Plan d'action de développement durable 2009-2011 Un milieu de vie sécuritaire propice au développement social et économique de la société québécoise Date de publication : 2009
La démarche de développement durable au ministère de la Sécurité publique - Une préoccupation de longue date!
Bien que la recherche d’un développement durable occupe une place de plus en plus grande dans l’actualité, force est de constater que le ministère de la Sécurité publique a déjà, par le passé et récemment, pris des initiatives importantes en cette matière.
Plus concrètement, le ministère s’est doté au fil des ans de programmes ou de stratégies visant à atténuer les risques, dont ceux liés à la criminalité. Par l’entremise de ceux-ci, plusieurs initiatives de réduction de la criminalité au niveau local ont été soutenues. Par le fait même, elles ont permis d’assurer une plus grande sécurité et une meilleure qualité de vie dans les différents milieux, si bien que le Québec présente l’un des taux de criminalité les plus bas au Canada.
En ce qui touche les services correctionnels, il ne faut pas perdre de vue que la question de la réinsertion sociale est au cœur de l’actuelle Loi sur le système correctionnel du Québec. D’ailleurs, depuis plusieurs années déjà, on trouve dans la documentation ministérielle1 un énoncé de principe qui soutient que la réinsertion sociale est la meilleure façon de protéger la société de façon durable.
En matière de sécurité civile et de sécurité incendie, il va sans dire que l’ensemble des actions concourent à protéger les personnes contre les sinistres, à assurer la pérennité des investissements passés et futurs et à préserver la qualité des milieux naturels. Le but visé étant d’accroître la résilience de la société québécoise aux sinistres de toute nature2.
Des sinistres importants comme ceux provoqués par les pluies diluviennes d’août 2007 en Gaspésie et celles de juillet 1996 dans les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord ainsi que par la tempête de verglas de janvier 1998 sur le sud-ouest du Québec ont montré la nature des préjudices que ces situations peuvent engendrer pour la société, tout comme l’ampleur des dommages qu’elles peuvent causer à la nature et au bâti. Néanmoins, le caractère spectaculaire de ces catastrophes dissimule le fait que, chaque année au Québec, plusieurs sinistres de moindre envergure liés à des aléas de nature variée, comme des inondations, des glissements de terrain ou des accidents industriels et de transport, engendrent des pertes significatives pour les milieux touchés.
Les données les plus récentes révèlent que les Québécoises et les Québécois sont victimes en moyenne annuellement de plus de 10 800 incendies de bâtiments qui causent une soixantaine de décès ainsi que des pertes matérielles de l’ordre de 550 millions de dollars.
Selon leur importance, ces situations sont susceptibles de compromettre la prospérité économique, la vitalité sociale et la qualité environnementale des milieux touchés. Les sinistres majeurs peuvent notamment, par les décès et les blessures, les perturbations sociales et la destruction du capital d’investissements qu’ils peuvent causer, interrompre ou ralentir le processus de développement des collectivités touchées. Ils requièrent entre autres que des fonds initialement destinés au développement soient réaffectés aux opérations d’urgence et à la reconstruction.
L’accroissement des risques et des sinistres au cours des dernières décennies, lié notamment aux effets des changements climatiques, à l’utilisation accrue de matières dangereuses et à la plus grande vulnérabilité de nos sociétés aux divers aléas, met en évidence l’importance de ces questions dans le développement des collectivités. Ces constats conduisent ainsi à établir un lien incontournable entre la gestion des risques et des sinistres et les efforts destinés à assurer un développement durable.
De fait, plusieurs des pratiques en place en sécurité civile et en sécurité incendie s’inscrivent dans la perspective d’un développement durable. On note par exemple que la très grande majorité des véhicules utilisés dans ce secteur d’activité sont de type « hybride ». L’objectif est d’ailleurs, d’ici à la fin de la prochaine année, que toute la flotte de véhicules soit équipée de ce type de technologie. De même, on mise sur la concertation et la collaboration entre les intervenants de tous les milieux pour assurer la cohérence et la complémentarité des actions réalisées.
Bien que le ministère assume, par les lois dont il a la responsabilité, la coordination et le leadership notamment de la sécurité incendie, de la sécurité civile et de la lutte contre la criminalité, il s’agit de préoccupations horizontales qui interpellent tous les acteurs de la société. À cet égard, soulignons que le partenariat est une des composantes importantes des modes d’intervention du ministère. De fait, cette notion est au cœur de la mission car, à lui seul, le ministère ne peut agir pleinement dans chacun des champs d’activité qui sont sous sa responsabilité. C’est pourquoi il privilégie notamment de mettre à contribution ses partenaires des milieux municipaux, de la police, de la justice et des ressources communautaires qui sont appelés à s’engager en vue d’assurer une gestion efficace des risques et des sinistres et, de cette manière, à contribuer à la démarche de développement durable. Il entend d’ailleurs maintenir et encourager cette approche dans les années à venir.
Quant à la gestion interne de ses activités, des travaux ont déjà été amorcés visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre inhérents aux déplacements des employés dans le cadre de leur travail. L’abonne-bus, un service offert par le Réseau de transport de la Capitale, ainsi que le système de covoiturage sont encouragés à l’intérieur de cette démarche. Aussi, lors de récents réaménagements des espaces de travail des employés au siège social du ministère, la mise en place de systèmes de fermeture automatique de l’éclairage des pièces inoccupées et d’un système de récupération multimatières a fait l’objet d’une préoccupation particulière. Enfin, une série de gestes et d’actions à accomplir par le personnel lors du Jour de la Terre ont été proposés et mis en œuvre. Ces initiatives seront maintenant répétées sur une base récurrente, d’année en année.
En somme, ces exemples tendent à démontrer que le ministère se soucie déjà d’agir dans une perspective durable. Certes, d’autres efforts restent à faire, mais il demeure évident que, par ses interventions, le ministère de la Sécurité publique agit en tenant compte des besoins actuels, tout en veillant à ne pas compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
1 Dont la Philosophie d’intervention en matière de réinsertion sociale aux services correctionnels du Québec et le Cadre de gestion du suivi des personnes contrevenantes dans la communauté (2007).

