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Ministère de la Sécurité publique

Sextos

Échanger des photos intimes n’est pas un jeu d’enfants!

« L’autoexploitation juvénile, aussi appelée sextage ou partage non consensuel d’images intimes, se définit comme le fait, pour un jeune, de créer et de transmettre ou de partager avec d’autres jeunes, par l’entremise d’Internet ou d’appareils électroniques, des photos ou des vidéos à caractère sexuel. L’autoexploitation juvénile se fait au moyen d’un téléphone cellulaire, d’une application de messagerie vidéo, d’un réseau social, etc. » (Cyberaide)

Échanger des images intimes d’un jeune de moins de 18 ans, même si tous les jeunes impliqués sont mineurs, est considéré comme de la pornographie juvénile. Et les corps policiers ne badinent pas avec ça! Même si l’intention de départ est peut-être un jeu de séduction, un jeune qui se prend en photo nu peut être accusé de production de pornographie juvénile. Celui qui possède ces photos peut être accusé de possession de pornographie juvénile. Celui qui les montre ou qui les partage à d’autres peut être accusé de distribution de pornographie juvénile. Celui qui a demandé ces images pourrait être accusé de leurre ou d’extorsion.

En 2015, le Code criminel a été modifié pour y inclure un article sur la distribution non consensuelle d’images intimes. 

Afin de sensibiliser les jeunes à ce problème qui prend de plus en plus d’ampleur, différents corps policiers ont élaboré des programmes et des initiatives en matière de prévention :

  • #Gardeçapourtoi (Gatineau);
  • Ton monde virtuel (Sherbrooke);
  • Cyberharcèlement (Sûreté du Québec – MRC de l’Érable);
  • 24 heures textos (Trois-Rivières, Mont-Tremblant);
  • Exploitation juvénile et sextorsion (Sûreté du Québec – MRC de la Côte-de-Beaupré);
  • Sextage (Laval);
  • Semaine de la prévention de la toxicomanie et de l’adoption de saines habitudes de vie (Laval). 

Le corps de police de Saint-Jérôme a quant à lui élaboré le programme Sexto dont le but est d’intervenir pour faire cesser la distribution des images, car les conséquences pour les jeunes impliqués sont loin d’être uniquement virtuelles!