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Ministère de la Sécurité publique

Directive sur les contrats de services

En vigueur du 1er janvier 2015 au 31 mars 2016

Préambule

La Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d'État (2014, chapitre 17) (ci-après la « LGCE ») établit des mesures particulières applicables aux contrats de services qu’un organisme entend conclure pendant les périodes soumises à des mesures de contrôle de l’effectif, entre autres en assujettissant la conclusion de ces contrats à une autorisation du dirigeant de l’organisme.

La LGCE vise à ce qu’un organisme public ne puisse conclure un contrat de services si celui-ci a pour effet d’éluder les mesures de contrôle relatives aux effectifs prises en vertu de cette loi.

Les organismes publics, désignés par le Conseil du trésor, peuvent prendre une directive sur les contrats de services non soumis à l’autorisation de leur dirigeant.

Le ministère de la Sécurité publique a été désigné par la décision du Conseil du trésor, du 16 décembre 2014, afin de lui permettre de se doter d’une directive sur les contrats de services non soumis à l’autorisation de son dirigeant.

En vertu de l’article 17 de la LGCE, cette directive doit être rendue publique au plus tard 30 jours après son adoption. Elle doit également être transmise au président du Conseil du trésor qui peut en tout temps requérir de l’organisme public que des modifications y soient apportées.

Objet

La présente directive a pour but d’établir les situations où l’autorisation du dirigeant du ministère de la Sécurité publique n’est pas requise pour la conclusion d’un contrat de services pendant la période d’application de la LGCE*. La LGCE prévoit la mise en œuvre d’une première période de contrôle de l’effectif allant du 1er janvier 2015 au 31 mars 2016.

Cette directive découle de l’article 16 de la LGCE qui prévoit, en période de contrôle visée à l’article 11 de la LGCE, que la conclusion de tout contrat de services par un organisme public doit être autorisée par son dirigeant.

Ce pouvoir d’autorisation étant délégué par le dirigeant à la sous-ministre associée à la Direction générale des services à la gestion (DGSG) lorsqu’il s’agit de conclure un contrat de services avec une personne physique (en affaire ou non) comportant une dépense inférieure à 10 000 $ et, dans les autres cas, une dépense inférieure à 25 000 $.

L’autorisation n’est toutefois pas requise si les conditions suivantes sont remplies :

  1. l’organisme public, après avoir été désigné par le Conseil du trésor, a pris une directive sur les contrats de services dont l’autorisation du dirigeant peut être déléguée;
  2. l’objet du contrat de services correspond à l’un de ceux indiqués dans cette directive;
  3. le contrat est conclu avec un contractant autre qu’une personne physique.

*La période d’application de la section III de la Loi correspond à la période déterminée par le Conseil du trésor en vertu de l’article 11 de cette Loi.

Champ d'application

Cette directive s’applique aux contrats de services visés au paragraphe 3 du premier alinéa de l’article 3 de la Loi sur les contrats des organismes publics (RLRQ, chapitre C-65.1) et les contrats assimilés à un contrat de services conformément au troisième alinéa de cet article pour chaque période que détermine le Conseil du trésor en vertu de l’article 11 de la LGCE.

Contrats non soumis à l'autorisation du dirigeant d'organisme

Les contrats de services suivants, conclus avec un contractant autre qu’une personne physique, ne sont pas soumis à l’autorisation du dirigeant du ministère de la Sécurité publique prévue à l’article 16 de la LGCE :

  1. Entretien et plan de services de logiciels;
  2. Entretien ou surveillance des systèmes d’alarme et incendie;
  3. Élimination des déchets;
  4. Location d’équipements ou d’installations immobilières;
  5. Services de déneigement;
  6. Services de nettoyage, décontamination et traitement de l’eau;
  7. Services d’entretien de pelouse;
  8. Services d’entretien d’équipements;
  9. Services d’entretien ménager;
  10. Services de pharmaciens;
  11. Services de transport, de déménagement, d’entreposage et de messagerie;
  12. Services de voyage, de taxi et de restauration relatifs aux déplacements des agents de services correctionnels ainsi qu’à la clientèle;
  13. Services financiers et autres services connexes;
  14. Services d’huissiers;
  15. Services d’évaluation et d’expertise médicale (psychologue, psychiatre, sexologue, médecin et dentiste).

Approuvée par monsieur Denis Marsolais
Sous-ministre de la Sécurité publique