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La planification de la sécurité civile

L'expérience démontre qu'aucune municipalité n'est à l'abri d'un sinistre, d'où l'importance de planifier des mesures d'urgence pour y faire face. L'objectif de la planification de la sécurité civile est de susciter une coopération permettant la coordination des plans de mesures d'urgence. Elle vise aussi à rendre la municipalité capable d'intervenir adéquatement pour assurer la sécurité des personnes et la sauvegarde des biens avant, pendant et après un sinistre.

Au Québec, lors d'un sinistre, la municipalité doit mobiliser rapidement toutes ses énergies et demander l'aide de ressources extérieures si l'ampleur du sinistre dépasse ses capacités d'intervention.

La coopération

La collaboration entre la municipalité et les entreprises et établissements qui se trouvent sur son territoire est essentielle. Elle permet de réaliser de meilleurs plans de mesures d'urgence et assure la coordination de ceux-ci.

La Direction de la sécurité civile encourage donc la planification conjointe entre la municipalité et l'industrie ainsi que le milieu de l'enseignement. Elle recommande aussi que le comité municipal, chargé de planifier la sécurité civile, soit composé d'intervenants actifs lors d'un sinistre, de citoyens représentant des secteurs d'activité à risques et, si nécessaire, d'experts.

L'expertise

Les municipalités ne sont pas laissées à elles-mêmes dans leurs démarches de planification. Chaque direction régionale de la Direction de la sécurité civile met à la disposition des municipalités les services de conseillers expérimentés pour les accompagner dans leurs démarches de planification.

Les municipalités peuvent être conseillées pour :

  • établir un diagnostic de leur situation;
  • élaborer, mettre en place et évaluer leur plan d'urgence;
  • organiser des simulations destinées à valider leur plan d'intervention.

De plus, la Direction met à la disposition des municipalités des outils qui les rendent davantage autonomes dans le diagnostic de leur situation et dans la planification des mesures d'urgence adéquates.

La sécurité dans les établissements d'enseignement

Les établissements d'enseignement doivent prévoir des plans d'évacuation en cas d'incendie ou autres accidents survenant à l'intérieur de leurs bâtiments. De plus, ces établissements ne sont pas à l'abri d'un sinistre survenant à l'extérieur de leurs bâtiments (catastrophe naturelle, accidents impliquant des matières dangereuses, etc.). La forte concentration de population qu'on y trouve, surtout des jeunes, rend ces établissements particulièrement vulnérables.

En outre, dans les premières heures d'un sinistre, les municipalités utilisent souvent les établissements d'enseignement comme centres d'hébergement et de services aux sinistrés. Il faut donc prévoir des ententes pour l'utilisation des équipements scolaires lors d'un sinistre. La planification des mesures d'urgence entre la municipalité et les établissements d'enseignement de son territoire est donc nécessaire. 

La sécurité industrielle

Les sinistres ne se limitent pas aux secteurs à forte concentration industrielle, car le transport des matières dangereuses passe par de nombreuses municipalités.

Dans le but de prévoir un tel sinistre, plusieurs parties intéressées (gouvernements, industries, syndicats, etc.) se sont regroupées volontairement au sein du Conseil canadien des accidents industriels majeurs (CCAIM). Le Conseil élabore des normes, des lignes directrices, des outils et d'autres mécanismes afin de prévenir les accidents industriels majeurs, de s'y préparer et d'intervenir lorsqu'ils se produisent.

Par ailleurs, chaque direction régionale de la sécurité civile est invitée, par le ministère de l'Environnement à commenter les projets qui lui sont soumis. Ces projets pourraient être examinés par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Cette procédure respecte bien la planification de la sécurité civile, car elle permet d'intervenir de façon préventive, en éliminant ou atténuant les risques associés aux projets industriels majeurs.

De même, la Direction de la sécurité civile recommande la planification régionale car, en sécurité civile, les limites territoriales sont illusoires. Un sinistre est souvent attribuable à des facteurs présents dans plus d'une municipalité, dans plus d'une MRC, voire plus d'une région. Dans ce sens, les MRC soumettent des plans d'aménagement du territoire, qui concernent généralement des zones à risque, au gouvernement. Ensuite, chaque direction régionale de la sécurité et de la prévention commente ces projets qui auront des répercussions sur l'aménagement du territoire.

Pour en savoir davantage :

Consulter la documentation du Ministère ou un conseiller de votre direction régionale de la sécurité civile.

Dernière mise à jour : 05 mai 2004

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