La réinsertion sociale des personnes contrevenantes
La réinsertion sociale se définit comme un ensemble d’interventions dont l’objectif est que la personne contrevenante vive de façon socialement acceptable dans le respect des lois. La mise en œuvre de ces interventions se traduit par des activités et des programmes qui visent à soutenir le cheminement de la personne et à mieux la connaître, à consolider une relation de confiance, à mettre à contribution son réseau familial et social et à lui offrir des services adaptés à ses besoins. La notion de réinsertion sociale implique aussi que, dans le cas des personnes incarcérées, les interventions doivent débuter dès l’admission en détention et inclure les activités de préparation à la sortie.
Le ministère de la Sécurité publique et ses partenaires, les ministères de la Santé et des Services sociaux, de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ainsi que de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et les organismes communautaires, fournissent aux personnes contrevenantes, en fonction de leur mission respective, des programmes et des services de soutien à la réinsertion sociale et des traitements spécialisés pour diminuer leur risque de récidive.
En décembre 2010, le gouvernement du Québec a rendu public son Plan d'action gouvernemental 2010‑2013 – La réinsertion sociale des personnes contrevenantes : une sécurité durable. L’idée générale de ce plan d’action gouvernemental est d’assurer une meilleure coordination des interventions des ministères et des organismes qui ont des responsabilités face à la réinsertion sociale des personnes contrevenantes. L’objectif ultime est la diminution des risques de récidive des personnes confiées aux Services correctionnels et celle du nombre de victimes dans la population.
Le plan d’action comporte 69 mesures, dont la responsabilité est partagée entre les partenaires ou assumée en collaboration. Parmi ces mesures, signalons la diminution des délais d’évaluation des personnes contrevenantes, la détection systématique de la toxicomanie, l’amélioration de la continuité des services entre le milieu carcéral et la communauté, une préparation adéquate de la clientèle à intégrer le marché du travail ou la formation dès son retour dans la communauté. Le plan permettra également de soutenir les organismes et les établissements afin qu’ils répondent aux besoins d’accueil, de référence et d’accompagnement en matière de violence conjugale.

