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Ministère de la Sécurité publique
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Lutte contre le terrorisme

L'une des fonctions essentielles de tout gouvernement consiste à assurer la sécurité de ses citoyens. Le Québec a donc des responsabilités à cet égard et les assume pleinement, à l’intérieur de ses compétences constitutionnelles. À cet effet, il faut savoir que même s’il revient en premier au gouvernement fédéral d’agir en matière de sécurité nationale, les provinces ont elles aussi un rôle important à y jouer.

Ainsi, le Québec a le pouvoir d'agir envers un acte terroriste ou la planification d'une telle action sur le territoire québécois, en respect des responsabilités qui incombent au gouvernement fédéral à cet égard. 

En vertu des niveaux de service définis par la Loi sur la police, la gestion policière d’événements terroristes au Québec relève du Service de police de la Ville de Montréal sur son territoire et de la Sûreté du Québec pour le reste du territoire québécois. Ces responsabilités s’exercent de concert avec les autorités fédérales concernées, dont la Gendarmerie royale du Canada, avec lesquelles les organisations policières québécoises collaborent étroitement.

Les initiatives du ministère

Au cours des dernières années, le ministère de la Sécurité publique a pour sa part développé ou participé à plusieurs initiatives visant à mieux connaître la nature de la menace terroriste et à mieux y faire face.

  • Mise en place, à l’été 2005, de la Direction de la sécurité de l’État (DSE) au ministère de la Sécurité publique (MSP), qui a pour mandat principal d’informer et de conseiller les autorités ministérielles concernées à l’égard du terrorisme et des autres menaces susceptibles de déstabiliser ou de porter atteinte à la sécurité de l’État québécois, ainsi qu’au sujet des mesures visant à les contrer;
  • Mise en place, en 2006, du Centre de gestion de l’information de sécurité (CGIS) au sein de la DSE, afin d’instaurer une capacité autonome d’acquisition, de gestion et d’analyse d’information portant sur les différentes menaces intentionnelles susceptibles de compromettre la sécurité de l’État québécois;
  • Mise en place, en 2008, du Groupe intégré sur la sûreté des infrastructures (GISI), coordonné par la DSE et développement par cette dernière d’un Programme de sûreté des infrastructures prioritaires;
  • Signature d’ententes de coopération en matière de sécurité intérieure et d’échange de renseignements destinés à l’exécution de la loi avec cinq États américains : les quatre États limitrophes que sont le Vermont (2003), le Maine (2004), le New Hampshire (2004) et l’État de New York (2004 et 2008), en plus du Massachusetts (2007);
  • Participation du Québec au Northeast Regional Homeland Security Directors Consortium, qui regroupe les responsables de la sécurité de 13 États et provinces du Nord-Est de l’Amérique du Nord (Connecticut, Delaware, Maine, Massachusetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Rhode Island, Vermont; Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec), et dont les membres travaillent activement à mettre au point des stratégies de sécurité intérieure et de meilleures pratiques;
  • Exercice de simulation d’un incident terroriste à la frontière Québec-Vermont (Border Safe 2004 et Double Impact 2005);
  • Réalisation de l’exercice d’échange d’information « Zone 45 », qui a eu lieu en novembre 2008 et auquel ont participé des partenaires policiers et gouvernementaux du Québec et de l'État de New York.