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Gestion des risques en sécurité civile
Date de publication : 2009

Le processus de gestion des risques de sinistre

L'établissement du contexte

La réalisation d’un processus de gestion des risques suppose d’abord que les autorités responsables et les autres participants déterminent le contexte dans lequel la démarche s’effectuera en précisant les paramètres qui encadreront sa mise en œuvre.

L’identification du contexte interne et externe

Pour mettre en place le processus, il faut d’abord disposer d’une bonne compréhension de l’environnement général dans lequel il sera réalisé. Les différentes considérations internes et externes susceptibles d’avoir un impact sur sa réalisation doivent donc être soulevées.

Pour ce faire, il faut d’abord déterminer les situations qui ont cours sur les plans administratif, politique, social et culturel au sein de la collectivité ou de l’organisation et qui peuvent influencer le déroulement de la démarche. Il peut s’agir, par exemple :

  • de la présence d’un nouveau conseil ou d’une nouvelle administration;
  • de l’existence de conflits;
  • d’un contexte de négociation de convention de travail;
  • de l’existence d’ententes d’entraide ou de partenariat;
  • d’un contexte de difficultés financières.

Il faut aussi énumérer les lois, règlements, décrets, arrêtés, politiques, orientations, normes et autres éléments qui encadreront et guideront les actions réalisées tout au long du processus. Par exemple, on pense sur le plan québécois, aux lois sur la sécurité civile, sur l’aménagement et l’urbanisme, sur la sécurité des barrages, au règlement sur le transport de matières dangereuses ainsi qu’à la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables. Au sein des organisations, cette démarche devrait aussi conduire à déterminer les lois, règlements, normes et autres dispositions spécifiques régissant leur domaine d’activité.

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L’établissement du contexte associé à la gestion des risques

À cette étape, il faut établir le contexte spécifique associé à la gestion des risques. L’identification des principaux problèmes éprouvés relativement aux risques et aux sinistres devrait alors être réalisée. Il s’agit ici de dresser un portrait général des éléments déjà en place en matière de gestion des risques : principales mesures, ressources disponibles et niveau d’engagement des acteurs. La démarche doit aussi permettre de dégager les principaux problèmes observés en ce qui concerne les risques, tels que les aléas qui suscitent le plus d’inquiétude ou encore les éléments exposés qui paraissent les plus vulnérables.


Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs

Comme évoqué précédemment, une autre action importante consiste à préciser le but et les objectifs de la démarche ainsi que la nature et la portée des éléments ou des questions qui seront considérés. Il faut entre autres déterminer :

  • l’objet de la démarche et les résultats attendus;
  • le territoire ou le secteur à l’étude;
  • la portée des risques qui seront pris en compte;
  • les limites et les contraintes associées au processus et aux résultats qui en découleront.

Il importe par la suite de déterminer dans la perspective la plus large possible et, en relation avec les préoccupations décrites dans Le leadership, la communication et la consultation, les divers acteurs concernés par le processus. On doit alors considérer tant les acteurs appelés à s’engager directement dans la démarche que ceux plus susceptibles d’être consultés sur une base régulière ou ponctuelle.

La détermination des contributions attendues des divers acteurs, y compris celles des autorités responsables, s’avère un élément crucial. Il en est de même de l’identification de la structure à laquelle sera confiée la mise en œuvre du processus et de ses modalités de fonctionnement. Un comité ou un groupe de travail déjà existant au sein de la collectivité ou de l’organisation pourrait d’ailleurs servir de base à l’établissement de cette structure. Une attention particulière devrait aussi être portée aux dispositions visant à favoriser les échanges et l’établissement de liens de confiance entre les acteurs.


Ministère de la Sécurité publique

Enfin, les ressources nécessaires à la réalisation du processus devraient être déterminées et les moyens permettant de les mobiliser mis en place. On devrait également s’assurer que les divers acteurs engagés dans le processus disposent de l’information et de la formation nécessaires pour assumer leurs rôles. Un plan d’information et de formation devrait d’ailleurs être établi à cette fin.

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La détermination de critères d’évaluation des risques

Avant d’aborder l’étape de l’appréciation des risques, la collectivité ou l’organisation doit se donner des critères objectifs d’évaluation des risques. Le but est alors d’éviter de laisser place à la subjectivité à l’étape de l’évaluation des risques. Ces critères doivent ainsi permettre d’évaluer l’acceptabilité des risques qui seront analysés de même que leur priorité de traitement.

Cette démarche consiste à établir des seuils qui, pour la collectivité ou l’organisation, distinguent les situations qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas. De tels critères devraient être déterminés en faisant intervenir les divers acteurs concernés et refléter leurs points de vue et leurs valeurs.

Ces critères peuvent être d’ordre technique, opérationnel, financier, juridique, social, humanitaire ou environnemental. Ils peuvent donc inclure des éléments aussi variés que :

  • l’impact potentiel sur les populations;
  • l’exposition d’enfants ou de personnes vulnérables;
  • les pertes économiques directes et indirectes;
  • le cadre légal en vigueur;
  • les conséquences sur le milieu naturel;
  • la réputation de l’organisation;
  • l’urgence d’agir;
  • le potentiel d’aggravation de la situation;
  • les capacités d’intervenir sur le risque pour en réduire l’importance;
  • l’équité;
  • la sensibilité et la perception des risques

Les critères ainsi établis seront ensuite utilisés, à l’étape de l’évaluation des risques, pour déterminer quels risques requièrent la mise en place de mesures pour en réduire l’importance et quelles sont les priorités de traitement pour chacun d’eux.

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Dernière mise à jour : 09 septembre 2009

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