14 ans 0,7 10,4 11,1
15 à 17 ans 0,6 12 12,6
18 et 19 ans 0,3 5,4 5,7
20 à 24 ans 0,3 9,9 10,2
25 à 34 ans 0,6 16,4 17,1
35 à 44 ans 0,6 16,2 16,9
45 à 54 ans 0,3 11,2 11,5
55 à 64 ans 0,1 7,6 7,7
65 ans et plus 0 5,5 5,5

5.3 La relation entre l’âge des victimes et des auteurs présumés

Dans une forte majorité, les auteurs présumés mineurs d’infractions sexuelles (605) ont commis leur délit à l’endroit d’une victime également mineure dans une proportion de 95,5 %. En ce qui a trait aux auteurs présumés majeurs (1 766), près de 6 sur 10 (57,8%) ont commis leur infraction à l’endroit d’une victime mineure et 4 sur 10 (42,2 %) ont commis une infraction sexuelle à l’égard d’une victime adulte.

Tableau 11 - Proportion du nombre d’auteurs présumés mineurs et majeurs d’infractions sexuelles selon l’âge de la victime (mineure ou majeure)1, Québec, 2014p
  Victimes  Auteurs présumés mineurs Auteurs présumés majeurs Total
1 Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Mineures (%) 95,5 57,8 67,5
Majeures (%) 4,5 42,2 32,5

5.4 Le proxénétisme10

10 Inclut les infractions liées au fait de vivre des produits de la prostitution d’une personne âgée de moins de 18 ans, au proxénétisme et à la prostitution d’une personne de moins de 18 ans (obtient ou communique).

En 2014, 84 infractions liées au proxénétisme ont été enregistrées par les corps de police pour un total de 12 auteurs présumés. La hausse la plus remarquable concerne l’infraction liée à l’obtention ou à la communication en vue d’obtenir des services sexuels, moyennant rétribution, d’une personne âgée de moins de 18 ans (115,8 %).

L’analyse des données démontre que le quart des auteurs présumés sont des hommes âgés de 30 à 39 ans (3). Viennent ensuite les groupes des femmes (2) et des hommes âgés de 18 et 24 ans (2) ainsi que celui des hommes âgés de 40 à 49 ans (2) qui représentent tous une proportion équivalente de 16,7 %.

Graphique 18 - Répartition des auteurs présumés de proxénétisme selon le sexe et l’âge, Québec, 2014p
Groupes d'âge 12 à 17 ans 18 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 39 ans 40 à 49 ans 50 à 59 ans 60 à 69 ans 70 ans et plus
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Femmes (%) 8,3 16,7 0 0 0 0 0 0
Hommes (%) 0 16,7 8,3 25 16,7 0 0 8,3

Annexe 1 – Définition des infractions sexuelles

Consulter les définitions des infractions sexuelles et des autres infractions d’ordre sexuel

Annexe 2 – Tableaux complémentaires

Tableau C1 - Nombre d'infractions sexuelles selon la catégorie d’infractions, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 56 44 22 22 25 34 17 28 17 16
Agression sexuelle armée (niveau 2) 85 89 71 79 54 66 62 60 45 49
Agression sexuelle simple (niveau 1) 4 606 4 774 3 999 4 126 4 084 4 104 3 643 3 779 3 704 3 520
Autres infractions d'ordre sexuel 1 005 896 889 605 1 0 0 0 0 0
Contacts sexuels 2 3 7 178 585 733 716 811 964 875
Incitation à des contacts sexuels 0 0 6 72 144 175 155 204 196 213
Exploitation sexuelle 0 0 0 9 20 26 25 15 20 28
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) 0 0 0 0 0 3 2 2 3 8
Inceste 0 2 0 25 95 57 75 80 55 60
Corruption d'enfants 0 0 0 6 8 7 5 14 20 29
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 13 24 43 78 136 121 126 155 246 413
Relations sexuelles anales 0 0 0 6 6 7 3 5 6 1
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 1 5 4 1 2 6
Voyeurisme 0 11 16 49 81 70 97 127 129 122
Total 5 767 5 843 5 053 5 255 5 240 5 408 4 930 5 281 5 407 5 340
Tableau C2 - Taux d'infractions sexuelles selon la catégorie d’infractions, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 0,7 0,6 0,3 0,3 0,3 0,4 0,2 0,3 0,2 0,2
Agression sexuelle armée (niveau 2) 1,1 1,2 0,9 1 0,7 0,8 0,8 0,7 0,6 0,6
Agression sexuelle simple (niveau 1) 60,6 62,4 52 53,2 52,2 51,9 45,7 46,7 45,4 42,9
Autres infractions d'ordre sexuel 13,2 11,7 11,6 7,8 0 0 0 0 0 0
Contacts sexuels 0 0 0,1 2,3 7,5 9,3 9 10 11,8 10,7
Incitation à des contacts sexuels 0 0 0,1 0,9 1,8 2,2 1,9 2,5 2,4 2,6
Exploitation sexuelle 0 0 0 0,1 0,3 0,3 0,3 0,2 0,2 0,3
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1
Inceste 0 0 0 0,3 1,2 0,7 0,9 1 0,7 0,7
Corruption d'enfants 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 0,4
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0,2 0,3 0,6 1 1,7 1,5 1,6 1,9 3 5
Relations sexuelles anales 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0 0,1 0,1 0
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 0 0,1 0,1 0 0 0,1
Voyeurisme 0 0,1 0,2 0,6 1 0,9 1,2 1,6 1,6 1,5
Total 75,9 76,3 65,7 67,8 67 68,4 61,8 65,3 66,3 65
Tableau D1 - Nombre d'infractions sexuelles selon le sexe de la victime (femmes) et la catégorie d’infractions1, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
1 Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 49 38 19 20 24 21 12 26 13 13
Agression sexuelle armée (niveau 2) 80 81 65 71 47 60 52 56 40 43
Agression sexuelle simple (niveau 1) 3 767 4 003 3 317 3 454 3 445 3 425 3 107 3 185 3 159 3 041
Autres infractions d'ordre sexuel 798 704 685 470 1 - - - - -
Contacts sexuels 2 2 5 143 446 573 545 645 718 670
Incitation à des contacts sexuels 0 0 4 55 103 111 95 127 138 156
Exploitation sexuelle 0 0 0 8 15 21 21 8 16 19
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) - - - - 0 3 1 1 2 5
Inceste 0 1 0 23 68 49 61 65 48 48
Corruption d'enfants 0 0 0 3 4 5 3 9 15 19
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0 0 0 31 85 65 65 72 162 277
Relations sexuelles anales 0 0 0 2 3 4 1 3 5 1
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Voyeurisme 0 0 0 17 62 49 64 88 86 74
Total 4 696 4 829 4 095 4 297 4 303 4 386 4 027 4 285 4 402 4 367
Tableau D2 - Nombre d'infractions sexuelles selon le sexe (hommes) de la victime et la catégorie d’infractions1, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
1 Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 7 6 3 2 1 13 5 2 3 3
Agression sexuelle armée (niveau 2) 5 8 6 8 7 6 10 4 5 6
Agression sexuelle simple (niveau 1) 839 771 682 672 639 679 536 594 545 479
Autres infractions d'ordre sexuel 207 192 204 135 0 - - - - -
Contacts sexuels 0 1 2 35 139 160 171 166 246 205
Incitation à des contacts sexuels 0 0 2 17 41 51 46 64 48 38
Exploitation sexuelle 0 0 0 1 5 5 4 7 4 9
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) - - - - 0 0 1 1 1 3
Inceste 0 1 0 2 27 8 14 15 7 12
Corruption d'enfants 0 0 0 3 4 2 2 5 5 10
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0 0 1 3 11 8 14 19 33 80
Relations sexuelles anales 0 0 0 4 3 3 2 2 1 0
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
Voyeurisme 0 0 0 2 7 3 6 5 13 9
Total 1 058 979 900 884 884 938 811 884 912 855
Tableau E1 - Taux d'infractions sexuelles selon le sexe (femmes) de la victime et la catégorie d’infractions1, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
1 Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 1,3 1 0,5 0,5 0,6 0,5 0,3 0,6 0,3 0,3
Agression sexuelle armée (niveau 2) 2,1 2,1 1,7 1,8 1,2 1,5 1,3 1,4 1 1
Agression sexuelle simple (niveau 1) 97,9 103,3 85,5 88,2 87,2 85,9 77,3 78,2 77 73,6
Autres infractions d'ordre sexuel 20,7 18,2 17,7 12 0 - - - - -
Contacts sexuels 0,1 0,1 0,1 3,7 11,3 14,4 13,6 15,8 17,5 16,2
Incitation à des contacts sexuels 0 0 0,1 1,4 2,6 2,8 2,4 3,1 3,4 3,8
Exploitation sexuelle 0 0 0 0,2 0,4 0,5 0,5 0,2 0,4 0,5
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) - - - - 0 0,1 0 0 0 0,1
Inceste 0 0 0 0,6 1,7 1,2 1,5 1,6 1,2 1,2
Corruption d'enfants 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,4 0,5
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0 0 0 0,8 2,2 1,6 1,6 1,8 3,9 6,7
Relations sexuelles anales 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0 0,1 0,1 0
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Voyeurisme 0 0 0 0,4 1,6 1,2 1,6 2,2 2,1 1,8
Total 122 124,7 105,5 109,8 109 110 100,2 105,3 107,3 105,6
Tableau E2 - Taux d'infractions sexuelles selon le sexe (hommes) de la victime et la catégorie d’infractions1, Québec, 2005 à 2014
Catégorie d’infractions 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
1 Exclut les victimes dont le sexe ou l’âge déclaré est inconnu, invalide ou non conforme à la réalité.
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Agression sexuelle grave (niveau 3) 0,2 0,2 0,1 0,1 0 0,3 0,1 0 0,1 0,1
Agression sexuelle armée (niveau 2) 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,1 0,1 0,1
Agression sexuelle simple (niveau 1) 22,4 20,4 17,9 17,5 16,5 17,3 13,5 14,8 13,5 11,7
Autres infractions d'ordre sexuel 5,5 5,1 5,4 3,5 0 - - - - -
Contacts sexuels 0 0 0,1 0,9 3,6 4,1 4,3 4,1 6,1 5
Incitation à des contacts sexuels 0 0 0,1 0,4 1,1 1,3 1,2 1,6 1,2 0,9
Exploitation sexuelle 0 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,2 0,1 0,2
Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) - - - - 0 0 0 0 0 0,1
Inceste 0 0 0 0,1 0,7 0,2 0,4 0,4 0,2 0,3
Corruption d'enfants 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2
Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur 0 0 0 0,1 0,3 0,2 0,4 0,5 0,8 2
Relations sexuelles anales 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0 0 0
Bestialité/Forcer/Inciter une personne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Voyeurisme 0 0 0 0,1 0,2 0,1 0,2 0,1 0,3 0,2
Total 28,2 25,9 23,7 23 22,8 23,9 20,5 22 22,5 20,9
Tableau F1 - Nombre d'infractions sexuelles régionaux, Québec, 2005 à 2014
Région 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent 165 173 146 112 115 122 117 132 128 125
Saguenay–Lac-Saint-Jean 252 297 266 251 229 263 224 283 243 217
Capitale-Nationale 359 414 391 425 397 511 439 442 479 443
Mauricie 266 231 223 234 209 243 187 211 207 187
Estrie 246 202 165 234 219 206 188 236 218 261
Montréal 1 448 1 472 1 204 1 241 1 284 1 332 1 277 1 207 1 164 1 138
Outaouais 236 241 225 206 245 223 262 275 282 258
Abitibi‑Témiscamingue 118 150 183 129 180 175 122 165 156 148
Côte-Nord 122 117 127 136 115 93 84 103 119 111
Nord-du-Québec 57 61 15 23 31 43 35 42 43 32
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 105 99 85 75 82 76 54 86 104 77
Chaudière-Appalaches 200 217 190 239 178 163 202 203 236 232
Laval 188 205 156 173 176 163 182 206 217 253
Lanaudière 334 347 304 284 377 339 257 317 329 331
Laurentides 511 445 414 406 410 436 388 331 382 394
Montérégie 973 965 811 914 823 841 751 892 914 952
Centre-du-Québec 187 207 148 173 170 179 161 150 186 181
Ensemble du Québec 5 767 5 843 5 053 5 255 5 240 5 408 4 930 5 281 5 407 5 340
Tableau F2 - Taux d'infractions sexuelles régionaux, Québec, 2005 à 2014
Région 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013a 2014p
a : Données actualisées
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent 81,8 85,9 72,6 55,8 57,3 61 58,7 65,7 63,8 62,4
Saguenay–Lac-Saint-Jean 91,7 108,5 97,4 92,1 84,2 96,6 82,6 101,9 87,5 78,1
Capitale-Nationale 53,9 61,7 58,1 62,5 57,8 73,7 62,6 61,5 66 60,5
Mauricie 102,4 88,8 85,5 89,5 80 92,8 71,4 79,3 77,8 70,1
Estrie 81,8 66,8 54,5 76,7 71,3 66,5 60,1 74,7 68,5 81,6
Montréal 77,3 78,6 64 65,4 66,7 68,4 64,8 62,2 59,2 57,2
Outaouais 68,8 69,5 64,6 58,3 68,4 61,4 71,1 72,8 74,1 67,3
Abitibi‑Témiscamingue 81,6 103,6 126,3 88,8 123,9 120,3 83,8 112 105,6 100,1
Côte-Nord 126,5 121,9 132,3 142,5 120,8 97,7 88,2 107,7 124,5 117
Nord-du-Québec 141 150,5 36,8 56 74,6 102,6 82,5 96,5 97,6 72,3
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 109,2 103,4 89,8 79,8 87,6 81,6 58,4 91,5 111,5 83,3
Chaudière-Appalaches 50,5 54,6 47,6 59,8 44,3 40,4 49,9 48,8 56,4 55,3
Laval 50,7 54,4 41,2 45 45 41 45 50 52 60,1
Lanaudière 78,4 79,7 68,8 63,2 82,6 73,2 54,8 65,6 67,4 67,2
Laurentides 100,1 85,7 78,7 76 75,9 79,6 70 57,7 65,9 67,2
Montérégie 70,9 69,5 58,1 64,8 57,8 58,4 51,7 60,1 61,1 63,1
Centre-du-Québec 82,6 90,9 65,1 75,7 73,9 77,4 69,2 63,2 77,9 75,4
Ensemble du Québec 75,9 76,4 65,7 67,8 66,9 68,4 61,8 65,3 66,3 65
Tableau G - Taux de victimisation selon la région administrative et la catégorie d’infraction sexuelle, Québec, 2014p
Région administrative Agression sexuelle grave (niveau 3) Agression sexuelle armée (niveau 2) Agression sexuelle simple (niveau 1) Contacts sexuels Incitation à des contacts sexuels Exploitation sexuelle Exploitation sexuelle (déficience mentale ou physique) Inceste Corruption d'enfants Leurre d'un enfant au moyen d'un ordinateur Relations sexuelles anales Bestialité/ Forcer/ Inciter une personne Voyeu-risme
p : Données provisoires
Source : Ministère de la Sécurité publique. Données du Programme DUC 2.2
Bas-Saint-Laurent 0 0 48,4 8,5 0,5 0,5 0 0 0,5 1 0 0,5 2,5
Saguenay–Lac-Saint-Jean 0,4 0,4 41,4 22,7 3,6 0 0 1,1 0 7,6 0 0 0,7
Capitale-Nationale 0,4 0,3 44,1 3,4 0,8 0,3 0 0 0,5 7,5 0 0,1 1,2
Mauricie 0 0,4 42,7 14,2 4,5 0 0,4 0,7 0 3,4 0 0 1,1
Estrie 0,6 0,3 41,6 14,4 9,1 0 0 3,7 1,9 6,6 0 0 0,6
Montréal 0,2 1,3 40 10,1 0,7 0,7 0 0,2 0,4 1,4 0 0 0,9
Outaouais 0,3 0,8 45,7 12 2,1 0,3 0 1,8 0,3 1,3 0 0 0,5
Abitibi‑Témiscamingue 0 0 65,6 27,1 4,1 0 0 0 0 0 0 0 1,4
Côte-Nord 0 1,1 65,3 20 8,4 1,1 0 3,2 0 12,6 0 0 3,2
Nord-du-Québec 0 0 52 2,3 6,8 0 0 0 0 11,3 0 0 0
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 1,1 1,1 54,1 13 8,7 0 0 3,2 1,1 1,1 0 0 0
Chaudière-Appalaches 0 0,2 36,2 8,1 1,4 0,2 0 1 0 4,8 0 0 1,2
Laval 0 0,7 44,4 6,2 1,4 1 0,5 0 0,2 3,1 0 0 1
Lanaudière 0,2 0,6 39 20,5 2 0,2 0,2 0,6 0 2,8 0 0 0,4
Laurentides 0 0,3 46,6 8,7 2,4 0,2 0,2 0,9 0,9 4,4 0 0 1,9
Montérégie 0,2 0,3 39,9 8,6 3,1 0,1 0,2 0,9 0,1 7,7 0,1 0 0,8
Centre-du-Québec 0,4 0 54,6 10,4 2,5 0 0 0,4 0,4 3,8 0 0 1,7
Ensemble du Québec 0,2 0,6 42,9 10,7 2,4 0,3 0,1 0,7 0,4 4,3 0 0 1