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Plan stratégique 2008-2012Un milieu de vie sécuritaire propice au développement social et économique de la société québécoise Date de publication : 2008

Un contexte en évolution

En toile de fond, d'autres éléments du contexte actuel sont susceptibles d'avoir des incidences sur les actions du ministère à court et moyen terme. D'abord, la population du Québec est vieillissante. Il est connu que les personnes âgées subissent moins d'actes criminels que les autres groupes démographiques, en dépit de leur plus grande vulnérabilité. Cependant, cette même vulnérabilité et le sentiment d'insécurité qui en découle pourraient entraîner une demande accrue pour des mesures punitives, une plus grande présence policière et davantage de dispositifs sécuritaires.

En ce qui a trait tout particulièrement à la criminalité, on constate une volonté d'accentuer la concertation pour mieux lutter contre le crime organisé. Déjà, cette concertation s'exerce avec efficacité sur le plan opérationnel. La mise en commun des efforts qui s'est traduite, par exemple, par la mise sur pied des escouades régionales mixtes, a eu des bénéfices indéniables pour la société. De même, des stratégies d'action concertées permettent de lutter efficacement pour contrer la contrebande de tabac et d'alcool.

Cependant, pour hausser d'un cran cette concertation et mettre davantage en commun l'expertise et les connaissances des différents intervenants visés, un groupe d'experts stratégiques en sécurité publique a été constitué en mars 2008. Ce groupe composé de directeurs de corps de police et de représentants du ministère a ciblé et proposé des priorités d'interventions de nature stratégique qui visent les gangs de rue, la production et la distribution de la drogue, la cybercriminalité et les phénomènes ponctuels criminels. Les interventions en ces domaines seront d'ailleurs soutenues à l'aide de fonds consentis par le gouvernement fédéral et qui représenteront des investissements de l'ordre de 92 millions de dollars sur cinq ans. Par cette approche novatrice, il est attendu d'intervenir plus efficacement en déterminant, en concertation avec les maîtres d'oeuvre sur le terrain, des actions préventives et répressives adaptées à l'évolution des phénomènes criminels émergents et au contexte dans lequel ils évoluent.

Aussi, une réflexion s'est amorcée au regard de la politique ministérielle en police communautaire. En vigueur depuis décembre 2000, il a été jugé opportun d'en mesurer maintenant les résultats. En mobilisant les organisations policières québécoises qui sont les premières concernées, le ministère produira un portrait provincial du niveau d'appropriation par les corps de police de cette approche qui vise, entre autres, la résolution de problèmes à la base. Ultimement, cette démarche devrait permettre de redéfinir la stratégie ministérielle et de revoir les priorités d'action en ce domaine.

Afin de réformer une loi datant de 1962 et en prenant en considération l'évolution rapide de l'industrie de la sécurité privée depuis, l'Assemblée nationale du Québec a adopté, en juin 2006, la Loi sur la sécurité privée. Le ministère travaille à sa mise en oeuvre par le soutien qu'il accorde à la mise sur pied et au fonctionnement du Bureau de la sécurité privée. Toutefois, des démarches ont aussi été entreprises en vue d'étudier et d'analyser les implications de la prestation de services professionnels des compagnies de sécurité privée dans les municipalités québécoises. Une fois cet exercice complété, des orientations pourraient alors être précisées et conduire à la mise en oeuvre de mesures spécifiques visant à assurer une plus grande cohérence des interventions entre les domaines public et privé.

Finalement, la société québécoise, comme les sociétés occidentales, s'organise de plus en plus autour des connaissances et du savoir. Les organisations gouvernementales, au même titre que les entreprises privées, doivent étudier davantage leur environnement externe et organiser leur capital de connaissances. Dans cette perspective, la gestion des savoirs vise l'ensemble des facettes de l'organisation du travail. L'idée étant non seulement de créer de nouvelles connaissances, mais aussi de les organiser, de les diffuser et de les incorporer à chaque dimension des services offerts par l'institution; ce à quoi le ministère compte s'intéresser au cours des prochaines années, tout particulièrement dans un contexte de renouvellement accéléré de la main-d'oeuvre.

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Dernière mise à jour : 23 septembre 2008

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