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Ministère de la Sécurité publique

Recherche et évaluation de programmes

La recherche aux Services correctionnels

Afin de soutenir son rôle dans l’accroissement des connaissances et sa contribution au regard de la réinsertion sociale des personnes contrevenantes, le ministère de la Sécurité publique a l’obligation, en vertu de l’article 3, alinéa 5 de la LSCQ, de faire de la recherche en matière correctionnelle en association avec les autres intervenants. Les objectifs du Programme de recherche sont :

  • l’avancement des connaissances en matière correctionnelle;
  • le soutien à l’amélioration des services correctionnels;
  • le développement du savoir correctionnel;
  • l’accessibilité à la connaissance sur la population correctionnelle.

La responsabilité de faire de la recherche revient à la DGA-PSA. Dans ce contexte, son rôle est de :

  • partager les résultats d’évaluation des programmes;
  • annoncer ou valider les évaluations de programmes à venir;
  • déterminer et prioriser les besoins du milieu avec la collaboration du réseau;
  • coordonner les activités de recherche;
  • publier et partager les résultats des études tant à l’interne qu’à l’externe;
  • coordonner les activités du Prix du ministre.

Comité de la recherche (CR)

Le CR est composé de professionnels et de la directrice générale adjointe aux programmes à la sécurité et à l’administration. Il est créé afin de soutenir la coordination des activités liées au développement de la recherche.

Mandats généraux du CR :

  • Établir les orientations de la recherche en milieu correctionnel;
  • Opérationnaliser la démarche qui permettra la réalisation d’un programme;
  • Recevoir et analyser les demandes de recherche provenant tant du milieu scientifique que du milieu pratique;
  • Transmettre les projets autorisés au directeur général adjoint concerné afin qu’il donne son approbation finale;
  • Faire faire ou effectuer de la recherche en tant que partenaire du milieu scientifique et à partir des données disponibles aux Services correctionnels;
  • Analyser les résultats de recherche en vue d’améliorer nos pratiques.

Afin de susciter l’intérêt des chercheurs aux préoccupations de la DGSC ainsi que de faciliter le développement et le transfert des connaissances appliquées à la réalité correctionnelle, le CR assure la mise en place de projets correspondants aux besoins des trois réseaux correctionnels. Pour ce faire, son rôle est aussi :

  • d’impliquer les partenaires dans la recherche;
  • de faire connaître les besoins de recherche particuliers;
  • de faciliter le transfert des connaissances;
  • d’établir des partenariats avec des chercheurs des universités du Québec et des groupes de recherche.

Priorités de recherche

2013-2014

Les projets en cours de réalisation prévus pour l’année 2013-2014 demeurent une priorité de recherche pour la DGSC :

  1. Poursuite de l’évaluation de l’implantation du programme de Percé (DGA-PSA et CICC);
  2. Évaluation de l’implantation du programme de traitement de la toxicomanie de la Cour du Québec (Université de Trois-Rivières);
  3. Phase II de l’étude sur les propriétés métrologiques du LS/CMI (DGA-PSA);
  4. Phase II de l’étude sur la clientèle purgeant une peine d’incarcération de moins de six mois (CICC/DGA-PSA);
  5. Poursuite des travaux visant l’implantation d’un nouvel outil de classement (DGA-PSA);
  6. Phase I de l’étude sur la récidive (DGA-PSA);
  7. Évaluation des nouvelles mesures de contrôle des sursitaires (DGA-PSA);
  8. Mise à jour des statistiques sur les profils correctionnels (DGA-PSA);
  9. Poursuite des travaux de validation de l’outil de dépistage des troubles mentaux (DGA PSA/MSSS);
  10. Phase I de l’étude sur la gestion de l’incarcération des personnes associées à un gang de rue (DGA-PSA/DGA-RCO/DGA-RCE/DGA-RCM);
  11. Phase I de l’étude sur l’éducation dans les établissements de détention du Québec (Chaire UNESCO/DGSC/MELS).

Nouveaux projets

Plusieurs sujets de recherche ont été retenus lors de la première rencontre du CR en fonction des préoccupations de la DGSC en matière correctionnelle. Ces thèmes de recherche seront traités prioritairement pour l’approbation de nouveaux projets soumis.

  1. Mesures d’évaluation du contrevenant (générales);
  2. Développement d’outils d’évaluation (spécifiques);
  3. Évaluation de programme (externe et interne);
  4. Réinsertion sociale;
  5. Récidive;
  6. Mesures correctionnelles (incluant la détention);
  7. Suivi dans la communauté (mesures);
  8. Solutions de rechange pour diminuer la surpopulation;
  9. Culture correctionnelle;
  10. Évolution de la clientèle (profils);
  11. Problématiques particulières liées à la délinquance (toxicomanie, santé mentale, troubles de la personnalité, etc.).

Comité conjoint d’experts

Ce comité se rencontre à raison d’une à deux fois par année afin de valider ou de redéfinir les priorités et orientations de la recherche. Il est composé du CR et de cinq professionnels ou chercheurs issus des milieux universitaires. Ce comité facilite l’arrimage entre les besoins et les orientations ciblés par la DGSC, par la communauté universitaire et scientifique ainsi que par les organismes gouvernementaux faisant déjà de la recherche sur les milieux correctionnels ou sur des groupes composant la clientèle de ces milieux.

Partenaires externes

Des partenaires externes sont invités par le Comité de la recherche afin de promouvoir les activités de recherche et convier les chercheurs et les étudiants à participer activement à la recherche. Liés par un contrat de services professionnels ou par une collaboration mixte entre chercheurs externes et chercheurs de la DGSC, ces partenaires sont des vecteurs importants dans la production d’un savoir en matière correctionnelle. Les principaux partenaires ciblés sont :

L’évaluation de programmes

Comme le demande le gouvernement du Québec aux ministères et aux organismes, l’évaluation des programmes fait partie du Plan d’action gouvernemental 2010-2013 pour la réinsertion sociale des personnes contrevenantes puisqu’il est impératif pour toute organisation de connaître les résultats de ses activités en les évaluant. L’évaluation de programmes demeure donc une façon incontournable de rendre compte des performances de l’organisation et de les améliorer.

Une mesure spécifique du plan d’action gouvernemental a trait à l’évaluation de programmes. Cette mesure vise à évaluer les programmes, activités et services offerts aux personnes contrevenantes. Les résultats issus des évaluations réalisées pourront être utilisés comme aide à la prise de décision. Ils pourront également contribuer à l’amélioration des connaissances en matière correctionnelle et pénale et à l’implantation de meilleurs programmes et services.