Qui sont les lauréats du Prix du ministre?
Lauréat 2011 : Mme Marie-Ève Demers
En 2011, le Prix du ministre de la Sécurité publique a été accordé à Mme Marie-Ève Demers, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé La qualité des services policiers au Québec : une analyse exploratoire.
Ce mémoire s’inscrivait dans un stage effectué au sein de la Direction de la vérification interne, des enquêtes et de l’inspection du ministère de la Sécurité publique. Rigoureux, fouillé et réalisé avec un véritable souci de faisabilité pour le milieu pratique, le travail de Mme Demers consistait à définir les indicateurs liés à la qualité des services policiers et à élaborer une méthodologie d’évaluation pour l’inspectorat. Dans un contexte où les services de police québécois se donnent de plus en plus de normes et de mesures afin d’assurer la qualité de leurs services, l’étude de Mme Demers permettra à l’inspectorat de suivre les tendances actuelles dans ce domaine et d’inspirer les futures inspections de la qualité des services policiers qui seront réalisées au Québec. Le mémoire a également été remarqué par l’ensemble de la communauté policière et a fait l’objet d’un article scientifique publié en janvier 2011 dans la Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique. Ces réalisations contribuent positivement au rayonnement du ministère et soulignent le caractère exceptionnel du travail de Mme Demers.
Lauréat 2009 : M. Patrick Michaud
En 2009, le Prix du ministre a été accordé à M. Patrick Michaud, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé Individus barricadés et prises d'otages : analyse des situations de crise ayant nécessité une intervention policière spécialisée de la Sûreté du Québec.
Ce mémoire s'intéresse aux 534 événements de prises d'otages et de barricade qui se sont déroulés au Québec de 1990 à 2004. Ce mémoire, nous indique son auteur, « offre une analyse empirique systématique des incidents critiques mettant en scène des individus qui refusent de se rendre aux policiers et qui représentent un danger pour eux-mêmes ou pour autrui. Même si ces situations de crise n'ont pas toujours lieu dans des endroits dits stratégiques, leur survenue entraîne toujours une perturbation des activités citadines habituelles et des risques éventuels pour la sécurité des citoyens ».
Lauréate 2007 : Mme Geneviève Martel
En 2007, le Prix du ministre a été accordé à Mme Geneviève Martel, de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé « Polymorphie chez l'agresseur sexuel : analyse typologique du modus operandi ».
Ce mémoire propose une analyse d'un sous-groupe bien particulier de délinquants, soit les agresseurs sexuels de type polymorphe. Bien qu'elles soient rares, les études s'intéressant à ce type d'agresseurs demeurent indispensables, étant donné le risque élevé d'abandon du traitement et de récidive sexuelle de ces individus.
Les principaux résultats du mémoire révèlent entre autres que, en implantant des modalités de traitement qui répondent aux besoins précis de ces délinquants sexuels, il est plausible que ceux-ci adhèrent mieux aux programmes et montrent une meilleure généralisation des acquis lors de leur remise en liberté. L'auteure souligne également l'importance d'envisager un avancement clinique en cette matière.
Lauréate 2005 : Mme Katia Petit
En 2005, le Prix du ministre a été accordé à Mme Katia Petit de l'École de criminologie, Faculté des arts et des sciences, de l'Université de Montréal pour son mémoire intitulé « Opération Caviar : structure et évolution d'un réseau d'importateurs de drogues ».
Le mémoire de Mme Petit propose une analyse des réseaux criminels qui permet d'établir les relations entre les personnes impliquées et de cibler les joueurs clés qui devraient être dans la mire des corps policiers. Les principaux résultats de son mémoire révèlent, entre autres, que la vision bureaucratique du réseau de criminels ne peut être endossée et que les bilans de l'opération policière ont permis de conclure à l'efficacité de l'enquête. L'auteure souligne également l'importance de rallier les milieux universitaires aux organisations policières afin de maximiser les efforts destinés à la lutte contre les réseaux criminels.
Pour le jury, l'orientation de cette recherche concorde avec les intérêts et valeurs du ministère puisqu'on y souligne la nécessité de juxtaposer des méthodes d'analyse aux méthodes d'enquête pouvant ainsi faciliter la lutte contre le crime organisé.
Lauréate 2003 : Mme Nina Admo
En 2003, le Prix du ministre a été décerné à Mme Nina Admo, diplômée de l'École de criminologie, Faculté des arts et des sciences, de l'Université de Montréal, pour son mémoire intitulé « La justice réparatrice vue par les personnes contrevenantes et les personnes lésées ».
Alors que la justice réparatrice est généralement associée au domaine juvénile et aux communautés autochtones, le mémoire de Mme Admo propose une analyse concernant des personnes adultes, tant contrevenantes que victimes, ayant été impliquées dans des délits graves contre la personne. Les principaux résultats révèlent que la majorité des personnes (contrevenantes et victimes) démontrent une ouverture, un intérêt et même un besoin de s'orienter vers des mesures réparatrices. À cet effet, Mme Admo souligne l'importance de tenir compte de la perspective des personnes directement concernées dans l'élaboration de programmes et de politiques dans le secteur de la justice réparatrice.
De plus, cette recherche concorde avec les intérêts et valeurs du ministère puisqu'on y souligne la nécessité de juxtaposer des approches complémentaires pouvant faciliter la réinsertion sociale.
Lauréate 2001 : Mme Suzanne Castonguay
Le premier Prix du ministre a été accordé à Mme Suzanne Castonguay de l'École de criminologie, Faculté des arts et des sciences, de l'Université de Montréal pour son mémoire intitulé « Le traitement pénal de la violence conjugale et ses alternatives : le point de vue des acteurs pénaux ».
Dans son mémoire, Mme Castonguay, en s'inspirant de l'exemple de la violence conjugale, essaie de répondre à la question suivante : le système pénal est-il l'instance la plus appropriée pour régler les problèmes sociaux? C'est là une perspective novatrice puisqu'il s'agit d'examiner les solutions de rechange aux systèmes pénal et carcéral dans les cas de violence conjugale. De ce point de vue, il s'agit en outre d'une question d'actualité.
De plus, ce mémoire analyse de façon toute particulière le point de vue de l'ensemble des intervenants pénaux (depuis les policiers jusqu'aux agents des services correctionnels) sur cette question. Il y a donc là une mine d'information fort utile.







