
Bulletin d'information - Volume 2, numéro 3, automne 2011
Info-Schéma
Revue FireFighting in Canada : La réforme de la sécurité incendie au Québec citée en exemple
Dans son édition d’août 2011, FireFighting in Canada fait écho à la réforme de la sécurité incendie amorcée en 2001 au Québec. En effet, M. Sean Tracey, directeur régional section Canada de la National Fire Protection Association, aborde le sujet dans un article où il préconise le maintien et même le rehaussement de la prestation de services en incendie au Canada. M. Tracey insiste sur la nécessité d’orienter les futures actions dans le but d’améliorer la qualité de la formation pour compter sur une main-d’oeuvre de plus en plus qualifiée.
«En Amérique du Nord, les changements les plus notables, au cours des dernières années, ont été observés au Québec », souligne M. Tracey. « Cette situation s’explique par l’avènement de la gestion du risque sous la forme des schémas de couverture de risques instaurés au Québec. Grâce à eux, les instances municipales et régionales évaluent leurs propres risques, déterminent le niveau de protection qu’elles souhaitent atteindre et évaluent les écarts quant aux ressources et à la formation du personnel nécessaires à l’atteinte de cet objectif », explique-t-il. À cette fin, les normes NFPA 1001, 1710 et 1720 permettent de définir les indicateurs de performance.
« Il serait tout à fait approprié de réaliser cet exercice dans d’autres provinces afin de cerner les besoins des services de sécurité incendie », poursuit M. Tracey. « De plus, le fait de consulter la population sur le niveau de service qu’elle entend obtenir nous assurerait son soutien ». Selon M. Tracey, la solution n’est pas de réduire les exigences, mais plutôt d’avoir une meilleure connaissance des écarts entre les services présentement offerts et le niveau à atteindre.
« Nous nous devons de revoir nos façons de faire, de suivre l’exemple du Québec et de privilégier une obligation provinciale en matière de gestion régionale du risque incendie plutôt que l’abaissement de nos normes. C’est le meilleur moyen d’assurer le développement durable des services de sécurité incendie au Canada », conclut M. Tracey.
Note de la rédaction : Ce texte est une traduction libre d’un article signé par M. Tracey dans l’édition du mois d’août de FireFighting in Canada.

