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Ministère de la Sécurité publique
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Historique du Laboratoire

L'idée d'associer la science et la médecine à l'administration de la justice date de la plus Haute Antiquité.

Les premières institutions scientifiques destinées à lutter contre le crime ont par contre attendu le XIXe siècle. Selon nos sources, la première fut fondée à Paris en 1868, la deuxième, à Lyon en 1910 et la troisième, à Montréal en 1914.

Le tout premier « Laboratoire de recherches médicolégales » en Amérique

Le Dr Wilfrid Derome produisait des expertises devant les tribunaux dès le début du siècle. En 1908, il se rend à Paris pour y étudier la médecine légale. Deux ans plus tard, il revient convaincre le gouvernement du Québec de la nécessité, pour la province, de disposer d'un laboratoire scientifique au service de la justice. Il y réussit avec l'appui du milieu judiciaire et s'en voit confier la direction.

Des réalisations qui assurent la renommée du Laboratoire

Devant l'ampleur de la tâche, le Dr Derome s'assure, en 1922, les services du Dr Rosario Fontaine, qui lui succédera à la tête du Laboratoire en 1931.

Le Précis de médecine légale, publié par le Dr Derome en 1920, et le Traité d'expertises en armes à feu de 1929, qu'il rédige en collaboration avec le Dr Fontaine, sont deux ouvrages de référence qui ont fait date dans l'histoire de ces sciences.

Quelques causes de meurtres célèbres

L'expertise du Laboratoire s'est avérée décisive et a contribué à étendre sa renommée notamment avec : 

  • l'affaire de l'abbé Adélard Delorme, le prêtre assassin, en 1922;
  • l'affaire du Sault-aux-Cochons sur la Côte-Nord, en 1950;
  • la Crise d'octobre, en 1970.

Aujourd'hui...

À l'époque de la fondation du Laboratoire, des connaissances de base en médecine légale, en chimie et en physique servaient à l'élaboration d'une preuve scientifique. Ces disciplines se sont graduellement ramifiées et de nouvelles spécialités sont apparues : biologie, toxicologie, pathologie, chimie physique et organique, expertises en balistique ou en faux documents. Plus récemment, la génétique, l'informatique, l'odontologie, l'anthropologie sont venues enrichir le tableau des sciences judiciaires.

Vers une unité autonome

En octobre 1996, le Laboratoire est devenu la première unité autonome de service du ministère de la Sécurité publique.

Le Laboratoire est désormais accessible à une clientèle plus vaste!

Si les tribunaux, les coroners, les corps policiers, certains organismes et ministères du gouvernement du Québec demeurent la clientèle privilégiée du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, celui-ci offre dorénavant son expertise, moyennant rétribution, aux secteurs parapublic et privé. Cette orientation est une occasion unique pour le financement des développements scientifiques et technologiques du Laboratoire.