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Plan d'intervention québécois sur les gangs de rue 2007-2010
Date de publication : 2007

Plan d'intervention sur les gangs de rue

Le plan d’intervention vise à assurer une meilleure concertation des intervenants et une coordination accrue de leurs initiatives visant à prévenir ou à contrer le phénomène des gangs de rue au Québec. Le Plan d’intervention québécois sur les gangs de rue 2007-2010 repose sur un certain nombre de principes directeurs.

Une approche globale et concertée

Au Québec, malgré le travail considérable qui est accompli en prévention et en répression, la concertation entre les intervenants reste encore à parfaire. En fait, la collaboration entre les organisations est souvent tributaire des intervenants en place, sans le soutien actif de leur organisation respective. La collaboration et l’arrimage des initiatives doivent être considérés comme des aspects incontournables d’une stratégie efficace, ne serait-ce que pour favoriser une continuité des interventions et s’assurer de leur complémentarité. L’expérience acquise dans la lutte contre les gangs de rue indique clairement que les stratégies susceptibles d’engendrer des résultats bénéfiques sont celles qui s’inscrivent dans une démarche globale et qui mobilisent tous les intervenants concernés, provenant des milieux scolaire, sociocommunautaire et judiciaire.

Une action à deux niveaux

Conformément à la volonté des participants, la stratégie adoptée doit comporter deux niveaux d’action. D’une part, elle doit comprendre des initiatives gouvernementales permettant au ministère de la Sécurité publique et aux autres ministères concernés d’exercer un leadership plus affirmé dans la lutte contre le phénomène des gangs de rue. Comme plusieurs l’ont souligné, il est devenu nécessaire de prendre en charge le dossier à l’échelle provinciale et d’améliorer la concertation interministérielle.

D’autre part, le plan doit comporter des stratégies de soutien aux communautés et aux intervenants désirant prendre part à la lutte contre ce phénomène. Comme l’indique la Politique ministérielle en prévention de la criminalité, les initiatives ciblant les causes sous-jacentes à un phénomène criminel doivent, avant tout, être ancrées au niveau local. Elles doivent en outre être adaptées au milieu propice à mobiliser la collectivité et être basées sur des partenariats durables. En ce sens, le plan d’intervention n’entend pas proposer des programmes de prévention partout au Québec, mais prévoit plutôt des mesures permettant de soutenir, dans les milieux les plus à risque, la mise en œuvre concertée de projets locaux ou régionaux.

Une combinaison de mesures sociopréventives et dissuasives

En matière de lutte contre les gangs de rue, il est également impératif que le plan d’intervention combine à la fois des mesures répressives et des mesures préventives. D’un côté, les actions dissuasives visent à freiner les activités des gangs bien établis, qui peuvent être considérés comme des organisations criminelles. Les programmes de prévention et les interventions jeunesse ne sont plus réellement adéquats pour ces gangs devant faire l’objet de mesures répressives ainsi que de mesures de réinsertion sociale appropriées.

Les experts s’entendent toutefois pour dire que la clé du succès réside avant tout dans les actions préventives et sociocommunautaires qui permettent d’agir en amont du phénomène, en intervenant auprès des sujets plus jeunes et plus vulnérables par une approche de développement social. Il importe de leur présenter des solutions de rechange, notamment par une approche visant le développement d’habiletés ou de compétences sociales, et par des activités permettant d’atteindre la clientèle à risque afin d’éviter qu’ils adhèrent à des bandes de jeunes délinquants ou à des gangs en émergence, et qu’ils assurent ainsi une relève pour les gangs de rue majeurs.

Un plan d'intervention qui tient compte des outils déjà accessibles et de la réalité des différents partenaires

Le plan d’intervention doit finalement favoriser l’intégration des actions au sein des mécanismes en place afin d’éviter la multiplication des structures et le redoublement des interventions et des démarches. Plusieurs intervenants ont souligné l’importance que les mesures proposées fassent le lien avec les politiques en vigueur, et qu’elles tiennent compte des réflexions en cours. De plus, elles doivent prendre en considération la mission de chaque partenaire concerné et tenir compte de leur réalité respective.

Un plan d'intervention qui contribue aux autres mesures de prévention et d'intervention destinées à la jeunesse

Les jeunes qui éprouvent des difficultés sur les plan personnel, familial et scolaire peuvent se laisser influencer et effectuer ainsi des choix susceptibles de les mener vers des comportements à risque qui se traduiront pour les uns notamment par des problèmes de dépendance et, pour d’autres, par l’adhésion à un groupe de pairs déviants.

Les facteurs associés à la délinquance sont non seulement diversifiés et nombreux, mais ils peuvent avoir des conséquences variées auprès des jeunes. Il en est de même des impacts des mesures de prévention et d’intervention. À titre d’exemple, les mesures mises en œuvre pour prévenir le décrochage scolaire peuvent également avoir une incidence sur la délinquance. C’est pourquoi les mesures présentées dans ce plan d’intervention s’ajoutent à un ensemble plus large de programmes ou de mesures auprès de la jeunesse qui relèvent de la compétence de différents partenaires gouvernementaux et communautaires, mais qui peuvent en définitive agir aussi sur le phénomène des gangs de rue.

Dernière mise à jour : 17 juin 2009

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